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L'Extrême-Droite Burundaise
AGNews,2002,
Bilal Luqman.
Index
:
-
Introduction
-
La
poussée de l'Extrême-Droite
-
Le
retour des réfugiés
-
La
politique de favoritisme envers le Tutsi
-
Emploi
-
Ordre
social
-
Le
contexte
-
Face
à la crise
-
Le
réseau d'influence
-
Panorama
des groupes d'extrémistes
-
La
violence, les attentats, les complots
-
Recruter
les jeunes
-
L'inquiétude
-
Les
mesures à prendre
-
Documentation
...
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I.Introduction
| Menu
Depuis quelques
années, nous assistons à une sorte de mutation dans la société
burundaise. Le Burundi est un des pays les plus pauvres de la
planète. Une fois la colonisation déchue, l'indépendance vint prendre
le pas. Les guerres d'influence dues notamment à la Guerre Froide
installèrent une dictature militaire au Burundi. Ce sera le
début d'une ère nouvelle pour une petite clique
qui pour s'assurer à
long terme le pouvoir au Burundi va promouvoir un plan de meurtres à
grandes échelles (ou génocides à comptes gouttes). A cette fin,
la clique va réveillé les esprits tribals, claniques, ethniques et
régionales. De cette politique va naître d'une manière
structurée au sein de la société burundaise: la haine entre la
population.
AGnews attire
l'attention sur l' Extrême-Droite Burundaise (EDB) qui comme toutes les
Extrêmes-Droite du monde se comporte comme une pieuvre. Elle
ronge la société jusqu'en son sein. Il est demandé à la
société burundaise d'être vigilent.
Le Tribalisme, la Xénophobie , le Fascisme ou autres formes
d'intégrismes sont à combattre pour permettre un Burundi
démocratique.
Voici ce que
pensent certains burundais sur les questions de l'Extrême-Droite
,du Tribalisme et des Camps de
Concentrations au Burundi. Il
s'agit d'extraits d'interviews de 5 personnalités
différentes. L'échantillon se compose d'une femme et d'un homme de la
société civile , d' un politicien de l'opposition Burundaise , d'un
écrivain engagé et d'une personne d'âge avancé (ex-militant
politique) :
1/ Mme
Alice NZOMUKUNDA, porte-parole du RAFEBU, de retour de Makamba.
A MAKAMBA, parle t'on
de l' Extrême-Droite Burundaise (EDB) ? Parle t'on du leader du
PA Amasekanya libéré la semaine dernière ?
A.N.: Cet homme
"Diodème" exprime un "extrémisme des Tutsi".
C'est dommage que des gens de cette nature existe. Ce sont des gens
qu'il faut combattre. Mais ce que "Diodème" exprime, c'est
ce que certains ne disent pas tout haut. Les militaires par exemple
mettent en pratique ses idées. Je voudrais que le monde ne prête pas
attention à ce qu'il raconte. "Diodème" a un
"mouvement exclusif" tandis que le CNDD-FDD est pour tout le
monde.
Vous qui vivez en
Europe, voyez-vous une similitude entre ces mouvements de la société
civile tels " PA Amasekanya" et "AC Génocide"
noyautés par l'UPRONA et le courant de Jean Marie le Pen en
France, le FRONT NATIONAL Français ?
A.N.: C'est
exactement cela. Eux, ils excluent non pas les "étrangers"
mais bien leur frère.
C'est un véritable
apartheid dès lors ?!
A.N.: Oui, si l'on
veut. Eux, "ils s'imaginent qu'ils peuvent vivre dans le Burundi
seuls". Depuis 1993,après la victoire de NDADAYE, un brin de
vent "xénophobe" a emporté les partisans de
l'ancienne classe dirigeante. La peur du lendemain, le système n'était
plus réellement en leur pouvoir. Le gâteau désormais se
partageait... C'est là que naissent ces courants d'Extrême Droite
autour de l'UPRONA. Ils ne savent pas que le système démocratique
est un système pour tous. Il suffit de voir l'Occident
aujourd'hui. "Je leur demanderai de penser plutôt à une
nouvelle politique et d'accepter de partager avec tout le monde. Il ne
faut pas exclure".
2/ Le
Commissaire à l'information et à la communication, M. Onésime
Nduwimana.
Le CNDD-FDD est un mouvement
contre l' "Extrême Droite" et ses idées. "L'Extrême
Droite Burundaise"(EDB) pourrait se définir comme étant
l'état d'esprit de gens (citoyens Burundais),organisés, ayant "un esprit sans partage" pouvant conduire
jusqu' à l'élimination
physique de l'autre. Notons que le tribalisme au
Burundi est utilisé par certains
milieux politiques afin d'asseoir leur assise. Cela
est un "mal" anti-démocratique. La
clique au pouvoir depuis la 1ère République est un
mal pour le Burundi. Les exemples sont : l'excuse
pour la répression légaliser de l'UPRONA (ex-parti
Unique)qu'est le "Péril Hutu", le
plan "Simbananiye ou Muhirwa"; à cela est liée idéologiquement des
organisations tels les J.R.R, les SANS-ECHECS SANS DEFAITE,
AC-GENOCIDES, PA-AMASEKANYA , GARDIENS DE LA PAIX etc.
Ce qui est ignoble pour ces
organisations satellites de l'Extrême Droite burundaise, c'est de
voir que ce sont des intellectuels qui les représentent comme des
professeurs d'Université, des ingénieurs ...C'est un véritable
problème. Tout cela est l'oeuvre de "cette
clique politico-militaire ( de Hima de Bururi)" au pouvoir
depuis 1966; comme le gâteau du Burundi est petit, très petit...
Tout prétendant au pouvoir doit être éliminer. Le
plan Simbananiye, encore en cours, consiste à réduire la
population Hutu du Burundi (85%) à celle du nombre de
Tutsi(14%). On parle de
"Génocide à comptes gouttes". L'esprit de
partage est inexistant chez ces gens- là.
Que pensez-vous des
"Camps de regroupement" ou IDPS (politique initiée
par Buyoya depuis 1997 )? Vous! Vous les appelez, ainsi que Mandela
d'ailleurs, "Camps
de concentration" ? Rappelons que près de 600 000
citoyens du Burundi (principalement des HUTU) sont concernées...
O.N.: Ce sont de véritables
mouroirs... Pour le gouvernement en place, il assure que c'est la
seule manière de combattre efficacement la rébellion. Mais en
réalité,
c'est le "Génocide
à comptes gouttes" qui continue. Depuis 1997, cette
politique de regroupement existe mais nous sommes toujours là.
3/ M.
KUBWAYO Félix, Président du SAB, Synergie Africaine en Belgique..
Venons
en un peu à votre pays d'origine... Vous, militant de la Société
Civile, comment analysez vous la situation sociale au Burundi ?
F.K.: Il y a
deux critères à retenir ?
D'abord, il est
pratiquement impossible qu'une Société Civile se développe dans un
Etat totalitaire. Or le Burundi, depuis 1965 à aujourd'hui (excepté la période de 3 mois sous
NDADAYE, en 1993), vit sous la dictature. Nous ne sommes pas dans un ETAT DE
DROIT.
Deuxième
critères,
le phénomène de la Société Civile, comme on le dit en Flamand
"Zelf Organisaties". Ce sont des associations qui naissent
d'elles même. Elles ne sont pas stimulés par le Pouvoir.
Or si on regarde
au Burundi, que ce soit le PA-Amasekanya
ou Puissance d’Autodéfense «Amasekanya », l'
AC-GENOCIDE
Cirimoso + (Ramifications), la J.R.R.
OR Rwagasore Revolutionary Youth, la Coalition contre la dictature
OR Coalition against Dictatorship, SOJEDEM (Solidarité de la jeunesse
pour la défense des minorités), l' U.F.B. (Union des femmes
Burundaises. OR Burundian Women's Union), le Réseau International des
Associations qui luttent contre l’idéologie du génocide au Burundi
,les
Gardiens de la paix , les Sans
échecs & sans défaites
Etc.
Elles
sont toutes stimulées par le pouvoir en place ou les partis
politiques , issues du Parti Uprona, qui soutiennent la Dictature
depuis que le Burundi est indépendant.
Ce ne sont pas des structures
réalisées par les citoyens, ce sont plutôt des para-étatiques, des
milices privées, ou apparentés au Pouvoir. On ne peut parler
de Société Civile.
La Société Civile par
essence est un mouvement de citoyens qui naît spontanément en
fonction d'intérêts divers pour un bien commun. Au
Burundi, nous avons plutôt des organisations qui soutiennent
une "idéologie du pouvoir", une" idéologie de
domination", une "idéologie de dénie de démocratie".
Là, on ne peut pas parler de "Société Civile" comme on le
ferait dans des ÉTATS DE DROIT.
Ancien
membre actif, auprès d'Amnesty International, que pensez-vous du
paradoxe des ONG's (organisations non gouvernementales) autour de
la problématique des Camps
de Concentrations au Burundi ?
F.K.: A travers le monde, la
conscience est à géométrie variable. Vous avez observé, il y a
peu, les deux avions qui se sont percutés en Allemagne. Ce fut une
catastrophe que ce soit en Allemagne, en Belgique, en Suisse ou encore
en Russie. Mais au Burundi, ce sont 600 000 personnes concernées
(soit environ 10% de la population burundaise); vivant dans des "camps
de concentrations" que l'on a déjà vu sous d'autres cieux, sous
d'autres régimes, et visiblement cela ne soulève pas l'opprobre,
l'indignation aux yeux du monde. Évidemment, on dira que les
humanitaires si elles ne sont pas là, la situation risque d'être
encore pire parce qu'il n'y aura pas de témoins. Mais je me rends
compte tout de même que certains s'en accommodent. Et là, c'est révoltant
!
4/ M.
RUSHISHIKARA Gérard, ex-secrétaire générale du "SOLIDARITE
BURUNDI" et président du mythique parti politique
TABARA
Comment définissez-vous
le tribalisme des Barundi ?
R.G.: Le
Tribalisme des Barundi, instauré à l'aube de l'instauration de la République
se définit comme suit : les TUTSI vont plutôt vers une
tendance idéologique libérale tandis que les HUTU vont vers
une tendance Chrétienne. Ni les Chrétiens ni les Libéraux ne
sont tribalistes. Mais il n'y a pas de mélange à ce niveau. J'ai une
anecdote la dessus.
En Belgique, il y avait une
maison que l'on appelait " la Mésaf" (La maison
africaine). Là, tous les étudiants africains qui arrivaient en
Belgique y étaient envoyés. Pour les Barundi par
exemple, on avait une personne qui nous recevait et
assurait d'une certaine manière - notre service social -.
Figurez-vous que ,nous , nous avions un responsable social
Belge pour les HUTU et un autre pour les TUTSI. Deux bureaux
différents. Pas d'amalgame possible. Nous étions là
divisée sur base idéologique et ethnique. Le tribalisme
se trouve à ce niveau. Il est entretenu.
L'Extrême-Droite Burundaise
(EDB) se manifeste disons à partir de 1993 au
Burundi, avec les milices telles les Sans Échecs Sans défaites,
Sojedem etc. La situation devient grave. L'insécurité règne.
L'Extrême droite est entretenue par l'Armée burundaise
qui est politico-militaire. L'Uprona
est concerné (Buyoya)mais aussi le PARENA (Bagaza).
Attention la haine n'est pas une idéologie, c'est un sentiment.
L'idéologie, c'est comme je l'ai dis plus haut. Elle est structurée
mentalement. En France, un homme comme Le PEN a une idéologie.
En Chili ,du temps de Pinochet, l'armée avait créée des milices
d'extrême droite, comme on a au Burundi. Buyoya , après son
putsch en 1996, intègre ces jeunes " Sans Échecs Sans défaites"
dans l'armée nationale, son armée.
Que pensez-vous des
"Camps de regroupement" ou IDPS (politique initiée
par Buyoya depuis 1997 )? Vous! Vous les appelez, ainsi que Mandela
d'ailleurs, "Camps
de concentration" ? Rappelons que près de 600 000
citoyens du Burundi (principalement des HUTU) sont concernées.
R.G: C'est
un drame humain. Empêcher quelqu'un de vivre dans ses terrains et
ensuite le faire vivre ailleurs dans des conditions inhumaines où il
est humilié. Il n'est plus un homme. Il n'est plus une père de
famille. Il vit de mendicité.Et la mendicité qu'on ne lui
donne même pas !
Buyoya ne peut se prétendre
un chef d'État. Le plus intrigant, c'est le parti FRODEBU qui
ose participer au pouvoir d'ARUSHA sans résoudre cette question. Ils
ont même le toupé d'aller chercher les réfugiés Barundi et
de leur demander de rentrer au pays.
Non! Être réfugié
dans son propre pays ! Il faut lutter sur le plan politique pour
élucider ce problème. Que tous les Barundi soient conscients que ces
camps de concentrations doivent être démantelés.
5/ Interview
de M. SINDAYIGAYA Jean-Marie, "Homme politique et Homme d'écriture".
Le tribalisme, au
Burundi, comment le vivons nous ?
S.J-M.: Le tribalisme ... Non
seulement au Burundi on a des esprits régionalistes mais il y a
aussi des clans. Le tribalisme est une réalité. Mais, c'est dommage
que le problème ethnique occulte tout le reste. En 1971, on a eu un
problème entre Tutsi, les Banyaruguru et les Hima. C'était un problème
sérieux. Mais au sein des Hutu aussi, on a du régionalisme. On
le sait et on le voit. Mais, le simple régionalisme-voisinage
est positif. Par exemple, je ne peux pas ignorer le sort
de mon voisin hutu ou tutsi et prétendre résoudre le problème de
quelqu'un se trouvant à l'autre bout du pays. C'est quand on
commence à privatiser l'Etat que le régionalisme devient une
nuisance extrême. Et dès que le problème ethnique
perd de son acuité, il y a résurgence des autres tares dont le
clanisme. Il y a des clans qui se disent supérieurs aux autres.
Les gens, à défaut de pouvoir défendre
un projet politique, chacun s'installe et prend les alliances, là où
il peut. Tous les moyens sont bons. C'est une dynamique
socio-politique inévitable dès que l'arène met en scène des
groupuscules pensant intérêts sectaires et non intérêt collectif
national. Ce manque de vision devient même obscurantisme. Le
tribalisme devient un comportement délirant.
Par exemple:
a.) A Bujumbura
certains bistrots étaient tenus par des Tutsi méprisants
auxquels vous demandiez une bière et qui vous la refusaient
uniquement parce que vous êtes Hutu ou un Tutsi qui ne leur plaît
pas. Pour ces gens, l'argent a une ethnie. Ce comportement de la
part d'un commerçant est purement et simplement paranoïaque. Moi
je croyais plutôt que pour embêter les Hutu ou les Tutsi il fallait
leur faire tout dépenser afin qu'ils n'aient plus un seul sou!
b.) Tu vas au marché, tu
demandes "la banane coûte combien ?" et on te répond
"elle est vendue".
c.) Vous avez des
qualifications et vous avez des noms qui sonnent mal ou un visage qui
ne plaît pas. Vous vous présentez pour avoir du travail et on vous
dit: "la place vient d'être prise".
Cela tu peux le trouver aussi bien
chez les Hutu que chez les Tutsi.
Y -a -t'il une "Extrême-Droite
Burundaise"(EDB) ? Existe t'elle ?
S.J-M.: C'est un sujet très délicat.
Une chose est certaine: celui qui s'aventure à en parler
rationnellement se retrouve entouré par rien que des ennemis. Comme
j'en ai l'habitude d'être pris par certains pour un inconscient, je
vais m'y aventurer. Une parenthèse : quand j'ai écrit à Bujumbura
« Sortir de la violence au Burundi » en critiquant le parti unique
seul maître à bord et en taxant l'armée burundaise de quasi
mono-ethnique, quelqu'un m'a dit que la Sûreté n'a pas osé m'arrêter
parce qu'on m'a pris pour un fou. Mais la vérité est que quand la Sûreté
se préparait à m'empoigner, c'est un dignitaire de ce même parti
unique qui a intervenu pour leur dire qu'il y avait du vrai dans l'écrit
et que m'empoigner aurait l'effet contraire de celui recherché.
Je vais m'exprimer sans détours. Au
Burundi il n'y a pas d'Extrême Droite ni d'extrême quoi que ce soit..
Il y a juste des Burundais qui, pour
se mettre en évidence afin de se hisser au pouvoir ou de s'y
maintenir ne reculent devant aucune recette y compris la plus
criminelle. Quand on parle des Nazis, je n'ai jamais entendu que l'un
des tenants de cette idéologie tels que Goering ou Himmler aient
adopté des attitudes fluctuantes envers les Juifs et les autres
peuples qu'ils disaient inférieurs. Au Burundi des camps se
traitent mutuellement de génocidaires. Ils prennent l'opinion comme
faite rien que d'imbéciles. Quand Mukasi traite Minani et d'autres de
génocidaires, est-ce aujourd'hui qu'il apprend leur existence ? Quand
il y eut les négociations de partage du pouvoir en 1994, Mukasi n'a
pas refusé de s'asseoir à côté des cadres du FRODEBU qu'il traite
aujourd'hui de génocidaires. Mais parce que la distribution des
postes qui a suivi les négociations ne se déroula pas comme lui le
souhaitait il a changé le fusil d'épaule et il a commencé à voir
des génocidaires. Bien plus il y a des choses que les Burundais
ignorent encore mais elles seront dites le moment venu.
Quand Buyoya est revenu au pouvoir le 25 juillet 1996, Mukasi l'a
aussitôt pris en chasse quelques mois après la mise en place des
organes du pouvoir Buyoya. Savez-vous pourquoi ? Pour la raison que je
vous ai donnée en amont. Je continue. Dernièrement on a rappelé sur
les sites Internet au Député Ngenzebuhoro, alors Président du
Groupe UPRONA qu'il avait sorti une déclaration de son Groupe où il
accusait Minani d'avoir lancé le « Génocide "des Tutsi"
sur Radio Kigali. Dites-moi comment le même Ngenzebuhoro est assis à
la droite du même Minani à l'Assemblée Nationale ? Ou il a menti ou
alors il tolère des génocidaires. Restons toujours dans le cas
de ceux que les Hutu appellent les extrémistes tutsi. Parlons de
Rutamucero Diomède, Président de PA-AMASEKANYA. Il en arrive même
à se vanter d'être au chômage depuis des années. Dans une
interview paru sur internet les lecteurs se souviennent que le
journaliste lui a fait remarquer que pour quelqu'un qui est au chômage
il menait un grand train de vie. Quand il n'est pas en prison il
voyage même là ou d'autres ingénieurs burundais hutu comme tutsi
n'ont pas la possibilité d'aller. Il est plus puissant que la majorité
des chefs des partis politiques et beaucoup sont tentés de le copier
pour survivre politiquement.
Tous ces gens détestent Buyoya parce qu'il jongle mieux qu'eux et
qu'il arrive à faire marcher tout le monde ou presque. Dans le camp
d'en face la situation est aussi grotesque. Quand nous étions à
Arusha, Domitien Ndayizeye était de ceux qui critiquaient les méthodes
de l'armée pour avoir lui même été malmené et frappé. Mais voilà
donc que hissé au sommet c'est lui qui va à l'État Major féliciter
l'armée qu'elle fait du bon travail. Il est le seul à croire que ces
officiers le croient. Quand il était au pouvoir, Ntibantunganya a
ouvertement dit que c'est lui qui envoyait l'armée en opérations
quand on lui demanda de s'expliquer sur des massacres commis en
Province Kayanza si mes souvenirs sont bons. Peu après ces mêmes
militaires le chassaient l'obligeant à se réfugier à l'Ambassade
des USA. Diplomatiquement il y a effectué une visite de courtoisie.
Quand Ntibantunganya commettait des erreurs, certains Hutu disaient «
Soyez cléments envers notre petit Hutu ». En ce qui me concerne si
un Hutu me coupe un bras, je ne lui présenterai pas l'autre.
Uniquement parce qu'il est Hutu comme moi. Qui est extrémiste
et qui ne l'est pas. Tous ceux qui crient aux génocidaires et autres
criminels étaient hier à leurs côtés ou y seront demain et
changeront de bout en bout de discours. Il n'y a donc pas d'idéologie
véritablement extrémiste au Burundi. Une idéologie, quand on en a
une, est quelque chose qu'on n'abandonne pas au vestiaire du jour au
lendemain et qu'on récupère à volonté.
Dans mon entendement il n'y a pas d'extrémisme de droite ou de gauche
au Burundi. Pour qu'on soit à droite ou à gauche il faut d'abord
avoir une idéologie. Mais on peut entendre par extrémisme de droite
les forces conservatrices du statu quo. Dans ce cas il faut toujours
prévenir. Parce que dans le monde actuel est de droite celui qui adhère
au système libéral. Et être libéral n'est pas synonyme d'être
conservateur au sens des changements qu'on veut imprimer à la société.
Celui qui projette le libéralisme dans un pays séculairement, géré
comme un système socialiste, n'est pas conservateur, mais réformateur.
Pour mieux comprendre, il faut
aller à la genèse de ces milices. Le pays a connu réellement des
massacres à grande échelle. Je suis entrain de faire un travail
là dessus. Prenons comme exemple la province de KARUZI qui n'était
pas très peuplée. Selon des chiffres approximatifs, car ce n'est pas
de la comptabilité des morts qui fait le constat, c'est réellement
l'horreur. Il y a eu plus de douze mille Tutsi tués et plus de douze
mille Hutu tués dans KARUZI. La seule petite province de KARUZI qui
n'était pas déjà très peuplée.
En quelques trois mois pas plus ! Lorsque vous avez des morts à
ce rythme cela génère beaucoup de chose. Il y a par exemple des
groupes de déplacés Tutsi qui s'organisaient pour aller se faire
justice. Et cela, c'est un cercle de violence continu. Il y a d'autres
qui prétendent défendre les Tutsi alors qu'ils font tout cela
uniquement pour se positionner afin qu'un jour ils puissent conquérir
le pouvoir en disant: "Moi je défendais les Tutsi". Alors
qu'il n'en était rien. Ce sont des actions politiques.
Ces mouvements d'extrémistes burundais n'ont rien à voir avec les
mouvements extrémistes d'Europe que l'on connaît. Les mouvements
extrémistes d'Europe ont une idéologie. Ils sont de droite. Au
Burundi, les milices sont ni de droite ni de gauche. Elles sont
ethniques. Lorsque l'on dit que ce sont des milices d'extrême droite,
on peut le dire à condition de préciser qu'on parle de
conservatisme. Lorsqu'en Europe, on dit que vous êtes de droite;
c'est que vous êtes plutôt libéral. Si vous êtes d'Extrême Droite
alors vous êtes fasciste. Les milices extrémistes au Burundi ne se définissent
pas par une idéologie politique extrémiste. Elles recourent à des
amalgames opportunistes. Et l'opportunisme est une recette mais pas
une idéologie. Au Burundi, les politiciens qui inspirent voir
créent ces milices, ne sont eux-mêmes ni à droite ni à
gauche. Ils sont uniquement là d'où ils peuvent louvoyer. Les partis
politiques au Burundi pourraient être supprimés que cela ne
changerait rien. Vous entendrez souvent des politiciens qui
disent des choses qui n'ont rien à voir avec ce qui est inscrit dans
la Charte de leur parti. Ce n'est pas leur problème. Et c'est cela
qui est gênant.
Il faut qu'au Burundi les
gens qui veulent réellement parler politique, qu'ils parlent de
"projet de société" ou de vie collective. Quand on parle
de vie collective, c'est toute une société. Une société ne change
pas du jour au lendemain. Elle ne change pas de cap en une journée.
Elle se meut sur base de projets durables. On manque encore
cruellement de tels projets.
Que
pensez-vous des "Camps de regroupement" ou IDPS
(politique initiée par Buyoya depuis 1997 )? Vous! Vous les appelez,
ainsi que Mandela d'ailleurs, "Camps
de concentration" ? Rappelons que près de 600 000
citoyens du Burundi (principalement des HUTU) sont concernées.
S.J-M.: Le régime Buyoya a pris en
otage la population prétextant que c'est pour accélérer la fin de
la guerre il y a six ans. Il s'agit d'un crime contre l'humanité dont
les responsables devront répondre. Les Organisations de défense des
droits de l'homme et même le Département d'Etat américain ont dénoncé
en vain ces pratiques absolument inhumaines. Mais ici il faut faire
une mise au point. Sont aussi punissables que ceux qui ont commis les
crimes ceux qui détiennent des moyens d'agir et qui laissent faire.
Ce n'est donc pas Buyoya seul qui devra en répondre. La Convention
pertinente précise bien que sont également punissables ceux qui ont
les moyens d'agir et qui laissent faire. Que ces camps
aient tant duré n'est pas l'oeuvre du seul Buyoya et de son système
auquel certains appartiennent en feignant de ne pas le savoir. Quand
vous soutenez quelqu'un vous êtes aussi comptable que lui de ses
actes. Etienne de La Boétie disait: "Du tyran. Ne le soutenez
point. Il tombera tout seul comme un colosse qui a perdu ses pieds
". Un système dure par les soutiens qu'il reçoit. Et à la cour
les courtisans sont pires que le roi.
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II.
La poussée de l'Extrême-Droite
au Burundi (EDB).
| Menu
Disons
que la date à retenir au Burundi reste 1972. L'armée avec
la complicité de son gouvernement et de certaines organisations comme
la JRR ont en moins de deux mois massacré 10% de la
population burundaise. C'est ce que LEMARCHAND a appelé le "GENOCIDE
SELECTIF". La plupart des victimes étaient majoritairement de
l'ethnie Hutu. Mais certains de l'ethnie Tutsi qui n'était pas du clan
de la clique au pouvoir ont été aussi massacrés.
La
haine du HUTU ou du TUTSI qui n'appartient pas à la clique sera
entretenu pour le parti unique UPRONA jusqu'en 1993.
En
réponse à cette haine du Tutsi envers le Hutu naîtra plus tard en
Tanzanie le PALIPEHUTU. Une organisation ségrégationiste où seules
les Hutu pouront être membres.
En
1993, Melchior NDADAYE ( du FRODEBU) est élu lors des premiers
élections démocratiques face à Buyoya (de l'UPRONA). Tout
le réseau de la classe dirigeante déchue est surprise. L'UPRONA ne
l'entend pas de cette oreille.
Les gens de la clique au pouvoir
depuis l'indépendance relancent tout leur réseau d'influence afin de
terroriser la population. Certaines milices se mettent en actions.
Pour cause, certains membres de la classe dirigeante d'hier se
retrouve sans emploi. Du jour au lendemain, l'"ancien pauvre"
accède à la place de l'"ancien riche".
C'est
ce scrutin qui va faire apparaître l'image réelle de l'
Extrême-droite burundaise. L' UPRONA du Major BUYOYA
et le PARENA de
son cousin BAGAZA sont les structures idéologiques de ce courant.
En
Octobre 1993, le Président NDADAYE est assassiné par une groupe
politico-militaire. Ce sont notamment des membres de l'UPRONA qui sont
responsables de cet acte. Des milices sont lancées dans les rues
pour terroriser ou massacrer des civils.
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III.
Le retour des réfugiés
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Depuis 1965 à nos
jours, plus d'un million de réfugiés burundais (en majorité des
HUTU) vivent à travers le monde. A peu près 500 000 vivent en
Tanzanie dans les camps de réfugiés. (NB: Situation
des réfugiés Barundi en 1972 seulement dans les pays limitrophes.)
Le retour des
réfugiés au Burundi est un des problèmes qu'évoque l'Extrême-Droite
Burundaise (EDB).
Cette phobie des
réfugiés est une des causes qui ont poussé l'UPRONA a mettre en
oeuvre sa politique de
camps de regroupement ou (de camps de concentration) . Près d' un
dixième de la population burundaise vit dans ces camps internes. Ils
vivent dans une misère indescriptible. Ce sont des camps qui nous
rappellent les camps qu'ont connu les Européens pendant la
seconde guerre mondiale.
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|
IV.
La politique de favoritisme envers le Tutsi...
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La clique au pouvoir
entretient une politique
cliéntéliste. C'est d'abord le groupe. Il
n'est pas bon de naître HUTU au BURUNDI. Et si on est TUTSI, il
n'est pas bon d'être du NORD du pays.
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V.
Emploi
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Effectivement dans un
pays, où l'emploi reste encore le seul vestige de l'ETAT. Il
n'est pas étonnant de voir certains comportements de rejets de l'autre.
Surtout si la discrimination est entretenue par le pouvoir en place.
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VI.
Ordre social
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L'Uprona et le Parena
sont pour un syndicalisme contrôlé par l'Etat. Sinon pour ces
derniers, il risquerait
de torpiller la Nation. A cette fin, L'Uprona et le Parena
proposent un certain nombre
d'aménagements du droit de grève qui illustre bien leur volonté de
"rétablir l'ordre mais aussi(...) l'ordre social".
La
société civile burundaise est tournée autour de ces deux
mouvements politiques. Il faudrait que cela puisse changer un
jour car elle est devenue un instrument de propagande de l'idéologie
tribale, xénophobe et de haine. Ex. AC
Génocide tous les organises des rencontres entre Tutsi sur
"le
thème du Génocide des TUTSI".
|
VII.
Le contexte
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Peut-être aurait-on pu ignorer cette apparition au grand jour d'un courant extrémiste n'y voyant qu'une « réaction de mécontentement spécifiquement
Burundais » visant la démocratie, si, au même moment, une tendance ne s'était pas également développée dans d'autres pays, caractérisée par la vogue des groupuscules
d'Extrême-Droite et des idéaux
tribalistes ou fascistes.
|
| VIII.
Face à la crise
| Menu
Introduction.
Pour
mieux appréhender ce chapître, je conseille un lecture de ces trois
documents.
A)
Bref historique de l'idéologie raciste,tribale et xénophobe :
I.a)
Avant la colonisation : avant 1885
Les
Barundi sont un peuple xénophobe de nature, ce ne sont pas les
Rwandais, les Arabes et les colons Allemands qui le démentiront.
C'est pour cela que certains expliquent la cause de l'échec de
la plupart des tentatives de conquête qui ont eu lieu au Burundi.
l'enclavement du pays , n' y pas non plus pour rien. L'esprit
clanique existe aussi et provoque aussi un grain de sentiment xénophobe
entre autochtone. On peut parler d'un sentiment anti-étranger très
prononcé. On a peur de l'autre que l'on ne connaît pas. On ne se
livre pas facilement. C'est certainement notre culture. Ce n'est
pas du racisme face aux"Arabes" ou aux "Blancs",
c'est plutôt une peur de l'inconnu, l'autre. Surtout si ce dernier
est agressif et non pacifique.
I.b)
Pendant la colonisation : 1889 -1961
Entre barundi, il existe déjà
un "esprit tribal" comme je le décris plus haut.
Les
Allemands, puis les Belges vont eux amener le "racisme"
c'est à dire la différence entre des êtres humains de
couleurs (races) différentes; "noire - blanc": les théories
de la supériorité de la race blanche.
On découvre
que l'Arabe n'est pas un blanc. Et qu'il est mauvais. Lorsque vous
lisez les aventures de Stanley et Livingstone, on en perçoit les prémices.
Mais pendant la période de colonisation, je dirais plutôt que c'est
sous forme d'une guerre des religions. Certains Barundi parlaient
"swahili". Ils étaient "arabisés". Les
missionnaires voyaient cela d'un mauvais oeil. L'antisémitisme
montrait son bout de nez.
Entre barundi, on fera désormais
la différence entre les "Blancs" et les "Nègres",
entre swahilophones et les autres...
Les colons vont se créer en appliquant le fameux "divided at
imperium", "une race blanche" parmi les barundi.
Ils vont instruire ceux qui seront désignés comme "Batutsi"
pour qu'ils deviennent leurs intermédiaires auprès des autochtones.
C'est en instituant les
haines « ataviques » opposant
« Bantous et Hamites », la prédominance politique de
groupes « pastoraux » avec l'image de la "vache"
(exprimant la culture pastorale) et de la "houe"
(l'agriculteur), que l'ethnisation
de la société Burundaise va se reconstruire. Car il s'agit réellement
de rebâtir les mentalités pour les rendre "civilisées".
Par exemple, dans une classe de 20 élèves, on pouvait trouver un ou
deux Hutus contre 18 ou 19 Tutsi.
On introduira l'anthropométrie, les barundi en dessous d' 1,70
m seront considérés comme "Hutu" (Hans Meyer).
Physiquement, on aura la différence entre les "longs ou géants
de plus de deux mètres" et les "courts". Le
premier recensement à lieu, on nous apprend qu' il y a 85% de HUTU,
14% de TUTSI et 1% de TWA.
Voilà ce que M. Jean-Pierre Chrétien (un Français, spécialiste du
Burundi), nous dit sur le fait d'être "Bahutu" ou "Batutsi"
: " Les appartenances hutu et tutsi représentent un jeu d '
identification sociale en principe héréditaire et notamment, par
rapport au pouvoir, une segmentarité des clientèles politiques (
comme les rapports « claniques » en Somalie). Bref une ethnicité réelle,
mais sans ethnies au sens strict du mot."
Après
la seconde guerre mondiale, on en vient
aux discours révolutionnaires. Le syndicalisme apparaît
dans la société burundaise. On parle du « peuple » contre l' «
aristocratie », de "majorité" contre "minorité",
des « esclaves » contre « seigneurs » ou encore de
"paysans" contre ces mêmes "seigneurs"... L'«
apartheid tribal » se montre au grand jour.
A.b.1.
Au point de vue idéologique :
En
Europe et au USA:
Pendant
cette période se crée une "droite" et une
"gauche" partout dans le monde. Il y a la "révolution
Russe". Deux guerres mondiales auront eu lieu. Entre temps,
l'Europe "colonisatrice" s'est découverte "anti-sémite"
. Près de 6 millions de juifs sont morts dans les "camps de
concentrations". Après la victoire de alliés, la
"guerre froide" s'installe. La course à l'armement
commence. On aura la "salle guerre" de l'indochine. A
Bandoung, on décidera de rendre les pays colonisés indépendants.
En Europe et au USA , parmi les milieux intellectuels,
lorsque l'on évoque le RWANDA-URUNDI, on sait qu'il y a
les Hutu (petit, bantou, négroïde, laie, rustre) et les Tutsi
(grands , hamites, d'origine "Blanche", beau, noble).
Au
Burundi à cette période :
Certains
pensent qu'ils sont supérieurs aux autres. Les
"blancs" leur sont "supérieurs". Certains
barundi apprennent qu'ils sont le "peuple" et
qu'ils sont dominés. Je dirais que le burundais en générale
est perçu " à droite" dans l'échéquier politique
mondiale. Il a été très évangélisé par les
missionnaires. La personnalité du roi (umwami) reste très
importante. Entre les années 1920 et 1940, deux femmes "révolutionnaires"
ont fait parlé d'elle : Runyota Kanyarufunzo et
Inamujandi. Runyota Kanyarufunzo était révoltée par les impôts
que les colons exigés aux autochtones surtout lors des périodes de
famine. Disons que l'esprit de gauche est portée par une tranche
de la population intellectuelle ou par les travailleurs
(la plupart HUTU) qui ont bénéficié des formations syndicales.
Au sein du milieu TUTSI, certains voient d'un bon oeil le départ
des colons prévu par Bandoung. Comme les colons s'en vont, une place
se libère. Si les idées révolutionnaires peuvent
chasser les colons, devenont de "véritables révolutionaires".
On peut penser que le fameux "plan
HIMA" qui est une idée d'expansion des Tutsi de ce même
clan en Afrique des Grands Lacs (OUGANDA,TANZANIE, BURUNDI, RWANDA
et EST-CONGO). Peut-être prend il réellement jour à cette période
? Le comportement de certains TUTSI va même irriter
les colons Belges entre autre RWANDA puis au BURUNDI.
Comment
peut on qualifier l'extrème droite burundaise à cette période ?
C'est un "esprit tribal aigüe"( Les Tutsi (hamites)sont
supérieurs aux Hutus (Bantus) ou aux Twa (Pygmoïdes) ou inversément).
Dans les comportements, le Tutsi méprise le Hutu et réciproquement.
Elle s'appuye sur la différence entre les races, une pensée
raciste. Le TUTSI est "un descendant du Blanc",
le TUTSI vient d'ailleurs. C'est une certitude. La plupart
des défenseurs du Plan
Hima ont cette esprit, il faut lire ce plan haïneux.
L'extrême droite Burundaise n'aiment pas les swahilophones
parce qu'ils sont arabophones. Ils ne sont pas chrétiens. Elle est
antisémitisme.
A.c)
L'indépendance à 1972
Au niveau mondial, on a les assassinats politiques de
leaders nationalistes en Afrique et en Amérique latine . Aux U.S.A.,
ce sont des assassinats racistes de leaders "Noir" (X et
Martin Luther King ). Les américains peinent au Viétnam pendant que
leur jeunesse est plutôt "WoodStock" avec le fameux
"Peace and Love". En Europe, il y a
"mai 1968", les étudiants se rebiffent contre le
"conformisme". Ils épousent les idées de la révolution
chinoise ou russe.
Au
Burundi à cette période :
L'enjeu
est de taille qui va diriger le pays après le départ des
Belges ? Au sein de la communauté "Tutsi", des
guerres de succession pour la domination du pays s'engage entre clans.
Certains ont peur de la perte des acquis de la colonisation,
surtout par rapport à leur position privilégière que leur concédait
les colons belges. Du côté de la communauté
burundaise intellectuel, c'est l' "esprit révolutionaire"
qui règne. L'arrivée
massif au Burundi, des réfugiés Rwandais (TUTSI) défaits par la révolution
"HUTU" rwandaise, apportent au sein de certains
Barundi TUTSI, la haïne à la fois vis à vis du
"Blanc" (le Colon Belge) et du citoyen HUTU.
Le prince RWAGASORE est assassiné,
lui qui se présentait comme une personnalité révolutionaire. Suivra
le premier ministre NGENDADUMWE Pierre,abattu par un réfugié TUTSI
Rwandais. Le groupe TUTSI du clan
des "Bahima" de la région de Bururi viendra
s'imposer dans la politique Burundaise en destituant la Monarchie. La
république est née.
Idéologiquement,
l'image politique du pays est celle de l' "Uprona",la
tendance est plutôt à "droite" malgré que le
climat des indépendances africaines voisines est résolument
à gauche, à l'image de Nyerere (en Tanzanie), Kwame N'Krumah
(Au Ghana), Lumumba (Au Congo), Naser (en Egypte)... L'esprit du
Burundais en générale est Royaliste. Mais seules, les Bahima sont résolument
républicains. Il faut dire qu' au sein de l'Ethnie TUTSI, les Bahima
sont un clan marginalisé. C'est un clan magoritairement représenté
plus tôt au Rwanda et en Ouganda. Les autres qui
pourraient être républicain, ce sont les marxistes. Mais ils sont
peu représentatifs.
Le
courant haïneux de l'extrémisme se trouve d'une façon
manifeste chez les réfugiés TUTSI Rwandais. Ils aspirent aux idées
d'un tribalisme aigüe. Chez les Bahima, l'esprit est
aussi haïneuse envers les autres clans et ethnies .
A.d)
De 1966 à 1993 : La République ou "dictature
militaire"
Les
Bahima de Bururi ( plus précisément "la
clique de Bururi ") arrivent au pouvoir, et instaurent
un plan que l'on appèlera le Plan "Simbananyie".
Il s'agit de réaliser le plan Hima au Burundi. Il faut
arriver à créer un équilibre entre les HUTU et les TUTSI (50%,
50%). A cette époque, les HUTU représente 85% de la population.
La
clique de Bururi va s'accaparer du parti UPRONA,
créer la JRR , l'UTB et UFB. Comme la sous région est plutôt
révolutionaire, la nouvelle république se donne un masque à gauche.
En
1969, la clique élimine des officiers Haut gradé ainsi qu'une première
vague d'intellectuels. Tous sont des citoyens Burundais de l'ethnie
Hutu.
En
1972, l'armée de
la clique de Bururi tue le prince NTARE V. Le fameux
"Génocide sélectif" s'en suivra. Entre 200 000 et 500 000
citoyens Burundais "HUTU" sont assassinés par l'Armée
Burundaise. La population Burundais comptaient à peu près 3 millions
d'âmes. La Belgique stoppe en protestation sa coopération militaire
avec le Burundi. La France arrive pour la remplacer.
Les
autres clans TUTSI du Burundi vont être aussi discriminer, tout au
tant que les HUTU. A cette époque, à l'école, on met un
"U"ou un 'I' pour distinguer les élèves HUTU ou TUTSI.
Les
citoyens Barundi HUTU réfugiés, vont créer des
mouvements politiques comme le MEPROBA, TABARA, UBU qui sont des
marxistes (gauche) puis d' autres comme le CARHB, PALIPEHUTU et le FNL
(à droite, controlé par l'Eglise catholique).
En
1987, Buyoya prend le pouvoir. C'est un fait politique important car
au sein de la clique va naître deux orientations. La tendance Buyoya
(à droite, exerçant de bonne relation avec l'Eglise catholique) et
celle de Bagaza (à gauche, en bon terme avec les courants
"Libres Penseurs").
En
1988, 100 000 citoyens Burundais "HUTU" sont
assassinés par l'Armée Burundaise.
A
partir de 1990, le Burundi va vers une tentative de démocratisation
après le discours de la Baule par le Président Mitterrand (Français).
La clique est contrainte à créer des institutions démocratiques
sans quoi ses rentrés seront revues à la baisse.
Les
élections sont prévues pour 1993, les burundais les préparent.
On se dirige vers une bipolarisation de la vie politique Burundaise.
D'un côté, l'UPRONA (ex-parti unique (Buyoya)) , le PARENA (Bagaza)
conduites par la
clique de Bururi et de l'autre le FRODE dire les citoyBU
représentant tous les mals aimés de la dictature. C'est àens
HUTU mais aussi les autres clans TUTSI écartés par
le système.
L'extrême
droite Burundaise se transforme à cette période, en une
organisation assez structurée à la taille d'un état ou une
nation. On est passé de la forme plutôt tribale (ethnie, clan)
à celle d'un système étatique (Nation). Elle est représentée
structurellement par
la clique de Bururi au sein de l'UPRONA et de tout
son tissu associatif (JRR, UTB, UFB) qui prône un état "fasciste".
Il est à noter aussi l'influence toujours présente de la minorité
des TUTSI du Rwanda qui persiste dans leur tribalisme aigu. Ils
sont d'une grande utilité pour la clique. Par exemple, on se
souvient de la mort du premier ministre Ngendadumwe en 1965 et
de l'implication de cette communauté dans le Génocide Sélectif
de 1972. L'esprit tribal aigu va naître chez certains
citoyens Burundais HUTU sous la forme d'un parti politique en
exil:Le PALIPEHUTU.
A.e)
De 1993 - 2002 : (Election + Guerre Civile au Burundi )
1993,
le président NDADAYE est assassiné par l' Armée avec la complicité
de l' Extrême-droite.
Naissance
de plusieurs organisations et milices d'Extrêmes-Droite (Sojedem,
Sans échec Sans défaite, Ac Génocide, Pa Amasekanya ...).
1996-2002
: Les camps de concentrations apparaissent au Burundi avec la
politique de regroupement des civils par le Major Buyoya.
En
1996 : Les massacres de citoyens Burundais dans les camps de
réfugiés au Zaïre.
L'Extrême
Droite est là et bien présente. Face à ce fléau, des
citoyens démocrates s'organisent et prennent les armes pour le
combattre ; C'est la Guerre civile.
En
Résumé :
Le
type du Burundais ou de la Burundaise tribaliste,
xénophobe ou raciste:


B) l'UPRONA et le
PARENA
| Menu
Les mesures
proposées, au Burundi, par l'UPRONA ex parti-unique (ou le PARENA) ne
sont pas tombées du ciel. Montrer du doigt le HUTU comme un bouc
émissaire, mettre en place des politiques d'exclusion, telle est
l'apparence de ces mesures.
Mais elles s'inscrivent
aussi, à leur manière, dans une tentative plus vaste, qui vise à
définir les nouveaux concepts et les nouvelles formes d'organisation
et de contrôle de cette société touchée de plein fouet par
la guerre civile.
Il s'agit d'une
bataille idéologique qui , sous prétexte de résoudre la
crise, tend en fait à s'opposer frontalement aux notions
de droits de l'Homme.
Idée de base de l'UPRONA
(Attention, c'est un document très rusé)
(ou du PARENA) : La démocratie, qui donne un pouvoir trop
accrue au peuple, c'est du passée. La démocratie n'est pas fait pour
le Burundi. L'UPRONA (ou le PARENA) prônera plutôt une
conception limitative de la démocratie et de la liberté
d'expression et de critique notamment , à l'encontre de ceux
qui saperaient les fondements de leurs orientations politiques.
Derrière l'UPRONA ou
le PARENA se trouve la clique de Bururi. Cette dernière est
contre le peuple burundais. Elle prône au contraire la
ségrégation. Elle est contre tout forme d'Etat de droit. La clique
donne le droit. Elle est pour un marché clientéliste. Elle
défend ses intérêts particuliers. Voici quelques
caractéristiques générales :
- Elle souhaite son
avantage personnel (Elle impose le tribalisme).
- Elle impose
l'ignorance des autres groupes. Celle-ci vient de l'isolement
social, du manque d'instruction.
- Elle
entretient les tensions nationales (notamment ethniques,
claniques ou régionales)
- Elle craint la concurrence
et défend ses intérêts propres. Oui, il y a des raisons
économiques.
- Elle utilise une
diversion politique : "le Génocide des Tutsi",
"
l'idéologie d'autodéfense" etc. Ainsi que des thèmes
qui tournent autour. ex: AC Génocide ...
- Elle a horreur des
différences. Par exemples, les réfugiés HUTU on en veut pas.
C'est une sorte d'"ethnocentrisme". Elle a tendance à
nier la diversité ethnique du Burundi et à la supprimer, lorsqu'
elle se rend compte de son existence.
Il n'est pas anodin
de noter que bon nombre des théoriciens et des idées de l'E.D.B.
trouve aujourd'hui leur place au sein de partis plutôt
conservateurs . C'est-à-dire à l'UPRONA, au PARENA ou encore
dans des partis satellites à l'UPRONA ou au PARENA.
Le PALIPEHUTU est une
réponse à cette état de fait. Dans ce sens elle fait parti de
l'E.D.B.
NB:
E.D.B. = Extrême-Droite Burundaise. |
| IX.
Le réseau d'influence
L'influence de l'E.D.B.
s'étend bien au-dela des frontières du pays, des partis, des
groupements qui la composent. Elle s'exerce à travers tout un réseau
d'instituts, d'associations, de cercles culturels et
socio-professionnels, de clubs. Ces structures permettent l'échange des
idées et la rencontre entre militants et sympathisants de l'E.D.B. et
parfois des conservateurs qui regrettent le "passée perdu".
En un mot, elles servent de passerelles. Idéologiquement, tout le
réseau d'influence tourne autour de l'UPRONA ou au PARENA. Et plus en
profondeur, on retrouve la clique politico-militaire au pouvoir. Les
tentacules de la pieuvre s'étendent à travers le Monde.
Par exemples, le
"Génocide TUTSI" ou encore "l'Autodéfense" sont
des thèmes qui servent fréquemment de prétexte à de tels
rapprochement et il existe des structures qui permettent ces rencontres.
Les militants d' E.D.B. et des Ultra-Conservateurs (par ex. des membres
du parti UPRONA ou du PARENA ou encore petits partis satellites )
viennent et échangent leurs informations et leurs analyses
géopolitiques sur le modèle des "think tanks"
américains.
1/ A.C.
GENOCIDE.
Ici , c'est la
création du réseau UPRONA. Le
nom pourrait sembler noble mais détrompez vous! En effet, c'est
l'oeuvre de gens intelligents. Par exemple,
pour AC Génocide, M Venant BAMBONEYEHO son président est professeur,
se cache sous la couverture d'une ligue des droits de l'homme
Burundaise.(SONERA).
Ses idées :
- a) Ce qu'elle
pense :
- b) Ce qu'elle dit
et écrit: (Incohérence)
Son site internet:
Ce
qui est vraiment dangereux dans cette organisation, c'est son président.
2/ L'INSTITUT
DE HAVILA
Il s'agit d'un réseau plutôt de
tendance PARENA. Son but est d'attester la
thèse Hamitique pour dire que le TUTSI est
différent du HUTU et que la différence est sur le fait que le TUTSI est juif. L'idée
est à la fois de créer une différence culturelle du peuple
Burundais, et de là donner du crédit à la discrimination envers le HUTU.
Cette discrimination existe déjà. Surtout HAVILA, grâce à cela,
essaye de se connecter à
certains réseaux d'obédience JUIVE pour un positionnement
politique mondiale. Notons que le PARENA autrefois, a tenté la
même chose avec les réseaux "ARABES" notamment par
le biais de la LIBYE de KADAFI. Ce réseau est aujourd'hui au main
de l'UPRONA.
A) Lisez comment l'Institut HAVILA est décrit par
M. Erik Kennes du CEDAF :
Un "Institut des GRANDS-LACS"
existe depuis un certain temps et regroupe dans la plus grande
discrétion les grands intellectuels tutsis a travers le monde.
Dans les milieux tutsis, il s'appelle "Institut de Havila"
et "rassemble pas moins de sept centres de Recherche,
d'Intervention et de Rayonnement, implantés sur presque tous les
continents". Ces centres ont l'objectif commun de restituer
et de faire revivre la «mémoire perdue» des douze codes hébraïques
qui ont caractérisé, depuis des millénaires, la civilisation
des peuples kushitiques de l'Abyssinie Méridionale (Rwanda,
Burundi, Buha, Ankole, Buhavu, etc.) et gardiens des Mines du Roi
Salomon'.
Chacun de sept centre de
l'institut de Havila a sa mission. Selon l'importance de sept
centre de l'institut de Havila, mentionnons:
1) Le Centre «GEDEON»: 'observatoire de la situation sécuritaire
et stratégique des peuples shébatiques de Havila. Il fait
régulièrement rapport a l'Institut afin que les membres de
Havila s'habituent a avoir les pieds sur terre c d'avoir l'œil
rive sur les contradictions de l'histoire présente, faites de
crises transitionnelles, d'affrontements armés.
2) «Le Centre «ROI SALOMON», s'occupe de l'Analyse économique
et financière dans Havila. 'Comme par hasard, devons-nous
rappeler des expressions véhiculées par les promoteurs de cette
conquête en Afrique centrale: "Mines du roi Salomon"
(le Kivu), les 'Pipelines du Roi Salomon' (projet en cours avec le
gouvernement Kabila pour offrir l'eau du Fleuve Congo a Israël) .
En essence, comme pour le cas du nom "Mulenge" dans la
guerre actuelle qui a commence au Kivu, la mission que se donne
'le Centre Roi Salomon' de l'Institut Havila, soulève la curiosité
de savoir ce qui restera aux Congolais en tant que peuple.
3) Centre «HAKIM» rassemble des spécialistes en Médecine, en
sciences naturelles, en Écologie, charges d'étudier les
conditions Ecosystemiques dans lesquelles ont émerge les
civilisations anciennes de Havila, le mode de vie et
d'alimentation des peuples de Havila, qui en ont fait dans le
temps des peuples de centenaires, comme les caucasiens.
4) Le Centre «MULENGE» a la mission de maîtriser ce qu'on
appelle les Nouvelles Technologies de Communication; il doit
rassembler la documentation, les pièces d'archives, relatives a
Havila, mais aussi publier, dans les Annales de Havila des
dossiers documentaires sur toute question jugée cruciale par la
direction de l'Institut. Le Centre d'«ISHMGO», qui appuie <MULENGE>,
s'occupe notamment des questions logistiques ; il est charge entre
autres de collecter des pièces de Musée caractéristiques des
peuples anciens de Havila, d'organiser des manifestations
culturelles et folkloriques spécifiques aux civilisations de
Havila, de faire fonctionner la «Fabrique d'Ishango» au sein de
laquelle des artisans spécialises reconstituent l'art et
l'artisanat salomonique de Havila
5) Le Centre «TECHOUVHAH» s'occupe de la connexion mémorielle
des peuples shébatiques du Nil Blanc : Havila (GRANDS-LACS) et du
Nil Bleu : Guihon (Éthiopie, Somalie, Érythrée, Ogaden, Ghana,
Nigeria), etc.
6) Le Centre «SACEGA»: Souvenir de l'institution du bâton de
justice et de gouvernement dans Havila. En Kirundi ce bâton
"Intahe" rappelle "la déconnection physique et mémorielle
des peuples de Havila par rapport a la mémoire de l'antique Israël,
dont ils gardent néanmoins les codes salomoniques et mosaïques,
coules dans des traditions multimillénaires, jusqu'ici épargnées
de toute tentative de décodage systématique".
7) Le Centre «BILKIS-REINE DE SABA» qui avait organise cette
conférence, est charge de l'Analyse et de l'Intervention
politique et diplomatique pour les questions relatives au destin
des peuples de Havila;
Pour les tutsis, la prophétie a ses caractéristiques: pas le
retour historique vers Israël 'mais le retour vers l' Israël
prophétique que figure la «Techouvha», l'espérance de la
réunification des "Tribus perdues d'Israël " qui est
l'espérance mystique centrale du peuple d'Israël, dispersé aux
quatre coins de la terre, depuis la destruction du premier Temple
et la déportation a Babylone (-586) qui marque la dispersion dans
les Nations'.
Les sources de GRANDS-LACS Confidentiel indiquent que les grands
intellectuels tutsis ont célèbré le 'troisième millénaire',
par 'la réunification physique des tribus perdues de Havila, de
Guihon et du Fouta Djalon' . Une 'gigantesque festival' était
tenue pendant 10 jours (du dimanche 24 octobre au mardi 2 novembre
1999) a AGULERI dans l'Igboland (au Nigeria). Période conforme à
la fête juive de la sortie de l'esclavage d'Égypte
B) Voici ce que dit M.
SINDAYIGAYA Jean-Marie,sur
la Thèse
Hamitique ou Chamite :
La
thèse Hamitique... Cela ne tient pas debout. C'est du
vent. Je ne suis pas anthropologue. Mais l'anthropologie est
une science. Les TUTSI seraient des "Juifs". Très bien.
Mais leur langue, elle est partie où ? Ils l'ont laissée où
? Normalement, quelque part, on retrouverait la langue des Tutsi,
de "ces Juifs venus aux Grands Lacs". Maintenant,
il y a des gens comme Jean Bwejeri (HAVILA) qui inventent des théories.
Ils disent que quand un grand éleveur rencontrait un autre il lui
disait: "Amasho!" (lui souhaitant d'avoir beaucoup
de vaches"... un grand troupeau). HAVILA dit que cela
ressemble au salut juif "shalom". Aucun linguiste
n'acceptera de cautionner leurs élucubrations. Les vrais
Juifs devraient leur demander d'arrêter parce qu'ils les
ridiculisent. C'est de la malhonnêteté. Aujourd'hui,
il y en a qui reçoivent le financement de on ne sais
quel lobby. Mais cela ne durera pas. Ils profitent des luttes de positionnement
géostratégique en Afrique. Entre la Bible et la science, il
y a une différence. Il
y a des thèses qui disent même que les premiers habitants
de la "palestine" n'étaient pas juifs. Les juifs
seraient venus et ils les auraient chassés. D'où,
ceux qui ont été chassés vers l'Afrique n'étaient pas juifs.
Bwejeri, qui est- il alors ? Les coutumes et le mode de vie
contredisent souvent les théories les plus prétentieuses.
Une anecdote: J'ai vécu pendant quelques années au Kenya,
lorsque l'on voit l'habitat des hima au Burundi, on retrouve le même
habitat et certains traits de mentalité chez les Kikuyu du
Kenya . Mais les uns on les dit Bantou et les autres
Nilothiques. C'est au pifomètre qu'on classe les humains.
3/ Puissance
d'autodéfense (PA) Amasekanya
Elle est issue du réseau UPRONA.
Lisez ce qu'en dit HIRONDELLE NEWS AGENCY le 18 janvier 2002
: Une
organisation extrémiste rejette l'assemblée de transition:
Puissance d'autodéfense (PA)
Amasekanya, une organisation extrémiste tutsie, a déclaré
rejeter l'Assemblée nationale de transition burundaise, affirmant
qu'elle est dominée par des "responsables du génocide des
Tutsis". Dans une pétition publiée jeudi, 1327 membres de
PA-Amasekanya écrivent :"Nous Burundais, membres de
PA-Amasekanya et nous, qui soutenons le combat de ce mouvement qui
résiste contre le génocide des Tutsis soutenu par
FRODEBU-CNDD-FDD, le PALIPEHUTU/FNL et leurs alliés, portons à
la connaissance de la communauté nationale et internationale que
nous rejetons la soit-disante assemblée".
4/ D'autres organisations en vrac :
U.F.B. (Union des femmes
Burundaises. OR Burundian Women's Union)
Le Réseau International des
Associations qui luttent contre l’idéologie du génocide au
Burundi (NKUBANYI Mélence)
SOJEDEM (Solidarite de la
jeunesse pour la defense des minorites)
RADECO (Rassemblement pour la Démocratie
des Communautés au Burundi)
NETPRESS (AGENCE DE PRESSE -
TRIBALISTE) diffuse l'ensemble de la presse d'E.D.B. et
dispose de soutien financier d'ex- dignitaires.
ITEKA (ligue ITEKA)
ETC. (Pour
plus de détails)
Ces quelques exemples, qui sont bien
loin de constituer une liste exhaustive, montrent l'étendue des
contacts que les partisans de l'E.D.B. sont à même de tisser. Ils
montrent aussi qu'il n'est pas besoin d'alliances formelles, de partis
à partis, pour que des liens se nouent entre ultra- conservateurs
(ex-fanatique du parti Unique) et l'E.D.B., en particulier quand des
laboratoires d'idées communs sont à même de fournir des argumentaires
et des analyses indistinctement utilisés par les uns et par les autres.
NB:
E.D.B. = Extrême-Droite Burundaise.
|
|
X.
Panorama des groupes d'extrémistes
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Voici quelques exemples
: (pour d'amples détails cliquez
ici)
1/ La
JRR:

The Jeunesse
nationaliste Rwagasore (JNR),
Rwagasore Nationalist Youth, a youth wing of the former ruling Union
pour le progrès national
(UPRONA), Union for National Progress party, was the first organized
political group to be involved in widespread killings overtly
sanctioned by national political leaders in Burundi.
The JNR, named after Burundis first Prime
Minister, Prince Louis Rwagasore, was later renamed Jeunesse
révolutionnaire Rwagasore
(JRR), Rwagasore Revolutionary Youth. The Tutsi-dominated youth
wing was made up of secondary and university students, school leavers
and unemployed youths. It claimed to represent Burundi nationalism.
The JNR and JRR played a significant role in January 1962 when Hutu
trade unionists were hunted down and in massacres of Hutu in 1972.
The Tutsi-dominated youth wing was, however, set up as a civilian
unarmed group to defend the government and Tutsi.Before the current
civil war began in 1993, there were two main Hutu armed groups. These
were the Parti de libération du peuple hutu (PALIPEHUTU),
Party for the Liberation of the Hutu People, and the Front de libération
nationale (FROLINA), Front for National Liberation. There were no
publicly known Tutsi armed groups. This appears to be mainly because
the Tutsi community was not in conflict with the government and
expected government forces to protect it. However, during
intercommunal violence or when there were attacks by PALIPEHUTU or
FROLINA, JRR youth wingers took part in military counter-insurgency
operations and reprisal attacks on Hutu. The victims of armed JRR
gangs were virtually always Hutu. Hutu armed groups attacked members
of the security forces, government officials and Tutsi and Hutu
civilians who did not support them. (AMNESTY INTERNATIONAL
Le Sigle
de Jeunesse Révolutionnaire Rwagasore est mouvement de jeunesse créé
en 1967 et affilié au parti unique Uprona. Depuis septembre 2001
(Signature d'Arusha), la JRR s'est tournée vers l'UPRONA de MUKASI.
Elles ont participé activement avec l'aide de l'ARMEE à la purge des
HUTU en 1972 lors du Génocide de 1972. La JRR ,tout comme les autres
mouvements d'extrême droite, multiplie dans ces communiqués les
termes évoquant les HUTU tels "terroristes génocidaires".
Pour cette jeunesse, les Hutu sont des génocidaires et ne comprennent
pas comment certains TUTSI ont pu signer les accords d'ARUSHA ou négocient
avec des HUTU. Son côté nationaliste on la retrouvre dans cette
phrase : "LA JRR ESTIME QUE SANS UN SURSAUT PATRIOTIQUE NATIONAL,
LE PAYS EST ENGAGE SUR LA VOIE DE LA DECHEANCE NATIONALE." Pour
cela il faut conscientiser les jeunes TUTSI. Voilà ce que la JRR
dit: "LE DEVENIR DE LA NATION PAR LA MOBILISATION DE TOUTE LA
JEUNESSE EN VUE DE BARRER LA ROUTE AUX IDEOLOGIES GENOCIDAIRES EN
VOGUE AU BURUNDI ET CONSACREES A ARUSHA". Pour la JRR, il faut
comprendre par GENOCIDAIRE les HUTU du BURUNDI. Ce sont
ces codes qui permettent de comprendre le langage que l'extrême
droite Burundaise utilise pour ne pas se faire surprendre
ou démasquer.
2/
Les Sans Echecs Sans Défaites.
"Au
début 1994 à juillet 1996, plusieurs gouvernements bi-ethniques et
multipartites ont successivement essayé de résoudre les différences
fondamentales concernant la gestion du pays. Ils ont échoué. Durant
cette période, la plupart des groupes d'autodéfense ont cessé leurs
activités mais quelques-uns se sont organisés en milices à base
ethnique qui ont sporadiquement entretenu la violence de la fin 1993.
Les milices tutsi basées dans la capitale et dans d'autres zones
urbaines (par exemple, les Sans Echecs ou les Sans Défaites) ont
bloqué les initiatives gouvernementales en réduisant la vie urbaine
au point mort à travers des opérations dites villes mortes. Tout au
long de 1995 et 1996, ces milices ont chassé un grand nombre de
civils hutu de Bujumbura et d'autres zones urbaines et ont également
vaincu des groupes
armés de jeunes Hutu, parfois avec l'aide de l'armée. Certains
membres des forces armées burundaises ont formé des milices tutsi ou
leur ont fourni des armes à feu, des munitions et des grenades. En échange,
ils comptaient sur ces milices pour avancer leurs propres intérêts
politiques et personnels ainsi que leur programme ethnique. Le
commandant Pierre Buyoya prit le pouvoir lors d'un coup militaire en
juillet 1996, promettant de restaurer l'ordre. Il prit le contrôle
des milices tutsi, en partie en incorporant nombre de leurs membres
dans l'armée.
3/ Les
Gardiens de la Paix.
Ce groupe
paramilitaire est intéressant car il permet de comprendre le lien qui
se situe entre les
autorités politiques (Tutsi) , l'armée national (Tutsi) et les
groupes d'extrème droite (Tutsi) confondus au sein d'une société
civile douteuse. Lisez ce qu'en dit Human Right Watch :
- En cherchant à
masquer la nature officielle de ces programmes, les autorités
burundaises ont prêché
l'idéologie de "l'autodéfense". Prétendant que l'état
n'avait pas les moyens de protéger ses citoyens, les autorités ont
invité les gens (Tutsi) à assurer leur propre défense. Une telle
invitation ne peut qu'accroître les peurs déjà existantes dans une
situation de graves tensions ethniques, conduisant chaque groupe à
croire qu'il a le droit - peut-être même le
devoir - de protéger ses propres intérêts. Des hommes politiques ou
des officiers de l'armée cherchant à mettre en avant leurs propres
objectifs personnels ou ethniques pourraient tenter d'exploiter
l'impulsion de "l'autodéfense".
C'est une milice
para-militaire armée, entraînée par l'armée qui se livre à de
nombreuses tueries, viols et pillages. Ils font parti du programme
d'auto défense sponsorisé par le gouvernement Burundais: "Protéger
les Burundais". Ils sont responsables de nombreuses
violations du droit humanitaire international. L'armée, dont les
effectifs sont insuffisants pour maintenir la sécurité dans tous les
villages et les hameaux isolés, a recruté des civils qu'elle a armés
et entraînés pour la suppléer. Ces Gardiens de la paix, qui évoluent
par petits groupes, encadrés à chaque fois par un militaire, sont
essentiellement des Hutus. Certains sont d'anciens rebelles ,
prisonniers de guerres ou prisonniers politiques, que l'armée oblige
sous peine diverses à devenir des gardiens de la paix. Par la suite,
ils sont envoyés dans les provinces encadrées par des responsables
militaires et administratifs. Ces paramilitaires sans uniformes ont
confessé tuer leurs victimes à l'arme à feu, à la machette, à la
baïonnette ou même à la serpette. Les soldats de l'armée qui les encadrent
assistent aux meurtres commises par ces derniers. Human Rights Watch
(HRW) a appelé le gouvernement burundais à "démobiliser cette
force paramilitaire responsable de nombreuses violations du droit
humanitaire international".
Si on
quitte le domaine particulier, on s'aperçoit vite qu'il existe bien
d'autres passerelles entre certains partis conservateurs étrangers (ex-
parti dictatoriaux ou autres pouvoirs coloniaux ) et l'E.D.B.
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XII.
La violence, les attentats, les complots
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L' E.D.B. baigne depuis des années dans un climat de grande violence.
On ne compte plus les agressions de TUTSI contre des HUTU directement inspirées par
ce groupe. De nombreux actes de vandalisme ont lieu chaque année.
De même, les militants d'extrême-droite n'hésitent pas à recourir à la violence physique contre leurs contradicteurs lors de réunions publiques, de distributions de tracts ou de manifestations. Mais certaines organisations ont délibérément choisi la violence et le terrorisme comme seul mode d'expression politique.
C'est le cas de milices Sans Echecs ou Gardiens de la paix.
La stratégie de la tension, mise en place par des officiers des services secrets, des militaires de haut rang, des industriels et des militants
d'extrême-droite va laisser des traces sanglantes pendant près d'une décennie. Il s'agit d'organiser, par des attentats et des provocations, la prise de pouvoir par l'armée et les secteurs les plus conservateurs, pour s'opposer à toute avancée des forces démocratiques.
La résultante est les diverses massacres qu'a connu le pays.
C'est dans ce climat de violence organisée, revendiquée, partie prenante du discours de la « force », de l'« action », de la « virilité », que s'inscrivent les multiples agressions
ethniques évoquées plus haut. Si la plupart des attentats et des actes violents sont le fait de groupuscules extrémistes et sont formellement dénoncés par les partis à la recherche de respectabilité, comme
l'UPRONA ou le PARENA, le discours d'exclusion, le culte du chef, les slogans simplistes professés par ces mêmes partis ne sont pas étrangers, tant s'en faut, à ces explosions de violence. Le passage à l'acte est parfois inévitable, dès lors que les militants ou les sympathisants n'arrivent plus à faire la différence entre ce qui relève de la rhétorique de tribune et ce qui remonte de peurs, de rancoeurs accumulées et de pulsions violentes. En ce sens, un discours politique comme celui
de l'UPRONA ou du PARENA, même s'il reste le plus souvent dans le cadre de la légalité, ne peut, en remettant en cause les valeurs démocratiques et les droits de l'Homme, en
maniant les invectives les plus grossières contre ses adversaires, que faire pencher dangereusement la balance dans la direction de la violence politique.
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| XIII.
Recruter les jeunes
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Il s'agit de la vulnérabilité de certaines franges de la jeunesse à ces idées, aux pratiques de violence qui les accompagnent et au mépris de l'organisation sociale qui en découle.
L'E.D.B a créé des structures particulières destinées à recruter les jeunes, lycéens et étudiants, bien sûr, et nous y reviendrons, mais,aussi, et c'est relativement nouveau, les jeunes issus
des milieux défavorisés . Là comme ailleurs, les thèmes de propagange sont les mêmes, issus des dommages que tant la crise que les méthodes employées pour la résoudre ont infligés
à leur milieu. Bien sûr, les organisations de jeunesse des groupes d'extrême
droite ayant pignon sur rue,comme la J.R.R. se défend d'entraîner leurs recrues dans des actions violentes ou illégales, mais on peut tout de même noter la tonalité plus dure de leurs slogans, le caractère moins nuancé de leurs publications, leur
tribalisme moins bien camouflé derrière les thèmes « Génocides des
Tutsi ou encore autodéfense ».
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XIV.
L'inquiétude
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Avoir constaté et vérifié qu'il existe
au Burundi une tendance à la xénophobie, et que, simultanément, des groupuscules radicaux de
l'E.D.B. continuent à sévir dans de nombreux coins du pays tel les
"gardiens de la paix" et entretiennent malheureusement des
relations avec le pouvoir en place, tel est le résultat conclue par les
rapports de Human Right Watch et Amnesty International au Burundi. Telle était la
quintessence des auditions publiques: dans tout le Burundi, l'intolérance à l'égard de certaines
tranches de la population, en l'occurrence les HUTU, s'accroît.
Les réfugiés de retour dans leur pays , sont l'objet de discriminations.
Souvent ils sont directement amener dans les camps à l'intérieur du
pays (I.D.Ps ou Camps de
concentration ou camps de regroupement). Voilà pourquoi il convient d'établir une corrélation entre le sentiment
d'insécurité ressenti par certains individus face aux combats entre le
gouvernement et les rebelles d'une part et aux retours massifs de
réfugiés Hutu de l'autre; et qui se mue en hostilité, d'une part, et en
tribalisme et en fascisme, d'autre part.
Cette constatation se complète par la conclusion évidente à l'issue des
rapports d' Amnesty International que ces tendances xénophobes créent un climat propice à l'extrême-droite dans toutes ses nuances. Cette évolution qui touche des milieux plus larges de la société emprunte une voie qu'ont toujours fréquentée les
tribalistes et les fascistes. Ce parallélisme est une source d'inquiétude même si ces tendances xénophobes ne sont pas, au premier chef,
l'œuvre des extrémistes de droite et n'aboutiront pas forcément à élargir leur audience ou à conforter leur position. Mais les terrains d'entente sont par conséquent plus nombreux que si ce parallélisme n'existait pas.
En effet, les thèmes chers à l'extrême-droite font de plus en plus fréquemment l'objet de débats publics,
par exemple à l'Assemblée Nationale de transition ou au Sénat
de transition, où l'on parle plus ouvertement, c'est-à-dire avec moins de honte et de réserve.
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