BURUNDI - GEOSTRATEGIE MILITAIRE:
UNE EUROPE
SOUS PROTECTION DE L'OTAN; DERRIERE RECAMP DU BILATERALISME
FRANCAIS; AFRIQUE DU SUD - USA, DESORMAIS ENSEMBLE DANS LES
AFFAIRES AFRICAINES; VERS UNE FDN BURUNDAISE ET AFRICAINE.
AGNEWS - DAM - NY, 28/06/2006
L'EUROFOR vient de débarquer à
KINSHASA. Cette force militaire européenne arrive dans la REGION afin
de faciliter la tenue des élections prévues en juillet 2006 en RDC
CONGO. Cette armée européenne se met peu à peu en place en
EUROPE, poussée par une initiative essentiellement FRANCO-ALLEMANDE.
La difficulté qu'elle éprouve à se réaliser est liée à l'existence
d'une autre force militaire occidentale opérationnelle : L'OTAN.
Cette institution militaire internationale est
sous commandement américaine et britannique
depuis sa création.
Le PROJET RECAMP, dit multilatéral, est
d'abord FRANCAIS. Il vise à renforcer les capacités de maintien
de la paix des appareils militaires africains. Le HIC est qu'il cache
l'acceptation d'un accord militaire bilatérale avec PARIS. Bref, un
multilatéralisme qui cache du bilatéralisme. Il demeure
néanmoins une ambition sans assez de moyen financier. D'où, le
Quai d'Orsay tente de le rendre Européen.
L' AFRIQUE DU SUD vient de renforcer sa
coopération militaire avec le USA. Il s'agit notamment de l' ACOTA «
African Contingency Operations Training and Assistance » ( anciennement ACRI),
programme financé à hauteur de plusieurs millions de dollars par le
PENTAGONE qui vise à renforcer les capacités de maintien de la paix des
appareils militaires africains. Une très grosse machine ... Le
programme IMET (« International Military Education Training ») qui forme des
militaires étrangers aidera à raffermir les liens entre les officiers
des deux pays. Notons que les USA ont l'armée la plus forte au
monde au côté de celle de la CHINE.
Le Burundi est entrain de se
créer une nouvelle force de défense militaire suite à la victoire du
CNDD-FDD sur les anciennes FAB (Force Armées Burundaises). La nouvelle
entité se nomme la FDN ou Force de Défense Nationale. L'idée étant, en plus
de s'occuper à la défense du pays (entité nationale), de devenir un maillon
intéressant pour les futurs forces régionale et africaine, en vue de la
globalisation que nous vivons.
A Bujumbura, de "petites"
querelles existent encore entre ceux, d'une part, qui souhaitent
renouer avec PARIS et, les autres, au commande de l'ETAT, qui
comprennent que les enjeux géostratégiques militaires mondiaux ont fortement
évolué depuis 40 ans.
AGNEWS 2006