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La
"solution burundaise" ne se situerait-elle pas dans le salut FRANCO-AMERICANO-BRITANIQUE.
Tout comme le Conflit Congolais ?
AGNews,
Bilal Luqman, 2002.
Comme on commence petit à petit
à le savoir, notamment par le concours des spécialistes de géopolitique de la
région des Grands-lacs, la décennie des années 90 allait être celle d'un
nouvel ordre mondial.
Quelles allaient être les
conséquences pour le continent africain ?
La guerre FRANCO - AMERICANO/BRITANIQUE
déclenchée fin des années 80 était et est bien réelle. Le conflit congolais, actuel, nous a montré combien cette réalité était un
facteur déterminant pour le retour à la paix dans ce pays.
En réalité, depuis 1998,
des rencontres fréquentes se font entre les diplomates FRANCAIS et les
AMERICANO-BRITANIQUES afin d'arrondir leur point de vue sur la réalité
régionale. Les conflits au RWANDA, en 1994,
suivit de celui du Congo (Ex-Zaïre), furent une "pilule mal avaler" par la FRANCE.
Du jour au lendemain, elle perdait deux pôles importants pour son
positionnement géostratégique régional.
Mais que s'est- il passé
réellement ou que se passe t'il ?
Pour comprendre, ce qui est
arrivé dans cette région des GRANDS-LACS, proposons de voir l'évolution du Burundi,
pendant la période de 1989 à nos jours ?
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En 1993, les premières élections
démocratiques ont lieu au Burundi . La FRANCE soutient son candidat notamment
BUYOYA face à son challenger NDADAYE. Mais un "HIC" survient; M. NDADAYE
gagne les élections. Les FRANÇAIS ne s'en inquiètent pas, car le pouvoir
réel, celui des institutions déterminantes pour une "Nation",
d'après les
spécialistes français, reste au main
de l'ancien dictateur. Il s'agit d'une démocratie controlée, en douceur. Un
problème survient tout de même. Les opposants au régime de KIGALI (Habyarimana),qui
se préparent à reconquérir le RWANDA, M. KAGAME entre autres, ne sont pas
satisfaits du résultat sorti des urnes au Burundi. Le Burundi, comme le
Rwanda, trouve une élite HUTU au pouvoir. "Il faut que cela
change". Le Plan "Rwanda" risque d'être
compromis.
I) Le Coup d'état du 21
octobre 1993 :
Buyoya se trouve à
Bujumbura (à l'ambassade des Etat-Unis ?). Un coup d'Etat assassine
la "démocratie naissante burundaise". Les militaires reviennent au pouvoir. Ils
installent un "Conseil
national de salut public" qui prend en charge les institutions
de l'Etat.
L'ambassade de France,
elle va
accueillir la veuve du président défunt.
Une
demande
d’aide urgente de para-commandos au
président Habyarimana sera faite pour contrer les militaires putschistes.
Il en fera la requête aux
autorités françaises. Elle restera sans suite malgré
des divergences fortes entre 1’Élysée et les ministères concernés.
Autoproclamation à KIGALI d’un
" gouvernement burundais provisoirement
en exil " par J. Minani, ministre de la Santé ; le Premier ministre,
Sylvie Kinigi, et plusieurs autres membres du gouvernement rejoignent
l’ambassade de France qui devient de facto siège du gouvernement.
La Francophonie suspend le
Burundi comme "Etat membre".
Le président Ougandais dit
ceci au sommet du Commonwealth à Chypres: "Je n'avais jamais été
certain que
le multipartisme démocratique pouvait fonctionner au Burundi".
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L'attentat de
Kanombe (RWANDA) du 6 avril 1994, emporte le Président
Cyprien Ntaryamira (Burundi) ainsi que le Président Habyarimana
(Rwanda) . Un évènement que l'on attribue au réseau anglo-saxons
(notamment au FPR ... Front Patriotique Rwandais. Mais cela reste à
prouver)
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Va suivre La
convention du 10 septembre 1994 qui confirme Sylvestre
Ntibantunganya comme nouveau président de la République du
Burundi (une convention soutenu par les Etat-Unis) .
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En novembre 1995 et en
mars 1996, le sommet régional des chefs d'Etat de la région au Caire
et à Tunis, sous la présidence de Jimmy Carter, ancien président
des USA, désigne Julius Nyerere comme premier médiateur
au conflit burundais.
II) Le Coup d'état
de juillet 1996 :
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Le président NTIBANTUNGANYA Sylvestre se réfugie à l'
Ambassade des États-Unis, sachant où se
situaient le pouvoir réel de Bujumbura. Buyoya dépose NTIBANTUNGANYA
par un Coup d'Etat militaire non sanglant.
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Pour la politique
Americano-Britanique, c'est un coup bas de la part de Buyoya. C'est le
refus de reconnaissance de son régime putschiste. Un embargo
économique est décrété à son encontre. Mais diplomatiquement, les relations restent soutenues.
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Cela n'était pas très
bon car les Americano-Britanique avaient besoin d' "Hommes de confiance"
pour préparer la campagne "Zaïroise".
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Les Français, dans
l'agonie, ayant perdu le Burundi en octobre 1993 puis le Rwanda en
1994. Sentant que les cartes de la France sont entrain de se perdre dans
la région. La France tend la main à Buyoya et lui souhaite un bon retour
dans l'amitié Franco-Burundaise. M. Charles Josselin promet à Buyoya de
faire tomber l'embargo qui lui est imposé.
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La campagne Zaïroise
débute en octobre 1996. Les anglo-saxons ont le "jackpot" en
mai 1997. La
France perd le Zaïre qui redevient Congo.
III) Le début du conflit
Congolais:
IV) L' APRES SIGNATURE D'
ARUSHA
Aujourd'hui le conflit
burundais, ainsi que celui du Congo, perdurent. Est-ce réellement la faute aux
protagonistes que l'on nous présente ?
Les
politiques de concertations AMERICANO-BRITANO-FRANCAISE ont finalement
accouché de politiques de sécurité "commune" en Afrique.
Elles reposent sur des forces de sécurité régionales. Ce sont les
exemples des forces de l'ECOMOG , ACRI( programme des Etats-Unis) ou
RECAMP (projet français).
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L'ECOMOG
ou ECOWAS est le premier mécanisme de prévention et de gestion
des crises. ECOMOG est une force interafricaine de maintien de la paix .L'initiative
d' ECOMOG s'inscrit dans le cadre du chapitre VIII de la Charte des
Nations unies, qui a reçu l'appui de l'ONU. A partir de 1996, la
France, les Etats-Unis et le Royaume-Uni ont proposé leur soutien au
processus de renforcement des capacités africaines de maintien de la paix.
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Précisément pour
soutenir et renforcer les capacités africaines de maintien de la paix, le
Département d'Etat US a proposé son projet, à partir de 1996, l'ACRI
(African Crisis Response Initiative). Les grandes lignes du
programme, manifestation typique du nouvel intérêt américain, ont été
présentées avec clarté par l'Ambassadeur McCallie, coordinateur de
l'ACRI au Département d'Etat US, lors du colloque
de l'Assemblée de l'UEO à Lisbonne.
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Le
concept de RECAMP , projet français, ainsi a donné lieu à un
premier exercice de grande envergure regroupant 3 500 hommes de huit pays
africains (Cap-Vert, Gambie, Ghana, Guinée, Guinée-Bissau, Mali,
Mauritanie et Sénégal). Le Royaume-Uni et les Etats-Unis ont contribué
également à cet exercice, appelé «Guidimakha 98». ( Voir aussi
LA FRANCE EN TANZANIE - Synthèse
du séminaire politico-militaire RECAMP 3, exercice Tanzanite 2000-2002,
jeudi 10 mai 2001)
NB: Ceux qui désirent les liens internets
qui ont aidé pour cet écrit :
American
/Britain & French
:
@AGNews
2002
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