A/
Contexte :
Dans notre cycle consacré à
l' " Extrème droite au Burundi", l'
UPRONA
représente une pièce maîtresse. Il est un des liens
centraux du courant fachiste, organisé de manière étatique, dans
notre pays.
Lors du Putsch militaire de 1966, l' UPRONA du prince
RWAGASORE , vainqueur aux éléctions instaurant l' Indépendance en
1961, est usurpé par la
clique de Bururi . Le Royaume tombe, on passe à la République,
avec les conséquences que l'on connaît. Tout
l'équilibre social des Barundi est bouleversé d'une
manière brutale. L' UPRONA de la république devient
la première structure organisée, de manière étatique, du tribalisme
aigu, latant chez certains burundais, résultant entre autre
d'
une alchimie de la colonisation et de l'Histoire de la région en
général. Le parti UPRONA et ses
nouvelles organisations
satellites (JRR, UTB, UFB) deviennent les appareils de
la
"clique de Bururi". L'UPRONA, parti
UNIQUE, au côté de l'armée, se chargera de l' extermination
physique ou politique des autres composantes ethniques ou claniques du Pays
(les Baganwa, les Bahutu et les Tutsi du clan des Banyaruguru).
D'un point de vue économique,
on pourrait dire de façon imagée: " le gâteau du Burundi étant ce
qu'il est, tout le monde ne pouvaient en profiter". La politique "UPRONISTE"
,de purge, consistait à massacrer pour éliminer le plus de
prétendu au gâteau. En 1972, on parlera du "Génocide Sélectif".
Au lieu de réfléchir "un système pouvant de manière
intelligente partager avec ses citoyens de manière juste ", comme
le pensait le regretté Gilles Bimazubute (assassiné en 1993 par
l'armée Burundaise) , l'UPRONA préféra la carte d'un clientélisme honteux.
Sa politique a mis à mal l'équilibre social du pays en mettant au banc
de la société près de 90 % des Burundais. L'UPRONA a été le
parti UNIQUE jusqu'au début des années 90.
Aujourd'hui , l'UPRONA de
MUKASI porte cet héritage lourd humainement, économiquement et
sociologiquement pour le pays.
En 1993, l'UPRONA perd les
élections démocratiques. Il ne s'y attendait pas. Avec
l'armée et ses organisations satellites (JRR,UTB, UFB), ils assassinent
la "Démocratie" . l'UPRONA revient
au pouvoir après le putsch. "Le gâteau est sauvé".
Depuis 1996, l'UPRONA crie haut et
fort sa nouvelle politique "anti-génocide". Ne
pouvant justifier son acte face à l'Histoire du Burundi d'"assassin de
la Démocratie" et surtout au niveau international, de 1993 à
1996, l' UPRONA va porter une politique de lobbying au côté des NATIONS-UNIS
afin de faire porter "le Mal Burundais" à ses opposants politiques
ou "aux nouveaux prétendus au gâteau".
Suite à un
rapport de l'ONU, concocté sur mesure à sa nouvelle politique,
l'UPRONA va créer une sorte de société civile apte à expliquer
sa politique d'anti-génocide au monde;tout cela en jouant la confusion avec
les événements tragiques de 1994 au Rwanda. Il crée entre autre
AC
Génocide et le PA-Amasekanya
ou Puissance d’Autodéfense «Amasekanya »
.
B/ L'idéologie d'extrème
droite de l'UPRONA :