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  "Question de sous"

 

  (B.L., AGNews, 31-05-2002 )


 La question reste posée : Pourquoi ces ONG's ne dénoncent- ils pas l'Existence de ces camps de concentration ?  Pourquoi accepter une tel collaboration ? Cela me rappelle une situation que j'ai vécu dernièrement  à Monterrey (Mexique), les officiels mexicains avaient interdit l'accès aux réunions internationaux  à certaines ONG's locales, généralement plus virulentes  car elles ne mâchaient pas leurs mots pour dénoncer leurs maux. Le Mexique est un pays très pauvre.  D'autres, par contre,  pouvaient participer à ces rencontres, elles étaient complaisantes avec les gouvernements. Tout cela était une "question de sous", le gouvernement avait peur de ne pas pouvoir recevoir des subventions de la part des Nations-Unis.  Revenant à la situation des "camps de concentration" au Burundi, on retrouve cela.  Cela rappelle le rôle qu'on jouait "certaines ONG's " au BIAFRA. 

La contradiction de ces organisations humanitaires est celle-ci.  Au lieu de demander au "Gouvernement  de transition" de stopper sa politique de "camps de concentration" (appelée "camps de regroupement" ou encore  "sites de déplacés" pour "bonne conscience"), ce qui permettrait aux paysannes et aux paysans  de retourner  cultiver leur terre comme autrefois; ces dernières se plaignent de  leur condition  travail ( "travail" certes qui n'est pas inutil).  Elles ne peuvent plus  nourrir les internés déplacés. Avec une malice que l'on ne peut qualifier, elles essayent d'incriminer la fatalité des "camps" aux bélligérants.  Ces "camps" sont sous surveillance militaire (AMT).

Ces camps d'internement à majorité de population HUTU ont été créés suite à  la politique de Buyoya commencer en 1996. Le "président putchiste"  se plaignait de l'aide que procurait la population aux rebelles. Mandela, "l'homme de paix ou le Sage", avait proposé pour que l'embargo (décrété par les pays de la sous région) cesse , que Buyoya stoppe sa politique de "camps de concentration". Entre les années 1996 à 2000, le Burundi comptait près d'un million de personnes internées soit 1/5 de sa population. Pendant cette période, l' "humanitaire"  battait  son plein. Les ONG's se précipitaient  pour signer des contrats d'accord "machiavéliques" avec le gouvernement de Buyoya pour avoir accès à ces camps. Ils fallaient nourrir, habiller et soigner les internés.  Aucune photo cependant ne  pouvait sortir de ces camps.

Pour se rendre compte de ce que cela représentait en "terme de marché" même si cela ne doit être évoquée lorsque l'on parle d'humanitaire, je vous convie de visiter  le site de "OCHA" (ONU).  Aujourd'hui  trois ans après la levée de l'embargo,  1 Burundais sur 10  est toujours interné dans ces camps de la mort. Entre temps,  beaucoup sont morts de maladies de tous  les genres. Paradoxallement, ces camps sont  les gagnes pains des humanitaires. Par exemple, ils faut regarder les jobs qu'une catastrophe de ce genre peut créer. C'est un peu ambigu, "mais il faut aller aider ! ".  J'ai vu des chômeurs européens, américains, japonnais et même barundi,  se faire  proposer du  travail  pour ces camps de regroupés HUTU.