LE MOIS DE MARS AU BURUNDI  ...

 

Burundi - Histoire / Mars : Mars au Burundi :Albin NYAMOYA relâché; BIZINDAVYI et ses tracts "anticléricaux et procommunistes";  Le guet-apens de NTARE V ;Trente six personnes tués par un bombardement de l'aviation burundaise;  La purification ethnique des Zones suivie de la balkanisation (Suite) L'ASSER et  purification ethnique à l'Université; les Camps de regroupement forcé du Major BUYOYA;  100 citoyens burundais massacrés par les FAB de KABEZI; Ettore Malanca et les Camps au Burundi.

1965: - 24. March 1965: AlbinNYAMOYA is released by prison, brain, which was accepted by the NGENDANDUMWE Pierre's murder.  1972: - Between to 20. March and to 31. March 1972:   Guet apens of NTARE V: In the month March 1972 Artémon SIMBANANIYE was a minister of foreign affairs in Brussels. 1972:- 13 MARS 1972, M. NYARUHONGOKA Heri est arrêté en compagnie avec des artisans de RUMONGE. MICOMBERO met des barrières sur les routes BUJUMBURA,BURURI, et RUYIGI pour empêcher les nombreux burundais qui fuient vers la TANZANIE. Mi MARS BIZINDAVYI Bernard, administrateur général de la Sûreté, et le Commandant NDIKUMANA (tous deux originaires de BURURI) s'en vont à KIGOMA (Tanzanie) pour organiser le traque des réfugiés burundais.  1973: La Tanzanie a accusé mercredi le Burundi d'avoir bombardé trois villages tanzaniens, tuant trente six personnes parmi lesquelles huit Tanzaniens et vingt-huit réfugiés originaires du Burundi . 1994: L'armée monoethnique bururundaise (les FAB) s'en prend aux citoyens burundais dont le tord est d'être de l'ethnie hutu dans les Zones KAMENGE, KINAMA et KANYOSHA et plus tard dans d'autres contrées du pays. Cas de GITURO, HEHA à KAMENGE du 5 au 9 Mars 1994, plus de 250 personnes ont été assassinés. 1995: - 22 MARS 1995: Tenue d'une AG de l'ASSER (Association des Etudiants de l'Université). NKURUNZIZA Clément (Etudiant en Histoire III), MADIRISHA Willy Histoire II et HABARUGIRA Gaspard FSEA III appelle à la purification ethnique à l'Université. 1997: - 7 MARS 1997: La presse internationale dénombre 500 000 personnes dans les Camps de regroupement forcé du Major BUYOYA. Une journaliste belge dénoncera le subterfuge du Major BUYOYA qui avait mis en place à KAMENGE "Un camps décent destiné à faire visiter par les organismes internationaux"(3). 1999: - 4 MARS 1999: Les FAB (Forces Armées Burundaises de BUYOYA) de KABEZI rassemblent plus 100 habitants des collines de NYARENDE, SITWE,RUBERA, et CERI. Ils les assassinent à l'arme blanche et en achèvent quelques uns par balles...  En mars 2000 : Ettore Malanca s'est rendu dans les camps de Kabezi, Kavuma, Karenzi, Rushubi, Mugendo. Témoignage de l'Horreur !(Suite)

 

A LIRE:  CALENDRIER : 40 ANS D' HISTOIRE DES CRIMES IMPRESCRIPTIBLES  DE LA DICTATURE BURUNDAISE

   BURUNDI -  BILAN  2007

 

Burundi - Bilan 2007  présenté  par - Génération Afrique -
en collaboration avec AGnews. NY, Febr - 2008

 

 
[1] [ Burundi - Société :  Les acteurs de la Société burundaise (2007) (I) ]

[2] [ Burundi- Institutions : Les acteurs de la société burundaise en 2007(II) ]

[3] [ Burundi- Bilan 2007 : Les acteurs politiques de la société burundaise en 2007(III) ]
[4] [ Burundi- Société Civile  2007 : Les acteurs civile  de la société burundaise en 2007(IV) ]
[5] [Burundi - Société : Les acteurs de la société burundais - La Diaspora - en 2007  (V)]
[6]  [Burundi - Politique :  La décentralisation dans la société burundaise en 2007 (VI)]
[7]  [Burundi - Économie : En 2007, le soucis premier du gouvernement NKURUNZIZA était le socio-économique. (VII)]
[8]  [Burundi - Sécurité : En 2007, une année assez bonne en termes sécuritaire au Burundi  (VIII)]
[9] [Burundi - Diplomatie:  Les relations extérieurs du Burundi en 2007  (IX)]
[10] [Burundi - Justice: La lutte contre Criminalisation socio-économique du Pays instaurée sous la Dictature. (X)]
[11] [Burundi - Société:  Les rapatriés burundais en 2007(XI)]
[12] [Burundi - Afrique/Internationale:  L'EAC et la SADC, sont des piliers en AFRIQUE.]

AGENDA

Synergie Africaine & L'Histoire de l'Afrique -revisiter-
(Possibilité de visualiser et de lire les résumés
des séances précédentes:

 http://burundi-agnews.info/tv-agnews/
)
Les Grands Lacs
Avec  Mze  NYETERA Antoine
 &  Mze BARANYANKA Charles

Amb. BARANYANKA CharlesMze  NYETERA Antoine

 

 

 

 

 

 

 

 

Dans le cadre de ses activités relatives à la dynamique « Information-Formation » et pour répondre à une demande mainte fois formulée par son public, Synergies Africaines/B lance l’expérience suivante :- Organisation des rencontres–débats autour des sujets précis portant sur l’histoire de l’Afrique ou sur tel ou tel autre sujet d’actualité. Cette activité thématique a lieu à des dates indiquées à 18h30 dans les locaux de « Synergies Africaines / B », 227 Bd  Léopold II, 1080 Bxl.


 

    Synergie Africaine (ASBL)  vous invite :

 

Dans le cadre de ses activités relatives à la dynamique « Information-Formation-Echanges»  et pour répondre à une demande mainte fois formulée par son public, Synergies Africaines / B organise : 
 Des rencontres – débats autour des sujets précis portant sur l’Histoire de l’Afrique  sous le thème :

« REVISITER L’HISTOIRE DE L’AFRIQUE » 

  -   La Région des Grands Lacs:Burundi –Rwanda–Congo RDC –
Par l’Ambassadeur BARANYANKA Charles,
et Mze NYETERA Antoine.

Thème : La colonisation et son impact sur les Institutions politiques, sociales et Culturelles :
« L’Influence des religions chrétiennes dans la civilisation des pays de la Région des Grands Lacs ».

Date à  retenir :    ce 11 avril 2008 à  18H30’
 Autres dates  pour vos calendriers :     25/04/2008;  02/05/2008; 16/05/2008;  et  le 30/05/2008 .]

Où : 227, bld Léopold II 1080 Bruxelles.

Revisiter l'histoire de l'Afrique et pouvoir échanger nos idées, sur cette histoire ou sur tout autre sujet, est une grande occasion qui nous permettra de renforcer nos synergies d'action, notre volonté de faire de notre continent un espace de paix, d'épanouissement et de rayonnement dans le monde, de connaître nos racines en vue de mieux assumer notre présent et orienter  notre avenir dans le concert des civilisations.  Plus nous serons nombreux à ces rencontres, mieux nous pourrons construire une véritable dynamique d'échanges. Nous pourrons aussi répondre au mieux à notre rôle d'interface entre l'Afrique et l'Europe, pour une meilleure complémentarité dans la construction d'un monde plus solidaire pour tous.    

Collabore à cette activité :   PAJA/B  -  Génération Afrique ASBL  -  AGNEWS – Kaïros Jeunesse –
PCA (Présence des Communauté d’origine Africaine)

Avec le soutien de la COCOF

(Possibilité de visualiser :  Nous remercions M.Diallo Abou Moussa d'AGNEWS.info à New York de l'hébergement qu'il nous donne sur son site  pour les vidéos de notre projet.   http://burundi-agnews.info/tv-agnews/     )

 
 

 

 

Le projet  de Belgique vers le Burundi  - Village Imuhira -

Chers amis du Village Imuhira,

SEL Projets, l'asbl qui gère le Village, nous communique deux offres d'emploi, relatives aux postes de directeur général et de secrétaire administratif. Pour plus de détails, n'hésitez pas à consulter la page http://www.selprojets.be/pages/accueil.php?page=61&pageParent=54
L'équipe du Village Imuhira ,  info@villageimuhira.be , www.villageimuhira.be 
Compte bancaire 001-4847079-65
Le Village Imuhira est une initiative de SEL Projets. Les dons dont le total atteint 30€ sur une même année donnent droit à une attestation pour l'exonération fiscale au début de l'année suivante.

 
 
 

             BREF,  CE 31 MARS  2008 ... | Suite

 
SC chairman meets member senate of Burundi
SANA'A, March 31 (Saba)
- Chairman of Shoura Council Abdul-Aziz Abdul-Ghani received on Monday member of the Burundi Senate Mohammed Rocker .
In the meeting, chairman of Shoura Council welcomed head of Senate of Burundi Gervais Rufyikiri who will visit Yemen tomorrow.
For his part, Senator Rocker expressed his happiness to visit Yemen,hoping the visit of the Burundi Senate delegation would contribute to developing relations between the two countries in the framework of Arab and African solid and strong relation. SA/AM Saba

 
La Ligue des femmes du Parti CNDD-FDD fait bon ménage entre la politique et l’instinct maternel.
lundi 31 mars 2008 par Célestin   http://www.burundi-info.com/spip.php?article626
Lentement mais sûrement, la Ligue des femmes burundaises « Abakenyererarugamba » marque des points. Est témoin éloquent, la foule qui était sur les lieux des cérémonies au site des rapatriés sans adresse logés temporairement au site de transit de Mabanda en province Makamba. Sous une pluie torrentielle, les « Bakenyererarugamba » n’ont pas cédé. La mission devait être accomplie. Comme hier les dames Défenseurs de la Démocratie ont traduit leur volonté de solidarité avec les ménages rapatriés sans adresse .C’est dire que ce sont des « sans »terre.
Le président du Parti CNDD-FDD Honorable Jérémie Ngendakumana qui s’était joint à la Ligue des femmes pour poser ce geste dans le cadre de la journée internationale de la femme a reconnu la situation de cette catégorie mais leur refuse le surnom qu’on leur colle « les sans adresse ». Hier, ils s’appelaient « réfugiés » à la merci des organismes onusiens mais aujourd’hui ce sont des « burundais » rapatriés. L’adresse importante et essentielle c’est le sol burundais et nul ne doute que chacun retrouvera au moment venu sa vraie adresse et sa famille. La première c’est ce Burundi qui est leur patrie. Quant à la famille, elle se manifestera ou se manifeste déjà.
Ce sont ces « Bakenyererarugamba » qui se sont déplacées de l’ouest vers le sud avec un colis « ishishiro » et un cœur de compassion. La Présidente de la Ligue des femmes, Madame Bénigne Rurahinda les a rassuré d’être leur porte parole car la femme réfugiée a vécu toutes les peines au sol d’exil, il est grand temps de la laisser savourer les délices qu’offre la patrie. Le kit leur amené leur apportera sans doute un léger mieux dans leur vie quotidienne.
Un kit composé de 40 sacs de riz, 61 bidons, 130 pagnes, 5 cartons de savon, 638 T-shirt a été remis à 170 personnes regroupées dans 61 ménages. Le colis comprenait un lot de cahiers destinés aux écoliers. Un geste de plus puisque le problème de frais scolaire ne se pose plus depuis la mesure prise par le Président de la République pour la scolarisation gratuite des écoliers.
 

Comment:  La Francophonie devrait plus s'occuper de ses affaires. Les Burundais  ne souhaitent  peut-être  pas cette intrusion. L'Amour de cette institution avec l'ancien dictateur Buyoya n'aide pas beaucoup !

L'Organisation internationale de la Francophonie renforce sa coopération avec l'ONU
Organisme: Organisation Internationale de la Francophonie  / News Press 31/03/2008

A l'invitation de Monsieur Ban Ki-moon, Secrétaire général de l'Organisation des Nations Unies, Monsieur Abdou Diouf, Secrétaire Général de la Francophonie, a effectué une visite officielle au Siège des Nations Unies à New York, le 28 mars 2008.
A cette occasion, le Secrétaire général de l'Organisation des Nations Unies et le Secrétaire général de la Francophonie ont passé en revue les questions de politique internationale et se sont félicités de la conformité de leurs vues en ce qui concerne la paix dans le monde, le règlement pacifique des conflits et la mise en oeuvre de la Convention sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles, le dialogue des cultures et des civilisations. Le Secrétaire général des Nations Unies a particulièrement sollicité l'implication de la Francophonie
dans la réalisation des objectifs du millénaire et dans la lutte contre le réchauffement climatique.
Ils ont confirmé leur détermination à mettre en oeuvre toutes les dispositions de la Résolution A/RES//61/7 de l'Assemblée Générale adoptée le 18 octobre 2006 avec soixante dix huit (78) co-parrains et qui définit le cadre de la coopération entre les deux organisations.
A cette fin, le Secrétaire général de l'Organisation des Nations Unies et le Secrétaire Général de la Francophonie ont souhaité mettre en place des mécanismes opérationnels devant faciliter la consultation, la saisine mutuelle et la coordination entre les deux organisations dans le cadre de la prévention, la gestion et le règlement des conflits pouvant survenir dans l'espace francophone.
En application de la résolution régissant la coopération entre les deux organisations, ils ont salué l'action de l'OIF aux côtés des Nations Unies et ont souhaité le renforcement de l'implication de l'OIF en faveur de la mobilisation des contingents francophones dans les Operations de Maintien de la Paix des Nations Unies. Ils ont également encouragé une plus forte présence de la francophonie dans le cadre des activités de la Commission de la Consolidation de la Paix, en particulier dans ses configurations Burundi et Guinée Bissau.
Le Secrétaire général de la Francophonie a souhaité la mise en oeuvre, le plus rapidement possible, de la résolution A/RES/61/./266 du 8 juin 2007 des Nations Unies sur le multilinguisme, en particulier les dispositions relatives à la désignation d'un coordonnateur du multilinguisme, la parité des langues de travail du Secrétariat et celle des langues officielles de l'organisation.
Abdou Diouf et Ban Ki-moon se sont félicités de la collaboration entre les deux organisations dans le domaine électoral et ils ont souhaité renforcer plus particulièrement leur action conjointe dans l'observation et l'assistance électorales.
Enfin, à l'invitation d'Abdou Diouf, le Secrétaire Général des Nations Unies a accepté de participer à la XIIème Conférence des Chefs d'État et de Gouvernement des pays ayant le français en partage prévue du 17 au 19 octobre 2008 à Québec (Canada).

 

 

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BURUNDI - DÉMOBILISATION/ CASERNEMENT: La Banque Mondiale exige du chiffre, et une étape de plus ...
DAM,NY,AGNEWS, 31/03/2008
La monarchie burundaise était un régime "millénaire", un exemple de l'organisation politique africaine importante ,avec ses tares et ses défauts mais elle avait réussi à stabiliser tous les clans de la nation burundaise. Le système militaire burundais était de renommé. Il faut demander aux ancêtres des militaires allemands qui ont combattu contre l'armée burundaise en tentant de coloniser le pays. Bref, ils n'ont pas réussi ! La structure militaire de cette armée jadis n'avait rien à envier aux structures modernes connues. Dans l'Histoire de l'Afrique, et du Monde en générale, l'histoire militaire burundaise est à prendre en considération tel l'Histoire connue du légendaire CHAKAZULU. A cela, il faut rajouter l'organisation politique du Royaume du Burundi. Elle avait permis de trouver un équilibre au tissus social national devant gérer de nombreux clans et sous clans ! Le Nouveau régime NKURUNZIZA a la chance d'avoir, les derniers "sages" et surtout de nombreux "enfants et petits enfants de la Monarchie, fils de grands chefs, détenteurs des secrets de notre code ésotérique", parmi ses dirigeants dont le Président S.E.M. le Dr. NKURUNZIZA Pierre est l'exemple absolu.
En novembre 2003, l'armée burundaise abdique face à la force des ex-rebelles CNDD/FDD, vainqueur de la guerre civile burundaise (1993-2003). Les officiers du CNDD/FDD s'installent à l'État Major des FAB, et décident d'en changer le nom. Désormais, l'armée burundaise s'appellera Forces de Défense Nationale (FDN). Un nouvel ère commence au Burundi. Dès 2005, comme le CNDD/FDD l'avait promis des élections démocratiques sont organisées en toute transparence. L'ex-mouvement rebelle de libération devenu parti politique entre-temps rafle la mise et remporte toutes les urnes.
Aujourd'hui, une petite accélération de la phase de démobilisation commence. La présidence de la République, via le chef de cabinet civil, Melchior Wagara, a adressé une correspondance aux ministres y relatifs. Le Porte Parole du Président de la République du Burundi, Honorable Léonidas Hatungimana a tenu une conférence de presse pour donner la lumière sur ce sujet, afin qu'il n'y est pas des amalgames. La Commission du Ministère de la Défense Nationale et des Anciens Combattants est satisfaisant à 90%, mais qu’ il comporte certaines lacunes qui ont été relevées lors des différentes réunions dans lesquelles le Président de la République S.E.M. le Dr. NKURUNZIZA Pierre a pris part avec les militaires et les policiers. Dans sa politique de consolidation de la paix, le Gouvernement burundais appuyé par le BINUB a entrepris en même temps un programme de casernement des militaires. Selon le Ministre de la Défense Nationale et des Anciens Combattants le Lieutenant Général Germain NIYOYANKANA, un militaire caserné est plus facile à suivre. De nombreux projets humanitaires "en tant que Force de Paix" attendent les militaires burundais. Les militaires les plus disciplinés représentent déjà la FDN dans certains pays Africains comme la Somalie, la Côte d’Ivoire, le Soudan et Bientôt au Tchad.
Le travail de démobilisation des combattants aura lieu jusqu'avant fin juillet 2008. Cette démobilisation est d'abord exigée par la Banque Mondiale qui ne peut assumer le payement énorme de tant de fonctionnaires (politiques - militaires) au Burundi. Pendant la Dictature Hima burundaise (1966-2003), près de 90% des emplois nationales étaient dans la fonction publique. Ce système a ruiné le pays.
De plus, 90% des fonctionnaires étaient de l'ethnie Tutsi (majoritairement du clan HIMA). "Démobiliser" dans le sens burundais signifie simplement se conformer à la Constitution de 2005 qui stipule que désormais dans la fonction publique, il est impératif de trouver 60% de burundais de l'ethnie Hutu et 40% de l'ethnie TUTSI ( Dans l'armée on parlera de 50% / 50% selon l’équilibre ethnique de l’Accord technique des forces de novembre 2003 ).
La nécessité d'une démobilisation se ressent de plus en plus car, depuis 2005, la cohabitation entre l'équipe victorieuse des élections et tous ces fonctionnaires, alliés idéologiquement à l'ancien régime, ne se passe pas bien. Par exemple, il est courant que des "secrets d'état" se retrouvent en rue, propagé par des associations civiles des "enfants de la Dictature" et mettant à mal, les relations diplomatiques avec d'autres États...
Au niveau militaire, c'est pire ! Dans le corps militaire, on trouve d'irréductibles avec lesquelles on ne peut plus rien faire ! Un petit réseau d'anciens gendarmes et d' anciens services de renseignements burundais (ex- FAB), composés surtout d'officiers HIMA, sont à l'origine d'une insécurité nationale par coups bas (assassinats ciblés d'étrangers, entretiens de gangs de voleurs, initiateurs des négociations avec le "FNL" etc.)
Ce sont tous ces mauvais comportements, manquant de franchises, non coopératifs, non loyaux,et salissant l'image du pays chaque jour qui passent,
tutsi1homme.JPGqui font perdre des milliards de Dollars chaque année à la Nation burundaise, qui poussent aussi le Régime actuel, à deux ans des élections de 2010, a passé à l'étape suivante.
L'Histoire burundaise apprend que la cohabitation entre les HIMA et les HUTU est très difficile. Sous l'ère de S.A.R. NTARE RUTSHATSI, il a fallu à ce monarque HUTU près de 20 ans pour dompter un certain RUHINDA, un muHIMA. S.A.R. NTARE a réussi !
Où encore le cas du père (ou grand père) de S.A.R. Mwesi GISABO qui avait dû envoyé un "Général"(un de ses meilleurs officiers de confiance), un Hutu, allait mater un chef HIMA qui avait fait construire un "tambour" sur un territoire qu'il devait gouverner pour le compte du Mwami (Roi). Le Burundi avait failli perdre une entité. En tous cas, les 40 ans de pouvoir dont les HIMA ont bénéficié sous le couvert d'une géopolitique régionale (notamment du parrain français) a été tellement meurtrière qu'ils n'ont plus de légitimités. La révolution HIMA (1965-1966) qui a décapité le Royaume quasi millénaire du Burundi a fragilisé toute la Région. En tous cas, les choses ont changé dans les Grands Lacs. L'efficacité des combattants CNDD-FDD, durant la grande guerre régionale africaine du Congo Ex-Zaïre, semble avoir convaincu les grandes puissances géopolitiques mondiaux. N'en déplaise à l'UPRONA ou au MRC Rurenzangemero qui crient aux magouilles du pouvoir pour hâter la démobilisation dans les rangs des corps de défense et de sécurité. Certains badauds dans les rues de Bujumbura interrogés disent : " Ils n'avaient qu' à gagner la Guerre, et il ne sert à rien de pleurnicher maintenant !". Pour rappel, une guerre civile exigée par le pouvoir BUYOYA !
Déjà deux ans et demi  de démocratie, le Burundi sort de 40 ans de Dictature, basée sur une criminalisation socio-économique aiguë (1), responsable de plus de 2 Millions et demi de victimes parmi la population.
(1) Lien de référence : http://www.burundi-agnews.info/criminalisation.htm
 
 

BURUNDI - EXTRÊME DROITE:  Le mensonge de l'Histoire de Batutsi du Burundi.

DAM,NY,AGNEWS, 31/03/2008
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Le malheur pour l'extrême droite burundaise tutsi  ( http://www.tutsi.org  ) est de savoir que leurs héros sont majoritairement des HUTU.  Ils aiment à citer NTARE RUTSHASI. Il n'y a  aujourd'hui aucun doute sur le fait qu'il était un muhutu  grâce à la  classification des clans du Burundi.  Le Royaume multiséculaire du Burundi était HUTU n'en déplaise à ces derniers.  La culture monarchique burundaise, son armée, et sa structure  sont issues de la pensée HUTU.    Voici comment une organisation burundaise d'extrême droite tente d'expliquer que les Batutsi du Burundi seraient d'origine juive. Beaucoup  de Bahutu  y sont présentés comme étant   Batutsi  donc - Juifs .  Ce style de révisionnisme de l'Histoire est typique depuis l'arrivée en 1966 des BAHIMA à la tête de l'Etat du Burundi. La révolution HIMA de 1966 était non seulement cruellement  politico-militaire mais aussi culturelle. 
Voir :  http://www.bethkushi.be/     mais surtout une tentative de définition du TUTSI-JUIF : http://www.bethkushi.be/nouveau_fichier11.html 

 

 

Comment : Un manque de discipline évidente de la part de ces militaires !  Le travail  journalistique du correspondant burundais (Esdras NDIKUMANA) laisse à désirer. Il ne donne la parole qu'à des officiers qui ne veulent que garder l'anonymat.  Qui prouve que ce ne sont pas des inventions purement sorties de sa tête.
Ce correspondant de l'AFP, connu pour sa haine du citoyens HUTU du Burundi, devrait purement et simplement  être suspendu pour sa couverture internationale  burundaise. Il est plus une tare qu'autres choses pour l'image du pays.
 
Burundi: plus de 650 soldats, en majorité tutsis, refusent la démobilisation
AFP, 31.03.08
Plus de 650 soldats burundais, en grande majorité issus de la minorité tutsie, ont refusé d'être démobilisés lundi à Bujumbura en invoquant "une injustice" à leur égard, a constaté un journaliste de l'AFP.
"Ils (les autorités) ont invoqué des critères de discipline, mais nous savons qu'on nous a choisis parce que nous sommes des Tutsis", a déclaré à la presse un officier burundais, sous couvert d'anonymat.
"Nous ne refusons pas d'être démobilisés mais nous sommes victimes d'une injustice et nous refusons de partir avant d'avoir une explication avec le ministre de la Défense", a-t-il précisé.
L'armée burundaise a annoncé dimanche la démobilisation d'un premier groupe de 778 soldats dès lundi conformément à un engagement avec la Banque mondiale.
L'objectif est de faire passer les effectifs de 27.375 hommes aujourd'hui à 25.000 le 31 juin.
Tous ces soldats sont regroupés depuis lundi à 07H00 (05H00 GMT) sur le terrain de football du camp Muha à Bujumbura, d'où ils devaient partir pour le centre de démobilisation de Gitega (centre).
Cent huit soldats "volontaires" à la démobilisation ont en revanche signé leur feuille de démobilisation avant d'être transférés à la mi-journée vers le centre de Gitega, a constaté un journaliste de l'AFP.
"Le ministre de la Défense, le général Germain Niyoyankana, est prêt à rencontrer ces soldats, mais il va le faire au centre de démobilisation de Gitega. Pas ici", a annoncé à l'AFP le porte-parole de l'armée, le lieutenant-colonel Adolphe Manirakiza.
"Le pouvoir veut privilégier les Hutus (ethnie majoritaire, 85% de la population) en chassant les Tutsis de l'armée", avait déclaré à la presse dimanche un colonel tutsi, sous couvert d'anonymat, menaçant "de conséquences sur la paix dans ce pays".
La Constitution burundaise, issue de l'accord de paix signé en 2000 à Arusha (Tanzanie), prévoit une armée et une police paritaires entre Hutus et Tutsis.
Selon un recensement organisé récemment par la présidence burundaise (hutue), l'armée est composée de 15.613 Tutsis, 11.554 Hutus et 208 Twas. Le ministre de la Défense, Tutsi, remet en cause la fiabilité de ces chiffres, estimant le nombre de Tutsis surévalué.
L'armée va "refaire ce recensement avant de continuer avec les autres phases de la démobilisation", a indiqué le porte-parole militaire.
Le Burundi, qui peine à sortir de 14 ans de guerre civile qui ont opposé l'armée, dominée jusqu'à récemment par la minorité tutsie, et des rebelles Hutus, est dirigée par un pouvoir aux mains de la majorité depuis les élections générales de 2005.
 

 
Rwanda: Supremacy Battle
The New Times (Kigali) 30 March 2008 Bonnie Mugabe Kigali
Amavubi Stars will be hoping for nothing less than a win when they take on neighbors Burundi's Intamba ku Rugamba in the preliminary round of the inaugural African Nations Championships (CHAN) this afternoon at Nyamirambo stadium.
The Wasps have trained a great deal for this first leg tie for the past ten days are determined to record straight victory, convincingly if possible with the return leg to be played in a fortnights' time in mind.
"We have trained well enough despite the little time we had and I'm convinced this team can win tomorrow's game (today) convincingly," acting head coach Jean Marie Ntagwabira told Times Sport yesterday after the Stars' last training session.
Back to Rwanda's opponents, Burundi arrived in the country on Friday ahead of today's game with a youthful side hoping to get a good result before the return leg in their backyard.
The last time the two teams met in an international friendly played in Bujumbura back in February, the game end 0-0.
Burundi under Algerian born coach Adel Amrouche reached semifinals of last year's Cecafa senior challenge cup held in Tanzania only to lose to Uganda Cranes 2-0.
And you can go back to 32 years ago for the last time Burundi defeated Rwanda in an international meeting, that game in Bujumbura ended 6-2.
However, Burundi can be boosted by their superior Fifa ranking of 112 compared to their opponents who are ranked three places below.
Three years ago, Rwanda beat Burundi 2-0 in the group stages of the Cecafa senior challenge held here in Kigali. Amavubi were beaten in the final 1-0 by Ethiopia.
African Nations Championships (CHAN), the latest addition to the tall list of the competitions organized by Confederation of African Football (CAF) is exclusively open to players playing in the national championships of their respective countries.
The participating countries are drawn into six zones based on their geographical location, with one team qualifying from each zone for the finals with the exception of Southern Zone - two teams.
With Amavubi Stars battling Burundi in Kigali, Kenya face Tanzania and Eritrea battle Uganda all in the Central-East Zone.
Elsewhere, 19 countries will be involved in the preliminary rounds of the competition, which was launched during the 30th CAF General Assembly early this year, in Accra, Ghana.
Meanwhile, 16 countries have drawn a bye from the preliminaries and will be involved in action from the first round.
They are Morocco, Algeria, Egypt, Nigeria, Senegal, Mali, Cameroon, Guinea, DR Congo, Sudan, Botswana, Burkina Faso, Namibia, South Africa, Mauritius and Zimbabwe.
Cote d'Ivoire has qualified automatically as host of the first edition, scheduled for February 22 - March 8, 2009.

Today

Rwanda v Burundi

Kenya v Tanzania

Eritrea v Uganda

Libya v Tunisia

Gambia v Mauritania

Ghana v Niger

Togo v Benin

Central Africa Rep. v Gabon

Congo v Chad

Malawi v Mozambique

Swaziland v Zambia
 

 

African Union Peacekeepers Say More Troops Needed to Stabilize War-Ravaged Somalia
By Alisha Ryu Mogadishu 31 March 2008

African Union peacekeepers in Somalia say the year-old mission needs at least 20,000 troops to stabilized the war-ravaged country, 12,000 more than the mission's original mandate. From the Somali capital, Mogadishu, VOA correspondent Alisha Ryu reports officials there believe as many as 10,000 troops may be needed just to secure the capital.
AU peacekeepers patrol bullet and artillery-ravaged avenue in Mogadishu, (2007 file photo)
Ugandan army Major Barigye Ba-Hoku, a spokesman for the African Union peacekeeping mission in Somalia, known as AMISOM, says he is proud of what the mission has been able to accomplish in Mogadishu since its arrival in Somalia last March.
A vanguard force of about 1500 troops from Uganda has single-handedly secured an area of south Mogadishu that locals now refer to as the Green Zone, a relatively safe area that includes the city's main airport, seaport, and a thriving marketplace.
In December, a contingent of about 600 soldiers from Burundi joined the Ugandans, giving AMISOM a much-needed boost in troop presence in the capital.
But Major Ba-Hoku says the 2200 soldiers currently deployed here will not be able to make any more progress in the capital or assist other parts of the country without troop reinforcement well-beyond the 8,000 level approved by the African Union in January, 2007.

"I am afraid, today, it cannot be 8,000," he said. "We are looking at possibly 20,000. Why? If at that time, all the countries (had) contributed 8,000, then we would have seized the opportunity and gone into these areas and do the patrols and help facilitate people. But we did not. So what has happened? The opposing forces have gone and mobilized. They have equipped themselves. They have done their propaganda and so on. And so, it is now going to be more costly, both in terms of personnel and resources."
Islamist insurgents, opposed to Somalia's Ethiopia-backed interim government and the presence of Ethiopian troops in the country, have waged a violent, 15-month insurgency, especially in Mogadishu. In recent months, they have gained new recruits and have claimed more territory, turning several major districts into insurgent strongholds.
They have also spread out from the capital and established regional bases, using them to launch hit-and-run attacks on Ethiopian and government troops, military posts and government-held towns.
Major Ba-Hoku says the deteriorating security situation requires urgent action by the international community. He insists a stronger backing for the under-funded mission could enable several thousand more AMISOM troops to be sent here quickly.
"The 2,000 (soldiers) have only created a Green Zone in south Mogadishu," he said. "So, what happens in north Mogadishu, east and west Mogadishu? You may need a similar figure for each of those areas. Many countries by now would have been deployed. You know why they have not deployed? Lack of logistics. So, what you can do is support AMISOM. Give the contributing countries support, logistical support, and then, we will do the job."
AMISOM initially carried a six-month mandate to secure Mogadishu and help Somalia's internationally-recognized-but-weak secular government establish control after six months of Islamist rule. Islamist leaders abandoned the capital after an Ethiopia-led offensive routed their fighters in December, 2006.
African Union soldiers from at least half-a-dozen countries were supposed to have been deployed and then replaced by a U.N. peacekeeping force when the mandate expired.
 
 
 

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Comment: Cet article explique la pensée d'un américain au Burundi, ayant l'idée d'aider le pays. Il dément les fausses informations que l'AFP, et REUTERS, propage sur le Burundi. A cause de ces fausses informations propagées, les investisseurs hésitent à venir aider à la Reconstruction. Le Burundi devrait prendre cette situation au sérieux. Il doit attaquer en justice ces agences de presse qui empêchent l'acquisition de près de 3 milliards de dollars par an à l'économie nationale. Le manque à gagner est énorme !

Building a link with students in Burundi
By Clytie Bunyan Sun March 30, 2008  http://newsok.com/article/3222637/1206770469

It's been more than a year since Tom Phillips went to Africa to teach entrepreneurship at Hope Africa University in Burundi. Phillips stepped out of his comfort zone, his world of handling institutional and individual investments, for a week as a business professor.
View More Top Ten Categories... Last week, I got the chance to talk to him about the trip. I was curious how he presented entrepreneurship, as he knew it, to people who were just coming out of a 16-year civil war.
Dealing with market swings and asset allocation is second nature to him, but teaching students in east-central Africa about entrepreneurship was quite challenging, said Phillips, president of T.S. Phillips Investments Inc. in Oklahoma City.
He wondered what a businessman from Oklahoma would have in common with the students and whether his lectures would be relevant to their lives.
"For example, it's hard for most of them to grasp the concept of investing when they use every dollar they have for basic subsistence. A person invests with extra dollars, but they didn't have extra dollars,” Phillips said.
So he used basic human qualities to show how entrepreneurship can be cultivated and how entrepreneurs could succeed.
"I had to try to come up with what we have in common with an entrepreneur in Africa — you've got to work hard, be a risk-taker, you've got to be flexible and open-minded. You must have those to be a successful entrepreneur anywhere,” he said.
About 60 to 80 students heard his lectures at the Christian liberal arts university, which also educates non-Christians.
When he wasn't in the classroom, Phillips was assisting other teachers and visiting with the administration. As a board member of Friends of Hope Africa University — a grassroots fundraising arm of the university — he was also there to get an update about the progress and plans for the school.
The university, founded more than five years ago by members of the Free Methodist Church in Nairobi, Kenya, started with 37 students. Enrollment now is about 1,700, Phillips said, so physical expansion is ongoing.
Before Phillips left for Burundi, he'd been warned repeatedly about dangers there, so he wasn't planning to be a tourist. But he still helped with errands around the capital city of Bujumbura, despite a conscious effort to remain inconspicuous.
The U.S. State Department and others said Burundi was not the best place to visit. Forbes magazine listed it as one of the top 10 most dangerous places in the world and a friend suggested he should hire a bodyguard.
He didn't. But he listened when someone who frequently travels to Africa told him he shouldn't "look like an American.”
I was really curious about how he pulled off that one. Phillips is tall, handsome and white (Yes, I know he'd still stand out if he were short and ugly).
"The advice was don't wear jeans, no ball cap, polo shirts, things like that. Look more European,” he said.
Though all sensible advice, Phillips said he never felt threatened or in danger in any way, but he did feel uncomfortable a few times: once when his companion Desire (pronounced Desiray) had to go to what Desire described as "the Muslim hood” to get spark plugs for his car and another occasion when he took Phillips sightseeing and ended up at the Congo border. The State Department had warned he should never leave the city limits of Bujumbura.
But perhaps his greatest danger, though fully vaccinated and medicated, was in dodging mosquitoes that carry yellow fever by day and the malaria mosquitoes at night. Still, his contribution to the students was worth all his and his family's initial concern, he said. Phillips said he'll likely return to Burundi in two years.
 
 
 

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BURUNDI - ECONOMIE: "Manger" et "se déplacer", deux enjeux stratégiques pour Bujumbura.
DAM, NY,AGNEWS, 29/03/2008
Dans un rapport des Nations Unis concocté par le merveilleux Jean Ziegler "Blind to Burundi", ce spécialiste Swisse, ayant analysé la situation alimentaire au Burundi entre 2000 et 2004, avertissaient le monde entier de la précarité alimentaire dont certains pays africains allaient devoir faire face à l'avenir... On peut parler d'une fracture alimentaire, comme on parle aujourd'hui de fracture numérique. Pour rappel, entre 1996 et 2001, le régime militaire dictatorial du Major Buyoya,au Burundi, a instauré une politique de regroupement des citoyens burundais qui a été désastreuse, si pas meurtrière, pour les paysans burundais. Soit près de 900 000 citoyens burundais se sont retrouvées dans des camps de concentrations. Aujourd'hui, le HCR et le PAM se debattent pour venir en aide au gouvernement de Bujumbura en faisant appel aux bienfaiteurs de ne pas oublier le Burundi.
Entre temps, au moment où le prix du baril de pétrole oscille autour de 100 dollars sur le marché international, une certaine société civile "anti-régime démocratique" à Bujumbura s'enprend au gouvernement NKURUNZIZA lui rendant responsable de la situation économique mondiale difficile.
Pourtant la dureté des temps est partout ... Par exemple, en RDC voisin, au cours du mois de février dernier 2008, les prix ont augmenté de + 3,2% à Kinshasa par rapport au mois de janvier de la même année, selon l'Institut national de la statistique (INS). Selon les experts, la hause des prix de l’alimentation et du transport ont beaucoup influencée cette hausse de l’indice de février 2008.
Retournons au Burundi, le ministère du commerce burundais se dit conscient pour revenir sur le cas du transport, que le prix du carburant doit varier vers la hausse ... Mais pour cette opposition dont OLUCOME, elle parle d'une mauvaise gestion du gouvernement du secteur pétrolier. Ces organisations ne cessent que de faire de la "politique" ! L'année 2007, leurs intrusions dans "une affaire panafricaine" donc un "secret d'Etat", a fait perdre un privilège dont la nation burundaise bénéficiait pour son approvisionnement en pétrole. Les autorités, autour du S.E.M. Dr. Président NKURUNZIZA, leur reprochent d'encourager plutot le fatalisme qu'autres choses... La population burundaise doit savoir que les relations difficiles avec les pétroliers est lié aussi à des gens qui ne font que nuire à l'image du pays et balancer des secrets d'Etats dans la rue, en attendant des subventions de la part de tiers! Le secteur pétrolier au Burundi est tenu par - des enfants de la Dictature - , dont la plupart des individus responsables de cette société civile font partie, c'est à dire qu'ils bénéficient de leurs profits morobolants ... Un paradoxe !
Ce qui intrigue Bujumbura, ce sont les spéculateurs qui profitent de la situation internationale en simulant des pénuries de carburant. Par exemple, ils ferments leurs stations-service. Ce qui rend furieux les automobilistes qui se  demandent où ils pourront trouver du carburant. Ils invoquent souvent une rupture de stocks des fournisseurs qui  n'approvisionnent plus. Dans l'idée que l'Etat décide d'augmenter les prix du carburant pour favoriser la spéculation par la suite. Le ministère du commerce a engagé des discussions avec ses différents partenaires, dont les pétroliers, sur la révision du prix du carburant. Le directeur général du commerce monsieur Jérémie Banirwaninzigo a tout de même mis en garde les opérateurs économiques qui mènent ces spéculations en créant une pénurie artificielle...
A moyen termes, un projet d'approvisionnement en pétrole avec la Libye a été annoncé à KAMPALA la semaine dernière. A long termes, si le pétrole du TANGANIKA est exploité les choses pourront allées de mieux en mieux. Mais pour l'instant il faut vivre !
Le gouvernement démocratique du Burundi installe les fondements d'une réforme structurelle de son système socio-économique depuis depuis deux ans.Il s'agit de mettre en place une bonne politique de décentralisation, aidée en cela par des partenaires tel la BINUB, et en même temps, de moderniser le système éducatif national; encourager l'esprit d'initiative en misant sur le système de micro crédits; et moderniser la gestion du territoire. La Banque africaine de développement (BAfD) va octroyer des fonds pour accompagner touts ces efforts de reconstruction du Burundi, pays africains en situation post-conflits.
Déjà deux ans et demi  de démocratie, le Burundi sort de 40 ans de Dictature, basée sur une criminalisation socio-économique aiguë (1), responsable de plus de 2 Millions et demi de victimes parmi la population.
(1) Lien de référence : http://www.burundi-agnews.info/criminalisation.htm 
 

 

Titantic Quarter 10k

Le TQ10K  cher à notre champion Jean Nyasenga est pour Avril.
[
L'année dernière, le champion Burundais Jean NYASENGA avait remporté le 10K (course en Irlande) en 29 Minutes et 47 secondes. ]
DAM,AGNEWS,NY,29/03/2008
 
Build-Up Begins For Titantic Quarter 10k
Posted 28.03.08 http://www.athleticsireland.ie/content/?p=3640

Athletes Get Ready For Only Official Warm Up Race For Belfast City Marathon
Titanic Quarter is encouraging fun runners and athletes to start their build up for this year’s Titanic Quarter 10K where participants can for the first time see the extent of building work on the Queen’s Island development. The TQ10K Race formerly Laganside 10K, has become an annual fixture in Northern Ireland’s athletics calendar attracting elite and international competitors as well as local participants ranging from beginners to experienced runners.
Athletes Gareth Kerry and Katy get set for TQ10k
The TQ10K will take place on Sunday 6th April, beginning at 2.00pm. Starting from Queens Road, the TQ10K course takes in an historical waterfront route including Airport Road and Sydenham Road. There will be a total prize fund of £2000. Each entrant will also receive a commemorative T-shirt. A new addition this year is a One mile run for junior athletes, which preceeds the main race.
Key sponsors of the race are Titanic Quarter and the Port of Belfast and this year ‘the streat’ café, Irelands fastest growing cafe chain, has also come onboard and will distribute the streat ‘repower pack’ containing water, sandwich and a piece of fruit to competitors at the finishing line.
Mike Smith, Chief Executive Officer at Titanic Quarter said,
“We are delighted to be sponsoring the TQ10K. Participants will have the opportunity to run in some of Belfast’s most historical surroundings, passing the newly restored Titanic House, the Drawing Office building and the Painthall.
“This year runners will notice big changes in the skyline and get a glimpse of the future of Titanic Quarter with the construction of the Gateway office development and Arc residential development. We would encourage everyone not only from Belfast but from right across Northern Ireland to enter the TQ10K.”
Roy Adair, Chief Executive of the Port of Belfast, co-promoters of Titanic Quarter added:
“Titanic Quarter is the latest and most dynamic addition to Belfast’s waterfront, an immense 185-acre regeneration project. With the construction work on phase one of the development well underway competitors from right across the world will have the opportunity to see Europe’s largest waterfront development being created. In the future they will see work beginning on Belfast Metropolitan College, the Public Records Office and the Titanic Signature Project.”
Johanne Madeley, Head of Franchisee Business Development at the streat, said:
“We are delighted to be associated with this year’s race- it sits perfectly with our brand which always tries to provide customers with healthy food options as a means of refuelling for hectic and energetic lifestyles. To mark the occasion we are launching a healthy and high energy sandwich called the ‘Titanic 10K Energiser’, which will be available throughout all branches of ‘the streat’ café in Ireland. We encourage all those in training for the Titanic Quarter 10K and Belfast Marathon to try it out!”
David Seaton MBE, Chairman of Athletics Northern Ireland said,
‘Following the undoubted success of last year’s event Athletics Northern Ireland is delighted to, once again, organise the forthcoming TQ10K Road Race. The 2007 event brought together the ideal race combination of fun runners, joggers, club athletes and top class internationals who competed over a fast flat 10K course around an historic and recently revitalised part of Belfast.
‘This April’s event will also provide added value for all involved as a 1 Mile run for junior athletes will precede the feature race. It will give the ’stars of tomorrow’ the opportunity to compete over part of the main course thereby sampling the atmosphere that inspired so many of last year’s entrants to personal best times. The date of the TQ10K is ideal for those with aspirations of competing in the Belfast Marathon or Relay in early May as it provides an excellent opportunity for them to gauge their current levels of fitness and preparation’
Last year’s event attracted top African runners Simon Tonui and Cathy Mutwa and was won by Jean Nyasenga from Burundi who finished the race in 29 minutes 47 seconds. Kenya’s Cathy Mutwa was the first female runner to finish the race in 12th place.
The entry cost is £8 per individual runner or £7 for runners who are members of an Athletics Club. Entry forms can by obtained from Athletic Clubs, Leisure Centres and Athletics Northern Ireland or you can log onto www.niathletics.org to register online. While participants are encouraged to enter early, entries will also be taken on the day at a charge of £10 for all. Closing Date for entries has been extended online until Wednesday 2 April 2008. Registration and collection of race numbers will take place at Queens Road, adjacent to the start and finish area from 12 noon on the race day.
 
 

Un Burundais au Conseil Supérieur des sports militaires en Afrique. [  Avec Lt-Colonel Gaspard GASANZWE, Chef de délégation, et Capt Raphaël MUTUNGE  comme délégué du  Ministère de la Défense Nationale Etat-Major Général de la Force de Défense Nationale / Direction de l’Entrainement Physique et des Sports ,  le Burundi vient d'acquérir un poste au Conseil Supérieur des sports militaires en Afrique ou Conseil International du Sport Militaire.]
DAM,AGNEWS,NY,29/03/2008
Un Nigérian à la tête du Conseil supérieur des sports militaires en Afrique
GIK/ad/Dng/fss/od/APA 28-03-2008  - http://www.cism-milsport.org/eng/h_contact/h1_images/CISM%20Directory.pdf
APA-Lagos (Nigeria) Le nouveau secrétaire général du Conseil supérieur des sports militaires en Afrique, le lieutenant-colonel Abdullahi Maikano, du Nigeria, a annoncé vendredi que son élection est un défi qu’il est prêt à relever.
S’exprimant devant la presse vendredi à Abuja, M. Maikano a indiqué qu’il « possède l’expérience et la formation requises » pour assumer cette responsabilité.
“Je serai à la hauteur des attentes placées en ma personne, car j’ai derrière moi un personnel avec lequel j’ai longtemps travaillé », a-t-il ajouté
Le lieutenant-colonel occupe actuellement le poste d’agent sportif technique représentant son pays à l’Office de liaison de l’Afrique de l’Ouest (OLAO) du Conseil international du sport militaire (CISM) dont le siège est à Ouagadougou, capitale du Burkina Faso.
M. Maikano devra prendre fonction à Yaoundé, au Cameroun, où se trouve le siège du Conseil supérieur du sport militaire en Afrique.
S’exprimant sur l’assemblée générale et l’élection du Conseil, récemment tenues du 15 au 21 mars 2008 à Alger (Algérie), M. Maikani a souligné qu’il avait été élu à une majorité écrasante.
L’Assemblée générale, qui a vu la participation de 40 pays membres, a élu le Colonel Hamad Malboum du Cameroun comme président, le général algérien Meguedad Benziane, comme vice-président et le Burkinabé Traoré Honoré, au poste de trésorier du Conseil », a expliqué M. Maikani.
Selon lui, le colonel Jean-Marie Ompebe du Congo et le lieutenant-colonel Emiid Claude du Cameroun, ont été élus commissaires au compte du Conseil.
Le Conseil a enfin élu dix autres membres originaires de l’Angola, du Gabon, du Burundi, du Maroc, du Burkina Faso, du Lesotho, de l’Afrique du Sud, du Kenya, du Mali et de la Zambie.
 

Le Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine (UA) a rendu hommage à l’Ouganda et au Burundi pour avoir fourni des troupes à la Mission de l’Union africaine en Somalie (AMISOM)
DAM,NY,AGNEWS,29/03/2008
Conseil de paix et de sécurité
116eme Réunion 28 Mars 2008 Addis Abeba, Ethiopie COMMUNIQUE DE PRESSE

Le Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine (UA), en sa 116ème réunion tenue le 28 mars 2008, a suivi des communications sur la situation en Somalie.
Le Conseil a réitéré son appui aux Institutions fédérales de transition (TFIs), ainsi que la nécessité pour les parties prenantes somaliennes et la communauté internationale dans son ensemble de saisir l’occasion qui s’offre pour rétablir une paix et une réconciliation durables en Somalie et mettre un terme définitif aux souffrances infligées aux populations somaliennes.
Le Conseil s’est félicité des mesures prises par le Gouvernement fédéral de transition (TFG) en vue d’initier le dialogue avec des groupes d’opposition ; a encouragé le TFG à poursuivre et à intensifier ces efforts ; et a exhorté toutes les parties prenantes somaliennes à respecter les conclusions du Congrès de réconciliation nationale (NRC) et à s’engager à promouvoir un processus de réconciliation ouvert à tous dans le cadre de la Charte nationale de transition (TFC).
Le Conseil a exprimé, une fois encore, son appréciation du travail accompli par la Mission de l’Union africaine en Somalie (AMISOM), et a rendu hommage à l’Ouganda et au Burundi pour avoir fourni des troupes à la Mission. En outre, le Conseil a lancé à nouveau un appel aux Etats membres de l’UA pour qu’ils fournissent les troupes et autres personnels requis pour atteindre l’effectif autorisé de l’AMISOM et, à cet égard, attend avec intérêt le déploiement rapide des contingents promis par le Nigeria et le Ghana. Le Conseil en a également appelé aux Etats membres et aux partenaires de l’UA pour qu’ils apportent l’appui financier et logistique requis à l’AMISOM. Le Conseil a réitéré son appel au Conseil de sécurité des Nations unies pour qu’il autorise, dans les plus brefs délais possibles, le déploiement d’une opération de maintien de la paix des Nations unies qui prendrait le relais de l’AMISOM et appuierait la stabilisation et la reconstruction à long terme de la Somalie.
Le Conseil a réitéré sa ferme condamnation des menaces et/ou actes de violence perpétrés par les éléments qui cherchent à compromettre le processus politique, à entraver les opérations de l’AMISOM et à mettre en péril la paix et la stabilité régionales. A cet égard, le Conseil a exhorté le Conseil de sécurité des Nations unies « à prendre des mesures à l’encontre de quiconque tenterait d’empêcher ou de bloquer tout processus politique pacifique, ou menacerait par la force les Institutions fédérales de transition ou l’AMISOM, ou agirait de manière à remettre en cause la stabilité de la Somalie ou de la région », conformément à son intention telle qu’énoncée dans sa résolution 1801(2008) du 20 février 2008.
Le Conseil a exprimé sa profonde préoccupation face la situation humanitaire qui prévaut en Somalie, et a demandé à toutes les parties concernées en Somalie de prendre les mesures nécessaires pour garantir la sécurité des populations civiles, ainsi que celle du personnel humanitaire, et faciliter l’accès aux populations dans le besoin.
 
 
 

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Burundi - Justice : Lancement officiel des projets ’’Justice’’ à Mugina en Province de Cibitoke
28-03-2008    Abbas Mbazumutima       BINUB

ImageLe projet de consolidation de la paix baptisé ’’Réduction et la Suppression des Règlements de Comptes par la Relance du Programme National de Constat et d’Exécution des Arrêts et Jugements Rendus par les Cours et Tribunaux’’ et le projet ’’Réhabilitation du Système Judiciaire de base par une réduction des conflits au sein des communautés par le biais de la construction et l’équipement des tribunaux de résidence’’ ont été lancés ce jeudi 27 mars 2008 par le Chef de l’Etat Pierre Nkurunziza et le Représentant Exécutif du Secrétaire Général des Nations Unies au Burundi, M. Youssef Mahmoud. C’était à Mugina dans la province de Cibitoke au Nord Ouest du Burundi. Plusieurs hautes personnalités dont le Ministre de la Justice ont pris part aux cérémonies.
ImageDans le cadre de ces projet de consolidation de la paix du domaine prioritaire ’’Justice et Droits de l’Homme’’, 18 véhicules tout terrain ont été remis aux Présidents des Tribunaux de Grande Instance et il y a eu la pose de la première pierre pour la construction du Tribunal de Résidence de Mugina. 88 tribunaux de résidence seront construits et d’autres réhabilités.
Selon le Président Nkurunziza, la justice est une instance dont chaque personne a besoin pour se sentir en paix et en sécurité parmi les siens et dans ses biens. Le but visé par ces projets est de pouvoir renforcer une justice fiable et proche du justiciable, a-t-il souligné.
La démocratie que nous recherchons doit être caractérisé par la justice et la sécurité pour tous, où, celui qui est lésé peut trouver où il fait recours sans trop de difficultés, a-t-il signalé.
ImagePour le Représentant Exécutif du Secrétaire Général des Nations Unies au Burundi, M. Youssef Mahmoud, la justice est la pierre angulaire de la consolidation de la paix.
’’L’impunité a été l’une des causes fondamentales du conflit burundais, l’absence d’un accès effectif des citoyens à la justice, l’absence d’infrastructures, la méconnaissance de la loi et l’inexécution de nombreux arrêts ont parfois encouragé les citoyens à se faire justice eux-mêmes’’, a-t-il déclaré dans son discours de circonstance.
’’Les projets de renforcement de la justice financés permettrons de limiter et à terme d’éliminer les facteurs favorisant l’impunité’’, a-t-il ajouté.
Signalons que 520 magistrats, huissiers et greffiers ont été formés sur les techniques de rédaction des jugements, sur les voies d’exécution et sur l’approche basée sur le genre dans le cadre du renforcement des capacités du personnel judiciaire.
 
 

 

Zetes présente au Burundi
28 mars 2008
-- Stefan Grommen  http://www.datanews.be/fr/news/90-54-17460/zetes-presente-au-burundi.html

Le Burundi est en train d'améliorer l'efficacité de son administration publique. A cette fin, le pays va acheter des systèmes d'enregistrement biométriques et des cartes d'identification. Zetes se frotte les mains.  Mandatée par un consortium composé de la Coopération Technique Belge (CTB) et du groupe de consultance international SOFOS Consultants, Zetes est chargée de fournir des systèmes d'enregistrement biométriques et des systèmes de production de cartes d'identification pour les 58.000 fonctionnaires du Burundi. Zetes et son partenaire local NSI se chargeront de la livraison de l'équipement requis, de la formation technique du personnel et de la maintenance. Le projet a pour but d'aider les autorités à gérer plus efficacement les données concernant les fonctionnaires. C'est la Banque mondiale qui va le financer. Le bénéficiaire du projet est PAGE ('Projet d'Appui à la Gestion Economique'), qui représente le gouvernement du Burundi. PAGE a pour mission d'améliorer la transparence et la gestion des fonds publics burundais. Zetes sera responsable de toutes les phases de la mise en oeuvre du projet. Elle collectera les données biométriques (photos et empreintes digitales) et biographiques des fonctionnaires burundais, les centralisera et supprimera les doublons du système. Grâce à la création d'un centre de production et de personnalisation de cartes, chaque fonctionnaire recevra une carte sécurisée reprenant sa photo et ses empreintes digitales intégrées à un code-barres en 2 formats.  Le Burundi est le quatrième pays africain, où Zetes exécute un projet d'enregistrement biométrique.

 
 

 

Rwanda/Burundi: Burundi Arrive Today
The New Times (Kigali) 28 March 2008 Bonnie Mugabe Kigali

S.E.M. Dr. NKURUNZIZA Pierre, Président du BurundiRwanda's opponents in the inaugural Africa Nations Championship, Burundi arrive today by road ahead of their preliminary fixture scheduled for Sunday at Nyamirambo stadium.
According to Ferwafa Chief Executive Officer Jules Kalisa, the 'Intamba ku Rugamba' are expected in Kigali in the afternoon. Meanwhile, after one week of residential training, the Amavubi Stars are ready to sting their way to victory against the neighbors in the first leg. The second leg will be played after two weeks in Bujumbura.
Interim head coach, Antoinne Rutsindura told Times Sport yesterday that his boys are ready for the game.
However, the former Zebra Fc coach is concerned by the absence in training of Rayon Sport players who only returned yesterday from Sudan for the Caf Confederation Cup where the blues 3-0 loss to El Merreikh.
Players including Aphrodise Hategikimana, Jean Lomami, Jimmy Gatete, Bonaventure Hategikimana and Aimable Rucogoza are expected to join the national team camp today, just two days before the game. As Rwanda take on Burundi in the newly introduced Africa Nations Championship, which is only meant for home-based players, neighbors Uganda will be away to Eritrea on the same weekend.
In the other preliminary match in the Central zone, Tanzania play away to Kenya with the winner meeting the team that wins between Eritrea and Uganda while Sudan will meet the winner between Burundi and Rwanda.
The first round matches are scheduled for May 2-4 and May 16-18. The winners of each group will qualify for the final tournament, which will be held in Ivory Coast from February 22 to March 8 next year. The qualifying phase will take place every even year and the final every odd year.
 

 
L'Application et le Respect des Droits Humains par les Officiers de la Police Nationale
27-03-2008 BINUB
ImageLa Division des Droits de l'Homme et Justice du BINUB, en collaboration avec l'UNICEF, a organisé, du 25 au 26 Mars 2008, un atelier sur "L'Application et le Respect des Droits Humains" à l'intention de 20 membres du Haut Commandement de la Police Nationale du Burundi. Il s’agissait, au cours des 2 jours qu’a duré la formation, d’échanger sur le cadre légal des droits de l’homme appliqués aux responsables de l’application des lois ainsi que sur les droits de l’homme et la responsabilité du commandement.
Selon le Représentant du Haut Commissaire des Droits de l’Homme et Directeur de la Division des Droits de l’Homme et Justice du BINUB, M. Ismaël Diallo, cet atelier va permettre à ces officiers du haut Commandement de la PNB de, non seulement, consolider leur connaissance en matière de droits de l’homme mais également de pouvoir définir d’avantage les stratégies claires et pratiques pour qu’il n y ait plus de violations des droits humains imputables au corps qu’ils commandent.
M Ismaël Diallo s’inquiète, en effet du fait qu’aucune semaine ne se passe sans que des cas des violations des droits humains imputables aux personnels en uniforme en général et aux policiers en particulier ne soient rapportés.
« Comme vous le savez, un homme non informé ne s’empêche de mal agir. » nous a indiqué, à son tour, le Ministre Alain Guillaume Bunyoni chargé de la Sécurité Publique. Il a exprimé son souhait de voir continuer des formations de ce genre afin que l’activité des policiers dans le respect des droits de l’homme soit plus aisée et surtout pour éviter des bavures qui naîtraient de l’ignorance de telle ou telle autre disposition pertinente relative aux droits de l’homme.
Le Ministre Alain Guillaume Bunyoni s’est dit réjoui de l’appui du BINUB dans l’organisation et la réussite de cet atelier. « Ceci prouve à suffisance que la communauté internationale est plus que jamais déterminée à appuyer le Burundi dans la promotion des droits de l’homme en commençant par les responsables de l’application des lois que sont les policiers. » a t il ajouté.
Le Représentant du Haut Commissaire aux Droits de l’Homme et Directeur de la Division des Droits de l’Homme et Justice du BINUB, M. Ismaël Diallo a, quant à lui, réaffirmé l’engagement de la communauté internationale à soutenir le commissariat de la police chargé de la formation dans sa noble mission de faire de la PNB une police au service de la jouissance effective de tous les droits humains sur toute l’étendue du territoire national.
Pour rappel, cette formation s’inscrit dans le cadre du mandat du BINUB qui donne comme mission à la Division des Droits de l’Homme et Justice du BINUB de promouvoir et de défendre les droits de l’homme, y compris en renforçant les capacités nationales, mais aussi soutenir les efforts entrepris par le gouvernement du Burundi pour lutter contre l’impunité.
 
 
 
Burundi: 17 camps militaires vont être réhabilités par le Fonds fiduciaire des Nations Unies pour la Consolidation de la Paix
Source: United Nations Integrated Office in Burundi Date: 27 Mar 2008

Le Président de la République du Burundi, Pierre Nkurunziza, a lancé officiellement ce vendredi 21 mars 2008 en province Kayanza, le Projet de Réhabilitation de 17 Camps Militaires afin de permettre le casernement de militaires éparpillés un peu partout sur des positions. Le Représentant Exécutif du Secrétaire Général des Nations Unies au Burundi, M. Youssef Mahmoud, ainsi que plusieurs hauts dignitaires, des Représentants du Corps Diplomatique, des Organisations Internationales, des parlementaires et des sénateurs et plusieurs ministres dont le Ministre de la Défense, le Général major Germain Niyoyankana, ont pris part à ces cérémonies.
Ce projet ''Casernement de la Force de Défense Nationale pour atténuer sa présence au sein des populations'' comporte 3 volets. Il y a la réhabilitation de 17 casernes pour permettre aux militaires éparpillés sur le terrain de regagner les casernes et remettre les armes dans les magasins d'armements. Il y a la relocalisation de 995 familles déplacées dans les casernes. Il y a enfin la moralisation de ce corps pour que la FDN soit une armée professionnelle, qui respecte les droits. Il s'inscrit dans le Cadre de Consolidation de la Paix et est financé par le Fonds Fiduciaire à hauteur de 5 millions de dollars américains. Selon le porte parole des Forces de Défense Nationale (FDN), le Lieutenant-Colonel Adolphe Manirakiza, ce projet a un double souci : le casernement des militaires et la réintégration des familles des militaires décédés. Plus de 12 millions de dollars ont été alloués à ce secteur clé de la Réforme du Secteur de la Sécurité.
« La sécurité n'a pas de prix mais elle a tout de même besoin d'un minimum de coût », a rappelé Youssef Mahmoud.
Dans son discours de circonstance, le Président burundais, Pierre Nkurunziza, a rappelé le contexte général de la Consolidation de la Paix au Burundi ainsi que le travail accompli jusque ici comprenant les campagnes de sensibilisation et d'explication à travers tout le pays sur les différends projets qui vont bénéficier du soutien du Fonds fiduciaire de Consolidation de la Paix.
Le Ministre de la Défense Nationale, Germain Niyoyankana, a, quant à lui, plaidé pour une meilleure relocalisation des 995 familles qui représentent plus de 5000 personnes vivant dans les camps militaires. Il demande plus d'appui pour ce secteur de la sécurité. « Je promet assistance aux familles qui se sont réfugiées dans les camps et qui vont rentrer bientôt chez eux, » a déclaré le Président de la République.
Concernant les veuves des anciens militaires, M. Nkurunziza affirme que cette question aura une issue favorable dans les jours à venir.
Selon M. Youssef Mahmoud, le Représentant Exécutif du Secrétaire Général des Nations Unies au Burundi, la sécurité est un préalable dont la réalisation conditionne le relèvement et le développement socio-économique d'un pays sortant de crise. Sur ce, a-t-il ajouté : « c'est pourquoi la Commission de Consolidation de la Paix des Nations unies, Le BINUB ainsi que les différents partenaires du Burundi s'investissent aux cotés des autorités du pays dans le domaine prioritaire de la reforme du secteur sécuritaire ».Et de rassurer que : « la Communauté Internationale, les Nations Unies d'une manière générale et le BINUB en particulier ne ménageront aucun effort pour aider le Burundi à faire aboutir ce projet orienté vers la Consolidation d'une Paix durable »
 
 

 

À L’ORIGINE DE LA PARALYSIE DES INSTITUTIONS BURUNDAISES
jeudi27 mars 2008, par CISHAHAYO Fabien

Le leadership du FRODEBU serait au cœur du blocage de l’Assemblée nationale burundaise. Pour quel agenda ?

Chaque fois que notre site a voulu procéder à une analyse rigoureuse de certains blocages des institutions du Burundi, il s’est trouvé des critiques pour l’accuser de prendre position pour le pouvoir en place. Pourtant, notre rôle, nous l’avons dit dès le départ, n’est pas de prendre position pour l’une ou pour l’autre formation, mais d’analyser froidement les situations, pour que les lecteurs puissent faire des choix éclairés, quand vient le temps d’exercer leurs prérogatives de citoyens. En somme, nous prenons position pour le pays et son peuple, pour une patrie meurtrie, non pour la formation au pouvoir. Mais il faut du même souffle reconnaître que l’on ne peut pas systématiquement diaboliser le parti aux commandes et paralyser systématiquement ses projets, au risque de provoquer le chaos, et en même temps prétendre servir le peuple burundais. Nous avons dit sur ce site que si le système CNDD-FDD s’effondrait, tout me monde serait gagnant, sauf le peuple burundais.

Au-delà des discours convenus

Dans l’optique d’éclairer la lanterne des citoyens de notre République, nous avons cherché à savoir, au-delà des discours convenus et du brouhaha médiatique qui attribue toujours tous les torts au parti aux commandes, ce qu’il y avait à l’origine du blocage actuel de la chambre basse du Parlement burundais. Il nous semblait en effet que les analystes pressés faisaient l’économie d’une recherche et d’une réflexion plus approfondies sur le système politique en général, tous partis confondus. Il nous a fallu faire un travail patient de collecte de l’information auprès des sources crédibles dans la capitale burundaise et à l’étranger. Cet éditorial est le résultat de ces recherches.

Il existe une constante en politique : à un moment ou à un autre, tous les partis se débarrassent de certains de leurs membres, surtout s’ils se rendent compte qu’ils les ont nommés à des postes qui requièrent d’eux un plus grand sens de l’État. Je ne sais pas si l’Histoire me contredira ou me donnera raison, mais j’ai déjà dit dans un autre texte que, même si j’ai salué la décision courageuse qu’elle a prise de démissionner de la Vice-présidence de la République, j’estime que Mme Nzomukunda n’a ni le sens de l’État, ni la capacité de jugement susceptibles d’en faire une personnalité d’un si haut rang. Je comprends donc que le parti ait voulu mettre fin à son mandat comme vice-présidente de l’Assemblée nationale. Tous les partis normalement constitués, et dont certains membres versent à son sujet des larmes de crocodile, en auraient fait autant, mais peut-être pas de la même manière, en pareille circonstance.

Derrière le légalisme affiché, un agenda troublant !

Mais la question politique de cette destitution rencontre inévitablement la question juridique de la légalité de la procédure. Et c’est là que les autres partis, hypocritement, brandissent la menace de paralyser toutes les institutions si la légalité n’est pas respectée. J’étais moi aussi, malgré ce que je pense de la stature de Mme Nzomukunda, profondément attaché au respect de la légalité. Mais j’étais tout aussi profondément intrigué par la réaction des autres partenaires de ce qu’il faut bien appeler une coalition au pouvoir à Bujumbura, surtout au regard de l’exploitation éhontée qu’ils ont fait de la destitution de Mme Nzomukunda.

Les partis qui réclament à cor et à cri le respect du règlement d’ordre intérieur de l’Assemblée nationale ne sont pas aussi inconditionnellement attachés à la légalité. On se souvient avec quelles méthodes machiavéliques le parti UPRONA a arraché au FRODEBU, l’un après l’autre, les différents pouvoirs que lui avaient octroyés les urnes de Juin 1993. Les ténors de ce parti disaient au FRODEBU qu’ils s’emploieraient à démolir systématiquement ce que le parti vainqueur des élections de juin 1993 tenterait fébrilement de construire. Cette entreprise de sape systématique a culminé dans la récupération complète du pouvoir par le coup d’État de Juillet 1996. Quelles que soient ses nombreuses turpitudes, le parti présidentiel n’a donc pas de leçons à recevoir de la poignée d’élus de l’UPRONA qui siègent à Kigobe. Ce n’est pas par amour pour les lois de la République qu’ils ont paralysé la chambre basse du parlement, mais tout simplement pour tordre le bras aux élus, afin de récupérer encore des miettes du pouvoir qu’ils ont perdu d’abord en 1993, puis à l’occasion des différentes négociations qui ont reconfiguré le paysage politique burundais, puis enfin avec les élections de 2005.

L’autre partenaire du CNDD-FDD au pouvoir est le FRODEBU. J’ai donc fait des pieds et des mains pour comprendre ce qui se trame dans ce parti, ou plutôt à la tête de ce parti, au-delà des déclarations tonitruantes de son chef, reprises sans questionnement par les médias locaux et quelques sites Internet de la diaspora. Ce que j’ai finalement découvert donne froid au dos et m’a rendu optimiste… quant à l’avenir du pessimisme au Burundi.

Tout le monde se souvient en effet du dernier blocage qui a marqué l’Assemblée nationale jusqu’au 14 novembre 2007. Ce blocage a été dénoué par la nomination d’un nouveau gouvernement, qui respecte la lettre de la Constitution, au regard de la représentation au sein de l’exécutif des partis ayant une représentation conséquente au sein de l’Assemblée législative. Après s’être longtemps bouché les oreilles, le Président Pierre Nkurunziza a finalement nommé un gouvernement où siègent des membres du FRODEBU, dans les proportions stipulées par la loi. Dans la même foulée, le CNDD-FDD a aussi nommé, parmi les membres de ce parti et du parti UPRONA, des Ambassadeurs et des gouverneurs de province. Il a aussi réhabilité les administrateurs communaux membres du FRODEBU dont les mandats avaient été illégalement écourtés par des conflits téléguidés au sein des conseils communaux. Des conflits dont on comprend a posteriori les mobiles et les acteurs. Ne restaient plus que les nominations à la tête des sociétés paraétatiques, qui ne devaient pas tarder à intervenir.

Cela aurait sûrement suffi à calmer les ardeurs du parti, n’eût été la boulimie du pouvoir de certains de ses dirigeants, et pas seulement ceux qui sont visibles sur la scène politique. Car, en fin de compte, ce sont ceux qui sont dans les coulisses qui orchestrent tous les blocages, la direction officielle du parti se révélant incapable d’assumer son rôle politique en toute indépendance.

La volonté du CNFF-FDD d’évincer Alice Nzomukunda de son siège allait donner à la direction du FRODEBU l’occasion de bloquer encore une fois les institutions, pour réclamer encore et encore plus de pouvoir, au mépris de la volonté du peuple qui s’est exprimée à travers les urnes de 2005. La direction du parti a d’abord intimé au groupe parlementaire de cette formation l’ordre de boycotter les travaux de l’Assemblée, pour tordre le bras au CNDD-FDD, qui n’a pas la majorité à l’Assemblée nationale, dans l’optique de monnayer son soutien au remplacement d’Alice Nzomukunda. Certains au sein de cette formation auraient même fantasmé sur la possibilité de reprendre la tête de l’Assemblée nationale. Selon la direction du parti, l’arrêt de la participation du groupe parlementaire FRODEBU devait courir jusqu’au remplacement d’Alice Nzomukunda, un remplacement qui devait se faire en suivant le règlement d’ordre intérieur de l’Assemblée. Une véritable fatwa a donc été adressée aux parlementaires, pour que, de gré ou de force, ils continuent à participer à ce boycott, malgré la perception que pouvait susciter au sein de la population une telle politique de la chaise vide de la part de parlementaires unanimement perçus comme des enfants gâtés, dans un pays appauvri par plus d’une décennie de guerre civile.

En réalité, derrière le légalisme affiché par le parti, le dirigeant de cette formation, Léonce Ngendakumana, négociait dans les coulisses avec le président du CNDD-FDD, qu’une presse paresseuse rend responsable de tous les maux. Le Président du FRODEBU demandait en substance au Président du CNDD-FDD de nommer une femme tutsie en remplacement d’Alice Nzomukunda, afin que les deux vice-présidences soient occupées par des tutsis et que, de ce fait même, Kiganahe Didace, qui est tutsi du FRODEBU, soit éjecté de son siège de vice-président. Il proposait aussi d’aider le CNDD-FDD, le cas échéant, à éjecter le président de l’Assemblée nationale, Pie Ntavyohanyuma, de son siège à la tête de l’institition. Léonce Ngendakyumana proposait du même souffle à l’autre Ngendakumana d’éjecter Ntavyohanyuma pour prendre sa place, ce que Jérémie Ngendakumana a refusé.

Le plan de la direction du FRODEBU allait en effet au-delà de ces changements de titulaires pour les postes convoités de l’Assemblée nationale. Il semble que le FRODEBU ait visé de remplacer Kiganahe Didace par l’ancien vice-président du Sénat, Pierre Claver Nahimana. Ce dernier avait comme mission, une fois installé dans son fauteuil, de paralyser le bureau de l’Assemblée nationale, jusqu’à la mise au rancart de ce bureau. Alice Nzomukunda devait alors, au final, être propulsée à la tête d’une Assemblée dont le premier vice-président aurait été nul autre que… Pierre Claver Nahimana.

Une fois ce coup d’État réussi à l’Assemblée nationale, la Commission chargée d’analyser les conditions de la vente de l’avion présidentiel devait être dissoute pour faire place à une autre nommée par la nouvelle direction de l’Assemblée, avec la mission de faire porter au président de la République l’entière responsabilité de la vente illégale du fameux avion présidentiel Falcon 50. Le but ultime de ces manœuvres était de crier aussitôt après à la haute trahison, de procéder à l’impeachment, la destitution du Président de la République et de nommer la Présidente de l’Assemblée, Alice Nzomukunda, comme Présidente a.i. en attendant de nouvelles élections. La boucle aurait ainsi été bouclée : le Vice-président de l’Assemblée, Pierre-Claver Nahimana, aurait alors accédé à la tête de l’Assemblée nationale, une assemblée que l’élection de 2005 a voulue majoritairement CNDD-FDD, et que le FRODEBU aurait ainsi réussi à kidnapper politiquement.

Echec et mat !

L’argumentation du Président du CNDD-FDD, qui n’a pas voulu mettre le doigt dans cet engrenage fatal, tient en quelques mots, qui ont été exprimés sans aucune ambiguïté. Le parti présidentiel n’entendait pas jouer le jeu du FRODEBU. « Si vous voulez éjecter Kiganahe de son siège, il faut assumer vous-même l’entièreté de la démarche. Ne comptez pas sur un coup de main du CNDD-FDD », aurait dit Ngendakumana du CNDD-FDD à son homonyme du FRODEBU. Si nous voulons éjecter quelqu’un de son siège au sein de notre formation, nous ne sollicitons pas l’appui d’une tierce partie : nous réglons le problème à l’interne.

Léonce Ngendakumana, qui n’a donc pas réussi à gagner la première manche de son plan de match, a pourtant fait pression sur les parlementaires du FRODEBU pour que continue le blocage, afin de contraindre le parti présidentiel à accepter son offre. Les petits partis représentés à l’Assemblée nationale, mais sans une masse critique de députés pour paralyser eux-mêmes les institutions, ont saisi l’occasion offerte par le FRODEBU pour nouer avec lui des alliances contre-nature, afin de régler leurs propres comptes avec le parti au pouvoir.

Après un mois de bras de fer, alors que les médias, la société civile ainsi que tous les partenaires du Burundi, fatigués, décriaient cette paralysie des institutions, des parlementaires de tous les horizons ont décidé que la coupe était pleine et qu’il fallait absolument envisager une sortie de la crise : le pays tout entier ne pouvait pas être paralysé pour servir l’agenda et les intérêts d’une personne, fût-elle le président du principal parti d’opposition.

Quand les travaux de l’Assemblée ont repris, notamment en raison de la défection des membres du groupe parlementaire FRODEBU, écoeurés par le comportement du président de leur formation, et le flou artistique qui entourait sa stratégie, la mesure de suspension est tombée comme un couperet, mais nombre d’entre eux s’y attendaient et n’en avaient cure ! On se demande qui, du président de la formation ou des membres dissidents, est plus fidèle à l’idéologie du parti ainsi qu’à l’héritage de Melchior Ndadaye et peut donc suspendre les autres sous prétexte qu’ils ne suivent pas la discipline définie au sein de la formation.

L’homme qui voulait être roi

Au fond, ce qui paralyse le FRODEBU, c’est aussi et surtout la présence pesante de l’ancien président de la République, Domitien Ndayizeye et de la clique qu’il avait instrumentalisée quand, dans un délire que l’on peut difficilement comprendre – et que nous avons dénoncé sur ce site - il voulait modifier la Constitution pour se présenter à l’élection présidentielle de 2005, malgré l’interdiction formelle de cette éventualité, par l’esprit et la lettre des accords d’Arusha. Ces hommes et ces femmes, au service de ses ambitions présidentielles, passées et futures, ont été nommés au bureau exécutif du parti, lors du dernier congrès du FRODEBU, que cet homme a financé avec ses propres fonds à la condition expresse qu’il puisse précisément placer ses pions au sein de l’exécutif du parti. Depuis, le président du parti est pris en tenaille, entre les ambitions de cet homme et de sa clique et les membres du parti qui, en cette année 1993, avaient placé leur confiance dans le parti de Ndadaye. Et ces hommes et ces femmes, dont l’ensemble du Burundi partage l’exaspération par rapport à la classe politique, attendent impatiemment que le bon sens fasse son retour dans les têtes des dirigeants du parti FRODEBU. Et que cesse cette situation où nous sommes tous pris en otages pour servir les ambitions d’une poignée d’arrivistes.

Un peuple otage d’une poignée d’arrivistes multimillionnaires

Cette analyse, bien évidemment, ne dédouane pas le CNDD-FDD de ses propres responsabilités dans le gâchis qu’est devenue la vie politique nationale. Ni l’UPRONA avec ses nostalgiques, pris de vertige à l’idée qu’ils ne peuvent plus faire et défaire les institutions à leur guise. Mais il importe d‘identifier les responsabilités des uns et des autres, dans la dynamique politique actuelle, au lieu de systématiquement attribuer les torts au parti aux commandes. Le marigot politique burundais compte plus d’un crocodile !

Plutôt que de s’obstiner à paralyser complètement l’action de l’exécutif et du législatif, ce qui est une façon bien radicale de concevoir le rôle de l’opposition parlementaire, le FRODEBU serait plus avisé de laisser aux vainqueurs de l’élection de 2005 l’opportunité de gouverner, pour qu’ils soient jugés sur leur bilan en 2010. En dehors de cette logique, le CNDD-FDD pourra, comme je l’ai écrit ailleurs, brandir l’argument que non seulement le FRODEBU était au gouvernement, mais encore qu’il s’est employé – comme l’UPRONA d’hier, à saboter systématiquement l’action gouvernementale. Et il se présentera en 2010 comme une victime, sollicitant une deuxième chance de faire une première impression, plutôt que d’assumer un bilan qui sera bien maigre, pour ne pas dire désastreux.

Cela étant dit, il ne faudrait surtout pas confondre le membership du FRODEBU, qui est national, avec son leadership (quelle pénurie de mots !), localisé essentiellement à Bujumbura. Mais la stratégie du leadership du parti qui consiste à systématiquement dynamiter tout ce que fait le CNDD-FDD, pour justifier son retour aux affaires, se révèlera contre-productive et risque d’aliéner le parti à ses membres, fatigués des intrigues des salons de Bujumbura. Cette stratégie pourrait avoir comme conséquence de le décrébililiser auprès de l’électorat et de diminuer par le fait même, de façon drastique, sa repré