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THE COLONEL JEAN BIKOMAGU |
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"Tutsi paratroopers assassinated Ndadaye on October 21, 1993, abruptly ending the four-month experiment with democracy in the central African state. The predawn coup was led by army chief of staff Colonel Jean Bikomagu and former president Jean Baptiste Bagaza, who was himself overthrown in 1987. The paratroopers arrested Ndadaye and detained him at the Muha barracks on the outskirts of Bujumbura before executing him. The coup was the fifth since the country's independence in 1962, and led to unprecedented violence and death. More than 200,000 deaths were caused by the unrest, equaling if not exceeding the casualties that occurred in the 1972 genocide that swept the country. Tribal massacres drove nearly a million Burundians into neighboring countries to escape the slaughter." IRIN Update No. 672 for Central and Eastern Africa (Monday 17 May 1999) BURUNDI: Five sentenced to death in Ndadaye murder trial The Supreme Court has sentenced five people to death for their involvement in the 1993 assassination of President Melchior Ndadaye, BBC Kirundi service reported. They were named as Paul Kamana - an officer who is in exile and regarded as the ringleader -, Laurent Nzeyimana, Juvenal Gahungu, Sylvere Nduwumukama and Emmanuel Ndayizeye. They are among a total of 79 people sentenced by the court. The others received sentences ranging from 20 years to one year. Another 38 people were acquitted including high-ranking officials such as the former army chief of staff Colonel Jean Bikomagu, the former defence minister Colonel Charles Ntakije and Colonel Isaie Nibizi who was charged with the president's security. Burundi analyst, Jan van Eck of the Centre for Conflict Resolution in South Africa, told IRIN on Monday the long-running trial - begun under Ndadaye's successor Sylvestre Ntibantunganya - had been controversial from the beginning. He said it was courageous of President Pierre Buyoya to continue the trial as he risked alienating his own supporters, but the real ringleaders were outside the country and it was doubtful whether those who wanted real justice for Ndadaye's murder would be satisfied. "This trial raises the whole issue that Burundians are battling with," Van Eck said. "Do you conclude a trial like this before a peace agreement is in place which would make the institutions more legitimate?" While the trial did not undermine the peace process as it demonstrated an attempt to end impunity in the region, it was a question of perception in that the institutions would be regarded as biased." Site : http://www.pitt.edu/~ginie/news/b8-16.txt IRIN Daily Summary of Main Events in Burundi 16 August 1996 The Burundian Army is reported to have had an indifferent reaction to the UN report questioning the role of the Army in the 1993 assassination of Melchior Ndadaye, Burundi's first Hutu president. The report pointed the finger at Colonel Jean Bikomagu the military chief of staff at the time of the 1993 and still in office, but failed to produce enough evidence to proceed with prosecution. A spokesman for the Army is reported to have said, "if some soldiers are punished, no problem". Site: http://www.cpsr.org/cpsr/privacy/privacy_international/ country_reports/1993_us_state_dept_human_rights_guide/burundi.txt TITLE: BURUNDI HUMAN RIGHTS PRACTICES, 1993 DATE: JANAURY 31, 1994 AUTHOR: U.S. DEPARTMENT OF STATE "The President and Vice President of the National Assembly, the Minister of Territorial Administration, and the head of the Center for Documentation (Intelligence) were also killed in the coup attempt, along with the wife of the Foreign Minister and a family friend. Some government ministers initially accused the Army Chief of Staff, Lieutenant Colonel Jean Bikomagu, of backing the coup attempt, but he denied involvement, as did other senior officers. In an October 31 press conference, the Prime Minister gave Bikomagu a qualified vote of confidence." Site: http://www.christusrex.org/www1/news/7-96/gw7-26-96.html DIE WELT - Freitag 26. Juli 1996 - AuslandIn Burundi regiert nur noch das ChaosNach dem Koalitions-Kollaps droht ein Bürgerkrieg zwischen verfeindeten Tutsi- und Hutu-Clans - Warnung vor InterventionVon THOMAS KNEMEYER
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RUTAMUCERO Diomède |
| Site: http://www.africa-confidential.com/country.asp?ID=6 Vol 40 Number 17 - 27 August 1999 Site: http://www.reliefweb.int/w/rwb.nsf/ Burundi/Processus de paix: Une
organisation extrêmiste rejette l'assemblée de
transition REPUBLIQE DU BURUNDI Lassociation pour la sauvegarde de la paix au
BURUNDI « ASP-BURUNDI » a invité en date du 19 mars
2002, le Président de PA-AMASEKANYA pour quil
aille participer à une conférence- débat axée sur «
la démocratie des communautés » qui aura lieu en
Belgique. Site: http://info.netscape.com/fwd/nrpusggl/http://www.fidh.org/afriq/rapport/2001/br07f.pdf BURUNDI Amnesty International 22 March
2001 AI Index: AFR 16/007/2001 Site: http://info.netscape.com/fwd/nrpusggl/http://www.fidh.org/afriq/rapport/2001/br07f.pdf RAPPORT SUR LA SITUATION DES DROITS DE LHOMME Période : Janvier à Juillet 2001 - Ligue Burundaise des Droits de lHomme « ITEKA » / Collectif des Associations et ONG féminines du Burundi (CAFOB) / Association des Femmes Juristes (AFJ) / Abakenyezi Duhagurukire Iterambere (ADI) / Ligue Burundaise pour lEnfance et la Jeunesse (LIBEJEUN)}- "Le Docteur Pie Masumbuko, ancien haut fonctionnaire de lEtat, a été interpellé par la gendarmerie vendredi 30 mars 2001 dans laprès-midi. Le motif de son interpellation ne lui a pas été précisé. Il a été relâché dans la soirée mais il avait lobligation de retourner le lendemain au BSR pour subir un interrogatoire. Au lieu de se rendre au BSR, il a cherché refuge, sans lobtenir, dans les locaux de lOffice du Haut Commissaire des Nations Unies où se trouvait déjà réfugié depuis le 23 janvier 2001 le président de lorganisation PA Amasekanya, Diomède Rutamucero. Son interpellation aurait été liée à son soutien à la coalition des 8 partis politiques (G8) qui soutiennent la candidature du Colonel Epitace Bayaganakandi à la présidence de la transition. Site: http://www.crisisweb.org/projects/africa/centralafrica/reports/A400101_01122000.pdf BURUNDI : NI GUERRE NI PAIX 1 décembre 2000 Une évaluation du processus de paix après la signature de laccord\par dArusha du 28 août 2000. (p. 26) Charles Mukasi, leader de laile dissidente de lUPRONA opposé aux négociations, attribua ainsi dans un communiqué la mort du Colonel Nzeyimana au FRODEBU. La Confédération syndicale burundaise (COSYBU) lança de même un mot dordre de grève générale contre le gouvernement pour le 18 août, et le groupe de pression Puissance dAutodéfense Amasekanya, de Diomède Rutamucero, appela à des manifestations pour le lendemain, tentant de rendre la capitale ingouvernable en renouvelant les opérations « villes mortes » et en levant des barricades sur ses principales artères. Peu après, le 21 août, trois grenades étaient lancées dans les quartiers de Nyakabiga et Bwiza à Bujumbura, et un incendie ravageait le marché de Jabe. La stratégie des forces anti-Arusha (UPRONA et JRR (aile Mukasi), PA Amasekanya, AC Génocide, COSYBU, Corporation universitaire), rejoints par les partis marginalisés des consultations dAfrique du Sud, (Inkinzo, RADDES, PARENA), et soutenus par un grand nombre dhommes de troupe, était de montrer limpopularité quasi-générale de Buyoya et leur rejet de sa probable candidature à la transition. Les rumeurs du putsch qui sen sont suivi procédaient de cette même logique. Parallèlement, dautres rumeurs en provenance dAfrique du Sud établissaient quun accord était intervenu entre Pierre Buyoya, Jean Minani, et Léonard Nyangoma. Revenu dAfrique du Sud plus tôt que prévu pour assister à lenterrement du Colonel Nzeyimana, Pierre Buyoya sefforça de remobiliser et de rassurer sa base, tout en réitérant, quil ne signerait pas laccord en létat et quil tentait dobtenir un report de la signature . Ainsi, après avoir fait arrêter le syndicaliste Pierre-Claver Hajayandi, Diomède Rutamucero de PA Amasekanya, et Venant Bamboneyeho dAC Génocide, et contenu un mouvement de grève, sommes toutes assez limité, le pouvoir a entrepris des rencontres dexplication auprès de la population, sollicitant son soutien, et promettant de ne pas signer le texte tel quil se présentait dans le projet daccord, tout en exigeant un cessez-le-feu préalable. Parallèlement, il demanda à la population tutsi de ne pas entreprendre dexpéditions punitives ou de vengeances contre les populations hutu, afin de ne pas faire le jeu de leurs ennemis. Des promesses de distribution darmes furent même émises, en cas de besoin ( Entretien ICG, représentant des forces de sécurité, Bujumbura, 23/08/00). Site: http://www.crisisweb.org/projects/africa/burundi/reports/A400382_14082001.pdf Burundi : Cent jours pour retrouver le chemin de la paix - ICG Rapport Afrique N°33, 14 août 2001- PA-Amasekanya : Puissance dAutodéfense «Amasekanya », organisation pour la jeunesse créée en 1995, dirigée par Diomède Rutamucero. Site: http://www.acgenocide.net/petition%20amb%20France%20sur%20demobilisation.htm Pétition à l'ambassadeur de France au Burundi par 435 rescapés du génocide contre l'emprisonnement arbitraire de l'Ir. Diomède Rutamucero, Président de PA Amasekanya, suite à une critique de l'étude sur la démobilisation de l'armée burundaise RESCAPES DU GENOCIDE ... Fait à Bujumbura, le 30 octobre 2000 Site: http://www.ligue-iteka.bi/n200901a.htm Le Président de
P.A Amasekanya, Diomède Rutamucero, libéré après une
semaine de détention site: http://www.africaonline.com/site/Articles/2,3,43197.jsp Un ancien
président burundais prêt à répondre devant la justice Site: http://www2.aibf.be/efai2000is.nsf/4d6b7e69a6e1de34c12569b3002f6863/ AMNESTY INTERNATIONAL ÉFAI Les autres menaces au droit à la vie "On va se battre par tous les
moyens, politiques et diplomatiques [
], nous
prendrons même les armes, préparez-vous à vous en
munir et vous en servir s'ils viennent nous tuer
[
]" (Diomède Rutamucero, PA Amasekanya, avril
2000). |
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SIMBANANYE
Arthémon
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Photos de certains criminels responsables du génocide perpétré sur les HUTU du Burundi en 1972 De gauche à droite: Simbananiye Arthémon, concepteur du plan de génocide qui porte son nom; le lieutenant général Michel Micombero, président de la République du Burundi au moment du Génocide en 1972; le colonel Jean baptiste Bagaza; le major Pierre Buyoya, actuel président du Burundi et qui, pendant le génocide de 1972, figure parmi les étudiants de lÉcole Royale Militaire alors en vacances et qui ont été particulièrement actifs dans les tueries.
(...)Du côté hutu, on rappellera « le fléau » (iklïza) de mai-juin 1972 : les arrestations massives et les exécutions sans jugement de fonctionnaires, d'étudiants, de commerçants, bref de tous les Hutu qui pouvaient apparaître comme des cadres, réels ou virtuels, de la société moderne, et aussi de simples paysans victimes de règlements de comptes locaux, couverts par les autorités judiciaires, militaires et policières qui avaient en mains le pays avec la bénédiction des ténors du « groupe de Bururi », notamment Arthémon Simbananiye . article de Dominique Temple, paru dans
: (...)Les Hutu instruits qui échappent au massacre sont contraints à la fuite. On ne trouve plus aucun Hutu ayant étudié en Europe. La plupart ont été tués. Les rescapés sont en exil. En quelques jours, un massacre effrayant est accompli. « Si l'on en croit un document officiel adressé en 1968 au Président Micombero par son ministre de l'information Martin Ndayahoze, ce massacre n'est que la réalisation d'un plan d'extermination des élites hutu préparé notamment par Arthemon Simbananiye. Ce même Martin Ndayahoze, un des rares ministres hutu de Micombero, devait lui-même être victime de ce "plan Simbananiye". Il sera assassiné dans la tuerie qu'il avait prédite. » (Human Right Watch) The propagandists buttressed their argument about the plan to create a grand Tutsi empire by referring to an apparently apocryphal letter, dated 1962, about a Tutsi program to re-colonize the region starting from the Kivu region of Zaire. They also talked of a plan supposedly formulated by a Tutsi politician named Arthémon Simbananiye in Burundi for killing off the Hutu population over a period of decades. This purported plan, frequently discussed by Hutu in Burundi, seemed credible in a country where Tutsi had in fact slaughtered tens of thousands of Hutu.45 Localized Ethnic Conflict and Genocide ACCOUNTING FOR DIFFERENCES IN RWANDA AND BURUNDI RAVI BHAVNANI DAVID BACKER Department of Political Science University of Michigan 9. A common Hutu myth imputes responsibility for these killings to Burundis Minister of Foreign Affairs Arthemon Simbananiye, who is alleged to have masterminded efforts to provoke a Hutu uprising to justify reprisals designed to achieve ethnic parity between (minority) Tutsi and (majority) Hutu. See Lemarchand (1996, 27).} Voir dans la Nature du Conflit Burundais. COMMENT. L'expression est née du fait que Arthémon Simbananye, alors Ministre des Affaires Etrangères, a joué avec Albert Shibura, Ministre de l'Intérieur et de la Justice, et André Yanda, Ministre de l'Information, un rôle clé dans la répression de 1972. Burundi-Commémoration: 27 ans après, les Hutu et les Baganwa se souviennent Burundi-Bureau "... Profitant du processus de paix en cours, les Baganwa "réclament l'exhumation du dernier roi du Burundi". En 1998, et pour la première fois, les baganwa avaient pu célébrer une messe de requiem en sa mémoire. Un mystère entoure les circonstances de sa mort. Mathias Hitimana qui était avec lui à Kampala témoigne: "Il a été tout simplement kidnappé par les services de sécurité d'Amin Dada et celui-ci l'a remis aux autorités burundaises sous menottes. Il a été embarqué avec Emmanuel Biha dans un hélicoptère militaire ugandais à destination du Burundi, c'est celle-là la vraie version et pas une autre. Simbananiye Arthémon, mangona Protais, Commandant Ndikumagenge Charles, Mandevu Melchiade, Rwuri Joseph, Sinduhije Jérôme, Libère Nahimana, Pierre Nkundwa doivent témoigner sur ce dossier qui sera instruit en justice un jour." En attendant qu'un jour il y ait au Burundi un deuil national pour tous les Burundais victimes de la barbarie humaine, certains burundais vivant à l'extérieur, et en particulier ceux qui vivent en Belgique organisent ce 29 avril 1999 des veillées en leur souvenir... " Des divergences sur la question de génocide au Burundi Burundi-Bureau "Le problème est que le pouvoir refuse une Commission Internationale d'enquête ayant le volet judiciaire dans ses attributions, si non la lumière pourrait être apportée à toutes ces questions. Au lieu de gaspiller inutilement du temps à discuter sur qui a raison ou qui a tort, les négociateurs doivent s'entendre sur les enquêteurs et sur un tribunal pénal international portant sur toute cette période et ainsi les rôles des différents criminels à l'exemple d'Arthémon Simbananiye, l'ex-ministre du dictateur sanguinaire Michel Micombero, seront définis. " Mwambutsa IV navait jamais désarmé et nourrissait toujours lespoir de retrouver son trône perdu au Burundi. Pour atteindre cet objectif, Mwambutsa avait besoin du soutien des tutsi ordinaires ou des princes, surtout ceux du clan Abanyaruguru, pour se libérer de la domination des Bahima. Ce groupe clandestin. déterminé à porter secours au roi, ne portait pas de nom spécifique, mais ses visées étaient sans équivoque: renverser le régime des Bahima de Bururi. Le chef de ce groupe qui voulait restaurer la monarchie, était le major Ntungumburanye Jérôme (tutsi), ministre de linformation de lépoque. Il fut arrêté le 5 juillet-1971 et fut conduit à la prison de Mpimba avec ses compagnons. Une chose à remarquer est que les tutsi sont très solidaires dans le mal surtout quand il sagit de neutraliser et d'exterminer les hutu. Cette solidarité s'est manifesté à travers le procès de Ntungumburanye et ses compagnons qui voulaient mettre fin au régime de Micombero. Arrêtés, ils ont avoué publiquement quils avaient organisé le complot dans le but de renverser le régime Micombero. Cest ainsi quen date du 24 Janvier 1972, la cour de la sûreté de lEtat composée: (1) Du commandant Nzisabira Gabriel (2) Du capitaine Mandevu Melchior (3) Du capitaine Ndikumagenge Charles(4) Du procureur Nduwayo Léonard (5) De Minani Philippe et (6)du terrible terroriste Arthémon Simbananiye fut chargés dexécuter le jugement du procès. Voici les peines qui ont été prononcées Peines capitales Major Ntungumburanye Jérôme,Commandant Rubeya Bernard, Lieutenant-Commandant Nkundwa Emmanuel, Lieutenant Bararufise Fidèle, Manirakiza Marc, Ndabakwaje Libère, Basita Ernest, Baranyunka Charles, Rukeba François (réfugié Rwandais), Prison à Perpetuié Ntawurishira Lazare, Nzohabonayo Didace, Commandant Rusiga Paul, Lieutenant Ntiroranya Adrien, Lieutenant Ryumeko Joseph, Lieutenant Wakana Gaspard, Nyarusage Athnase 20 ans de prison Ntiyankundiye Etienne, Nzohabonayo Alphonse, Ntunguka Roger Les Personnes acquittée Lieutenant Ruhwikira Tharcisse,Ntambutso Sylvestre, Gasuguru Domitien,Kagabo Isaie, Lieutenant Banyiyezako Raphaël, Mpagaze Joseph(Rwandais) Tous ces inculpés étaient tutsi. Après avoir rendu le jugement, tous les Barundi surtout les tutsi ont été pris de peur et de consternation. Les hutu quant à eux, attendaient impatiemment les réactions des tutsi et beaucoup de questions leur revenaient à l'esprit. La réponse a été donnée le 4 février 1972 lorsque les tutsi influents de Muramvya se sont rendus à la résidence de Micombero pour le supplier de faire clémence et lui faire comprendre quil doit éviter de tuer les tutsi pendant que les hutu font leurs préparatifs pour attaquer le Burundi. Ils lui ont fait comprendre que les tutsi des clans des Abasafu et des Bahima et originaires de Bururi ne pouvaient pas a eux seuls contenir la révolte imminente de hutu. Cette tactique amena le président Micombero à changer sa position. Au lieu de respecter la voix de la justice, Micombero a préféré les conseils de la politique des coulisses. Il a relâché tous les condamnés et les a maintenus à leurs postes respectifs. Seul Ntungumburanye Jérôme est resté en prison jusquen 1976 doù il est sorti pour devenir ambassadeur du Burundi à Bruxelles entre 1976 et 1978 (...)Le 31 mars 1972, lex-roi Ntare V arrive à Bujumbura en provenance de Kampala où le Ministre des Affaires Etrangères Burundais Arthémon Simbananiye lavait négocié auprès du tyran Iddi Amin Lex-roi ne s'empressait pas de rentrer directement au Burundi. Il voulait rester en Uganda en vue de se préparer convenablement. Mais si cette version était vraie, de quelle force disposait- il pour prendre le pouvoir au Burundi ? Le milieu officiel burundais parlait de mercenaires. mensonge ou réalité ? Lhistoire nous le dira.(...)Cest au cours de l'entretien entre Sounialot et les agents de lAmbassade de Chine que Bizindavyi prit connaissance de lévolution des préparatifs du PPB. De retour au Burundi, il donne son compte rendu de la mission en Tanzanie à Micombero, à Yanda secrétaire général du parti UPRONA, à Shibura Albert Ministre de lintérieur et à Simbananiye Arthémon ministre des Affaires Etrangères.. A lissu de la réunion, ils décident de tuer les hutu de façon que leur nombre soit égal à celui des tutsi. Quel plan diabolique\ Pour réaliser ce plan criminel, le régime Micombero dépêche dans tout le pays, des groupes de jeunes tutsi pour expliquer à leurs frères tutsi que sils veulent survivre, ils doivent recenser tous les éléments hutu sur toutes les collines et dans tous les secteurs de la vie. nationale, les massacrer impitoyablement sans faire valoir lamitié ou linnocence.(...)Le 31 mars 1972, lex-roi Ntare V arrive à Bujumbura en provenance de Kampala où le Ministre des Affaires Etrangères Burundais Arthémon Simbananiye lavait négocié auprès du tyran Iddi Amin Lex-roi ne s'empressait pas de rentrer directement au Burundi. Il voulait rester en Uganda en vue de se préparer convenablement. Mais si cette version était vraie, de quelle force disposait- il pour prendre le pouvoir au Burundi ? Le milieu officiel burundais parlait de mercenaires. mensonge ou réalité ? Lhistoire nous le dira. Par L'Honorable Dr Jean Minani Président du FRODEBU II ÈME SESSION ARUSHA II (..) 30. La répression de ce coup d'Etat fut menée d'une main de fer par Micombero et SIMBANANIYE Arthémon, Secrétaire d'Etat à la justice. Ce fut une véritable chasse à l'homme. Toute l'élite Hutu fut visée: les parlementaires et sénateurs, administrateurs provinciaux, bourgmestres, fonctionnaires, officiers et soldats, enseignants des écoles primaires, furent massacrés. Ceux qui ne l'ont pas été ont du leur salut à la fuite. Très vite, des bruits se répandirent dans tout le pays que des tutsi avaient tué le Roi. (...) 34. C'est ainsi que le 28 novembre 1966, seulement trois mois après le couronnement, le coup d'Etat mit au pouvoir, sans aucune opposition, un groupe d'hommes politiques et militaires Tutsi, originaires de Bururi, le capitaine Micombero et ses amis, particulièrement SIMBANANIYE et NTIRUHWAMA. Ce fut la jonction parfaite entre le PARTI-ETAT et l'ARMEE. (...) 37. En mars 1972, le Directeur général de la Sûreté, Bernard BIZINDAVYI et le commandant NDIKUMANA effectuèrent en Tanzanie une mission d'espionnage, afin d'organiser, sur ordre du Président MICOMBERO et de son Ministre des affaires étrangères Art Hémon SIMBANANIYE, la surveillance étroite des réfugiés burundais en Tanzanie. En effet, les bruits couraient à Bujumbura qu'une attaque de réfugiés burundais était imminente. (...) 39. Le 27 avril 1972, les Ministres Albert SHIBURA (intérieur et justice), Art Hémon SIMBANANIYE, et André YANDA, Ministre de l'information et Secrétaire Général de l'Uprona, se rendirent à Bururi, afin d'y tenir une réunion des cadres provinciaux tutsi de l'UPRONA, triés sur le volet. A la fin de la réunion, ils leur distribuèrent des armes à feu, en prévision de l'attaque imminente dont tout le monde parlait... (...) 41. Au niveau du gouvernement, le dictateur burundais ne garda en place que les Ministres considérés comme les plus sûrs, " pour régler les affaires courantes", stipulaient les communiqués officiels. Ce Cabinet restreint comprenait des personnalités connues pour leur extrémisme ethnique: Art Hémon SIMBANANIYE, le Commandant Albert SHIBURA, et André YANDA. Le lendemain, soit le samedi 29 avril 1972 à 20 heures, des troubles éclatèrent dans le sud de la province de Bururi et à Bujumbura. Les rebelles massacrèrent des civils innocents. 1. Bilateral Political Relations China and Burundi established diplomatic relations on
December 21, 1963. The Burundian government announced
unilaterally the suspension of diplomatic relations with
China on January 29, 1965. The two countries resumed
diplomatic ties on October 13, 1971 and since then the
relations and cooperation between China and Burundi
have enjoyed smooth development. The Chinese leaders and
governmental officials who visited Burundi are: Director
General of the International Liaison Department of the
Central Committee of the Chinese Communist Party Wu
Xueqian (December 1979), Vice-Premier Ji Pengfei (August
1980), Vice-Chairman of the Standing Committee of the
National People's Congress Rong Yiren (January 1985),
Vice Foreign Minister Qi Huaiyuan (July 1987), Vice
Chairman of the Chinese People's Political Consultative
Conference Qian Zhengying (July 1988), Vice Foreign
Minister Yang Fuchang (August 1990), Member of the
Standing Committee of the Political Bureau and Secretary
of the Secretariat of the Chinese Communist Party's
Central Committee Li Ruihuan ( July 1991), State
Councilor and Foreign Minister Qian Qichen( Jan. 1993),
and Vice Foreign Minister Wang Guangya (February 2000). |
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BararunyeretseLibère
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Burundi -
institutions Burundi-info 24/01/2002 Les
tractations sur la mise en place du sénat ont finalement
abouti sur le choix d'hommes qui ont besoin
d'immunité pour rester impunis. La liste compte
aussi des sénateurs qui ont été imposés comme
représentants de circonscriptions territoriales sans
tenir compte des souhaits des natifs de ces provinces.
Quelques exemples démontrent qu'une magouille sans
qualificatif et non qualifiée a joué pour beaucoup dans
le choix de ces hautes personnalités ethniquement "
équilibrées " qui auront le dernier mot dans
toutes les nominations et d'autres destinés du pays : CONTRIBUTION DU PARTI UPRONA SUR LE THÈME: Par Libère Bararunyeretse ARUSHA III Arusha, Octobre 1998 BURUNDI PEACE NEGOTIATIONS NÉGOCIATIONS DE PAIX SUR LE BURUNDI I. INTRODUCTION 1. Ainsi qu'il ressort de la déclaration du 21juin 1998, le thème «paix et sécurité» objet de ce débat général couvre plusieurs questions. Il s'agit de la paix et de la sécurité pour tous, de la question des forces de défense et de sécurité, de la cessation des hostilités et des dispositions pour le cessez-le-feu perrnanent. 2. D'emblée, il convient de souligner que la question de sécurité est au centre des préoccupations de chaque Burundais. A un niveau ou à un autre, 'chaque citoyen éprouve le besoin d'e" tre sécurisé dans sa personne, dans sa famille et dans ses biens. 3. Pour apporter la contribution de l'UPRONA à ce débat général, nous allons, pour des besoins d'analyse, regrouper les questions ci-haut citées en trois sous-thèmes, à savoir la paix et la sécurité pour tous, la question des forces de sécurité et la cessation des hostilités. 4. Dans un premier temps, nous tenterons de dégager la problématique soulevée par chaque sujet. Dans la suite nous proposerons les principales voies de solutions. Nous réserverons nos propositions précises et détaillées au débat qui aura lieu au sein de la conimission adhoc. II. LA PROBLEMATIQUE DE LA PAIX ET DE LA SECURITE. 1. La paix et la sécurité pour tous. 5, Comme nous le disions plus haut, les Barundi sont aujourd'hui gravement préoccupés par leur sécurité. Cette préoccupation est consécutive à un état d'insécurité dû aux principales situations suivantes: 1.1. Une guerre d'essence criminelle qui n 'en finit pas. 6. Depuis que les bandes armées se sont constituées en une rébellion ouverte, il y a de cela déjà 4 ans, le peuple burundais vit dans un état d'insécurité permanent. En perturbant la paix et la sécurité, la rébellion procède essentiellement de la manière suivante. 7. Si l'on prend pour exemple les tueries massives qui ont été perpétrées dans certaines localités comme CAMPAZI, BUGENDANA, BUTEZI, TEZA, et BUTA, on se rend aisément compte qu'avant tout, la rébellion vise des cibles sélectives dans le cadre bien précis de poursuivre et de parachever jusqu'au bout le génocide contre l'ethnie tutsi. 8. La rébellion s'adonne également à des tueries massives au sein des populations hutu lorsqu'il s'agit d'intimider ou d'exercer des représailles contre les citoyens qui ne la soutiennent pas et qui sont de ce fait considérés comme des traîtres à sa cause. 9. La rébellion fait peser de lourdes charges sur la population. Cela se traduit par l'enrôlement forcé, le rançonnement des vivres, des vêtements et des contributions financières. De manière générale, la population est obligée, sous peine de mort, d'assurer la prise en charge totale des assaillants. 10.Dans ses agissements la rébellion fait preuve d'un sens exceptionnel de vandalisme. Elle détruit les maisons, saccage les champs et les récoltes, massacre le bétail, incendie les écoles, les centres de santé et tout autre infrastructure publique. Cela fait que le passage de ces bandes de malfaiteurs plonge toujours la population dans la détresse et la désolation. 11.Il faut ajouter à ces situations, le fait que lorsqu'il y a des affrontements entre ces bandes de criminels et l'armée nationale, la population est parfois prise entre deux feux quand elle n'est pas utilisée comme bouclier humain par les assaillants. 12.Objectivement, une telle situation de guerre constitue aujourd'hui le facteur majeur d'insécurité pour les populations éprises de paix. 1.2. La remise en cause de la cohabitation pacifi que des ethnies. 13.L'une des caractéristiques graves du génocide d'octobre 1993, est que l'administration a mobilisé les populations hutu pour massacrer leurs voisins tutsi et les Hutu de l'UPRONA. Dès lors, les Tutsi vivent sous la hantise de l'extermination, d'autant plus que les forces génocidaires ne font que s'accroître d'année en année et tisser des liens criminels aussi bien au Burundi que dans la région. 14.Bien entendu, cette situation n'affecte pas seulement la population tutsi. L'expérience a montré que même s'il est fondamentalement dirigé contre ces dernières, le génocide n'épargne pas les Baliutu. Généralement, c'est même devenu la règle, le génocide s'attaque aussi à tous ceux qui n'en partagent pas le funeste dessein. 15.En outre, les rescapés du génocide d'octobre 1993 n'ont trouvé le salut que dans des carnps de déplacés où les forces de sécurité leur assurent la protection. l6.Depuis lors, certains n'ont pas accès à leurs propriétés. Ils craignent àjuste titre que les assassins de leurs familles, toujours en liberté sur les collines du fait de l'impunité du crime, ne les massacrent à leur tour pour faire disparaître toutes les traces des crimes qu'ils ont commis. Ce faisant, ils n'ont plus de moyens de subsistance. Cela constitue pour eux un grand facteur d'insécurité. 1.3.La prolifération des armes dans le pays et dans toute la sous-région. 17.L'émergence d'une rébellion et les désordres qui se sont produit depuis l'éclatement de la crise ont favorisé un trafic intense des armes dans toutes les directions. Au-delà de la situation du BURUNDI, on a assisté ces dernières années à la disparition des armées entières dans plus d'un pays de la sous-région. Toutes ces armées ont disparu dans la nature avec leurs armes et leurs munitions. 18.Cela fait que le BURUNDI, tout comme les autres pays, est entré dans une longue situation d'insécurité. Celle-ci sera encore longtemps marquée par une criminalité plus aiguê' et équipée en moyens de destruction. Elle sera encore marquée par la présence, sur le marché de la criminalité, d'un prolétariat d'ouvriers pour les sales besognes, prêts à tout pour peu. Elle sera enfin marquée par un banditisme interne et transfrontalier fortement arme. 19.Au BURUNDI, ces phénomènes commencent à s'observer. Ils constituent une menace non moins sérieuse à la paix et à la sécurité. 2. A propos des forces de sécurité. 20.Avec I 'éclatement de la crise, les forces de sécurité sont au centre des controverses et de la propagande politique. 21 Pour une certaine opinion que l'on peut attribuer en grande partie àune certaine sensibilité ethnique hutu, les forces de sécurité burundaises sont composées majoritairement ou exclusivement de Batutsi provenant du sud du pays. 22.Ce serait la raison pour .laquelle les Bahutu ne s'y reconnaissent pas et ne se sentent pas sécurisés par elles. On cite à cet égard les exactions qui seraient coinmlses à l'endroit des populations hutu lorsqu'en cas de troubles, les forces de sécurité sont amenées à rétablir l'ordre. D'où la revendication de plus en plus insistante de restructurer ces forces pour qu'elles comprennent toutes les composantes de la société burundaise. 23 Pour une autre opinion que l'on rencontre généralement dans les milieux tutsi, la problématique essentielle de la paix et de la sécurité réside dans le spectre permanent du génocide. A cet effet, il est évoqué le cas du Rwanda qui ressemble à tous égards à celui du Burundi. En 1994, le génocide perpétré contre les Batutsi n'a pu faire autant de victimes que parce que les forces armées rwandaises d'alors, exclusivement hutu dans leur composition, ont appuyé et encadré les milices hutu et directement participé au massacre des citoyens tutsi avec tout leur arsenal militaire. 24.De même, Si le génocide d'octobre 1993 au Burundi avait trouvé au sein des forces de sécurité un minimum d'appui, il est certain que dans la quasi-totalité des provinces du pays, aucune âme tutsi ne serait encore en vie. 25.Pour cette opinion donc, ouvrir les portes des forces de sécurité aux Bahutu dans les proportions qu'ils ont au niveau de la population reviendrait à livrer les Batutsi à une extermination certaine. 26.Sous un autre aspect, certaines formations politiques reprochent aux forces de sécurité un interventionnisme outrancier dans le domaine politique. Il leur est reproché la tendance facile aux coups d'Etat et l'exercice d'une influence pesante sur les institutions; ce qui constituerait un obstacle à l'éclosion d'une réelle démocratie. 27.Nous allons, tout à l'heure, formuler les propositions du parti UPRONA pour faire suite à toutes ces récriminations. Mais d'ores et déjà, nous voudrions émettre à ce sujet un certain nombre d'observations. 28.Premièrement, comme on l'aura constaté à travers le présent débat, les forces de défense et de sécurité sont devenues un enjeu important du conflit burundais. Elles sont l'objet de controverses et de propagande partisane intense. La vérité est que, à travers l'histoire de notre pays, le corps de l'armée a connu une évolution largement influencée par celle de l'ehsemble 'de la société. Dans tous les pays du monde, les forces de sécurité ne constituent pas un corps isolé. Au Burundi comme ailleurs, elles sont, comme d'autres corps, le reflet de la société. Chez nous, leur composition ethnique est le résultat de l'histoire du pays faite de violences génocidaires, de divisions, de peurs et de méfiances entre les groupes ethniques. 29.Deuxièmement, en dépit d'un discours diabolisant qu'une certaine opinion se plaît à déverser contre l'armée, force nous est de constater que c'est notamment grâce à elle que l'Etat et la Nation burundaise subsistent et ont résisté contre les dangers de désintégration. Il est en effet incontestable que, à travers la crise, l'armée fait beaucoup pour la protection de tous les citoyens burundais. Son action a permis aux écoles, aux centres de santé aux services de production de fonctionner au bénéfice de tous les Barundi. Dans les endroits où les services civils ne fonctionnaient plus, c'est l'armée qui a soigné et secouru tous les citoyens sans distinction, Dans certaines régions meurtries par l'action dévastatrice des bandes armées contre les populations pour la plupart hutu l'armée est le premier acteur de la sécurité et du secours des populations. 30.Troisièmement, une certaine propagande présente l'armée burundaise comme étant monoethnique. En réalité l 'armée nationale comprend des éléments aussi bien hutu que tutsi. Sinon où aurait-on trouvé le bataillon composé de militaires presque exclusivement hutu qui a assuré la sécurité des personnalités du FRODEBU à l'Hôtel du Lac Tanganyika au lendemain de l'assassinat du Président Melchior Ndadaye? L'actuel chef des FDD et nombre de ses collaborateurs que l'on ne peut pas soupçonner d'être tutsi ne sont-ils pas sorti de l'Institut des Cadres militaires? Il y a donc des Hutu dans l'armée burundaise. Certes, la composition de ce corps accuse des disparités que personne ne peut nier, mais personne ne peut raisonnablement affirmer que l'armée burundaise ne comprend qu'une ethnie. 31 Quatrièmement, les disparités observables dans la composition de l'armée sont le résultat d'une longue histoire. Plus exactement, elles résultent de la méfiance qui est née entre les citoyens burundais. En effet, du temps où les Barundi vivaient en parfaite harmonie, tout Murundi était pratiquement un homme en armes. Après l'indépendance, la jeune armée était composée de toutes les ethnies. En 1965, c'est une gendarmerie et une armée composée dans sa grande majorité de Hutu qui courront au secours des Tutsi de Busangana entrain d'être massacrés: Malheureusement, cette heureuse expérience s'estompera avec les événements de l'année 1972, tellement le choc que ces derniers avaient produit était dur. Dès lors, parler de la composition ethnique de l'armée nationale ramène tout analyste honnête à rattacher cette question à la restauration de la sécurité et de la confiance entre les citoyens burundais. 32.Cinquièmement, s'agissant du comportement politique de l'armée burundaise en laquelle une certaine opinion ne veut voir que des putschistes, force est de constater que pendant longtemps, les institutions politiques africaines n' ont pas pu se doter de mécanismes capables de réguler politiquement les blocages politiques et institutionnels. Dès l'année 1963 en effet, l'Afrique entière a été traversée par un courant de coups d'Etat militaires qui a balayé pratiquement tous les pays. Ainsi, sur la trentaine des pays africains qui ont accédé à l'indépendance autour des années 1960, peu n'ont pas connu de coup d'Etat. La tentative de singulariser l'armée burundaise relève par conséquent d'une démarche partisane et émotionnelle qui ne fait pas avancer le débat qui nous occupe. 33.Pour terminer sur cette question nous aimerions dire que l'armée burundaise n'est pas un corps exempt de toute reproche. Comme toutes les organisations et les institutions sociales et politiques, elle a souffert des effets pervers du conflit burundais dans toutes ses dimensions. C'est pourquoi nous tenons à faire remarquer que pour être utile, le débat sur la question de sécurité doit poser ses fondements d'abord sur l'analyse de la société et du conflit et se départir des démarches émotionnelles qui conduiraient à des conclusions erronées. 3. De la cessation des hostilités. 34.Le 21juin 1998, les participants aux négociations interburundaises de paix signaient ici même à Arusha une déclaration de paix. Aux termes de cette déclaration, les parties prenantes aux négociations s'engageaient à résoudre le conflit burundais par des voies pacifiques et à mettre fin à toutes les formes de violence. En conséquence, toutes les parties armées au conflit déclaraient une suspension des hosfilités àcompter du 20juillet1998 au plus tard. 35.Parce-que la délégation de l'UPRONA estimait que cette déclaration n 'était pas négociée et élaborée suivant les règles qui gouvernent la matière de la suspension des hostilités, nous avons émis une réserve expresse à cette dernière clause. 36.Malheureusement, la suite devait nous donner raison. 37.En effet, entre le premier août et le 30 septembre 1998, soit une courte période de deux mois, une vingtaine d'attaques des bandes armées contre les populations innocentes dans leurs familles et dans les sites de regroupés ont été enregistrées. 38.Au chapitre des dégâts causés, on note 101 personnes tuées, 113 personnes blessées, une centaine de maisons brûlées et 7 véhicules incendiés. 39.Il ressort de cette situation que l'imminence et la fin des sessions de négociation sont devenues pour les populations des moments de malheur et d'angoisse. Ainsi, à peine étions-nous rentrés d'Arusha à la fin de la session que le 4 août 1998 les assaillants lançaient une attaque contre les centres de KABARORE et de BUTAGANZWA en province de KAYANZA. Cette attaque s'est soldée par 25 personnes tuées, 10 personnes blessées, des maisons détruites et des champs de caféiers incendiés. Des attaques de même nature ont eu lieu en province de MAKAMBA dans la commune de VUGIZO. 40.Anticipant la tenue de la troisième session des négociations, les bandes armées devaient encore se livrer à d'autres tuenes et destructions dans la même province quelques jours avant que nous prenions l'avion pour ARUSHA. 41 .Pas plus tard que ce dimanche 18 octobre 1998, alors que nous sommes en pleine session de négociations, les mêmes bandes années viennent de massacrer des populations civiles innocentes d'un camp de personnes déplacées dans la commune de GIHANGA en province de BUBANZA, faisant une vingtaine de victimes et incendiant des dizaines de maisons. 42.On notera au passage que la rébellion du BURUNDI mène une guérilla d'un genre singulier. Alors qu'ailleurs dans le monde, les guérillas procèdent d'une ambition politique dotée d'un minimum de patriotisme, celles du BURUNDI s'adonnent avec joie à la destruction du patrimoine national.. Elle détruit pour détruire, sans le moindre souci à l'égard de l'intérêt national. 43.Pour revenir à la question de la cessation des hostilités, il s' avère primordial d'envisager les voies et solutions pour arrêter les violences. Il y va de la crédibilité même du processus de négociation d'Arusha. Si l'on ne s'organise pas rapidement pour mettre un terme aux violences, les négociations risquent de tourner en débats politiques stériles qui passeront à côté de l'essentiel, c'est-à-dire la paix. III. QUELLES SONT LES VOIES DE SOLUTION PRECONISEES PAR LE PARTI UPRONA? 44.Pour l'UPRONA, la sécurité des citoyens est d'abord la résultante du système politique et institutionnel. Elle l'est dans une moindre mesure du fait de la composition ethnique des corps de sécurité. C'est pourquoi nous préconisons les voies de solutions suivantes. 45. Un ordre institutionnel rassurant qui garantit la sécurité est le premier facteur de sécurité des citoyens. C'est bien le système politique et son fonctionnement serein qui crée un environnement social et politique qui, dans une société divisée comme celle du Burundi, rassemble et libère les citoyens des peurs, assainit les rapports sociaux dans la Burundi profond et crée une dynamique de foi collective dans un avenir et un destin communs. 46.11 faut en plus de ce système politique, un leadership qui, de manière volontariste affirme la primauté de la logique de cohabitation pacifique sur celle de la confrontation et de la revanche permanentes. Il faut un leadership qui s'affirme par sa capacité de rassembler et de rassurer toutes les communautés burundaises, un leadership qui s'oppose ouvertement aux extrémistes ethniques, aux idéologies et pratiques génocidiaires qui, au Burundi et dans la sous-région, sont les sources premières de violence et d'insécurité. 47.S'agissant des forces de défense et de sécurité, l'UPRONA réaffirme sa position en faveur des forces de sécurité professionnelles et républicaines ouvertes à tous les Barundi désireux de servir leur pays en leur sein. 48. Quant aux disparités ethniques qui affectent la composition des corps de sécurité et qui font, la préoccupation d'un certain nombre de participants à ce débat, nous sommes d'avis qu'il faut rechercher à cette question des solutions adéquates et créer un consensus national autour de celles-ci. Nous affirmons cependant que pour des impératifs de paix bien compris, il faut emprunter une démarche progressive et rassurante pour tous. 49.En même temps que s'affirme un système politique de paix et de démocratie, il faut mettre en place un programme d 'instruction politique et civique des membres des forces de sécurité destiné àmieux leur inculquer l'éthique et les missions des forces de sécurité républicaine dans un pays divisé. 50.Pour faire face aux dimensions externes de la problématique de la securité, il faut créer les conditions de rapatriement des refugiés et obtenir des pays voisins du Burundi le respect des conventions internationales relatives aux réfugiés, notamment celle interdisant la détention des armes de guerre, l'entraînement militaire et l'installation à proximité des frontières. 51 Le contexte de paupérisation actuelle produit notamment par la destruction du tissu économique consécutif à l'embargo est générateur de tous les dangers pour la sécurité des citoyens pour de longues années. Toute action tendant au redressement sècio-économique du pays est une contribution importante à la création de conditions favorables à la sécurité des citoyens. 52.S'agissant de la question de la cessation des violences et des hostilités, nous sommes d'avis qu'elle est impérative, sans quoi les présentes négociations risquent de perdre toute crédibilité auprès des populations. Nous pensons que, sous I 'égide du facilitateur, toutes les parties devraient s 'engager sur la voie de la cessation de toutes les violences et de toutes les hostilités. 53.Dans l'intérêt de la paix et de la crédibilité des négociations d'Arusha, les présentes assises devraient se saisir de la question des alliances entre certains groupes armées burundais et les responsables du génocide rwandais. Car, s'il devait se confirmer, comme certains documents dignes de foi tendent à l'établir, qu'il existe une alliance et une coordination politico-militaire entre des organisations représentées ici et les génocidaires rwandais recherchés par la justice internationale, nous recommandons que le facilitateur, les observateurs de la communauté internationale, les parties prenantes aux négociations, en tirent toutes les conséquences qui s'imposent pour la paix et l'avenir du Burundi pour lesquels nous sommes réunis à Arusha. IV. CONCLUSION. 54.Comme la plupart des questions fondamentales qui font l'objet des préoccupations des citoyens burundais, la problématique de la paix et de la sécurité ne peut être isolée de l'environnement politique et social général. La principale voie de solution réside par conséquent dans la mise en place d'un environnement institutionnel sûr et rassurant pour tous les citoyens, renforcé par le respect des valeurs et la mise en pratique des principes de la bonne gouvernance. Les autres considérations liées au statut, à la composition ou aux missions des forces de défense et de sécurité peuvent trouver des réponses satisfaisantes si et seulement si l'environnement ainsi défini est mis en place. 55.Pour terminer, nous voudrions attirer l'attention des participants aux présentes négociations sur le fait que nous devrions tout mettre en oeuvre pour mettre fin aux dures épreuves endurées par le peuple burundais en procédant à la cessation immédiate et sans condition des violences et des hostilités de toutes natures. L'UPRONA lance à cette occasion un vibrant appel au Facilitateur, aux observateurs ci-présents et aux pays limitrophes de nous apporter tout le concours nécessaire pour que ce voeu devienne enfin réalité.
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