Le BURUNDI est depuis Août 2005, un pays
démocratique, sortant de 40 ans de gestion chaotique, suite à une
dictature militaire installée avec l'appui de la FRANCE. Depuis
quelques semaines, de nombreux médias et associations intéressés,
sensibilise sur la problématique que rencontre les rapatriés à l'endroit
de la récupération de leurs biens anciens : - les conflits
fonciers -
La criminalisation socio-économique
(*) instaurée
par les ETATS des Régimes MICOMBERO - BAGAZA - BUYOYA
( ou ETATS- R / MBB ) est mise en cause
dans sa gestion du territoire insoucieuse des problèmes de société. Elle a
généré des conflits de toutes natures dont celui - dans les rapports
juridiques et sociaux- .
Rappelons des faits historiques :
-
1972 : les chiffres varient entre
100 et 500 000 morts (*).
1/6 de la population de l'époque disparaît en quelques jours. Près de
500 000 Burundais fuient (*)
leur pays persécutés par l'ETAT MICOMBERO ;
-
1993: En octobre, un coup d'ETAT
a lieu et aboutit à l'assassinat du Président NDADAYE. 900 000
Burundais (*) prennent la
fuite vers les pays voisins comme en 1972;
-
1994: Bujumbura est épuré (*)
de ces habitants par l'ETAT ;
-
1996 : La politique des
camps de regroupés, de l'ETAT BUYOYA , durant cinq ans,
force plus de 800 000 Burundais (*)
à quitter leurs terres et abandonner leurs biens.
LES ETATS - R / MBB ont
: tué des citoyens; extorqué des terres et les ont redistribué au profit
des dignitaires,des multinationales ex. ANDOVER en 1999 ou
d'autres projets de développement à leurs bénéfices etc; regroupé de manière
forcé des populations dans des camps ou dans des villages (v. BAGAZA).
Dans le débat d'aujourd'hui, en vue de
trouver une solution - aux conflits des terres -,
on trouve deux camps :
- l' un (*)
favorise une approche soutenant la LOI ACTUELLE concernant les
biens fonciers qui couvre les ETATS - R / MBB
- et les nouveaux propriétaires ;
- L'autre voudrait proposer une nouvelle LOI foncière
partant du principe que les ETATS - R / MBB ont fauté.
En attendant les éclaircissements
légales, sur le terrain, avec le nouveau gouvernement qui a supprimé le
CNRR - PRO LOI ACTUELLE - , on règle le plus souvent
le problème en partant de la volonté exprimée des anciens
propriétaires lésés. A eux de proposer des
solutions humaines ( loyers etc. ) tenant compte des circonstances ...
Mais cela dépend toujours en grande partie des
administrateurs locaux !
AGNEWS 2006