BURUNDI: LA QUESTION
SECURITAIRE ACTUELLE.
DAM, N-Y, 13 / 03 / 2006, Agnews.
Au Burundi, la question sécuritaire
concerne : - la réforme de l'armée qui passe des anciennes Forces des
Armées Burundaises (FAB) aux Forces de Défense Nationale (FDN), comprenant
une phase de démobilisation et de réinsertion sociale des anciens
combattants;
- la question du FNL-PALIPEHUTU; - les
réfugiés rwandais , congolais ... ; - le
banditisme; - et la présence de l'ONUB
avec la SANDF qui a un statut particulier.
La problématique des réfugiés sur le sol burundais prouve la nécessité de ne
pas déconsidérer le facteur régional dans notre analyse du
phénomène.
Avant les élections démocratiques en
juin 2005, la sécurité était la principale priorité politique afin de
pouvoir garantir l'organisation des différents scrutins. Elle préoccupait
plus au niveau de l'évolution des FDN que par rapport au facteur
d'insécurité provoqué par le FNL-PALIPEHUTU.
De septembre 2005 jusqu'en janvier
2006, le gouvernement a privilégié de tenter de régler le conflit avec
le FNL-PALIPEHUTU, qui était passé au premier rang de problèmes
sécuritaires.
Depuis fin janvier et début février
2006, la question sécuritaire est passée au second plan
des préoccupations du gouvernement, devancée en cela par
les défis socio-économiques (famine,santé, éducation
...).
La semaine dernière, on constate que,
après la découverte d'une tentative de déstabilisation des institutions par
une équipe militaro-politique burundaise , le socio-économique et le
sécuritaire se conjuguent désormais au même temps, le Présent.
Actuellement, l'oeil sécuritaire
se porte d'avantage sur les FDN , suivi de la problématique des
réfugiés rwandais et congolais sur notre territoire. Relevant
plus de la Police Nationale, le FNL-PALIPEHUTU et le banditisme se
retrouvent en avant dernière position. L'ONUB et la SANDF
continuent peu à peu à quitter notre pays.
AGNEWS
2006