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Concentration's 

Camps in Burundi

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I )  Les camps de concenctrations au  Burundi ? 

       INTRODUCTION

25 juillet 1996 : Buyoya et les camps de regroupement forcé

Craignant une intervention militaire de la Région qui aurait certainement conduit devant les tribunaux ses amis auteurs du putsch sanglant du 21 octobre 1993, Buyoya, chassé par les urnes, revenait par un putsch le 25 juillet 1996. Il introduisit une première au Burundi en entassant les populations dans des camps de regroupement forcé. Un crime contre l’humanité commis et assumé sous les protestations répétées de la communauté internationale. Loin de leurs champs et sans toit, vivant dans une promiscuité propice à toutes les épidémies, ces paysans périssaient par centaines sinon par milliers comme l’ont dénoncé les organisations humanitaires. Même le Département d’Etat américain a condamné ces camps qui sont de véritables mouroirs. (Jean-Marie SINDAYIGAYA)

 

1. A) PRÉAMBULES : 

Évidemment, on dira que les humanitaires si elles ne sont pas là, la situation risque d'être encore pire parce qu'il n'y aura pas de témoins. Mais je me rends compte tout de même que certains s'en accommodent. Et là,c'est révoltant!    B.L., AGnews

La politique de regroupement forcé : Depuis février 1996, la politique de regroupement forcé de la population dans des camps protégés par l’armée s’inscrit dans cette tactique militaire visant à isoler les rebelles de la population. Au premier semestre 1997, la population regroupée était de 350 000  personnes. A partir du deuxième trimestre 1997, le gouvernement a décidé de démanteler les camps, et de renvoyer les paysans cultiver leurs parcelles. Mais, en détruisant les habitations et regroupant la population hutu, cette politique a accentué la ségrégation croissante entre les différents groupes ethniques et la "ghettoisation" territoriale. En effet, la plupart des Tutsi vivent aujourd’hui dans la capitale, "ethniquement purifiée" de la population hutu en 1995 ou dans des camps de déplacés protégés par l’armée et créés lors des massacres de 1993.

 

A chronology of population movements: A review by the United Nations Resident Coordinator: As a military strategy to regain control of rebel-held territory, the authorities forcibly regroup 250,000 civilians in Karuzi, Kanyanza and Muramvya provinces.

  Government resorted twice to "Regroupment" policy : "Former South African President Nelson Mandela, facilitator for the negotiations, condemned the regroupment sites as 'concentration camps.' "

1.B) Les camps de regroupements forcés au Burundi: un cas de crime contre l’humanité ? 

       Les camps de regroupements forcés au Burundi: un cas de crime contre l’humanité ? / Réflexion à une meilleure compréhension de la notion de « crime contre l’humanité »

Par E. MIHIGO/ Bruxelles, Juin 2002

 

BURUNDI : VIDER LES COLLINES - Camps de regroupement au Burundi (Human Rights Watch, JUIN 2000)

Le déplacement forcé des civils

Le gouvernement burundais a très sérieusement violé le droit international humanitaire en forçant quelques 350.000 personnes à quitter leurs maisons et en les gardant dans des camps où elles souffraient à cause des conditions misérables de vie, certains parmi eux pendant dix mois. L’article 17 (1) du Protocole II interdit un tel déplacement délibéré des civils sauf pour leur sécurité ou si des raisons militaires l’exigent.157

Les combats dans Bujumbura-rurale s’étaient intensifiés pendant les mois qui ont précédé la décision de regroupement, mais la population Hutu courait plus de risque des forces armées burundaises que des insurgés. Le risque de danger n’était pas assez significatif pour exiger la détention des habitants dans des camps et pouvait être minimisé si le gouvernement burundais avait insisté à ce que les membres des forces armées burundaises s’abstiennent d’attaquer la population civile. La résidence forcée dans les camps a exposé les personnes déplacées à un certain nombre d’autres exactions par les forces armées burundaises ainsi qu’à une probabilité de mourir de maladie et de malnutrition plus élevée que si elles étaient restées chez elles. Dans ce sens, le regroupement a en réalité réduit la sécurité des habitants des camps.

Pour déterminer si le regroupement est justifié par “l’exigence des raisons militaires”, la source la plus autorisée dans l’interprétation du Protocole est son commentaire qui stipule:

Les raisons impératives militaires ne peuvent naturellement pas se justifier par des motifs politiques. Il serait, par exemple, interdit de déplacer une population aux fins d'exercer un contrôle plus effectif sur un groupe ethnique dissident.

Les Hutu de Bujumbura-rurale constituaient une base sociale pour les FNL, et les autorités burundaises les a en effet déplacés pour exercer un contrôle plus étroit sur eux, une raison politique spécifiquement exclue par le Commentaire. Certains habitants de cette province avaient fourni nourriture et logement aux combattants des FNL--volontairement ou sous la contrainte--et avaient ainsi soutenu leurs activités militaires. Mais cette assistance n’était pas essentielle à leur combat pour l’utiliser à justifier son interruption comme une raison militaire “impérative”.

L’article 17 stipule aussi que toutes les mesures possibles doivent être prises pour que la population civile soit accueillie dans “des conditions satisfaisantes de logement, hygiène, santé, sécurité et alimentation” aux endroits où elles ont été dirigées. Comme il est clair à partir des informations présentées plus haut, les autorités burundaises n’ont pas pris de dispositions pour assurer des conditions satisfaisantes, même pour les personnes déplacées longtemps après la décision initiale de regroupement.  

Déplacement interne et transferts de population (U.S.Comity For Refugees, Rapport 2000.)

Du fait d'années de violence et de politiques de transferts de population, plus de 800.000 Burundais se trouvaient déplacés à l'intérieur même du Burundi, dont au moins 350.000 personnes depuis la seule année écoulée.

Trois types de situation distincts coexistaient au Burundi: plus de 200.000 personnes, principalement des Tutsis originaires de zones rurales, vivant depuis six ans dans des camps spéciaux protégés par l'armée gouvernementale et des milices armées; un nombre incertain de Hutus (probablement des dizaines de milliers) déplacés depuis plus ou moins longtemps dans des zones rurales ou campements de fortune; et près de 350.000 Hutus contraints par le gouvernement à habiter des camps dits «de regroupement».

Les autorités burundaises ont opéré deux grandes vagues de déplacement de population. La première se déroula en 1996-98, lorsque le gouvernement regroupa au moins 250.000 Hutus dans 50 camps au travers du pays. Certains observateurs estiment même qu'il s'est agit de quelque 800.000 personnes. La plupart de des camps de regroupement fermèrent en 1998, permettant à leurs occupants de regagner leur domicile.

La seconde vague de regroupement forcé eut lieu fin 1999. A la suite d'avancées rebelles près de Bujumbura, les autorités contraignirent près de 350.000 Hutus de la capitale et ses environs à se rendre dans environ 50 lieux de regroupement. Les trois quarts de l'ensemble de la population de la province rurale de Bujumbura y séjournaient ainsi lorsque l'année s'acheva.

Les autorités gouvernementales expliquèrent qu'il s'agissait là d'une mesure temporaire visant à protéger la population civile ainsi que de priver les forces rebelles de soutien logistique dans les zones rurales. Les responsables burundais poussèrent les organisations humanitaires internationales à approvisionner les camps en rations alimentaires et en eau ainsi que d'y assurer l'hygiène publique et le suivi médical. Le président burundais Pierre Buyoya se rendit dans plusieurs de ces lieux en octobre et déclara que les conditions y étaient meilleures que ce qu'avaient rapporté les organisations humanitaires. La situation dans les camps de regroupement n'était «pas dramatique», assura-t-il.

Au moins six personnes cherchant à quitter un lieu de regroupement, ou se plaignant des conditions de vie, auraient été abattues par les soldats gouvernementaux. Et 36 autres furent exécutées près d'un camp de regroupement en octobre. Les soldats auraient par ailleurs tué 15 rebelles présumés qui tentaient de s'infiltrer dans l'un des camps. Les occupants des camps furent également régulièrement soumis à des travaux forcés.

La communauté internationale condamna la politique burundaise de transfert de population. Le gouvernement des Etats-Unis déclara que les camps de regroupement étaient «propices non seulement aux épidémies mortelles mais aussi à l'émergence de forces de résistance et d'opposition» au gouvernement. L'Union Européenne déplora «les violations de droits de l'homme, les pertes en vies humaines et la destruction de biens accompagnant les opérations de regroupement» et appela les autorités burundaises à mettre un terme à sa politique de transfert de population.

En décembre, les gouvernements de la région appelèrent le Burundi à «démanteler immédiatement tous les camps de regroupement». Le groupe rebelle principal du Burundi qualifia les lieux de regroupement à des «camps de concentration de style nazi» et exigea qu'ils soient démantelés avant tout pourparler en vue d'un cessez-le-feu.

Un certain nombre de familles déplacées avaient été prévenus quelques jours à l'avance, mais des milliers d'autres furent transférées sans avertissement dans les camps, dépourvues de tous leurs biens. La communauté humanitaire exprima sa préoccupation face à la probable disette de l'an 2000 du fait de l'éloignement forcé d'agriculteurs de leur ferme.

Les camps de regroupement manquaient d'abri adéquats, d'eau potable et de toilettes. «Beaucoup dorment à la belle étoile, et il fait froid dans ces régions élevées», observa un responsable du Programme Alimentaire Mondial en octobre.

Refugees International indiqua que les camps étaient de plus fortement surpeuplés et que les cas de malnutrition s'y multipliaient. Vingt pourcent des enfants de moins de cinq ans souffraient de malnutrition dans certains camps de regroupement. Selon un rapport de presse non vérifié, plus de 200 personnes y mourraient chaque semaine du choléra, de la dysenterie et de malnutrition.

Les organisations humanitaires internationales eurent bien du mal à concilier l'approvisionnement nécessaire des camps de regroupement et le souci de ne pas faciliter la politique de transfert forcé de population du gouvernement burundais. Une organisation, Médecins Sans Frontières, décida de se retirer des camps tout en reconnaissant que les conditions «y demeurent bien en-deçà du minimum vital».

En raison des mesures prises durant le dernier trimestre de l'année afin de protéger son personnel, l'ONU ne bénéficia pas d'une présence directe dans les camps de regroupement. D'autres organisations humanitaires continuèrent de fournir vivres, vaccins et secours d'urgence tout en se plaignant que plus d'une douzaine de lieux de regroupement demeuraient inaccessibles à leurs camions.

En plus des près de 350.000 Burundais vivant dans ces camps de regroupement, des centaines de milliers de personnes demeuraient déplacées à l'intérieur du pays, dans d'autres lieux pour personnes déplacées ou de leurs propres moyens.

La violence régnant dans la province de Makamba du sud du Burundi déplaça 30.000 personnes en janvier et força des dizaines de milliers d'autres personnes à demeurer en exode au long de l'année. De nombreuses familles nouvellement déplacées dans la province de Makamba trouvèrent refuge dans des écoles ou autres bâtiments municipaux.

Les autorités gouvernmentales démantelèrent trois camps pour personnes déplacées à Bujumbura en octobre sous prétexte qu'ils posaient un danger public. Les 13.000 personnes qui y logeaient rentrèrent chez elles ou trouvèrent refuge ailleurs.

Tout comme les années précédentes, les Burundais en exode constatèrent à leurs propres frais que les camps étaient vulnérables. Un raid rebelle tua dix personnes déplacées en janvier, au sud-est du Burundi. D'autres attaques par les forces rebelles contre des lieux abritant des Tutsis firent 18 victimes en novembre, dans les provinces de Kayanza au nord et de Rutana au sud du Burundi. Il est fort probable que bien d'autres tels incidents eurent lieu sans être rapportés par la presse.

Seulement 12 pourcent de l'ensemble des Burundais déplacés à l'intérieur de leur pays disposait d'eau potable, et seulement 40 pourcent de cette même population avait accès à des latrines aux normes sanitaires minimales, selon un rapport de l'ONU de novembre. Nombre de lieux pour personnes déplacées ne fournissaient que cinq litres d'eau quotidiens par personne, soit un quart de la quantité généralement considérée comme nécessaire aux besoins d'hygiène et de santé.

Malgré les transferts de population massifs au Burundi, un petit nombre de familles déracinées purent regagner leur domicile durant l'année, dans des zones considérées comme moins dangereuses. Les organisations humanitaires aidèrent à la reconstruction ou réhabilitation de près de 4.000 habitations de réfugiés et personnes déplacées ayant effectué le voyage de retour.

 

Camps de la mort au Burundi
De son côté, Pierre Buyoya dirige le pays par décrets-lois après avoir aboli la Constitution qu'il avait lui-même présentée au suffrage du peuple en mars 1992. Aujourd'hui, ce pouvoir acculé à la défensive et pour retirer le soutien populaire dont bénéficie le CNDD, déplace des centaines de milliers de Hutus dans des « camps » où sans nourriture, sans soins, et touchés par les maladies infectieuses, ils tombent comme des mouches. Selon certaines sources 800.000 personnes sur une population estimée à 5 millions d'individus ont été ainsi condamnées à l'exil intérieur et vouées à une mort certaine.A n'en point douter il s'agir de véritables "camps de la mort» qui ont été érigés par le pouvoir. Un tel instrument couplé à une volonté politique d'extermination, cela s'appelle un génocide. Il ne faut pas tergiverser sur les mots.

 

DROIT DE L'HOMME AU BURUNDI Camps de concentration au Burundi :  Il faudrait réfléchir au sujet du travail du JRS dans les camps où le  gouvernement a déplacé ses propres ressortissants. 
Cela nous permettrait d’accompagner les déplacés dont personne ne s’occupe.Les conditions de sécurité à l’intérieur des camps ont amené les organisations internationales à réduire leur personnel. Depuis que deux de ses membres ont été assassinés dans la province de Rutana, en 1999, les Nations Unies ont limité leurs activités au Burundi. La politique de regroupement a des conséquences néfastes: la nourriture fait défaut, les maisons des personnes déplacées sont pillées parfois par les militaires eux-mêmes. Suite à la demande faite au gouvernement concernant le démantèlement des camps, un certain nombre d’entre eux ont été fermés depuis février. Mais les personnes regroupées dans les autres sites ont peur des attaques nocturnes. Les rebelles qui ont infiltré les camps menacent de lancer des attaques contre les populations qui rentreraient chez elles. "Certains camps seront démantelés mais à leur arrivée, les personnes trouveront leurs maisons détruites. Et même si elles rentrent, il faudra leur fournir de la nourriture pendant quatre mois, jusqu’à la récolte prochaine" a déclaré un membre du JRS.

 

 

1.B Les Responsables de la politique de regroupement forcée :

Ce qui parait assez désolant c'est de voir les membres des gouvernements  qui se sont succédés pendant cette période de 1996 à novembre 2001, continuer à  siéger dans les institutions   prestigieuses du Pays et voyager; en se faisant passer pour des "Hommes" ou des "Femmes" intègres /propres alors qu'ils ont des crimes sur la conscience.

NOMS

FONCTION

Pierra BUYOYA PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE  (1996)
Pascal-Firmin NDIMIRA  PREMIER MINISTRE (1996)
Epitace BAYAGANAKANDI
Lieutenant-Colonel
MINISTRE DE L'INTERIEUR ET DE
LA SECURITE PUBLIQUE  (1996)
Eugene NINDORERA  MINISTRE DES REFORMES
INSTITUTIONNELLES  (1996)
Luc Rukingama Ministre des Relations Extérieures et de la Coopération 
Gervais Rubashamuheto Ministre de la Justice
Firmin Sinzoyiheba Ministre de la Défense Nationale:
Evarist Minani Ministre de la Planification du Développement et de la Reconstruction
Pierre Bambasi Ministre du Développement Communal

Anne Bariyuntura

Ministre de la Réinsertion et à la Réinstallation des Déplacés et des Rapatriés
Bernard Barandereka Ministre de l'Aménagement du Territoire et de l'Environnement
Damas Ntiranyibagira Ministre de l'Agriculture et de l'Elevage
Gerard Nibigira Ministre des Finances
Monique Ndakoze Ministre de la Fonction Publique
Nicéphore Ndimurukundo Ministre de l'Education et de l'Enseignement de Base et de l'Alphabétisation des Adultes

Barnabé Muteragiranwa

Ministre du Travail, de l'Artisanat et de la Formation Professionnelle
Christine RUHAZA

Ministre des Droits de la Personne Humaine, de l'Action Sociale et de la Promotion de la Femme

Samuel Bigawa

Ministre de l'Enseignement Secondaire, Supérieur et de la Recherche Scientifique
Bonaventure Gasutwa Ministre de la Jeunesse, des Sports et de la Culture
Pierre-Claver Ndayicariye Ministre de la Communication et Porte-Parole du Gouvernement
Pascal Nkurunziza Ministre des Travaux Publics et de l'Equipement
Léonce Nsinzikayo Ministre des Transports, Postes et Télécommunications :
Léonidas Havyarimana

Secrétaire d'Etat auprès du Ministre des Relations Extérieures et de la Coopération Chargé de  la Coopération

Vénérand Nzohabonayo

Secrétaire d'Etat auprès du Ministre de l'Intérieur et de la Sécurité Publique Chargé de la Sécurité Publique

Docteur Juma Mohamed KARIBURYO.

Ministre de la Santé Publique 

Frédéric Nzabampema Ministre du Commerce, de l'Industrie et du Tourisme

 

- Président de la République : M. Pierre BUYOYA  (25.07.96)  - Gouvernement du 12 juin 1998  - Remanié le 11.01.00

NOMS

FONCTION

Premier Vice-Président M. Frédéric BAMVUGINYUMVURA
Deuxième Vice-Président M. Mathias SINAMENYE
Ministre des Relations extérieures et de la Coopération M. Séverin NTAHOMVUKIYE
Ministre de l'Intérieur et de la Sécurité publique Colonel Ascension TWAGIRAMUNGU
Ministre de la Justice et Garde des Sceaux M. Thérence SINUNGURUZA
Ministre de la Défense nationale Colonel Cyrille NDAYIRUKIYE (11.01.2000)
Ministre de la Planification, du Développement et de la Reconstruction M. Léon NIMBONA
Ministre du Développement communal et de l'Artisanat M. Denis NSHIMIRIMANA (11.01.2000)
Ministre à la Réinsertion et à la Réinstallation des déplacés et des rapatriés M. Pascal NKURUNZIZA
Ministre chargé du Processus de Paix M. Ambroise NIYONSABA
Ministre de l'Aménagement du Territoire et de l'Environnement M. Jean-Pacifique NSENGIYUMVA
Ministre de l'Agriculture et de l'Elevage M. Salvator NTIHABOSE
Ministre du Travail, de la Fonction publique et de la Formation professionnelle M. Emmanuel TUNGAMWESE
Ministre des Finances M. Charles NIHANGAZA (11.01.2000)
Ministre du Commerce, de l'Industrie et du Tourisme M. Joseph NTANYOTORA (11.01.2000)
Ministre de l'Education nationale M. Prosper MPAWENAYO
Ministre de l'Action sociale et de la Promotion de la femme Mme Romaine NDORIMANA
Ministre de la Jeunesse, des Sports et de la Culture M. Gérard NYAMWIZA
Ministre de la Santé publique Docteur Stanislas NTAHOBARI (11.01.2000)
Ministre de la Communication, Porte-parole du Gouvernement M. Luc RUKINGAMA
Ministre des Travaux publics et de l'Equipement M. Gaspard NTIRAMPEBA (11.01.2000)
Ministre des Transports, des Postes et des Télécommunications M. Cyprien NBONGABA (11.01.2000)
Ministre des Mines et de l'Energie M. Bernard BARANDEREKA
Ministre des Droits de la personne humaine, des Réformes institutionnelles et des Relations avec l'Assemblée nationale M. Eugène NINDORERA

2. Today in 2002, this camps still exist :

 

A) Visualisation

 

B) Preuves de l'existence de ces camps de la mort

 

C) Commentaires

 


 

 

 

A) Visualisations

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B) Preuves de l'existence de ces camps de la mort

B) Preuves de l'existence de ces camps de la mort  

 

 

REPORTAGE   1 

Burundi : camps d'enfermement
un grand reportage de Ettore Malanca

 


©www.amnistia.net


Burundi : camps d'enfermement
un grand reportage de Ettore Malanca

Tout le reportage sur le numéro 3 de notre revue Les enquêtes interdites à paraître le 15 mars. Commandez-le ou abonnez-vous!


Depuis sept ans une guerre civile ravage le Burundi. Le pays est gouverné par le président Pierre Buyoya dont le régime assure les pleins pouvoirs à la minorité tutsi. Cette ethnie qui ne représente que 14% de la population détient pratiquement tous les postes clés et notamment elle contrôle l'armée. Du côté tutsi cette répartition inégale du pouvoir - les Hutus représentent 85% de la population - s'apparente à une véritable assurance-vie. Il suffit de regarder ce qui s'est passé en 1994 dans le Rwanda voisin, et se souvenir que 800.000 Tutsis y furent massacrés en trois mois par les partisans fanatiques du Hutu Power.
Ce fut un génocide.

Le reportage photographique que nous publions illustre ce qui se passe de nos jours au Burundi. En six mois l'armée burundaise, tutsi, a en effet enfermé plusieurs centaines de milliers de paysans hutu, dont 300.000 venant des environs de la capitale Bujumbura, dans des "sites de regroupement". Les raisons évoquées par le gouvernement tutsi reposent sur la nécessité de couper les vivres et les bases aux rebelles hutus et donc d'éviter un nouveau massacre de la population tutsi. Cette menace est bien réelle.

Vous avez sous les yeux le témoignage de la vie dans les camps. Il en existe 350 dans tout le pays. Environ 800.000 Hutus y sont enfermés dans des conditions tragiques: famine, épidémies, choléra. Le taux de mortalité est énorme. Voici donc à quoi aboutissent les si détestables politiques de clivage ethniques.

En mars 2000, Ettore Malanca s'est rendu dans les camps de Kabezi, Kavuma, Karenzi, Rushubi, Mugendo. Témoignage.



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Tout le reportage sur le numéro 3 de notre revue Les enquêtes interdites à paraître le 15 mars. Commandez-le ou abonnez-vous!



photos: ©Ettore Malanca

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REPORTAGE   2 

JRS ALERTS   

JRS home

Burundi

(1)

Rebel attacks and army retaliation in Burundi, particularly in Bujumbura Rural, have intensified since August 1999, and the government claimed that its forced displacement policy was carried out for the safety of the people.

(2)

One of the 58 "regroupment"camps set up by the Burundi government to house some 340,000 people forcibly displaced from their homes since September, ostensibly for their protection.

(3)

Children living in one of the regroupment camps. Health assistance and sanitation facilties are severely lacking in the camps which have inadequate and unclean water. Cases of cholera, pneumonia and malnutrition among the children have been reported

(4)

"When we arrived here, there was nothing. We had to construct our huts with banana leaves and plastic sheeting distributed by an aid organisation. Medicines, blankets and latrines are what we need right now" - a man living in one of the regroupment sites

(5)

Appalling living conditions prevail in the camps, and there is a pressing food shortage. The people held in the camps are not allowed sufficient time to cultivate their fields and to prepare crops for sale on the market. Food prices have shot up as a result of the scarcity.

(6)

Speaking to parties to the Arusha peace talks on 18 January, newly appointed mediator, Nelson Mandela, said of the people living in the camps: "Their condition is an indictment against each and every one of you."

(7)

UN secretary-general, Kofi Annan, recently reiterated his opposition to the Burundi government's regroupment policy, warning of a "humanitarian catastrophe".

(8)

The Burundi government has come under fire from church and political leaders worldwide for its regroupment policy which has created "real places of death", as the president of the National Bishops' Conference of Burundi described the camps.

© 1999 (last updated: 24 January 2000)

 

 

 

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©AG news 2002

Burundi's fenceless concentration camps

ELECTRONIC MAIL&GUARDIAN

July 18, 1997

Burundi's fenceless concentration camps


Burundi's military regime has herded hundreds of thousands of Hutu peasants into camps to keep them from helping Hutu rebels. There are no fences around the camps ... just the threat of a bullet for any who dare walk away.


CHRIS MCGREAL in Nyarurama, Burundi


AMELIE MUVUNI is not a prisoner in the conventional sense. There is no fence to keep her confined to the squalid, overcrowded hillside camp she was herded into by Burundi's army.

But were she not to be found in her makeshift shelter at dusk, Amelie could not count on her age and infirmity to save her from a bullet.

"They made us come here," she said. "They tell us it is for our own good, but they do not treat us well. They beat us and they kill people."

Burundi's Tutsi-led military government has forced hundreds of thousands of Hutus into camps dotted across the country. The authorities call it "regroupment" aimed at separating the majority Hutu peasant population from rebels battling the overwhelmingly Tutsi army and targeting civilians.

Critics - including the Hutu party driven from power by President Pierre Buyoya's military coup a year ago - call them concentration camps. The United States has demanded their closure.

In military terms, regroupment has borne fruit. In many areas the rebels are no longer able to shelter among the population or rely on it for support. Attacks in Kayanza province, where Muvuni is one of about 100 000 people in camps, have dropped sharply.

But the grandmother, aged 58, and her fellow internees are paying the price. Severely overcrowded, heavily guarded camps in four provinces have been hit by typhus and dysentery. Starvation has pushed up the death toll.

Hutus in the camps accuse the army of torture, murder and rape. Others report the systematic disappearance of hundreds of young Hutu men. And with whole communities driven out, the military embarked on a scorched-earth policy, destroying homes and crops, and killing those who remained outside the camps. The government says about 300 000 people are interned. Outside agencies believe the real figure is twice as high.

The military governor of Kayanza province, Colonel Daniel Nengeri, concedes that most of those in the camps went reluctantly. But he says they were also the target of attack from what the government calls "armed bands".

Nengeri said: "The population didn't ask to be re-grouped. The population has been regrouped for its own security. At first they didn't like it but they came to see it was for their own good. We want to separate innocent people from the armed bands so we could deal with them militarily."

Muvuni does not see internment as for her own good. "The army came to our commune and told us we had to go to the camp the next day," she said. "The soldiers said that anybody who was left in their homes was a rebel and they would kill them."

In the eastern province of Karuzi, the army behaved in a particularly brutal fashion. It swept across hillsides after the deadline for people to clear out had passed, murdering those remaining.

A couple working the field in front of their scorched home talked nervously. "The soldiers ruined everything," the man said. "They made us stay in the camp for weeks while they destroyed. They took all the young men from the roadside and the camp. We don't know what happened to them."

In the weeks after Muvuni and her family were herded into Nyarurama, they were not allowed to leave the camp, even to harvest crops. The military government was counting on foreign aid agencies to provide food and health care, but most were reluctant to collaborate with the incarceration.

Left to its own devices, and facing an international embargo, the government chose to spend its scarce resources on weapons. Malnutrition soared. With hunger came disease.

"There were some deaths," said Nengeri. "I don't know how many, but not catastrophic."

Health workers and camp internees say the number of people who died from disease and malnutrition runs into the thousands.

In some areas the government is now moving to dismantle the camps. One large camp has been cleared in Kayanza, and Nengeri said he hopes to empty them all by the end of the year.

Muvuni is not optimistic. "If they let me go, I have to build a new house. Who says the army won't come and destroy it again?"

Sites: http://www.mg.co.za/mg/news/97jul2/18jul-burundi.html

 

 

AGnews

 

 

 

 

 

 

Mandela visits 'concentration camps'

Tuesday, 13 June, 2000, 14:42 GMT 15:42 UK ,BBC News

Mandela visits 'concentration camps'
Hutus in the regroupment camp
Hutus in the camps have been kept in miserable conditions


Nelson Mandela has visited two refugee camps to the east of the capital, Bujumbura, on the second day of his visit to Burundi in his role as chief negotiator in the peace process.

He then travelled on to the central city of Gitega, where he was due to address a rally and stay overnight.

The regroupment camps, housing hundreds of thousands of Hutu civilians, have attracted international condemnation and the former South African president has previously called them "concentration camps".

Human rights groups say the conditions in the camps are deplorable.

The Burundian Government, who said the camps were set up to protect the civilians from rebel attacks, has begun closing them and promised to have them all shut down by the end of July.

Mr Mandela is also due to meet representatives of rebel groups, and see the Burundi army command.

Civil war erupted in Burundi in 1993, with several Hutu factions campaigning against the Tutsi-dominated government and army.

Detentions

On the first day of his visit, Mr Mandela met political prisoners in Burundi. He also held talks with President Pierre Buyoya.


Nelson Mandela
Mandela met Burundian political prisoners

He spoke to about 60 inmates in the main prison of the capital, Bujumbura, some of whom have been detained for seven years.

He told them that he had discussed the release of political prisoners with Mr Buyoya, who was in Johannesburg last week.

"If we are looking for peace here in Burundi, all the political prisoners have to be released," he said.

Several attempts to end the conflict since 1993 have failed.

During an earlier round of talks Mr Mandela angered the Tutsi political establishment in Burundi by comparing Tutsi domination to South African apartheid.

Breakthrough

But in a recent breakthrough in the peace process, Burundi agreed to equal representation for Hutus and Tutsis in the armed forces, which are at present overwhelmingly Tutsi-dominated.

This opened the way to the first face-to-face talks between the government and the main Hutu rebel group, which are due to take place next month.

Ugandan Prime Minister Apolo Nsimbambi will also take part in the current discussions between Mr Mandela and Mr Buyoya.

President Yoweri Museveni had originally been invited, but was unable to attend.

An estimated 200,000 Hutus and Tutsis have been killed in the civil war.

Sites: http://news.bbc.co.uk/hi/english/world/africa/newsid_788000/788855.stm

 

AGnews

Mandela proche d'obtenir la paix au Burundi ?
Mandela fait la paix
mardi 25 juillet 2000, par Marie-Claire Diop  


L'ancien président sud-africain espère que la guerre civile s'achèvera d'ici un mois. Plusieurs difficultés majeures restent cependant à résoudre.


Ils ne sont pas nombreux, ceux qui, tel Nelson Mandela, ont mérité avec autant de constance le prix Nobel de la paix qui leur fut un jour attribué. L'ancien président sud-africain, artisan d'une réussite politique unique dans l'Histoire africaine du XXème siècle, poursuit au Burundi une action diplomatique dont l'influence positive est exceptionnelle.

Pourtant Mandela est déçu. Il espérait obtenir, dès cette semaine, un cessez-le-feu définitif entre la rébellion hutue (ethnie majoritaire au Burundi) et le pouvoir tutsi du président Pierre Buyoya. Ce sera, sans doute, pour le mois prochain. Car le pas décisif a déjà été franchi : Jean-Bosco Ndayikengurukiye, leader des Forces de défense de la démocratie (FDD) qui dirigent la rébellion, a donné son accord à l'ex-président sud-africain pour rencontrer Buyoya et entamer les pourparlers de paix définitifs.

Camps de concentration

La guerre civile, désormais larvée, a causé la mort de 200 000 personnes au Burundi. Le plan de paix prévoit une période de transition de deux ans à trois ans, à l'issue de laquelle seraient organisées des élections démocratiques. Pendant cette période, un gouvernement provisoire sera constitué sur une base d'égalité entre hutus et tutsis. L'armée sera restructurée sur le même modèle.

L'un des derniers obstacles à la paix est la controverse sur les "camps de regroupement" mis en place par le pouvoir dans le but officiel de protéger les populations des attaques des rebelles. Des centaines de milliers de hutus résident dans ces camps que Nelson Mandela a décrit comme des "camps de concentration". Selon l'ONG américaine Human Rights Watch (HRW), des soldats burundais torturent et tuent des suspects dans ces camps, et violent des femmes qui y sont internées.

Le gouvernement aurait commencé, d'après la BBC, de fermer ses camps - comme il s'est engagé à le faire d'ici la fin du mois de juillet. Mais HRW estime, au contraire, que cette fermeture n'a pas eu lieu.

Sites: http://www.afrik.com/article671.html

 

 

 

 

AGnews

New concentration camps in the Rutana and Ruyigi provinces


New concentration camps in the Rutana and Ruyigi provinces


MISNA
Burundi
10.08.99


The situation is increasingly critical in the concentration camps set up in various areas of Burundi. Aside form those in the Rural Bujumbura province, our MISNA sources reported new camps in the Rutana and Ruyigi provinces (southern Burundi). The people, all of the Hutu ethnic group, are forced to live in these fenced off areas in subhuman conditions. A Burundian army officer - interviewed by MISNA (who will remain anonymous for security reasons) - declared that it is a strategy designed by the general staff to stop rebels infiltrating from nearby Tanzania. Despite strong disapproval from both the international community and the US State Department, Burundian authorities seem intentioned to continue sacrificing the defenceless civil population.


 

 

AGnews

SITUATION DE REGROUPEMENT DE LA POPULATION PAR L’ARMÉE BURUNDAISE DANS LA PROVINCE BUJUMBURA RURAL AU BURUNDI
EN DATE DU 24 SEPTEMBRE 1999.


SITUATION DE REGROUPEMENT DE LA POPULATION PAR L’ARMÉE BURUNDAISE DANS LA PROVINCE BUJUMBURA RURAL AU BURUNDI
EN DATE DU 24 SEPTEMBRE 1999.


Commune Collines regroupées Site de regroupement Nombre
1. KANYOSHA KAVUMU

SOROREZO

MUYIRA

BIGOMA

KIROMBWE

COGA

BUZIGE

RWEZA

BIGWA

RUYAGA

MBOZA

BUHONGA

KIYENZI


 
 

KAVUMU

  • Eglise Emmanuel
  • RUYAGA


 
 
 
 
 
 

  • Paroisse Buhonga
  • Kiyenzi ( Kamutwe)
  • Kinyankonge

 
 
  1.  
    1. (1 Décès)
  1.  
    1. ( 2 Décès)
  1.  
    1. ( 4 Décès)


 
 
 
 
 
 

20.585 ( 5 Décès)

3.574

1.940

2. MUTAMBU KIVUNGWE I

KIVUNGWE II

GOMVYI

BURIMA I

RUBANDA

BURIMA II

RUVYAGIRA

MUGERE

MUGENDO

MUSENYI

BUBANZA

MUKONKO


 
 
  • Chef Lieu
  • GOMVYI
     
     
    • CENTRALE 
  • MUGERE
     
     
     
     
    • MUKONKO

     
     

    + 15.000
     
     
     
     
     
     

    + 2.000
     
     
     
     
     
     
     
     

    + 10.000

    TOTAL I     104.965


     
     

    COMMUNE Collines regroupées Site de regroupement Nombre
    3. KABEZI MUBONE

    GITENGE

    KIMINA

    KIBANDA

    RUGEMBE

    KABEZI

    MASAMA

    MWANZA

    GAKUNGWE

    KIGARAMANGO

    MIGERA

    BERI

    GIHANGAZE

    BUHINDA

    GITWE I

    • MUBONE


     
     
     
     

    • RUBEMBE 
    • KABEZI


     
     
     
     
     
     

    • MUTUMBA
    + 8500
     
     
     
     
     
     

    + 5000

    + 6000
     
     
     
     
     
     
     
     

    + 3000

    4. MUHUTA BUSENGE I

    RUGOMBERO I

    SITWE II

    RUTOVU

    GITWE

    BUSENDE II

    RURENGO

    KIRASA

    TANKONI

    RUTONGO

    RUGOMBERO II

    • BUSENGE
  • (position militaire)
     
     
     
     
    • Mwita (rubuza)

    Position
     
     

    • Rutongo 
    + 6000
     
     
     
     
     
     
     
     

    + 4500 
     
     
     
     
     
     

    + 3000

    TOTAL 2     36.000


     
     

    COMMUNE  Collines regroupées Site de regroupement  Nombre 
    5. ISALE RUTEGAMA

    GISIGI 

    RUGARAGARA

    BIBARE

    CIRISHA 

    CARANKA 

    NYARUKERE

    MUZENGA

    RUBANDA 

    MBARE

    BUVUMBA 

    BUYIMBA 

    MATARE 

    SAGARA 

    KABABAZA 

    BUSHAKA 

    BENGA

    MBIRIRA

    • RUSHUBI


     
     

    • MUCUNGWE
    • KIBUYE 
    • MUBERURE
    + 15. 000
     
     
     
     

    8.000
     
     

    + 12.000
     
     

    + 5.000

    6.MUBIMBI BUTEZA 

    MATYAZO

    KAYASUBA

    MAGEYO 

    KIVUMU 

    MUBIMBI

    GISAGARA

    MUYABARA

    MUHORORO

    KARAMBIRA

    • MATYAZO


     
     

    • KARUGAMBA


     
     

    • MUBIMBI(centre)
    • KINAMA 
    + 15.000
     
     
     
     

    + 12.000
     
     
     
     

    + 17.000
     
     

    + 7.000

    TOTAL 3     91.000


     
     

    COMMUNE Collines regroupées Site de regroupement Nombre
    7. MUTIMBUZI KIREKURA I

    KIREKURA II

    TENGAI

    RUBIRIZI

    TENGAII

    NYABUNYEGERI

    • MARAMVYA
    • RUBIRIZI ( zone) 
    • TENGA (position)
    • NYABUNYEGERI 
  • (position)
  • + 4.500
     
     

    + 1500
     
     

    + 2000

    + 4000

    BUGARAMA MUGENDO

    BUGARAMA

    • MUGENDO
    • BUGARAMA
    + 3.500

    + 4000

    TOTAL 4     19. 500
    TOTAL 1 ,2, 3et 4    
     
     

    250. 965

    BESOINS
     

    1. ALIMENTATION
    2. SOINS DE SANTE
    3. EAU (Bidons)
    4. ABRIS (tentes, couvertures ….)

    N.B.

    La plupart des regroupés ne sont pas autorisés à récupérer leur bien et bétail , même à usage courant . Ils sont sommés de se rendre au centre de regroupement endéans un temps très court ( 20minutes ).

    Les habitations des regroupés sont pillées quasiment systématiquement . Les pilleurs parlent d’un nouveau DOUBAI.


    PAYS: BURUNDI
    SOURCE DU DOCUMENT: FRODEBU
    DIFFUSION AUTORISÉE: Great Lakes Press (GLP), http://pages.infinit.net/glp/index.htm

    Sites: http://pages.infinit.net/glp/documents/frodebu_002f.html

     

     

    AGnews

    Famine Threatens Controversial Burundi 'Regroupment' Camps

    Famine Threatens Controversial Burundi 'Regroupment' Camps

    Posted on Wed, 01 Mar 2000 12:53:39 GMT

    photoWritten by Stephanie Kriner, Staff Writer, DisasterRelief.org

    As the February deadline for planting crops passes, thousands of subsistence farmers and peasants remain cramped in overcrowded camps in Burundi. The controversial "regroupment" camps are part of a government initiative to separate civilians from Hutu rebels, who the Tutsi-dominated army has fought since 1993. After harsh criticism from the international community, the government has begun to free some of its sufferng civilians. But humanitarian workers warn that the camps can't be closed soon enough to avoid a famine.

    Map
    The "regroupment" camps are located in hillsides south of the Burundi capital of Bujumbura.
    Aid workers have described the conditions of the 57 camps as appalling with many residents, most of them subsistence farmers, suffering from hunger and disease. In most of the camps, which house a total of 350,000 people, farmers are barred from working their nearby plots.

    Others are allowed to till their land only three or four times a week. In addition, the military won't allow hungry camp residents to fish on Lake Tanganyika, fearing that fishing boats will be used to ferry rebels from neighboring Congo.

    Those farmers who are permitted to work in their fields have abandoned beans and peas, staple crops that normally sustain Burundi throughout the year. Instead, they are planting manioc and sweet potatoes, starchy vegetables that require less tending but also lack protein.

    Some camps are even off limits to aid workers, leaving the residents with no means to get food, medical care or clean drinking water. Scores of people confined in the camps, mostly women and children, die each day of malnourishment, dehydration and disease, aid workers say.

    The Burundi government has begun to dismantle the camps by sending some 2,000 people home. President Pierre Buyoya announced on Feb. 4 that the government would allow people at 11 of the camps, a total of 52,000 civilians, to return home by the end of March. But some wonder whether or not the government's promise is merely a political ploy to quiet international pressures to close the camps.

    The government said it will not disband more camps until security conditions permit — claiming the camps are meant to protect villagers from the civil war between the army and various Hutu rebel groups. Critics say the camps are meant to expose rebels hiding among the civilian population and to prevent civilians from helping the rebels.

    The camps have drawn harsh criticism from world leaders, including former South African president Nelson Mandela. The U.N. has called on Burundi to close the squalid camps, calling them a "breach of international humanitarian law."

    "The conditions here are clearly unacceptable," Francis Deng, U.N. special representative on internally displaced persons, told Reuters during a visit to Kabezi camp, where around 40,000 people reside in crowded conditions on hillsides south of the Burundi capital of Bujumbura. "Just the sheer concentration of so many people, the needs they have … It is not sustainable." Refugees
    A total of 350,000 people live in what humanitarian workers have described as squalid camps.

    Aid workers say that camp residents lack food, medical care and adequate shelter. The residents, herded into the camps in September, live in shacks made of banana leaves and plastic sheeting along the hillsides that surround Bujumbura. Most of the camps are inaccessible by relief workers because they are located in areas where ambushes of outsiders has become common.

    Even those who are allowed to leave the camps will need assistance, aid workers say. Many of their homes and fields were destroyed or looted by rebel forces. Many of the farmers are too weak or wary to tend to their land. Almost all of them have suffered five months without adequate food or medical care, while some complain that rebels and soldiers steal from their fields.

    Negotiations aimed at bringing peace to Burundi are underway with Mandela serving as a mediator. But optimism that the talks could bring about an end to the conflict have been tempered by complaints by Tutsi parties who have accused Mandela of bias and threatened to pull out of the negotiations.

    Refugees
    The Burundi government has begun to release some 52,000 people and has promised to free more.
    But even if the war were to end today, aid workers say the situation could take years to improve. In a report by the aid organization Action by Churches Together, a high-level government source said that despite the government move to dismantle the camps, the situation would not likely improve.

    "People could be moved from these camps to other camps, and if they do go home, what will happen? Their villages and fields have been looted," he said. "Even if the government started today, I believe it would take a year to dismantle all the camps."

    Aid agencies, who have struggled to reach the sick and hungry in Burundi's camps, are gearing up to continue offering humanitarian support long after the camps are fully dismantled. "The most important thing now is for the international community to help these people as they return. It is important to encourage the government and we need assistance to do that," Deng said.

    Sites: http://www.disasterrelief.org/Disasters/000218Burundi/


     

     

    AGnews

    Burundi: Building Concentration Camps.

    Saturday October 9th 1999, www.africanperspective.com

    Burundi: Building Concentration Camps.

    The military government of President Buyoya is doing something terrible to the Hutu people. It is holding them in collective farms that look more like concentration camps. It claims this is the best method of denying the Hutu rebels food supply and recruitment. The Hutu villagers are collected in groups and put in one camp. This is disrupting their livelihood and constitutes one of the