Aujourd'hui
le débat dans le milieu de Bujumbura est "Oui ou Non, faut- il sortir M.
RUTAMUCERO Diodème de prison ? ". C'est une fausse question,
puisque nous savons que le Président Buyoya est lui-même à l'origine du
PA-Amasekanya
ou Puissance d’Autodéfense «Amasekanya »
mouvement que
préside Diodème aujourd'hui. Arrêtons d'anoblir des gens qui ne le mérite
pas. L'extrème
droite est une plaie, il faut la combattre.
Ce
genre de comportement consistant à vouloir précipiter des jugements de
personnes présumés coupables car sans preuve, parce que d'éthnie HUTU , est
typiquement celui de
l'extrême droite TUTSI Burundaise. Le système Judiciaire
burundais précipite les arrestations arbitraires pour calmer la soif
d'injustice des mouvements d'extrêmes droites. Comme le rappelle un
confrère, "il y a 3 mois,
ils étaient près de 300. Ils sont aujourd'hui 508 condamnés à la peine
capitale dans des procès ethniques consécutif au dit "génocide"
des tutsi d'octobre 1993, sur un total de 3444 condamnations dans des
conditions similaires.".
Ces
agissements
permettent de voir que l'UPRONA, ex-parti unique, fait parti du réseau
d'influence de ces
mouvements d'extrême-droite Burundais. Par exemple, aux Conseils des
Ministres, ce sont les conseillés politiques de ce parti qui se distinguent
pour appuyer ces arrestations arbitraires de citoyens d'éthnie HUTU
qu'ils appellent "terroristes génocidaires".
"Le
thème du Génocide de Tutsi de 1993" est développé par les mouvements
d'extrème droite Tutsi au Burundi depuis 1996.
Cette année-là est sortie
un rapport
de l'ONU assez scandaleux car il inversait la donne que toutes les
organisations des droits de l'homme connaissaient à ce jour sur le BURUNDI.
Depuis 1965 à 1993, les Hutu du Burundi subissaient la loi du plus fort,
c'est à dire celle d'une dictature militaire orchestrée par la
clique de Bururi. N'oublions pas le GENOCIDE SELECTIF DE 1972 (Réné
Lemarchand). En
un mot, ce rapport scandaleux dit :"
des actes de génocides ont été commis envers les Tutsi". En
d'autre mots: " Attention, les Hutu
sont les mauvais, comme au Rwanda , et les Tutsi,les bons".
On parlera à Bujumbura, de "Hutu modéré et de bon
TUTSI" victimes d'actes de GENOCIDES de la part des HUTU
génocidaires.
Mais
ce rapport n' apporte pas les preuves.
Trois grandes
reproches à ce rapport :
1/ Les
gens "interviewés" dans ce rapport étaient à majorité TUTSI et
que tout au long de leur enquête, les enquêteurs étaient escortés par
l'armée qui est TUTSI.
2/
Les enquêteurs se sont limités à 4 provinces sur 15. Les
communes consultées sont majoritairement des bastions
TUTSI.
3/Ce
rapport allait dans un sens qui étaient contraire à toutes les
commissions d'enquêtes internationales des droits de l'homme qui s'étaient
rendu au Burundi depuis 1993.
Notons
que l'armée Burundaise et le gouvernement étaient opposés à une enquête
internationale après le putsh de 1993 où le premier président
démocratiquement élu fut assassiné. Tout comme, les massacres de "JENINES"
l'ont été cet année 2002 en TERRITOIRES OCCUPES. Il a fallu plusieurs
années pour que l'armée Burundaise acceptent. La commission d'enquête de
l'ONU étaient permises mais à plusieurs conditions. Ce qu'il en
résulte est que le rapport ne condamne pas les putchistes et de
plus, il leur ouvre une brèche de sorti dans cette petite phrase vicieuse :
"actes de génocides envers les Tutsi" .
C'est
cette opportunité qu' offrait ce rapport qui a permis à la
clique de Bururi de lancer sa stratégie consistant à créer
son réseau d'influence sous couvert d' une
société civile (une panel d'organisations) autour du thème de
GENOCIDE TUTSI de 1993 ( et celui de l'auto défense que nous verrons plus
tard). Grâce à ce rapport , on va déjà réécrire l'Histoire
du Burundi sur ce châpitre, du véritable révisionisme et tout cela
sans preuve. Au BURUNDI le "Génocide des TUTSI en 1993"
devient une vérité. Ainsi des procès sordides vont pouvoir commencer
tout cela sans un contrôle international, dans une pure illégalité. C'est
là que la JUSTICE Burundaise est à plaindre.
Au lieu que ces
organisations d'extrême droite TUTSI et leurs partis politiques
satellites s'en prennent aux populations innocentes, en
les mettant en prisons en disant qu'ils sont génocidaires (et terroristes
depuis le 11 septembre 2001), il leur faudrait au contraire que ces
mouvements d'extrême droite aillent voir les Nations
Unis. C'est vrai, actuellement l'ONU ne comprend
toujours pas leurs revendications. En effet, les
rapports des droits de l'homme ne parlent que des
camps de regroupés, des déplacés internes ou des réfugiés dont en
grande partie concerne des HUTU. Ce sont eux les victimes en majorité. Au
Burundi, lorsque l'on évoque le chiffre de 200 000 morts depuis 1993, ce sont
les morts d'éthnie Hutu qui sont majoritaires à plus de 99 %. Le
"Génocide à compte gouttes" concerne les HUTU, victimes de la
clique de Bururi et tout son réseau d'influence dont
les organisations d'extrème droite qui ne sont qu'un camouflage,
et bien ententu de son appareil militaire (l'A.M.T.).
En tant que
militant des droits de l'Homme nous nous devons de réagir et de
combattre de toutes nos forces cette toile d'araignée qu'est
l'extrême droite burundaise. Ensemble luttons...