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Interview exclusif du
Commissaire
à l'information et à la
communication
du CNDD-FDD, M. Onésime
Nduwimana.

2 Juillet 2002,
Bilal Luqman, AGNews
AGNews
a le plaisir de recevoir cette semaine, le Commissaire à
l'Information et à la Communication du CNDD-FDD. Ingénieur de
formation, ex-parlementaire Frodebu, initiateur du site mythique de
"Burundi - Bureau", entrepreneur aujourd'hui, M. Onésime Nduwimana nous parle
du CNDD-FDD, le mouvement qu'il a choisi de représenter
car seule alternative pour retrouver la paix et la démocratie au Burundi.
B.L.: M. Onésime Nduwimana,
bonjour ! Le CNDD-FDD, c'est quoi ?
O.N.: Un mouvement de
résistance, né après le putsch sanglant d'octobre 1993 et assassinat de son
excellence Feu Melchior Ndadaye.
Ndadaye était le président de la République. Il avait été
démocratiquement élu en 1993. Nombre
de ces collaborateurs ont perdu la vie suite au "Coup
d'État" "politico-militaire", ainsi que beaucoup de citoyens
Burundais. A ce moment, la population Burundaise a décidé de s'organiser et de
se défendre. "Un véritable -NON !
- au retour de la dictature militaire , pérriode sanglante dans l'Histoire du
pays". La raison principale de la naissance du CNDD-FDD (Conseil
National pour la Défense de la Démocratie - Forces pour pour la Défense de la
Démocratie), on la retouve précisément là.
B.L.: Quelles sont
les autorités au sein de ce mouvement CNDD-FDD ?
O.N.:
Le représentant du mouvement est M. Jean-Pierre NKURUNZIZA ,plus connu comme
"Peter" (en Anglais) ou "Petero", qui travaille en synergie
avec le Conseil National des Patriotes (institution comprenant des civils et des
militaires), le Secrétariat Général (M. RAJAB HUSSEIN), et diverses commissariats
("Communication et Information", "Finance",
"Droit de l'Homme","Relation Extérieur", ...). Le CNDD-FDD
est un mouvement de libération et non un parti politique.

M. Nduwimana, est habillé en vert sur
l'image,
à sa droite, M.Rajabu Hussein.
B.L.: Que contrôle le
CNDD-FDD ?
O.N.: Le CNDD-FDD contrôle les zones
où l'armée, rebelle à la démocratie car sortie des casernes en 1993 pour
assassiner le président, dit qu'il n'y a pas la paix. Nous résidons au Burundi
dans des zones à nous. Oui, nous avons effectivement des zones entières
que nous contrôlons. Sinon, la guerre serait finie depuis longtemps. Les
"zones libérées" existent. Du tourisme s'y développe
même (référence à Mme NZOMUKUNDA alice).
B.L.: Pourquoi
faut-il "négocier" avec le CNDD-FDD ?
O.N.:
On négocie la paix avec nous car nous faisons parti de ce que l'on appelle
les "belligérants". On existe sur le plan "des rapports de
forces" sur le terrain du Burundi. La faille des "Accords d'Arusha",
c'est bien cela;"les belligérants" n' y ont pas été associés.
On les a oublié.
B.L.: Comment faire pour
vous contacter ?
O.N.: Mon
Commissariat a mis à votre disposition un outil moderne de communication
via internet. Contactez-nous en vous aidant du site: www.Burundi-info.com
(ou www.cndd-fdd.org). Vous y trouverez
les numéros de téléphones nécessaires des différentes responsables du
mouvements. Pour ceux qui souhaiteraient devenir "membres",
renseignez-vous auprès de la Section du CNDD-FDD la plus proche de chez
vous. Nous sommes présents partout...
B.L.: Qui peut
devenir "membre" du CNDD-FDD ?
O.N.: Le mouvement
est ouvert à tous (Hommes, Femmes de toutes convictions religieuses, ethniques
etc.). Tout le monde peut adhérer au CNDD-FDD. Nous sommes ouvert aussi aux Étrangers
(non Burundais). Il suffit seulement d' être "démocrate"(accepter
qu'un Homme ou une Femme représente une voix élective, vouloir
batîr ensemble un Burundi où règne la paix et la justice pour Tous.).
Le CNDD-FDD est un mouvement
contre l' "Extrême Droite" et ses idées. "L'Extrême
Droite Burundaise" pourrait se définir comme étant l'état d'esprit
de gens (citoyens Burundais),organisés, ayant "un esprit sans
partage" pouvant conduire jusqu' à l'élimination physique de
l'autre. Notons que le tribalisme au Burundi est utilisé par certains
milieux politiques afin d'asseoir leur assise. Cela est un
"mal" anti-démocratique. La
clique au pouvoir depuis la 1ère République est un
mal pour le Burundi. Les exemples sont : l'excuse
pour la répression légaliser de l'UPRONA (ex-parti Unique)qu'est
le "Péril Hutu", le
plan "Simbananiye ou Muhirwa"; à cela est liée
idéologiquement des organisations
tels les J.R.R, les SANS-ECHECS SANS DEFAITE, AC-GENOCIDES, PA-AMASEKANYA
, GARDIENS DE LA PAIX etc. Ce qui est ignoble pour ces
organisations satellites de l'Extrême Droite burundaise, c'est de voir que
ce sont des intellectuels qui les représentent comme des professeurs
d'Université, des ingénieurs ...C'est un véritable problème. Tout cela
est l'oeuvre de "cette clique politico-militaire
( de Hima de Bururi)" au pouvoir depuis 1966; comme le gâteau du
Burundi est petit, très petit... Tout prétendant au pouvoir doit être
éliminer. Le plan
Simbananiye, encore en cours, consiste à réduire la population Hutu du
Burundi (85%) à celle du nombre de Tutsi(14%). On parle de
"Génocide à comptes gouttes". L'esprit de partage est
inexistant chez ces gens- là.
B.L.: Le dernier
rapport d' Amnesty International condamne le CNDD-FDD au même titre que
l'Armée Monoethnique du Burundi pour des exactions envers la population ?
O.N.: Le CNDD-FDD
et les civils burundais ne font qu' "un". Pourquoi le CNDD-FDD
ferait du mal à lui-même ?
B.L.: Que
pensez-vous des "Camps de regroupement" ou IDPS (politique
initiée par Buyoya depuis 1997 )? Vous! Vous les appelez, ainsi que Mandela
d'ailleurs, "Camps de concentration"
? Rappelons que près de
600 000 citoyens du Burundi (principalement des HUTU) sont concernées...
O.N.: Ce sont de véritables
mouroirs... Pour le gouvernement en place, il assure que c'est la seule
manière de combattre efficacement la rébellion. Mais en réalité, c'est le
"Génocide à comptes gouttes" qui continue. Depuis 1997, cette
politique de regroupement existe mais nous sommes toujours là.
B.L.: La question
des prisonniers politiques au Burundi ? Le CNDD-FDD a relâché un militaire
dernièrement mais que fait le gouvernement concernant les prisonniers de votre
camps ?
O.N.: Le gouvernement ne les
considère pas encore comme "prisonniers politiques". On les traite
plutôt de "génocidaires ou terroristes génocidaires". Ils
restent "eternal vitam" en prison ou ,le plus souvent, sont exécutés
sur le champs.
B.L.: La question
des réfugiés Burundais en Tanzanie ? Actuellement, le HCR commence à
abonder dans votre sens !
O.N.: En plus des divergences
entre la "tripartite", comme il n'y a eu aucune
préparation pour accueillir les réfugiés vivant en Tanzanie à venir au
Burundi. Il faut que les réfugiés restent en Tanzanie pour le
moment. Le pays est encore en guerre. Cela n'est plus à démontrer.
B.L.: Parlons de
l'actualité récente brièvement ? Il y a eu "Bagaza le Retour", les
nominations nouvelles des corps diplomatiques et les festivités autour de
l'Indépendance ?
O.N.: "Bagaza",
c'est intéressant car lui, ils considèrent les "vrais belligérants".
Donc à suivre. Les nouvelles nominations, c'est à suivre aussi. Concernant la
participation du Ministre Belge des Affaires Étrangères, espérons que son
message était plein d'espoir.
Mon message pour terminer ,
en tout cas, est plein d'espoir. Je voudrais insister pour dire que le
CNDD-FDD n'est pas un mouvement TRIBALISTE( ou HUTU) comme certains journalistes
le véhicule. Il est avant tout pour la défense de la démocratie. Il est
ouvert à tous. Le fait que le mouvement a pris les armes , il ne
considère pas cela comme une fin en soi. Le CNDD-FDD est plutôt disposer à la
négociation avec les "vrais belligérants" pour une paix durable pour
le Burundi.
@AGNews
2002
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