BURUNDI : NAISSANCE D'UNE CONSCIENCE
"VERTE" OU ECOLOGIQUE ...
DAM, N-Y, 8 / 03 / 2006, Agnews.
La période de sécheresse ayant provoqué une famine grave dans le nord du
pays, les pluies torrentielles, les chenilles ravageuses, font
naître une conscience "verte" ou écologique surprenante
parmi les élites burundaises.
Le Ministère de l’Aménagement du
Territoire et de l’Environnement, et celui de l'agriculture et
de l'élevage sont de plus en plus sollicités. On apprend que le
gouvernement burundais a signé des conventions internationales sur la
protection de l’environnement.
Le Ier Vice-Président de la République,
une semaine auparavant, lors d'une distribution d’aide alimentaire aux
populations de la commune Giharo de la province Rutana, n' a pas manqué
l'occasion de sensibiliser sur la donne écologique. Pour lui, la protection
de l’environnement et le reboisement doivent être des priorités du moment.
Certains spécialistes burundais sortent de
l'ornière, en évoquant, des mots comme " effets de
serre" concernant les pluies torrentielles et les sécheresses aiguës
que connaissent les pays de la sous région.
Mais on remarque qu'une pédagogie
profonde est nécessaire pour faire évoluer les consciences. La semaine
dernière, les autorités provinciales de CIBITOKE ont dû
s'interposer aux habitants de la zone Masango, qui abattaient des arbres de
la KIBIRA, en faisant la sourde oreille à la politique de l’environnement.
Bref, il y a du progrès ! Une sorte
de mea-culpa déguisée car enfin un gouvernement qui prend ses
responsabilités... Pendant près de 40 ans, les pouvoirs publics
ont géré d'une manière calamiteuse le territoire, et ont été
insouciants des problèmes sociétaux. Les conflits que
génèrent les rapports écologiques et démographiques doivent
dorénavant être prise en compte.
Le Burundi, troisième pays le plus pauvre
du monde, localisé en Afrique australe, essaie peu à peu de se
reconstruire après une décennie de guerre civile...
AGNEWS
2006