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Les Medias Burundais 
 sur le Net & à la Radio 

Nahimana Pascal


AGNews 2002


 On ne peut pas dire que le gouvernement du Burundi est pris le temps de se remémorer ce jour du 21-10-1993. 

(1°) Prenons par exemple, la Radio Publique Africaine (RPA):

Elle a diffusé pour dire que le Président Buyoya s'était rendu à l' Eglise pour l'occasion. Mais en même temps, la RPA donnera la parole à l' Extrême Droite Burundaise qui a trouvé qu'il valait mieux se souvenir en ce date  du "génocide de Tutsi". N'oublions pas que "NETPRESS" (Media de l'E.D.B.) est censuré depuis le mois de septembre 2002 par le gouvernement. Ainsi la RPA et IN-BURUNDI se font leur "porte parole".

(2 °) IN-BURUNDI : (http://www.in-burundi.net/)

IN-BURUNDI ne donnera pas un mot sur cette journée. A croire que la "Démocratie" ne signifie rien pour ce site. De nombreuses preuves dont nous disposons permettent  de faire un lien entre certains des journalistes du site et l'E.D.B

Antoine KABURAHE:

On se souvient du brouhaha qu' avait provoqué l'arrivée, au Burundi, des militaires "Sud Africains"  en novembre 2001 pour protéger les politiciens rentrant d'exil. Les mouvements et organisations d'E.D.B. s'étaient opposés farouchement à cette arrivée, en menaçant d'en venir aux armes, si nécessaire. Lisez ce que M.Antoine KABURAHE écrivait:

"(Titre de l'article: -POURQUOI NOUS PRENNENT-ILS POUR DES CRETINS? Par Antoine KABURAHE- MEME LES SOLDATS SUD-AFRICAINS SONT DES FAUX...) ...C'est ainsi que le Burundi est gouverné par les organisations terroristes et génocidaires comme le Frodebu. Ces organisations qui contrôlent toutes les institutions du pays commettent le génocide et le terrorisme depuis octobre 1993 à nos jours" Cet article a été  publié le 24 janvier 2002 sur le site de M. MUKASI Charles, qui est le président de l'UPRONA.

Serait elle sa vision de la démocratie au Burundi ? "Il y a les génocidaires (-les HUTU- et leurs organisations) puis nous les autres...". Cela peut expliquer pourquoi la mort de NDADAYE ne signifie rien à ses yeux ...(Peut - être ? )  

Lisez ce que dit justement M.Laurent Ndayuhurume - journaliste radio BBC - par rapport à tout ceux qui voit des "génocidaires partout":

"...Eh bien, de ces génocidaires, parlons-en. Ce vocable a été fortement galvaudé au Burundi depuis 1993. Génocide par ici, génocide par là. Chacun se fait un plaisir malsain d'accuser tout le monde et n'importe qui de ne penser qu'à le "génocider". Il ne faut pas que le commun des mortels au Burundi parle de génocide comme ici en Angleterre la presse populaire parle des écarts extra-conjugaux des Ministres en fonction. Au moins ici, quand la rumeur populaire vous soupçonne d'adultère, au lieu de la laisser se répandre comme une traînée de poudre - vraie ou fausse - l'intéressé s'empresse de démissionner. Faut-il, au Burundi, que le mot "génocidaire" entre dans le répertoire vulgaire des bergers et des bergères?" ...Le reste n'est que jacasseries d'extrémistes en mal de mobilisation...


According to French Secretary of State for Cooperation Charles Josselin, ''France is doing everything it can to convince regional leaders and those of other countries that the embargo should be lifted.''

De plus, vous pouvez lire cet article datant de juin 1998, où en M. KABURAHE explique la situation du Burundi à cette époque. Alors que les camps de regroupement (800 000 citoyens Hutu - 13% de la population burundaise-  étaient dans des camps de la mort), issus de la politique instaurée par Buyoya , font parler d'eux. Lui, n'en dira rien. Pas un mots. 


Simon KURURU:

Ce journaliste est le plus étonnant de tous. Nous disposons d'un document d'anciens élèves qui désigne M.Simon KURURU  d'avoir participer à l'élaboration de listes d'élèves à envoyer aux bourreaux en 1972.  Il était complice actif. Bien sûr, ce document sera à la disposition d'une enquête judiciaire qui le souhaitera. 

Pour M. Simon KURURU, qui avait 21 ans en 1972,alors que les spécialistes du Burundi parlent du "génocide sélectif de 1972 " (entre 200 et 500 000 HUTU tués par l'armée Burundaise aidé par la J.R.R.) , lui parle du génocide des Tutsi de 1972 : "Une chose est sûre et certaine : des innocents sont morts, mais aussi des criminels, car, le génocide déclenché le 29 avril 1972 contre les tutsi avait des planificateurs et des exécutants, qu'il faudra clairement identifier " . (A suivre ... le "GENOCIDE 1972")


M. Simon KURURU a été aussi le  PRESIDENT DU CONSEIL NATIONAL DE LA COMMUNICATION, M. SIMON KURURU sous la dictature "Buyoya" (en 1998). Notamment au moment où la politique de camps de regroupement - crime contre l'humanité- était en cours au Burundi. M.Simon KURURU  ne s'en est jamais plaint.  

Pendant sa présidence au CNC, le "World Press Freedom" l'avait dans son collimateur. (OR burundi censorship)

Voici un interview qu'il fait à un de ses admirateurs :

  M.Venant Bamboneyeho ,président de AC-Génocide (Organisations d' E.D.B. ).

M. KURURU essaye de le présenter comme un homme fréquentable...

 


Edgar C. MBANZA:

Edgar C. MBANZA  ne fait que multiplier les impairs. Dernièrement lors des massacres d'ITABA, il a même proféré des menaces de "mort" envers une personnalité cléricale qui s'émouvait face aux massacres perpétrés par  l' Armée Burundaise.

 

= > NB: Ces trois journalistes ont aidés Buyoya à asseoir son pouvoir notamment depuis le putch de 1996. Cela peut être observé au travers de leurs fonctions respectives et leurs écrits.

 

(3 °) GOVERNMENT(http://www.burundi.gov.bi/) : 

Il a fallu attendre le 22/10/2002 pour voir un article sur le site Gouvernemental.

 

(4 °) LIGUE ITEKA (http://www.ligue-iteka.bi/)

La Ligue ITEKA ne sortira pas un mot à ce sujet. 

Lire aussi:

  Le  FIDH doit faire un contrôle de  qualité parmi ses membres.

   Brève critique sur l’objectivité du "rapport annuel de la LIGUE ITEKA sur la situation des droits de l’ homme en 2001"   (février 2002)

 

(5 °) BURUNDI-AU-QUOTIDIEN(RTNB )

La RTNB a donné plutôt la parole à l' Extrême Droite Burundaise

(6 °) IRIN

Pas un mot.

(7 °) NETPRESS (CENSURE)

Pas un mot.

 

@AGNews 2002