Une des grandes raisons
pour lesquelles le CNDD-FDD n'accepte aucunement le processus d'Arusha, c'est
ceci :
Acte
Constitutionnel de Transition.
Il ne s'agit aucunement
d'institutions démocratiques malgré que l'on puisse y trouver des formes.
La démocratie se mesure par
le fait que la population, le citoyen participe au choix de ces représentants
aux différents niveaux des institutions de l'ETAT.
Les
conclusions sont celles-là: un 0
pointé. Vue le rôle prépondérants du Président
de la République, il importe dans un acte constitutionnel, tel que ce
dernier, que le Président soit nommé par la population burundaise (par le
citoyen directement). Actuellement ce n'est pas le cas. Le pouvoir est celui
de partis politiques non représentatifs aujourd'hui de la population car ils
ne sont pas passés aux urnes. Arusha partage le pouvoir entre l'UPRONA et le
FRODEBU, voici ce que ces deux formations représentent par sondage faute d'élections
organisées :
Voir
les résultats . Ils ne représentent que
très peu d'intention de vote. Ce que l'on remarque aussi, c'est que
aucunement le citoyen n'a été interpellé de manière légale à ses
institutions de transition. Les Accords d'Arusha n'ont pas été soumis aux
citoyens par l'intermédiaire d'un vote "pour
ou contre". Que ce soit au niveau des
pouvoirs exécutifs, législatifs, judiciaires ou des organes consultatifs,
nulle part le citoyen est interpellé. Certains organes consultatifs (LE
CONSEIL NATIONAL DE SECURITE,LE CONSEIL NATIONAL DE LA COMMUNICATION) sont régis
par des lois "flous". En effet, elles découlent souvent de l'ère
du parti unique UPRONA (Période de Dictature Militaire).
Le pouvoir
Judiciaire, dont les juges ne sont soumis qu’à l’Acte Constitutionnel et
à la loi, est malheureusement au main du pouvoir exécutif car il est issu de
l'Acte Constitutionnel d'Arusha. Cette Acte, comme vu plus haut, est la
volonté de certains partis politiques burundais qui n'en ont pas demandé
l'accord à la population burundaise. Le pouvoir judiciaire n'est pas indépendant
du pouvoir législatif et du pouvoir exécutif. Ces partis se sont
partagés les postes à tous les niveaux institutionnels et ont voté leur Constitution
de transition non démocratiquement. Les juges sont partisans.
L'hypocrisie de la communauté internationale est un mal récurent dans la
crise que connaît le Burundi. En effet, "pour les Africains, ce sont de
bonnes institutions", disent-ils! Chez eux, elles sont inacceptables.
Bref, la
forme est celle des institutions démocratiques mais le fond est celui
d'une dictature tournée autour d'un Président fort( non élu par les
citoyens). Si au moins les partis politiques étaient passés
aux urnes, une certaine de légitimité aurait pu paraître à travers ces
Accords. Mais aujourd'hui, c'est peine perdu.