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BURUNDI - DROIT DE L'HOMME:  - " QUEL  FACE A FACE ?  "  -

 AGNEWS - DAM - NY,   30/05/2006

Tout le monde sait que "le Burundi  respecte la liberté d'expression", rétorque M. KARENGA RAMADHANI, journaliste de profession et actuel Ministre de l'Information porte-parole du gouvernement burundais.  Mais  le Président de la ligue ITEKA, M. Jean-Marie Vianney Kavumbagu ( Chargé de l’Information et Webmaster du LDGL (*),   dit que non !  Il exige une libération "immédiate et inconditionnelle" des trois militants de l'organisation d'extrême droite burundaise Tutsi : AC GENOCIDE.  Les trois mots en italique  seront  retrouvés texto dans les rapports des droits de l'homme internationaux ( AI, HRW, FIDH ... ) dès le lendemain..    Si ce monsieur se met en colère, dès le lendemain ...

M. RAMADHANI aura beau répéter le bon sens  :  « Mais  on ne peut pas rester  silencieux quand des individus  violent la loi en disant les choses qui menacent la sécurité de l'état ou l'incitent de faire la guerre ».   Rien n'y fait.  L'image du Burundi  doit y prendre un coup parce que ce monsieur le veut  (...)(*)

Mais  le plus grave dans cette délégation quasi automatique du pouvoir à la ligue ITEKA, elle profite pour disculper quelqu'un à qui la justice internationale soupçonne de meurtre  en glissant   quelques mots du procès Kassi Manlan dans le dernier rapport d' Amnesty International.: - Tout s'est passé au mieux !  Pourtant sous d'autres cieux, lorsque la justice,  écopant les petits, va dans le sens de l'injustice; les militants des droits de l'homme se doivent de réagir !

Revenons au contexte afin de mieux comprendre ...

La purge de l'esprit de départ "démocratique" de la ligue ITEKA  date de fin 1995.   Après le putsch du Major Buyoya, en 1996,  elle deviendra  une ONG afin d'engranger des sous et  devenir un instrument de défense stratégique pour le gouvernement putschiste,  entre autre par rapport à  sa politique de camps de regroupement qui internera près de 800 000 burundais (*) soit 15% de la population burundaise entre 1996 et 2001.

La Ligue ITEKA produira  des rapports condamnant les rebelles afin d'apporter la nuance aux propos d'A.I. ou du HRW.   Le FIDH -  fédération internationale  des droits de l'homme -  proche de la FRANCE (*)  permettra la diffusion de ses rapports dans le réseau francophone, avec l'idée d'accéder à l'influence voulue  aux salons du Conseil de Sécurité, où des diplomates français chevronnés et  avisés, assureraient  le suivi les usant d'argumentaires, pour la lever des sanctions décrétés par la REGION contre le major BUYOYA.

La présidence de la ligue ITEKA autrefois au main d'un certain Eugène NINDORERA, devenu entre temps Ministre du gouvernement putschiste, passera  à M.Christophe SEDUBANDI (*) puis à M. Pie Ntakarutimana,  actuellement   vice-président du " FIDH (*) (v.in supra ).   

La structure du LDGL(*), basée à KIGALI, avec des personnalités comme M. Christophe SEDUBANDI (*),ex-Président de la ligue ITEKA (*), ex-Président de l'OAG(*),  aidera énormément à la rencontre de la ligue ITEKA avec le réseau anglo-saxons des Droits de l'Homme (  A.I. / HRW ) effective vers 2000. Mais  l'influence certaine provient des tentatives politiques  de réconciliations entre la France et les Anglo-saxon ( US / UK ) vis à vis de l'Afrique des Grands Lacs débutées fin  1998.

                                                                                    AGNEWS 2006

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