Lors du discours de Libère BARARUNYERETSE (UPRONISTE et président du
Sénat de transition) prononcé à l’occasion de l’ouverture
du seminaire organisé conjointement par le parlement de transition burundais
et l’awepa. Il s' y
est dit des choses inquiétantantes. Là, on
touche de manière profonde les valeurs de l'Extrême Droite
Burundaise: "L'ethnisme". C'est là notre mal à
toutes et tous. En effet, Libère BARARUNYERETSE défend ces idées anti-démocratiques car son
parti est l' initiatrice de ce point de vue "ethnique"
dans
la vie politique Burundaise. Jean-Pierre chrétien dit à ce propos vis à vis
de cet approche "ethnique" en politique : "il s'agit d'une des
formes de communautarisme qui représentent la grande tentation contemporaine de
repli crispé, à la fois de régression sociale et de fuite en avant de
nos sociétés".
Oui! C'est cette "forme" qui apparait dans
le coeur même des Accords d' Arusha venant ainsi parachever ou mieux
"enterrer" le sens
"noble" de l'esprit démocratique qu' avait donné, pour un
temps, la Constitution de 1992. Aujourd'hui, le FRODEBU fait
aussi sienne cet esprit ethnique dans la vie politique du pays.
Pour le Président NDAYIZEYE, lors des négotiations de KAMPALA avec le
CNDD-FDD, il s'est dit interpellé par le fait que l' "équilibre
ethnique" des Accords d'Arusha était menacé. Voici
ce que nous dit Libère BARARUNYERETSE lors de cette fameuse
conférence du 15 -09-2003 :
"A condition bien entendu que les
équilibres politico- ethniques
qui ont été établis par l’Accord d’Arusha pour la Paix et la
Réconciliation au Burundi restent sauvegardés, afin de maintenir le
régime de cogestion que les négociations d’Arusha ont instauré."
C'est
cela le malheur du Burundi. Depuis toujours l'UPRONA (le système
politique de la période de "Dictature" à nous Burundais) surfe sur cette fibre
ethnique. Les conséquences, on les connait.
Pendant ce temps ces
strapontins politiques continuent à manger et à boire sur le dos de
tous ceux qu'ils assassinent pour rester seuls à se partager les
"modestes sous" que la communauté internationale injecte pour le pays.
Peut- être viendra t'il un jour où la population en aura
marre et se fera "Justice" elle même ? Négocier, il faut le faire mais avec qui ? Les gens du système
ne lacheront jamais. La révolution (guerre civil) lancée depuis 1993 après
l'assassinat du Président démocratiquement élu "NDADAYE"
par le système , devra se poursuivre jusqu'au bout.
La prise de "Bujumbura Mairie" par la rebellion reste vraiment
"la
seule alternative". Les habitants de BUJUMBURA doivent savoir
qu' ils sont la seule alternative. Bujumbura que
c'est la seule voie qui reste pour se défaire de ce système.
La question que chaque habitant de Bujumbura doit se poser : Qu'est ce que ce
régime de près de 40 ans m'a apporté en tant que
citoyenne ou citoyen Burundais ?
Il faut remettre le pays, à l'heure de la Mondialisation, sur la
bonne voie pour nos enfants. Tous les habitants de
Bujumbura Mairie doivent en être conscients. Le salut du pays
dépendra de
leur attitude.
(DAM , AGNEWWS 2003)