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ETUDE D'UN SYSTEME INSTITUTIONNEL ADAPTE AU
BURUNDI
FONDATION POUR L'UNITE, LA PAIX
ET LA DEMOCRATIE/USAID
Août 1996
Commentaire : AGNews, Bilal Luqman,2003
La FONDATION POUR L'UNITE, LA PAIX
ET LA DEMOCRATIE qui est à l'origine de cette étude ,financée par USAID
, est comme on pourrait dire le "Sommet de l'iceberg"
concernant les idéologues de l'Extrême Droite
Burundaise. Depuis la sortie de
cette étude, l' idéologie "Ethno
- Clano - Ségrégationniste" et
"Régionaliste" du pouvoir en place depuis fin 1965, sur la scène politique,
est institutionnalisée au Burundi. C'est cette même idée qui transparaît
dans les Accords d'Arusha mettant à mal même certains organismes
internationaux dont un budget concerne le financement de l'Ethnisation des institutions au
Burundi. Il s'agit d'une véritable régression sociale pour le pays.
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le document :
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Voici un document que nous a
envoyé un fonctionnaire d' USAID. Il présente une étude réalisée en
1996 sur la demande de M.
Pierre Buyoya. L'idée était de trouver un modèle
institutionnel démocratique différent de celui de 1993 basé sur
la Constitution de 1992. Les experts qu'il a mandaté
ont par ce travail instaurer l'institutionalisation
de l'Ethnisme au Burundi. En effet, les Accords d'Arusha sont les
conséquences de ce document. A partir des pages 102 vous pouvez
comprendre qu'en réalité l'esprit des institutions qu'on nous annonce
pour le Burundi, n'est pas très démocratique. Ces fameux
experts "UPRONISTES",pour
la plupart, se basent sur une expérience démocratique
de 5 mois pour conclure, en d'autres mots,que c'est la faute de la Constitution de 1992 que
l'armée Burundaise a du faire son putsch en assassinant le
Président vainqueur des élections démocratiques. |
Ainsi ils proposent que l'on crée un modèle
démocratique dont le fondement est l' "ethnisme" où le président
serait voté par le parlement. Une fois sur deux, il serait issue d'une ethnie
différente. Au niveau communale, le Bourgmestre ne serait pas voté au suffrage
universelle direct. Et tout cela est argumentée par une enquête non
significative réalisée en avril et mai 1996 en pleine guerre civile, avant le
putsh de 20 juillet 1996. (Une enquête totalement contradictoire du raz de
marée qui a fait que NDADAYE soit élu en 1993.)
Ce document permet de comprendre au mieux
l'idéologie "Ethno-Clano-Ségrégationniste" et
"régionnaliste" du pouvoir en place depuis fin 1965. L'idée de
ces gens est d'éliminer tout concurrent au pouvoir. Il n'y a pas de
partage possible. Face à eux, depuis 1993, après le putsch, se dresse
des mouvements qui revendiquent une justice social et surtout le retour constitutionnel. Il faut savoir qu'au Burundi,
l'ethnie majoritaire Hutu (84%),les Baganwa, le Clan de Banyaruguru d'ethnie Tutsi et les
Burundais du Nord du Pays sont exclus du Pouvoir en place qui lui est
issue de l'Ethnie TUTSI, du clan Hima et de la région sud du Burundi (Bururi).
On l'appelle la clique de Bururi.
Le modèle institutionnel que ce document
présente est un modèle permettant à cette clique au pouvoir de continuer à
régner en maître au Burundi. Par exemple, il rejette catégoriquement l'idée
démocratique consistant à valoriser la loi du nombre. La population
Burundaise est majoritairement d'ethnie Hutu, c'est normale que le Pouvoir devrait refléter cela.
Plus concrètement, si USAID donne 500 000 US$ pour un projet
concernant l'émancipation des citoyens au Burundi, pour être juste
normalement environ 420 000 US$ devrait concerner les citoyens HUTU car
plus nombreux. Mais pour Buyoya et les siens, ce devrait être un partage
avoisinant les 250 000 US$ pour les TUTSI et 250 000 US$ pour les HUTU.
C'est très schématisée comme raisonnement mais c'est ce combat que cache
"la question institutionnelle au Burundi".
Depuis peu, commence même à éclore, suite aux
idées de ce document basé sur un partage ethnique du Pays, ce que certains
appellent une "Démocratie des Communautés". Le RADECO prend pour
modèle celui de la Belgique (Monarchie Constitutionnelle régissant un état
fédéralisé en région, en communauté et en langue). Avec le RADECO, c'est vers un partage
socialement injuste que nous nous dirigeons. Souvent même, ils oublient
de dire qu'en Belgique, les Flamands sont plus nombreux que les Wallons
mais pas de beaucoup. C'est du 45% contre du 55%. De plus, ils ont des Cultures
différentes et occupent géographiquement des régions différentes. Ce
n'est pas le cas des Burundais. C'est un mauvais exemple. De plus, le Burundi
n'est plus une monarchie.
Non, le plus simple pour ces gens, c'est de
revenir à la loi universelle. Sinon, le cours de l'Histoire se traduira comme
celui qui a prévalu en FRANCE. La guerre civile au Burundi est à percevoir dans ce
sens.
Pour mieux comprendre cette guerre
institutionnelle vous pouvez lire les documents suivant:
@AGNews
2002
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