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"MAISON ROYALE DU
BURUNDI"
Son Altesse Royale,
Princesse IRIBAGIZA MWAMBUTSA ROSA-PAULA.
Le 22 octobre 2001
Bruxelles-Belgique.
"Dans cette lettre diplomatique, l'unique
héritière de la « Maison Royale
de Mwambutsa », Son Altesse la Princesse IRIBAGIZA MWAMBUTSA ROSA PAOLA,
annonce la fin de la neutralité politique de la Maison Royale du Burundi. (Bwejeri)
"MAISON ROYALE DU BURUNDI"
Bruxelles-Belgique.
Le 22 octobre 2001
Son Excellence Nelson MANDELA,
Ancien Président d'Afrique du Sud
CC :
- Sa Majesté la Reine d'Angleterre ;
- Sa Majesté le Roi de Belgique ;
- Sa Majesté le Roi du Danemark ;
- Sa Majesté le Roi d'Espagne ;
- Sa Majesté le Roi de Norvège ;
- Sa Majesté le Roi du Népal ;
- Sa Majesté la Reine des Pays Bas ;
- Sa Majesté le Roi de Thaïlande ;
- Sa Majesté Siméon II, Premier Ministre de Bulgarie ;
- Sa Majesté le Roi de Suède ;
- Son Altesse le Prince de Monaco ;
- Son Altesse le Grand Duc du Luxembourg ;
- Son Altesse le Duc de Lichtenstein ;
- Sa Majesté le Roi du Lesotho ;
- Sa Majesté le Roi de Swaziland ;
- Sa Majesté Mwenyeliti, Roi des Zulu ;
Avec les salutations et les compliments de la Maison Royale du Burundi
Excellence,
(...) Je suis obligée de Vous signaler que Je suis le seul enfant encore
en vie dans la « Maison de MWAMBUTSA IV ». Le Roi MWAMBUTSA IV, mon Père,
seizième Roi de la Dynastie salomonique post-Zagwé, était l'héritier
de cette longue lignée de souverains, qui tirent leur descendance et leur
auguste couronne du Roi Salomon et de la Reine de Saba. Cette continuité institutionnelle a été rigoureusement assurée jusqu'au XIXè siècle,
très exactement en 1966. (...)
Lorsque vous avez accepté de reprendre les négociations au point où
les avait laissées le Président NYERERE, Vous aviez promis de tenir compte
de toutes les dimensions du problème burundais. Vous avez ainsi passé beaucoup de temps et dépensé beaucoup d'argent à supplier des groupes
armés, accusés de génocide, afin qu'ils déposent les armes et
rejoignent les négociations. Ils ont refusé et ont décidé de continuer leurs
atrocités contre une partie de la population. Les négociations ont donc été conclues sans aucune perspective de paix, sans identification
quelconque du problème ni des factions en présence, sans autre idée de solution que celle
d'une invasion militaire.
Permettez-Nous de rappeler, Excellence, que
cette invasion ne répond à
aucune règle de droit international. Les troupes que Vous amenez n'ont aucune raison d'être présentes sur le territoire de mon pays. Nous ne
comprenons pas comment le Gouvernement en place a pu laisser s'imposer une
telle aberration. (...)
C'est pour Vous dire, Excellence, que la résistance sera ferme et
victorieuse. Si La « Maison Royale » a, jusqu'ici, gardé sa discrétion
et sa neutralité pendant les décennies que dure son exil, c'est que le cap
critique vers l'implosion n'avait pas encore été franchi. Aujourd'hui, face à ces nombreux dérapages et à l'aggravation de l'anomie politique
et institutionnelle, il Nous apparaît comme moralement intenable de rester
les bras croisés, devant les perspectives de destruction de l'Etat, devant
les risques gravissimes de « somalisation », qui s'accompliraient dans
un
monstrueux bain de sang.
C'est pour cela que Nous vous supplions, Excellence, de surseoir au programme d'invasion du
Burundi, mon pays, afin d'envisager, avec la
Couronne, les voies les meilleures pour une paix durable au Burundi et dans la Région de mes pères.
Nous Vous demandons, par la présente, d'organiser le plus rapidement
possible, une rencontre au sommet avec le « Cabinet Restreint de la Couronne», qui Vous soumettra les propositions concrètes à cet égard.
La délégation sera conduite par le « Grand Chambellan de la Couronne »,
Son Altesse le Prince Seruhinda, issu de la « Maison Princière de Nkoronko
» ;
C'est lui, le « Gardien des Armoiries de mon peuple et le Maître des
Livres ». Il sera accompagné du « Garde des Sceaux de la Couronne »,
Son Altesse le Prince Rubangutsangabo wa Mutamo ; le « Chef des Armées de la
Couronne » pourra également se tenir prêt à joindre la rencontre, pour
toutes précisions relatives à la sauvegarde des Institutions.
Dès lors, un certain nombre de questions se posent :
- Comment a-t-on pu conclure ces débats d'Arusha sans demander, une seule
fois, l'avis autorisé de la Maison Royale, seule détentrice de la légalité
et de la légitimité la plus ancienne, au Burundi ?
- Comment peut-on décider de mettre le Royaume de mes ancêtres, les Rois
kushites du SUD-ABYSSIN, sous occupation étrangère, sans consulter les derniers héritiers du Royaume, le Conseil de la Cour, les Représentants
des Tribus, les Scribes et les Gardiens des Livres, les Directeurs des Greniers, les Gardiens du Serpent, les Gardiens du Feu sacré, les
Gardiens des Sources, les Gouverneurs de l'herbe, les Maîtres des Abreuvoirs, les
Gardiens du Singe et du Taureau, autant d'autorités reconnues de longue date, et prétendre requérir la caution de mon peuple et des Nations
civilisées ?
Excellence,
Comme Vous le voyez Nous n'avons pas attendu le moment critique des
contradictions ultimes pour soumettre notre programme de pacification. C'est pourquoi Nous avons demandé au Grand Chambellan de mener de larges
consultations, afin de mettre sur pied le « Gouvernement Légal de la Couronne ». ce dernier, une fois constitué, conduira les discussions et
les Réformes nécessaires au rétablissement de la Paix, parmi les
Enfants de mon peuple. Nous comptons sur Votre compréhension, sur le soutien des
illustres souverains qui nous lisent en copie conforme, et sur l'appui déterminé des peuples frères, des organisations et des Etats épris de
paix et de Liberté.
Que l'Eternel bénisse le Burundi !
Son Altesse Royale,
Princesse IRIBAGIZA MWAMBUTSA
ROSA-PAULA.
KANANI CAlixte
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