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La  gigantesque marche de manifestation anti-MIPROBU ?

 

AGNews 2002

 

 


 


Le Burundi à la recherche de la démocratie :

Un regard rétrospectif sur ses institutions politiques et administratives (1962/1996)/

Joseph Gahama

 

Aussitôt après la disparition de Melchior Ndadaye, le Président rwandais Juvénal Habyarimana prit le 28 octobre 1993 l'initiative de convoquer un sommet dit " régional " à Kigali, consacré à la crise burundaise.33 Il fut alors décidé d'envoyer une " Mission pour la protection et le rétablissement de la confiance au Burundi " (MIPROBU). Ceci eut comme conséquence immédiate la division de la classe politique burundaise en deux camps : alors que le FRODEBU et les partis de la mouvance présidentielle s'en réjouissaient, l'opposition et l'armée rejetaient catégoriquement " une force étrangère " qui violerait l'article 174 de la constitution.
     Une gigantesque marche de manifestation anti-MIPROBU eut lieu le 26 décembre 1993 à Bujumbura, obligea l'ambassadeur Papa Louis Fall à plier bagage et l'OUA à approfondir la question. De 5 000 militaires prévus au départ, puis de 180 soldats et 20 civils, on en vint à l'envoi de 47 officiers uniquement, dans le cadre d'une " Mission internationale d'observation au Burundi " (MIOB).


AI Index: AFR 16/08/94 Amnesty International International Secretariat 1 Easton Street London WC1X 8DJ United Kingdom  BURUNDI Time for international action to end a cycle of mass murder

In late 1993 the OAU Secretary General appointed a Senegalese Ambassador, Papa Louis Fall, as his representative in Burundi. The OAU announced that it would send 180 soldiers and 20 civilians to assist the country return to stability. The OAU team was named Mission de protection et d'observation pour le re[']tablissement de la confiance au Burundi (MIPROBU), Protection and Observation Mission to Re-establish Confidence in Burundi. In December Burundi opposition parties, which apparently believe that the arrival of the OAU force would strengthen the government and weaken the army, organized demonstrations to oppose the arrival of the OAU force. The OAU Secretary General's representative was in Bujumbura at the time. A MIPROBU advance team of 15 civilians arrived in Burundi to try to build "bridges of peace" between different sectors of society and a technical mission of military officers visited Burundi to examine the practical problems which the OAU peace-keeping force would face. By March 1994 the OAU had not issued any public reports about the activities of the special representative or the military contingent. It consequently remained unclear whether the OAU force would be deployed and, if so, what role it would play in preventing further killings.


Les politiques internationales dans la région des Grands Lacs africains

 

19 novembre : décision de l’OUA d’envoyer un contingent de 200 hommes (MIPROBU) pour une durée de six mois et de créer une commission internationale d’enquête sur  le coup d’Etat manqué et les assassinats qui ont eu lieu.

29 novembre: arrivée de M. Ahmedou Ould Abdallah, médiateur des Nations unies.

26 décembre : manifestation de quelque 10 000 personnes (de l’opposition tutsi) à Bujumbura pour s’opposer à la venue de la force de paix de l’OUA, la MIPROBU (180 militaires et 20 civils) et arrivée de ses premiers membres.


MEMORANDUM SUR LE RETOUR A LA PAIX, A LA SECURITE ET A L’ETAT DE DROIT AU BURUNDI PAR LA VOIE DES NEGOCIATIONS

Par leur déclaration du 21 octobre 1993, les Forces armées Burundaises venaient de déclarer une guerre au Peuple Burundais. Malgré les appels du peuple Burundais, la Communauté Internationale n’a jamais volé à son secours et à la place d’une force internationale de protection tant réclamée par le Peuple Burundais, la Communauté Internationale s’est contentée de n’y envoyer qu’une Mission d’Observation. Tout le monde connaît la suite : En se pliant au refus de l’armée d’accepter la Mission de Protection au Burundi (MIPROBU), la Communauté Internationale a donné libre champ à cette armée d’imposer sa loi sur les autorités et sur la population.

En effet, cette Mission Internationale d’Observation au Burundi ( MIOB )  a assisté passivement aux massacres de la population innocente  effectués par les putschistes du 21 octobre 1993.

Face à la dégradation de la situation, le Peuple Burundais s’est organisé en autodéfense contre l’armée-Etat en vue de lutter pour le droit à la vie et pour le rétablissement d’un Etat de Droit au Burundi . Cette résistance, à travers le Mouvement CNDD-FDD, n’aura de cesse tant que le Peuple Burundais ne sera pas rétabli dans ses droits légitimes.


INTERVENTIONS SUR LES ASPECTS DIPLOMATIQUE ET MILITAIRES.

Dès Novembre 1993, plusieurs intervenants au Burundi dont les ONGs ont insisté pour qu'il y ait des troupes étrangères au Burundi, ayant la mission de restaurer la démocratie. Il a été promis d'envoyer une force militaire de l'OUA appelée MIPROBU composée de 180 membres. A la fin des discussions, seules 47 personnes sont venues au Burundi sous le nom de Mission d'Observation au Burundi ( MIOB). Elles sont arrivées au Burundi en Février 1995.

 

 

 

 

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