BURUNDI : UN TROISIEME TRIMESTRE DE
GOUVERNANCE ABORDE SUR LE QUI -VIVE !
DAM, N-Y, 16 / 03 / 2006, Agnews.
Un petit parti d'opposition, actif
surtout en province de Bururi, vient de porter une critique "rose bonbon"
sur le bilan des deux premiers trimestres de gouvernance de l'équipe
NKURUNZIZA...
Les trois premiers mois ont uni l'action de la coalition gouvernementale
(CNDD-FDD, UPRONA, FRODEBU, ... ) sur les questions sécuritaires et
diplomatiques.
On a eu un travail formidable constaté au niveau gouvernementale, avec des
ministres et des parlementaires très actifs et sur le terrain.
Les femmes politiques ( diplomatie, 2ème Vice Présidence ... ) se sont
distinguées dans ces premiers pas du gouvernement élu démocratiquement.
La sécurité a consisté à mettre en place une politique qui permette au fur
et à mesure de l'avancé de l'action gouvernementale à retrouver une certaine
paix parmi la population.
- La lutte contre le banditisme- , le gouvernement a renforcé la mise en
place d'une Police Nationale efficace.
- Le "problème du FNL-PALIPEHUTU" - , à l'origine au niveau causal
bidimensionnel ( D'une part, un conflit interne entre l'ancien Pouvoir
d'Etat et la nouvelle équipe - règlement de compte au niveau des services
secrets burundais - et , de l'autre, en regard avec les
événements de la Région ), est en passe de se résorber avec le temps. En ce
début du mois de mars 2006, Il occupe au niveau des priorités sécuritaires
moins d'attention que les questions des réfugiés rwandais et congolais sur
le territoire burundais, ou celle des FDN.
L'action gouvernementale au second trimestre a été provoquée par la force
des choses... Le balisage efficace entrepris sur la question sécuritaire et
la sécheresse régionale ont poussé la coalition à se soucier très rapidement
des maux populaires (famine, santé, travail ... ).
Les actes dans le domaine socio-économique se sont multipliés ( appel à la
solidarité, conférence des donateurs, nominations, privatisations ... ). Là
encore, un gouvernement (tous confondus) à l'avant plan, en tant qu'acteurs.
Cette phase a fait constater le manquement énorme au niveau de la société
civile burundaise. Elle n'existe pas. Sauf celle "très portée sur le
politique, et médiatisée" mise en place par l'ex-parti Etat ! Elle contribue
en "rien" à résorber la misère populaire ...
Les acteurs sociétaux, pour venir en aide ou permettre aux populations de se
prendre en charge en vue d' améliorer leur développement humain, sont
inexistants. On constate un manque de dynamisme à ce niveau.
Les partis politiques (oppositions ou aux gouvernements), en tant
qu'acteurs, sont très amorphes. Alors qu'ils pourraient aider la population
à s'émanciper et à se prendre en charge de manière concrète dans la vie de
tous les jours. Silence radio !
On aborde le début du troisième trimestre de gouvernance avec la question
fondamentale "des élections congolaises" !
La question sécuritaire est par ailleurs revenue au galop, en ce début du
mois de mars 2006, pour concurrencer le démarrage forcé sur les questions
socio-économiques (v. in supra) !
Le CONGO RDC et la MONUC, dans leur soucis de pacifier le SUD-KIVU pour les
éléctions, poussent de nombreux réfugiés rwandais et congolais vers le
Burundi. Avec un grand risque, de transposer cette guerre du KIVU au Burundi
! Ingratitude ! Les réfugiés rwandais et congolais sont de plus en plus
nombreux au pays !
Dans ce contexte, le Président burundais NKURUNZIZA Pierre a préféré débuter
ce trimestre par un avertissement clair et sans faille (mais à la
Burundaise) aux destabilisateurs nationaux et internationaux potentiels.
La prudence sera d'omise tout au long
de ce trimestre.
AGNEWS
2006