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Le thème du "GENOCIDE de TUTSI" 
en 1993

9 Juin 2002, Bilal Luqman, AGNews


Aujourd'hui  le débat dans le milieu de Bujumbura est "Oui ou Non, faut- il sortir M. RUTAMUCERO Diodème de prison ? ". C'est une fausse question, puisque nous savons que le Président Buyoya est lui-même à l'origine du   PA-Amasekanya ou Puissance d’Autodéfense «Amasekanya » mouvement que préside Diodème aujourd'hui. Arrêtons d'anoblir des gens qui ne le mérite pas. L'extrème droite est une plaie, il faut la combattre.

Ce genre de comportement consistant à vouloir précipiter des jugements de personnes présumés coupables car sans preuve, parce que d'éthnie HUTU , est typiquement celui de l'extrême droite TUTSI  Burundaise. Le système Judiciaire burundais précipite les arrestations arbitraires pour calmer la soif d'injustice des mouvements d'extrêmes droites. Comme le rappelle  un confrère,  "il y a 3 mois, ils étaient près de 300. Ils sont aujourd'hui 508 condamnés à la peine capitale dans des procès ethniques consécutif au dit "génocide" des tutsi d'octobre 1993, sur un total de 3444 condamnations dans des conditions similaires.". 

Ces agissements  permettent de voir que l'UPRONA, ex-parti unique, fait parti du réseau d'influence de ces  mouvements d'extrême-droite Burundais. Par exemple, aux Conseils des Ministres, ce sont les conseillés politiques de ce parti qui se distinguent pour appuyer ces arrestations arbitraires de citoyens  d'éthnie HUTU qu'ils appellent "terroristes génocidaires".  

"Le thème du Génocide de Tutsi de 1993" est développé par les mouvements d'extrème droite Tutsi au Burundi depuis 1996. Cette année-là est sortie un rapport de l'ONU assez scandaleux car il inversait la donne que toutes les organisations des droits de l'homme connaissaient à ce jour sur le BURUNDI. Depuis 1965 à 1993, les Hutu du Burundi subissaient la loi du plus fort, c'est à dire celle d'une dictature militaire orchestrée par la clique de Bururi. N'oublions pas le GENOCIDE SELECTIF DE 1972  (Réné Lemarchand). En un mot, ce rapport scandaleux  dit :" des actes de génocides ont été commis envers les Tutsi". En  d'autre mots: " Attention, les Hutu sont les mauvais, comme au Rwanda , et les Tutsi,les bons".  On parlera à Bujumbura,  de "Hutu modéré et de bon TUTSI"  victimes d'actes de GENOCIDES de la part des HUTU génocidaires. 
Mais ce rapport  n' apporte pas les preuves. 

Trois grandes reproches à ce rapport : 

1/ Les gens "interviewés" dans ce rapport étaient à majorité TUTSI et que tout au long de leur enquête, les enquêteurs étaient escortés par l'armée qui est TUTSI.  

2/ Les enquêteurs se sont  limités à 4 provinces sur 15.  Les communes  consultées sont majoritairement des bastions TUTSI.  

3/Ce rapport allait  dans un sens  qui étaient contraire à toutes les commissions d'enquêtes internationales des droits de l'homme qui s'étaient rendu au Burundi depuis 1993.  

Notons  que l'armée Burundaise et le gouvernement étaient opposés à une enquête internationale après le putsh de 1993 où le premier président démocratiquement élu fut assassiné. Tout comme, les massacres de "JENINES"  l'ont été cet année 2002 en TERRITOIRES OCCUPES.  Il a fallu plusieurs années pour que l'armée Burundaise acceptent. La commission d'enquête de l'ONU étaient permises mais à plusieurs conditions. Ce qu'il en résulte  est que le rapport ne  condamne pas les putchistes et de plus, il leur ouvre une brèche de sorti dans cette petite phrase vicieuse : "actes de génocides envers les Tutsi"

C'est cette opportunité qu' offrait ce rapport qui a permis à la clique de Bururi de lancer sa stratégie consistant  à créer son réseau  d'influence sous couvert d' une société civile (une panel d'organisations) autour du thème de GENOCIDE TUTSI de 1993 ( et celui de l'auto défense que nous verrons plus tard).   Grâce à ce rapport , on va déjà réécrire l'Histoire du Burundi sur ce châpitre, du  véritable révisionisme et tout cela sans preuve. Au BURUNDI le "Génocide des TUTSI en 1993"  devient une vérité. Ainsi  des procès sordides vont pouvoir commencer tout cela sans un contrôle international, dans une pure illégalité. C'est là que la JUSTICE Burundaise est à plaindre.

Au lieu que ces organisations d'extrême droite  TUTSI et leurs partis politiques satellites  s'en prennent aux populations  innocentes, en les mettant en prisons en disant qu'ils sont génocidaires (et terroristes depuis le 11 septembre 2001),  il  leur faudrait au contraire que ces mouvements d'extrême droite  aillent  voir les Nations Unis. C'est vrai, actuellement l'ONU ne  comprend  toujours   pas  leurs revendications.  En effet, les rapports des droits de l'homme ne parlent que des camps de regroupés, des déplacés internes ou des réfugiés dont en grande partie concerne des HUTU. Ce sont eux les victimes en majorité. Au Burundi, lorsque l'on évoque le chiffre de 200 000 morts depuis 1993, ce sont les morts d'éthnie  Hutu qui sont majoritaires à plus de 99 %. Le "Génocide à compte gouttes" concerne les HUTU, victimes de la clique de Bururi  et tout son réseau d'influence dont les organisations d'extrème droite qui ne sont qu'un camouflage, et  bien ententu de son appareil militaire (l'A.M.T.).

En tant que militant des droits de l'Homme nous nous devons de réagir et de combattre  de toutes nos forces cette toile d'araignée  qu'est l'extrême droite burundaise. Ensemble luttons...

 

@AGNews 2002