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Qui est Cyrille Sigejeje ?


 
 

by Diallo Abou Moussa
 
 

 New York , USA,
 
Août 2003


AGNEWS 2003

 


 

Cyrille Sigejeje  a été (ou est ) connu  comme  PRESIDENT DE L'ASSOCIATION DES NATIFS DE MURAMVYA , Professeurs à l'Université du Burundi, député de l' Assemblée de TRANSITION - ANT-  (MURAMVYA  et BURURI), Président fondateur du RADDES ( Ralliement pour la démocratie et le développement économique et social),Membre du STAFF de la RADIO CCIB FM ,Secrétaire Général de la CCIAABSecrétaire général de la CCIB (Chambre de Commerce et d'Industrie du BURUNDI)  et  PRESIDENT DU GROUPE PARLEMENTAIRE CONTRE LE GENOCIDE ET L'EXCLUSION, ET POUR LA REHABILITATION DU CITOYEN

C'est un homme qui fait parti intégrante  du Système installé au Burundi depuis 1966.  Il a été président, professeur, secrétaire générale ... Bref, bien servi par le Système.  Il fait parti de la génération de ceux qui se battront contre toutes réformes  du  Système. Certainement, il fait parti de ceux qui ont mené le PUTSCH   D' OCTOBRE  1993.  M. Cyrille Sigejeje est un membre de l' E.D.B.T. (Extrème Droite Burundaise Tutsi).

 

FAITS :

 

 - Fin 1993, Cyrille Sigejeje et son parti le RADDES , après le Putch Militaire qui suit l'assassinat du président NDADAYE,  se rangent du côté des anti-démocrates. Le RADDES s'opposera même à l'envoi d'une force onusienne pour stopper les tueries dont une partie des effets sont ce qu'il appelle le GENOCIDE TUTSI de 1993. Lui et son parti portent de lourdes responsabilités en ce sens. C'est paradoxale comme comportement. Le RADDES  organisera  les "Villes mortes"  de  1994 à 1996
Actuellement, tout comme l' EDBT burundaise,
Cyrille Sigejeje est contre la présence SUD AFRICAINE   au Burundi.

- Depuis 1996, Cyrille Sigejeje, en tant qu' "Homme politique", société civile et fonctionnaire de l' ETAT, ne s'est jamais opposé à la  politique de regroupement de population  HUTU  dans les  fameux "Camps de Concentrations (1996-2001)" dont   les Gouvernements BUYOYA successifs (1996-97 et 1998)  portent  la lourde  responsabilité devant l' Histoire du Burundi. L'Etat pour qu' il travaillait a privé de liberté près d' 1/10 de la population Burundaise. Beaucoup de civils Burundais ont perdu la vie à cette occasion.


- En  2001, Cyrille Sigejeje, en tant que G7,  a essayé de briguer la vice-présidence de l' ANT  mais sans succès... En tant que signataire des Accords d'Arusha, il s'inclut dans la logique de l' ethnisation des institutions Burundaises. A ce propos voici ce que nous révèle " LE
PAMPHLET" périodique indépendant de Lausanne ( 26e année, «ne pas subir», Mars 1996 No 253) :

Au Burundi, M. Cyrille Sigejeje, président du parti d'opposition tutsi Raddes déclare : "Sous le régime du président Bagaza, il était défendu de parler de Hutu ou de Tutsi". Il dénonce cette "hypocrisie" comme celle des deux grands partis [l'Uprona (tutsi) et le Frodebu (hutu)] qui, par pure stratégie électorale, embauchent dans les deux communautés. "Le virus ethnique s'étant propagé, il faut maintenant l'assumer pleinement : en utilisant la parité ethnique au sein des organes du pouvoir. D'accord pour la démocratie, à condition qu'elle ne soit pas majoritaire". Détail qui éclaire la pertinence du propos : l'ethnie tutsie, dont fait partie l'orateur, ne représente au Burundi que le 15 % de la population.

M. Cyrille Sigejeje, respectant son côté paradoxale, nous révèle dont que la démocratie n'est pas son  "dada"  car elle a pour essens de se rallier à la loi du  nombre. Lui, nous dit : "D'accord pour la démocratie, à condition qu'elle ne soit pas majoritaire".    Ce qu'il faut retenir et qu'il est un anti-démocrate.





-  Cyrille a choisi son camps , c'est celui du Système. Voici à travers ces textes une  partie  de  son idéologie  politique :

"Les intérêts ont fait dévier le débat politique", constate le député Cyrille Sigejeje.
Bujumbura, le 5 août 2002 (Net Press). C'est ce qu'a déclaré le président du groupe parlementaire contre le génocide et l'exclusion et pour la réhabilitation des citoyens, M. Cyrille Sigejeje au cours d'une conférence de presse qu'il a animée ce 3 août 2002, au siège du parti MSP-Inkinzo. En effet, a-t-il expliqué, "en affirmant que le conflit burundais est essentiellement politique, les politiciens burundais ont fait dévier ce débat", car d'après lui, le conflit burundais est de nature plutôt idéologique. C'est pour cela, a-t-il ajouté, on n'a eu qu'un partage des postes. Il a déploré que l'idéologie génocidaire qui fait que la sécurité manque au Burundi ne soit pas combattue par la communauté internationale qui est en train de combattre le terrorisme ailleurs dans le monde. Selon lui, le terrorisme au Burundi devrait être traité de la même manière que celui qui se fait ailleurs surtout que les terroristes-génocidaires burundais * commettent des forfaits et se rendent coupables d'une barbarie sans nom contre les populations innocentes. Le député Sigejeje a souligné que son groupe a suspendu ses travaux à l'assemblée nationale pendant une semaine pour se joindre à toutes les victimes des attaques des bandes terroristes qui endeuillent quotidiennement le Burundi. Il s'est félicité que cette action ait produit des effets, car la sécurité a fait objet de débats houleux à l'assemblée nationale et une déclaration de condamnation des violenecs a été rendue publique. Il a néanmoins regretté qe cette déclaration ait utilisé le mot "bélligérents" comme si les forces armées se trouvaient sur le même pied d'égalité que les groupes terroristes qui sèment la mort et la désolation. Il a précisé que les forces armées qui protègent la population ne doivent en aucun cas être comparées aux terroristes-génoidaires * car même quand il y a bavure, les coupables faisant partie de l'armée nationale sont chaque fois punis conformément à la loi. Il a également indiqué que son groupe a manifesté contre la lutte contre l'impunité en rejettant la libération des auteurs des crimes de 1993 par la commission récemment mise en place par le ministre de la justice. Il a conclu en indiquant qu'il pense que l'alerte nationale et internationale lancée par son groupe a été entendue et que la population burundaise a compris qu'il y a sérieusement péril en la demeure. 
(NB: Pour Cyrille,  le HUTU = terroristes-génoidaires  )

L'ASSOCIATION DES NATIFS DE MURAMVYA RECLAME UNE NOUVELLE EQUIPE ADMINISTRATIVE PROVINCIALE.
MURAMVYA, LE 2 NOVEMBRE 1999 (NET PRESS). A L'OCCASION DE LA LEVEE DE DEUIL PARTIELLE DES VICTIMES DES MASSACRES DE BUSIMBA SAMEDI LE 30 OCTOBRE 1999, LES NATIFS DE MURAMVYA OEUVRANT A BUJUMBURA ONT RECLAME LE CHANGEMENT DE L'EQUIPE ADMINISTRATIVE PROVINCIALE DANS LES MEILLEURS DELAIS. DANS SON DISCOURS DE CIRCONSTANCE, LE PRESIDENT DE L'ASSOCIATION DES NATIFS DE MURAMVYA, M. CYRILLE SIGEJEJE (SECRETAIRE GENERAL DE LA C.C.I.B) EST REVENU SUR LE DYSFONCTIONNEMENT DU TRIANGLE DE SECURITE (ADMINISTRATION-POPULATION-FORCES DE L'ORDRE, QUI SERAIT A LA BASE DE L'INSECURITE QUI REGNE DANS LA PROVINCE . UNE PARTIE DE LA POPULATION SERAIT COMPLICE DES CRIMINELS, LES FORCES DE L'ORDRE DESORIENTEES ET L'ADMINISTRATION N'ETANT PAS A MESURE D'ERADIQUER CE RESEAU DE COMPLICITE, DISAIT-IL. SEULE UNE EQUIPE ADMINISTRATIVE COMPETENTE ET QUI EST A LA HAUTEUR DE SES RESPONSABILITES PEUT RAMENER LA SECURITE EN PROVINCE DE MURAMVYA, DEVAIT CONCLURE M. SIGEJEJE. DE LEUR COTE, LES BURUNDAIS DE LA DIASPORA ORIGINAIRES DE MURAMVYA SONT INQUIETS DE LA PRESENCE DU GOUVERNEUR NDORICIMPA DANS LA PROVINCE. SELON UNE SOURCE QUI CIRCULE SUR RESEAU INTERNET "GIRAMAHORO" DES BURUNDAIS VIVANT A L'ETRANGER, "LE GOUVERNEUR DE MURAMVYA EST LUI-MEME UN ASSAILLANT QUI PORTE LE GRADE DE COLONEL DANS L'ARMEE DES ASSAILLANTS ET QUE C'EST LUI MEME QUI COORDONNE LES ACTIONS DE LA REBELLION QU'IL AURAIT INVITE A S'INSTALLER A MURAMVYA. C'EST AU RWANDA QU'IL AURAIT APPRIS L'ART MILITAIRE". L'AUTEUR DE CETTE SOURCE S'APPELLE BURUNDI PARFAIT, ORIGINAIRE DE MURAMVYA.
(REM:    Le TRIANGLE DE SECURITE (ADMINISTRATION-POPULATION-FORCES DE L'ORDRE permet aux Systèmes de savoir tout sur tout le monde.  Cela encourage la dénonciation du voisin )

 

Bref, une caractéristique des  dignitaires du Système  reste  aujourd'hui, ce côté psychologique, de vouloir se  montrer  comme des "Hommes Intègres" (HI)  par exemple  Sénateur , ou encore députés (honorables), président d'association anti-génocide ... etc. Cyrille est pour  la ratification de la loi sur le Génocide et contre l'immunité provisoire. Il se présente comme un paravent  contre le Génocide.  Ce ne sont que des leurres . C'est cela le paradoxe que l'on trouve chez ses individus. Ils espèrent tous la ratification du traité de Rome (presque tous). Ils ont tué , ils le savent mais ils pensent que le Système va tout faire oublier. Enfin, ils l'espèrent. Le Monde doit savoir qu'ils sont "intègres".

Voici un exemple  : 

... le problème de ratification de la Cour ne devrait pas se poser...S'exprimant avec ironie, le député Cyrille Sigejeje qualifiait les autorités burundaises de "savants" car il se demandait comment alors des  lois aussi contradictoires comme la loi l'immunité provisoire de certaines personnalités politiques et la loi réprimant le génocide  allaient cohabiter et se concilier. Il concluait que le gouvernement manquait plutôt de volonté politique pour combattre l'impunité...

 

@AGNews 2002