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   Reconnaissance 
du "Génocide 
des Hutu en 1972 
au Burundi"

AGNews, Bilal Luqman,  14.06.02


Trente ans après le génocide des Hutu en 1972 par le gouvernement Burundais du Colonel Michel Micombero, le Conseil de sécurité de l'ONU hésite à poser un geste concrêt. Pourquoi ?
Le conseil de sécurité de l'ONU traite les dossiers présentés par les gouvernements membres de l'ONU.Ces dossiers sont préparés et présentés au secrétariat par les chefs des Missions Permanentes des différents pays auprès de l'ONU(Ambassadeurs). 
Pour le cas du Burundi, depuis 1972, tous les ambassadeurs qui ont été nommés étaient au service des régimes militaires dirigés par ceux-là-mêmes qui sont responsables du génocide de 1972.Aucun dossier relatif à la reconnaissance du génocide de 1972 n'a été officiellement présenté à l'ONU.
D'après les informations fournies par des burundais qui ont travaillé comme conseillers à la Mission du Burundi à l'ONU,plusieurs burundais  ont envoyé des lettres de demande de cette reconnaissance.Mais les chefs de mission hostiles à cette démarche ont fait des lobbyings pour bloquer les dossiers.
Il faudra qu'il y ait un jour un gouvernement responsable qui reconnait le génocide et qui délègue son ambassadeur pour l'exposer au secrétariat général.
Tout comme pour le "Génocide Arméniens" , il a fallu que la France prenne le dossier en main parce que les chefs de missions Turcs  y faisaient obstruction. Cela est une des faiblesses des Nations-Unis.  Il n' y a de place que pour le plus fort.
Mais qu'attend la rebellion  pour demander à des états comme la Tanzanie, le Congo, l'Afrique du Sud ou encore le Gabon pour  les y aider ?  Surtout  la Tanzanie et le Congo, qui sont des pays limitrophes et qui ont vécu respectivement la vague de réfugiés Hutu qui sont venus s'entasser  à leur frontière avec le Burundi.  Les membres du G10, membre du gouvernement actuel, pourraient demander à  la Belgique qui a été un témoin privilégié de leur donner un coup de pouce à ce sujet.
 Le citoyen Burundais leur en serait reconnaissant.   

 

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