BURUNDI - POLITIQUE/ FONCTION PUBLIQUE :
ORIGINE DU CONFLIT ENTRE L'ETAT
BURUNDAIS ET SES FONCTIONNAIRES ... MERCI MICOMBERO BAGAZA et BUYOYA !
AGNEWS - DAM - NY, 24/06/2006
L'héritage de la
dictature militaire burundaise, et surtout la criminalisation
socio-économique (*)
qu'elle a engendrée, sont sans aucun doute à l'origine du problème que
vivent les
fonctionnaires burundais.
Ces fonctionnaires issus de la
criminalisation socio-économique instaurée par les militaro-politiques
MICOMBERO-BAGAZA-BUYOYA (*)
provenaient à très grandes majorités des familles des Régimes régnants.
La fonction publique burundaise s'inscrivait dans la politique de
discrimination ethnico-clano-régionale et locale. En d'autres mots, les
fonctionnaires employés étaient d'origine, en grande partie, de la typologie suivante :
Tutsi-Hima-Bururi- [ Vyanda-Matana-Rutovu] .
Dès la fin des années 80, la
donne économique changeant, à cause des programmes d'ajustements structurels
et de la démocratisation forcée des institutions des états africains,
les fonctionnaires de l'état burundais, qui représentaient toute l'élite,
commençaient à comprendre que le vent tournait. Désormais, il n'y aurait
plus d'argent pour payer toute cette machine d'Etat. Il fallait entre
autres devoir recourir aux privatisations ...
En 1993, on se souvient des
grandes colères des fonctionnaires qui n'avaient pas été préparés aux
changements (v.in supra) lors de leur confrontation avec le nouveau
Régime démocratique de NDADAYE.
En 1998, sous la Dictature militaire
de - BUYOYA II - , les manifestations de fonctionnaires de l'Etat
demandaient en l'occurrence au Dictateur de ramener les pendules à
l'heure comme
autrefois sous l'Etat Providence ( voir la Ière, 2ème et 3ème République).
Les fonctionnaires de l'état oubliaient que le BURUNDI avait changé.
Leur Etat était devenu entre-temps le 3ème pays le plus pauvre au
monde. BUYOYA avec sa FONDATION pour l'UNITE la PAIX et
la DEMOCRATIE, se mit à chercher des fonds pour financer les têtes
dirigeantes des syndicats des fonctionnaires
(*)
, en sachant qu'il y avait un avenir politique
certain en contrôlant ces instruments de protestations sociales : une bombe
en perspective
!
Aujourd'hui, l'on connaît la "force"
de ces syndicats ... Les plus redoutables sont ceux de l'enseignement
car ils savent qu'aucun gouvernement ne peut ignorer
l'importance de l'éducation dans un état ... Et puis, sinon les
enfants (des dirigeants) sont dans les rues ! Vous comprenez
bien que depuis le départ de BUYOYA, le syndicalisme burundais doit être
aujourd'hui l'un des outils les plus performants pour la
contestation sociale , avec des confrontations violentes et handicapant
encore un peu plus l'avenir des enfants de notre Etat.
L’Université du Burundi est paralysée par la grève des
enseignants en cette fin d'année où les étudiants doivent préparer
leurs examens...
AGNEWS 2006