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PALIPEHUTU-FNL (2002)

                                       


  COMMUNIQUE DE PRESSE N°02/002.

(Source: sites:www.sos-burundi.org)


Ce mardi 7 mai 2002, les Forces Armées Burundaises (FAB) ont encore une fois de plus fait preuve de leur nature criminelle en massacrant neuf (9) civils hutus innocents dans le secteur de Nyarutovu en commune de Nyabiraba. Fidèle à ses vieilles habitudes, notamment celle de rejeter sur la rébellion la responsabilité de tous les crimes commis par l’armée contre la population civile, le ministère de la défense s’est empressé de publier le 9 mai 2002 un communiqué de presse qui présentait gratuitement le PALIPEHUTU–FNL comme auteur de ces massacres. Le même communiqué a été repris par la RTNB et les autres radios privées ainsi que certains organes de la presse écrite, publique et privée (exemple : umuco.com, Léon MASENGO) sans le moindre effort d’une enquête sur terrain pour en vérifier le contenu.

Le porte parole des FAB affirme que «  cette opération macabre fait suite à la découverte d’une importante cache d’arme le 29 avril 2002… » sans toutefois préciser le site. Si réellement ce stock a été saisi, pourquoi a-t-on subordonné la publication de ladite découverte au massacre de ces pauvres innocents ?

L’Etat-Major Général du PALIPEHUTU-FNL dément catégoriquement ces déclarations fallacieuses publiées par le ministère de la défense avec l’objectif délibéré de diaboliser le parti et ses forces. Il rappelle à l’opinion nationale et internationale que depuis le début de sa lutte, le PALIPEHUTU-FNL n’a jamais pris pour cible la population civile, quelle que soit l’appartenance ethnique ou politique. Pour le cas du 7 mai 2002, les massacres de Nyarutovu ont été commis par des militaires de l’armée gouvernementale en provenance des positions de Nyamukanga, Mayemba (Turangure) et Nyabibondo.

Les victime sont :

1. NTIBASAME Pierre : 85 ans

2. NZAMBIMANA Lazare : 42 ans

3. BAMPAYE Joseph : 80 ans

4. MANIRAKIZA Rénilde : 32 ans

5. NDUWAYEZU : 3 ans

6. NTIBASHISHWA Jean : 77 ans

7. NDARUGIYE Venant : 69 ans

8. RURANYIZIGIYE Ladislas : 23 ans

9. NDAYISHIMIYE Vivianne : 28 ans

 

On ne saurait quantifier les biens qui ont été pillés. Toute personne désireuse de connaître la réalité des faits est invitée à se rendre sur le lieu du crime.

L’Etat-Major Général du PALIPEHUTU-FNL attire également l’attention de toute la presse sur la reprise intégrale des communiqués émanant du ministère de la défense et dont les contenus ne sont jamais conformes à la réalité. Au lieu de se laisser duper par les autorités militaires une descente sur terrain auprès des rescapés et des témoins oculaires permettrait de recueillir des informations dénuées de toute confusion.

A ces autorités militaires sans scrupules, nous rappelons que la meilleure façon de combattre un adversaire armé n’est pas de le diaboliser et encore moins de massacrer tous ceux qui sont soupçonnés de soutenir sa lutte. Il est donc inutile de continuer cette campagne de désinformation et d’intoxication. Nous invitons tous les responsables de l’armée burundaise à mettre à terme le génocide réédité depuis le début de cette année et qui vise à décimer toute la population civile de Bujumbura rural, accusée de collaborer avec les forces du PALIPEHUTU-FNL.

La communauté internationale devrait se montrer sensible si en réalité elle est préoccupée par le retour de la paix au Burundi.


Etat-Major Général du PALIPEHUTU-FNL (2002)

@AGNews 2002