BURUNDI : LE PALIPEHUTU - FNL
GRILLE DE LECTURE ...
( DAM, NY, - 27/ 03/ 2006 - AGNEWS )
Attention,
le PALIPEHUTU est un parti de l'extrême droite burundaise Hutu (EDBH).
Des termes ethniques et claniques seront utilisés afin de pouvoir mieux vous
faire comprendre son idéologie ethniste.
1966 : Concrétisation de la
révolution silencieuse des Hima du Burundi.
Décapitation du Royaume, vive la République ! Micombero arrive au Pouvoir.
1972 : Génocide sélectif au Burundi (
10% de la population burundaise est éliminé en l' espace de quelques
jours ... )
1978 : Création du PALIPEHUTU en exil
par un certain GAHUTU Rémi ( Première structuration politique d'un
nationalisme Hutu au Burundi ). L'objet du parti est la dénonciation de
l'injustice sociale (style apartheid) et les persécutions physiques dont
subissent les citoyens burundais de l'ethnie HUTU.
1988 à 1991 : Persécution des militants
du PALIPEHUTU par le Régime BUYOYA I . Près de 2000 citoyens vont trouver la
mort. Le point d'orgue NTEGA MARANGARA !
1993: Interdit de participation aux élections démocratiques, un grand nombre
du PALIPEHUTU s'allient au FRODEBU. Certains militants, dès 1990, avaient
rejoint le parti unique UPRONA.
Octobre 1993 : Putsch militaire
organisé par certains leaders de l'UPRONA. Le pays bascule dans la guerre
civile.
Rapidement une structure de contestation au Putsch est crée, en vue de
défendre la Démocratie burundaise remise en cause. Parmi les plus vaillants
des manifestants qui font face aux blindés, on retrouve un grand
nombre d' anciens du PALIPEHUTU ou membres de ce même parti politique,
clandestin alors.
1994: Alors que la résistance semblait
beaucoup plus être une affaire du PALIPEHUTU, une branche "progressiste" de
résistants se mit en place... Le CNDD et les FDD étaient nés ! En
effet, un grand malaise apparaissait au sein de la résistance des démocrates
anti-putschistes depuis peu, l'empreinte du PALIPEHUTU qui y régnait,
ANTI-TUTSI , devenait pesante et dangereuse !
Car la résistance comprenaient toutes les composantes du Pays ( HUTU, TWA,
TUTSI, SWAHILI, HIMA, PROTESTANTS, CATHOLIQUES, MUSULMANS, ATHES ... ).
C'est cette allergie "ANTI-TUTSI " qui est à
l'origine de la mise sur pied d'une structure militaro-politique
PALIPEHUTU-FNL de résistants à leur manière !
Dès ce moment, il y avait désormais 3 adversaires : Le régime
putschiste; le CNDD et FDD ; et le PALIPEHUTU-FNL.
1994 à 1996 : De nombreux combats
auront lieu entre les trois structures. Le PALIPEHUTU - FNL subira
d'énormes pertes en vie humaine.
1997 à 1999 : Le PALIPEHUTU-FNL
profitera de la campagne du CNDD/FDD en ex-Zaïre pour gagner ses gallons de
rébellion au Burundi, faisant son fief principal : Bujumbura rurale.
2000 : BUYOYA propose à ARUSHA un
partage du pouvoir sur base ethnique. 50 % HUTU / 50 % TUTSI ! Les leaders
et intellectuelles du PALIPEHUTU-FNL semblent intéressés par le principe
ethnique. Ils y voient une certaine reconnaissance de leur revendication.
2001 à 2002, le PALIPEHUTU - FNL subira
de nombreuses pertes en vie humaine. Surtout une purge interne des
intellectuelles aura lieu. Les radicaux ne veulent pas entendre le mot de
partage de pouvoir avec les TUTSI. Ils deviennent en même temps des
fanatiques religieux !
Mars 2003 : Un miracle se produit,
le PALIPEHUTU-FNL entend conclure une trêve avec le CNDD-FDD en vue de
terminer la guerre en mettant à genoux le Régime «
TUTSI de "BUYOYA" », devenu "gouvernement de transition d'Arusha".
Seuls les militants de l'ethnie HUTU du CNDD-FDD pouvaient
entrer en contact avec le PALIPEHUTU-FNL ! Les autres, c’était exclu !
Fin juillet 2003 : La trêve ou
l'alliance factice se rompt, les idéologies étant trop différentes !
RWASA, le leader charismatique du PALIPEHUTU – FNL, n'ayant pas digéré
la visite du CNDD-FDD, à KIGALI « Régime TUTSI
», organisée par la Région, afin de fumer le calumet de la paix avec
KAGAME, l’Homme fort ! La charge émotive étant trop massive ! Trop en un
coup ! RWASA retourne les armes contre son nouvel allié de
circonstance ! Ce dernier (CNDD-FDD) ne comprend pas ... Surpris
! Peut-être "manque de communication" ? Un véritable
carnage !
Fin 2003 : RWASA est donné pour mort et
a perdu presque toute l'entièreté de sa structure militaro-politique.
Mars 2004: RWASA donne une
interview à son "ami" feu Laurent de la BBC. La voix est celle d'un "homme"
agonisant ... Des rumeurs couraient prétendant qu'il aurait été se
faire soigner quelque part au KENYA.
Mai 2004 : Le fameux PALIPEHUTU - FNL ( MANIRAKIZA) apparaît peu à peu. Le
PALIPEHUTU-FNL est utilisé pour des enjeux électoraux par les leaders du
Pouvoir d'Arusha ( coalition UPRONA-FRODEBU ).
Août 2004 : Pasteur HABIMANA, porte
parole du PALIPEHUTU - FNL revendique GATUMBA ! Comme pour
annoncer que la sécurité n'était pas au rendez-vous pour organiser des
élections au mois d'octobre 2004 ... Les élections n'auront pas lieu cette
année-là.
A quelques jours des élections de 2005
: RWASA réapparaît à Dar Es Salam, en bonne santé apparent, pour des
négociations de paix. Il appela ses sympathisants à voter pour le FRODEBU.
Scrutins de JUIN 2005 et JUILLET 2005 :
les Burundais(e)s ne se reconnaissant pas dans son idéologie, répondent
NON au FRODEBU (– PALIPEHUTU/FNL) !
Le CNDD-FDD remporte les élections démocratiques haut la main. Un véritable
plébiscite ! L’image unitaire de la nation l'emporte sur l'ethnisme.
Réapparaît l’ombre de l’Unité de RWAGASORE …
Septembre 2005 : L' "opposition"
burundaise regroupant la première vague des déçus des scrutins ( UPRONA -
CNDD NYANGOMA -/- FRODEBU PALIPEHUTU-FNL ) entreprennent une campagne de
déstabilisation régionale en faisant courir le bruit de l'arrivée d'un
Régime TUTSI Nkurunziza au BURUNDI. Le «
CARTEL FOU » utilise toute sa puissance politique, y compris ses réseaux
médiatiques et sa société civile afin d'ouvrir de nouvelles négociations
avec le PALIPEHUTU - FNL RWASA.
Un « round » de négociations donnerait de nouvelles perspectives pour chacun
! Plus étonnant, un allié inattendu, l'ONUB sera pris en flagrant délit sur
le tas , fournissant en équipement militaire le PALIPEHUTU-FNL !
Novembre 2005 à janvier 2006 : Les
nouveaux services de la documentation et de police se mettant peu à peu en
place, la question sécuritaire concernant le PALIPEHUTU-FNL se réduisit
totalement. On passa d'un problème sécuritaire majeur à une simple question
de police.
Fin janvier 2006 : Suite à une deuxième
série de déçus, après de nombreuses nominations, et un départ annoncé de l'ONUB,
employant entre autres 5000 militaires étrangers et d'innombrables fils et
filles d'anciens dignitaires, le CARTEL FOU décide de faire peur à KABILA,
président du CONGO RDC, comme cela avait été fait avant les élections
burundaises en s’alliant à un groupe dénommé GRANDS LACS CONFIDENTIEL,
lui évoquant la proximité de son état d'un régime TUTSI pouvant représenter
une menace pour son pays à l'aube des scrutins démocratiques congolaises.
Une diplomatie internationale sous terrain se met en route et, exige de la
Tanzanie qu'elle organise dans le plus bref délai des rencontres de paix
avec le PALIPEHUTU - FNL de RWASA ! Sans aucune explication ! Tout comme
cela a été entamé avec le LRA (en Ouganda) et le FDLR (au Rwanda).
Fin février 2006, des rapports
internationaux étranges vis à vis du nouveau gouvernement démocratique
burundais se succèdent pour le condamner pour non respect des Droits de
l'Homme. Une chasse au sorcière contre les militants du PALIPEHUTU - FNL
serait organisé par le "Régime" NKURUNZIZA, selon des portes parole du
CARTEL FOU.
Mars 2006 : Une troisième série de
déçus du CARTEL FOU après de nouvelles nominations, apparaît.
Le récent gouvernement démocratiquement élu perçoit l'ombre d'une tentative
de coup d'Etat lié à une puissance étrangère. Le
CARTEL FOU le lui reproche ! Certains vont jusqu'à
le démentir et à le banaliser !
La " communauté internationale " exige au gouvernement burundais d'organiser
un cycle de négociations avec le PALIPEHUTU-FNL à DAR.
Le gouvernement réfléchit ! Il y enverra une équipe pour voir
réellement ...
AGNEWS
2006