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Le FIDH doit faire un contrôle de
qualité parmi ses membres.
Bilal Luqman
AGNews,
29-09-2002
Au lieu de dénoncer l'
"Injustice" et les "Dérives" par rapport aux Droits de
l'Homme, la"
Ligue ITEKA"
participe à attiser la haine par son parti pris dans la Guerre Civile qui
sévit au Burundi depuis 9 ans. C'est un drame important. L' appel est ainsi
lancé au FIDH
(Fédération Internationale des ligues de Droits de l'Homme)
à faire un contrôle de qualité parmi les membres de sa
fédération. Certes le choix n'est pas très grands dans un pays comme Burundi,
sous
une dictature militaire, pour trouver un partenaire; mais il importe
tout de même au FIDH de faire son choix. Le
FIDH doit se battre pour un
retour à un régime démocratique. C'est la seule issue au Burundi.
Actuellement l'Armée-Etat
reproche à l'
E.D.B.,
tout comme aux journalistes de trop révéler sur ses intentions en
période de guerre( que d'autres appellent "période de
transition"). Alors, elle censure.
L'attitude "timide"
de la
ligue ITEKA (membre
de la FIDH) lors de tous ces événements est condamnable. Ce sont surtout
ses liens idéologiques et tendancieux avec l' E.D.B.
qui sont inquiétants.
Prenons des exemples
concrets:
- La Ligue ITEKA "ne
condamne jamais" les "gardiens
de la paix"
alors que d’autres comme Amnesty International et Human Right Watch le
font. La
Ligue au contraire les encourage.
- La Ligue ITEKA
"ne condamne
jamais" l'existence
d'une politique de regroupement de la population dans des
camps, véritable mouroir où ,entre 300 000 et 600 000 citoyens Barundi
d'ethnies Hutu s'entassent, contraints de forces à y vivre. La rébellion les appelle, tout comme Mandela d'ailleurs, "Camps de
Concentration au Burundi"... Quand
à la Ligue, pour elle, il ne s'agit là que d'en
donner des statistiques et
de convaincre l'Opinion Internationale, comme le fait déjà l'Armée-Etat,
à savoir que la cause de tout cela est la "persistance des violences
des combats avec la Rébellion" dans certaines provinces. L'idée étant
d'en faire partager les responsabilités. Ce qui est faux. Les déplacés
dues aux combats , une fois la vague de violence passée, ils ont
tendance à rentrer chez eux comme le confirment certains journalistes sur
place. D'autres qui ont tout perdu, essayent grâce à certaines ONG's
de reconstruire ce qu'ils peuvent. Une minorité des déplacés,
souvent accusée de collaboration avec la Rébellion, est
conduite par les militaires dans les
fameux camps de regroupement. N'oublions pas que
ces camps sont gardés "Nuits et Jours" par des militaires
de l'armée Burundaise et le contour de ces camps est miné. Personne n'en
sort. Pour y entrer, il faut un passe de l'Armée-Etat.
Seuls les membres des ONGs qui ont signé "un pacte avec ses militaires"
peuvent y entrer et en sortir. Aucune photo ne peut y être prise. Le
but de la Ligue, derrière laquelle se cache l'Armée-Etat, est de faire
oublier tout cela. C'est - à -dire "l'origine" et "le
but" de ces
camps.
Non ! L'amalgame est entretenu.
- La Ligue ITEKA
"se
fiche éperdument de la liberté d'opinion" pour les militants acquis
à la rébellion. Sa
seule activité reste la préparation de dossiers permettant la
condamnation de la Rébellion burundaise en guerre contre l'Armée-Etat
auprès des instances internationales. Pour s'en convaincre, il suffit de voir son
site dans la rubrique "nouvelles". Pas un jour, où l'on
ne parle des rebelles en mal. Les sources souvent citées sont
gouvernementales (ex. RTNB) et avec un parti pris. La
Ligue ITEKA
oublie peut-être qu' une grande partie de la population burundaise est
d'opinion différente à celle de l' Armée-Etat
(dictature militaire) actuellement au Burundi.
Par exemple, depuis peu les ministères de la défense et de
l'intérieur, pour ne pas les nommer, ne cessent de rapporter que les
populations civiles qui partagent les idées des Rebelles et
ainsi qui les donnent à manger et à boire, seront châtiés comme les
rebelles. C'est-à-dire ils seront condamner à mourir. Mais
que dit la Ligue de tout cela. Rien. Pas un seul mot.
- Etc.
Bref, c'est une attitude
alarmante.
NB: "Armée-Etat"
est un terme utilisé par la rébellion burundaise.
@AGNews
2002
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