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 EN BREF, CE 28 MARS 2006 ...
 
 

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DAM, NY, 28/03/2006
 



EN BREF ...

 

 

 

 

ANNEXES :

 

 

BURUNDI :

 



Non à l' Extrême-Droite BurundaiseUn ambassadeur du Burundi à l’ONU dans la ligne de mire de P.A amasekanya
Philibert Nininahazwe
Bujumbura, le 28 Mars 2006(Kirimba). A peine une semaine après sa nomination au poste d’ambassadeur plénipotentiaire, au près de l’ONU, Joseph Ntakarutimana retrouvera à New York une lettre de l’Ir. Diomède Rutamucero qui l’accuse de génocidaire. « Joseph Ntakarutimana est impliqué fortement dans le génocide des Tutsi de la province Ngozi qu’il dirigeait au mois d’octobre 1993 », peut-on lire dans une lettre au Secrétaire Général de l’ONU.

Non à l' Extrême-Droite BurundaiseLe président du Sénat visite le Canada, la diaspora manifeste
Philibert Nininahazwe
Bujumbura, le 28 Mars 2006(Kirimba). « Nous voulons éclairer les autorités canadiennes pour qu’elles ne salissent pas leurs mains en serrant celles des représentants d’un régime raciste, terroriste et génocidaire qui règne sur le Burundi aujourd’hui ». C’est en substance le contenu d’une déclaration rendue publique par la section de A.C Genocide-Canada à la veille de la visite du président du Sénat, l’honorable Gervais Rufyikiri.
 


 

Les trois ministres FRODEBU n`ont pas démissionné du gouvernement

Bujumbura, 28/03 - ANGOP - Les trois ministres issus du Front pour la démocratie au Burundi (FRODEBU) n`avaient pas encore démissionné mardi aux fins de se conformer à la décision de leur parti d`origine prise dimanche de quitter le gouvernement pour protester contre divers abus de pouvoir dont se serait rendu coupable le nouveau régime du président Pierre Nkurunziza.

Deux des trois ministres ont d`ailleurs signifié clairement qu`ils n`entendent pas quitter l`exécutif pour des motifs qu`ils ne partagent pas avec la direction du FRODEBU.

La ministre de l`Aménagement du territoire, de l`Environnement et du Tourisme, Mme Odette Kayitesi, s`est déclarée étonnée de n`avoir pas été associée à la décision prise par le comité directeur national alors qu`elle en est membre à part entière.

Son collègue de l`Agriculture et de l`Elevage, Elie Buzoya, n`est pas moins étonné de recevoir une injonction de démission alors qu`il n`a aucun différend réel avec le chef de l`Etat et les autres membres du gouvernement.

Le parti pouvait prendre une telle décision "si et seulement si les ministres avaient formulé un quelconque malaise à servir sous le régime de Nkurunziza et ce n`est pas le cas aujourd`hui", a renchéri Buzoya.

Le ministre de la Santé publique, Dr Barnabé Mbonimpa, avait dans un premier temps fait part de sa disposition à obéir aux injonctions de son parti, avant de se raviser.

 

 

Le FRODEBU craque la porte au gouvernement Nkurunziza
Philibert Nininahazwe
Bujumbura, le 28 Mars 2006(Kirimba). Comme attendu depuis la mise en place du gouvernement à majorité CNDD-FDD, le FRODEBU vient de dire plus haut ce que ses membres et sympathisants pensaient tout bas. La nuit du samedi 25 Mars 2006 aura été la plus longue de la vie des ministres de la santé, celui de l’agriculture et celle de l’aménagement du territoire. En effet la réunion du comité directeur du parti FRODEBU a été, on ne peut plus, claire : les membres du FRODEBU doivent quitter le gouvernement de Pierre Nkurunziza dans l’immédiat

 


 

UN begins Burundi talks to set up reconciliation commission, war crimes court
Alexandria Samuel

28-03-2006  jurist.law.pitt.edu A UN delegation led by Under-Secretary-General for Legal Affairs Nicolas Michel [official profile] arrived in the south African nation of Burundi Monday to help establish a truth and reconciliation commission [BBC report] and war crimes court. According to Michel, the 5-member group will facilitate negotiations between local transition government leaders on the "necessary juridical framework" to establish the commission and special court, which will investigate allegations of genocide and crimes against humanity. Opposing political factions in the country agreed [JURIST report] to the formation of the court and commission last June in order to shed light on prevalent violence between local Hutus and Tutsis that has crippled Burundi following its 12-year civil war [Global Security backgrounder].

Burundi government spokesperson Ramadhan Karenga said Monday that the UN 5-day visit will address "legal and regulatory [issues], the competences, structures composition of the commission and the special chamber, and links between both mechanisms and the calendar of their setting up as provided by UN Resolution 1606(2005) [PDF text] of the UN Security Council." IRIN News has more.


 

LE PRESIDENT DU SENAT PART EN VISITE AU CANADA
Bujumbura, le 27 Mars 2006 (RTNB)-Le président du sénat, l'honorable Gervais Rufyikiri a pris l'avion ce dimanche 26 mars 2006 à destination du Canada. Il a déclaré à la presse qu'il va présenter au Canada, le pas déjà franchi dans la reconstruction du Burundi et remercier en même temps, les autorités du Canada pour leur soutien au processus de paix et pour l'inviter à la prochaine conférence des bailleurs de fonds pour le Burundi.

RETOUR DE GRANDE BRETAGNE DU PRESIDENT DE L'ASSEMBLEE NATIONALE
Bujumbura, le 27 Mars 2006 (RTNB)-La présidente de l'assemblée nationale, madame Immaculée Nahayo est arrivée ce dimanche 26 mars 2006 après avoir terminé sa visite en Grande Bretagne. Elle a déclaré que sa visite en Grande Bretagne a réussi en témoigne les contacts qu'elle a eu auprès de plusieurs autorités de Grande Bretagne dont les parlementaires de ce pays.

 

LE PRESIDENT DU PARTI FRODEBU, L'HONORABLE LEONCE NGENDAKUMANA ANNONCE QUE SON PARTI DEMISSIONNE DU GOUVERNEMENT
Bujumbura, le 27 Mars 2006 (RTNB)-Le président du parti politique Sahwanya-Frodebu, l'honorable Léonce Ngendakumana a annoncé ce dimanche 26 mars 2006 que son parti politique démissionne du gouvernement actuel dirigé majoritairement par le parti Cndd-fdd. L'honorable Léonce Ngendakumana a évoqué les violations des droits de l'homme étant les raisons fondamentales qui ont motivé la démission du parti Sahwanya-Frodebu. Il a précisé que les députés du Frodebu vont continuer de siéger à l'assemblée et cela parce que ce sont élus du peuple. Il a également indiqué que les trois ministres du Frodebu présents au gouvernement ont été contactés et sont d'accord pour quitter le gouvernement . Cependant le ministre de l'environnement, madame Odette Kayitesi a déclaré qu'elle n'avait pas été consultée à ce sujet par le parti Frodebu.

ELECTION DE LA PRESIDENTE DE LA LIGUE DES FEMMES DU CNDD-FDD
Bujumbura, le 27 Mars 2006 (RTNB)-L'honorable Pascaline Kampayano a été choisie dimanche 26 mars 2006 pour présider la ligue des femmes du parti CNDD-FDD.


 

LE PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE ANNONCE LA CONSTRUCTION DE TROIS UNIVERSITES PUBLIQUES ET DE DEUX INSTITUTS SUPERIEURS A L'OCCASION DE L'OUVERTURE DE L'ANNEE ACADEMIQUE 2005-2006
Bujumbura, le 27 Mars 2006 (RTNB)-Le président de la République monsieur Pierre Nkurunziza a procédé ce samedi 25 mars 2006 dans l'après-midi à l'ouverture de l'année académique 2005-2006 à l'université du Burundi. Le président Nkurunziza a promis à cette occasion que le gouvernement va aider cette institution à résoudre ses problèmes académiques et sociaux. Il a également annoncé la construction de trois universités publiques et de deux instituts supérieurs à l'intérieur du pays pour désengorger la seule université publique de Bujumbura.
 


RWANDA

 

Le Rwanda préoccupé par la menace que représente la RD Congo

RWANDA - 27 mars 2006 - PANAPRESS
Les autorités du Rwanda invitent instamment la population à prendre de sérieuses mesures de protection vis-à-vis du virus de la grippe aviaire, qui pourrait se propager dans le pays à partir de la RD Congo voisine.
Un communiqué officiel publié dimanche à Kigali attire l'attention des éleveurs de bétail et des commerçants sur les risques pouvant découler de l'importation ou de l'achat de produits animaux, particulièrement en provenance de la RD Congo où un cas du virus H5N1 propagé par des oiseaux malades a été signalé.

"Nous prions la population de respecter cette décision avec rigueur, et les instances de régulation et de contrôle concernés sont priés de respecter scrupuleusement sa mise en application", souligne, dans son communiqué, le ministre de l'Agriculture et des Ressources animales, le Dr Anastase Murekezi.

Selon lui, les instances concernées sont les services de douanes, tant à l'aéroport qu'au niveau des frontières terrestres, notamment celles avec la RD Congo, à savoir La Corniche, dans le nord-ouest, Rusizi (sud-ouest) et Kamanyola (sud).


 



 

Entretien entre les ministres chinois et rwandais de la Défense nationale


BEIJING, 28 mars (XINHUA) -- Cao Gangchuan, ministre chinois de la Défense nationale, s'est entretenu avec son homologue rwandais Marcel Gatsinzi mardi à Beijing.

Les relations entre la Chine et le Rwanda se sont bien développées depuis l'établissement des relations diplomatiques entre les deux pays en 1971, a dit Cao qui est aussi vice- président de la Commission militaire centrale et conseiller d'Etat chinois.

Les deux pays ont mené non seulement une coopération sincère, amicale et fructueuse dans différents domaines, mais se soutiennent encore mutuellement dans les affaires internationales , a noté Cao.

La Chine apprécie hautement le gouvernement rwandais pour son adhésion à la politique d'une seule Chine et son soutien qu'il a accordé à la cause de la réunification de la Chine.

Attachant beaucoup de prix à ses relations avec les forces militaires rwandaises, les forces armées chinoises désirent faire progresser la coopération militaire bilatérale dans différents domaines, a dit Cao.

Il a encore fait, devant Gatsinzi, un exposé sur la politique de la défense nationale et l'édification militaire en Chine.

Ayant rappelé la coopération stable entre le Rwanda et la Chine dans les domaines politique, économique et militaire, Gatsinzi a espéré que les deux pays renforcerait la coopération dans la formation du personnel et dans d'autres domaines.

 

Chinese, Rwandan Defense Ministers Hold Talks
2006-03-28 Xinhua
Chinese Defense Minister Cao Gangchuan held talks with his Rwandan counterpart Marcel Gatsinzi on Tuesday.
China-Rwanda relations have progressed steadily since the two countries established diplomatic ties in 1971, said Cao, who is also vice-chairman of the Central Military Commission and a state councilor.

The two countries have not only conducted sincere, friendly and fruitful cooperation in various fields, but also backed each other on international affairs, Cao said.

China appreciates the Rwandan government's adherence to the one-China policy and support for China's reunification cause, Cao said.

Cherishing the ties with Rwandan military forces, the Chinese armed forces would like to promote cooperation with its Rwandan counterparts in various fields, Cao said.

Cao also briefed Gatsinzi on China's defense policy and military building.

Hailing sound Rwanda-China cooperation in political, economic and military fields, Gatsinzi said he expected the two countries would step up cooperation in personnel training and other fields.

 


 

Rwanda's Kagame downplays criticism of genocide film
Tue Mar 28, 2006    By Arthur Asiimwe

KIGALI (Reuters) - A new film on Rwanda's genocide reduced many survivors to tears at its premiere in Kigali but President Paul Kagame said on Tuesday the movie would help to ensure memories of the mass murder were kept alive.

Survivor Claudine Nyirumwiza emerged from watching the film on Monday night with tears rolling down her face.

"I hate a machete. I hate seeing a machete anywhere because it reminds me the pain of slow death that my close relatives went through," she said.

Her two brothers, sister and father were among 800,000 minority Tutsis and politically moderate Hutus shot, hacked and beaten to death by extremist Hutu militias in 1994.

Despite a heavy downpour, the premiere of "Shooting Dogs" drew some 1,500 people to Kigali's Amahoro stadium, where thousands sought refuge during the 100 days of killing.

The film's title refers to the way UN troops shot dogs eating the corpses that littered the streets of the Rwandan capital.

A genocide survivor group has accused the film-makers of causing fresh trauma to many survivors who worked as extras.

But Kagame defended the film, one of several recent accounts of the bloodletting.

"The film as such is going to be a continued part of our memory relating to the genocide and I think that memory needs to be kept," he told reporters.

Shot in Rwanda and starring British actors John Hurt and Hugh Dancy, the film depicts the story of a Roman Catholic priest and a teacher caught up in the genocide.

Kagame said it was the events of 1994 that caused pain, not films about them.

"If it is a film built on what happened here in 1994 naturally it recreates the scenes that affect people," he said.

"I think it is not the film that traumatises them but it's what happened to them."

The film portrays the massacre at Kigali's Ecole Technique Officielle, run by priests and home to Belgian UN troops.

At least 2,500 Tutsis took refuge there during the initial days of the genocide. But when UN soldiers pulled out, Hutu Interahamwe militias quickly overran the school and within hours most of the men, women and children were dead.

"The film should be a reminder of the mistakes made in our history by Rwandans but also by international community because they had a responsibility one way or another in which they failed," Kagame said.

 


Première à Kigali d'un film germano-britannique sur le génocide rwandais
Presse Canadienne / Le 28 mars 2006 / www.matin.qc.ca

Le Rwanda a accueilli hier (lundi) la première d'un film germano-britannique portant sur le génocide qui a marqué le pays centre-africain en 1994.

La pluie a perturbé la présentation de "Shooting Dogs" à Kigali où il a été entièrement tourné. Néanmoins, la projection organisée au Stade de Kigali, théâtre du massacre de centaines de Rwandais, a provoqué une forte émotion parmi les survivants du génocide.

Le film relate six journées vécues par les élèves d'un lycée pris dans le génocide. Des survivants de l'École Technique officielle ont assisté à la projection de lundi. Certains d'entre eux ont également participé au tournage du film de Michael Caton-Jones. L'acteur britannique John Hurt y campe un prêtre qui dirige cette école.
 

 


 

Rwanda's president creates a new science ministry
Romain Murenzi will head the new Ministry for Science, Technology and Scientific ResearchTalent Ngandwe
28 March 2006   -  Source: SciDev.Net

Rwanda's president Paul Kagame has created a science ministry and placed it under his direct supervision in an effort to accelerate the integration of science and technology into all sectors of the economy.

Kagame announced the move on 18 March along with a broad cabinet reshuffle.

Current science minister Romain Murenzi will head the new Ministry for Science, Technology and Scientific Research, which has been split from the existing ministry for education and science, and placed under the direction of President's Office.

Jeanne d'Arc Mujawamariya has been put in charge of the streamlined Ministry of Education.

Rwanda has made science and technology central to its development plans, and Kagame says the country can only develop if it uses technology to create wealth.

Local newspaper The New Times suggests that Kagame made the move to ensure that plans to turn the country into a regional information and communications technology hub stay on track.

Last month, Kagame criticised the former ministry for letting Rwanda's premier science institution, the Kigali Institute of Science and Technology (KIST) stray from its core mission by introducing courses unrelated to science and technology.

KIST is considered to be one of the biggest successes of Rwanda's post-genocide government. Set up in 1997, it now trains more than 3,000 students (see A wired future for Rwanda).

Last year, Rwanda produced its first detailed science policy, which outlined plans to apply research to improve health, agriculture and the environment (see Rwanda says R&D is critical to national development).

The policy is in line with Rwanda's 'Vision 2020', a national development plan that aims to boost Rwanda's economy, and the quality of life of its citizens, by 2020.

 


Rwanda: Government seeks funds as Bird flu Scare continues
Tue. March 28, 2006   Apunyu Bonny

(SomaliNet) Rwandan government is working hard to avert a possible arrival of the deadly Avian Flu in Rwanda following reports that the pandemic could have been detected in the neighboring Democratic Republic of Congo (DRC).

Rwanda’s Minister of Agriculture, Anastase Murekezi, on Friday held a lengthy meeting with some donors and updated them on preventive measures being taken and a proposed Plan of Action in case of an outbreak.

While addressing journalists in Kacyiru, Murekezi said: “our (development) partners have all expressed will to support us in the wake of this worrying situation.”

Murekezi said government had put aside one billion Francs for necessary logistical and technical requirements needed to contain the situation, adding however, that the amount was not adequate to put in place the necessary precautionary measures.

He said that Rwandan government was to import disinfectants this week, and would compensate farmers should their poultry succumb to the deadly flu. Sources say that some of the donor agencies that attended the meeting included the United States Agency for International Development (USAID) and the Food Agriculture Organization (FAO).

The sources also reveal that the government had provided a document detailing a list of what is needed to curtail the epidemic to several donor agencies, but that none of them had pledged any assistance by Friday.

 


 

Rwanda: Génocide rwandais : manoeuvres françaises en haute justice pour éviter le couperet

San Finna (Ouagadougou)   26 Mars 2006   V.t

Depuis le génocide rwandais en 1994, la France et le Rwanda se livrent une bataille féroce autour de la confirmation judiciaire de l'implication du gouvernement français dans le drame que le Rwanda a vécu et qui s'est soldé par plus de 800.000 morts.

La France aurait selon des Rwandais, conseillé, armé et même plus ou moins participé aux hostilités apportant un appui logistique aux partisans de Habyarimana en lutte contre le FPR. Sur ce point, les autorités rwandaises ne manquent pas de se répandre en révélations de toutes sortes dans des conférences de presse, dans des ouvrages, des reportages et autres productions cinématographiques, ce à quoi les autorités françaises apportent régulièrement, de leur côté, la réplique par les mêmes voies.

A plusieurs reprises, le président Paul Kagamé en personne, brisant toute convenance diplomatique, a pointé la France du doigt par rapport à cette implication, provoquant l'embarras de bien de diplomates ou d'envoyés français à des cérémonies officielles. La détermination des autorités rwandaises à faire rendre « gorge » à la France est telle que même les approches françaises, les gestes de bonne volonté comme la suppression récente de la dette, n'y ont rien fait.

Paul Kagamé

On ne peut donc pas imaginer que le pouvoir rwandais soit contre la saisine du Tribunal des armées de Paris en février 2005 par six Rwandais afin qu'il leur soit rendu justice pour les préjudices qu'ils ont subis du fait du comportement des soldats français durant l'Opération « Turquoise ».

Les Français, dans cette opération couverte par les Nations Unies, dénoncent ces plaignants, étaient arrivés dès le 27 juin 1994 sur les lieux alors que les massacres étaient à leur point culminant et bien que sollicités par les Tutsis désemparés à l'intervention, ils ont pris trois bons jours pour commencer à sécuriser les lieux et à leur venir en secours. Cette lenteur dans l'intervention, assimilée à une non-assistance à personne en danger, a été interprétée comme une volonté de laisser les génocidaires terminer leur boulot.

Jacques Chirac

Le Procureur près le tribunal militaire a accepté deux plaintes sur six, refusant les quatre autres pour insuffisance de preuves. Alors que l'on pensait les choses décidées, le coup de tonnerre viendra de la décision de la juge d'instruction aux armées, Brigitte Raynaud, de recevoir ces quatre autres plaintes, ouvrant une épreuve de force dans la grande maison de la justice française. C'est en tout cas ainsi que les choses sont vécues depuis que le Procureur a interjeté appel de cette ordonnance de la Juge d'instruction.

Que va-t-il se passer maintenant que la Chambre d'instruction de la Cour d'Appel est saisie du recours du Procureur ? Il y a tant de frondes de ce type qui sont restées sans suite qu'on a peine à croire que celle-ci portera des fruits. Les affaires HLM de Paris, des frais de bouche, des financements occultes des partis politiques, bien que reposant sur des éléments tangibles, n'ont pas amené la justice à sévir comme il fallait.

Autant de choses qui ont concouru à enfoncer la maison du glaive et de la balance dans cette crise que personne ne nie plus aujourd'hui avec l'enchaînement des erreurs judiciaires, crise qui témoigne de l' administration de plus en plus approximative de justice française. Ce n'est pas le cas rwandais, autrement plus grave en ce qu'il met en cause l'honneur du chef de l'Etat français, de l'armée et de la France, qui sera réglé dans un esprit qui permette à toute la lumière, d'éclairer les accusations de complic ité de génocide formulées contre le pouvoir français.

Mais il faut savoir espérance garder. Bien qu'avec des difficultés, le droit pénal international est en marche et il montre des audaces comme en attestent ces procédures qui se multiplient contre des chefs d'Etat anciens ou en exercice.

 


ANGOLA

 

China adds $1 bln to oil-backed Angola loan
Tue Mar 28, 2006
JOHANNESBURG (Reuters) - China has agreed to add $1 billion to an existing $2 billion oil-backed loan to Angola, the south west African country rebuilding after decades of civil war, a senior financial source said on Tuesday.

Angola, sub-Saharan Africa's second largest oil producer, was meantime mulling a global bond issue to finance infrastructure projects to cut dependence on loans such as the one from China, the source at a European bank told Reuters.

China successfully disbursed the initial $2 billion loan last year and half of the cash -- from Eximbank China -- agreed in March 2004 had been invested in the upgrade of infrastructure.

"It is now $3 billion. $1 billion more was agreed and the purpose is the same," said the source, in South Africa for an oil conference and meetings with business partners.

"Angola has also decided that this will likely be the last of the big loans. They want a more sophisticated instrument, so they want a global bond. A mandate has been issued but a final decision has not been made," the source told Reuters.

Angola's roads, bridges and telecommunications were left in shreds by a 27-year civil war that came to an end in April 2002.

Two of the projects include the purchase of 250 trucks, at a cost of $30 million, for distribution to government workers who lost their vehicles during the war. The other was $60 million worth of agricultural equipment imported from China.

 


 

UNHCR and Angola release studies on key needs in areas of refugee return
28 Mar 2006    By Jack Redden / In Luanda  / UNHCR news

LUANDA, Angola, 28 March (UNHCR) – The UN refugee agency and the government of Angola have unveiled detailed profiles of the seven areas of the country with the highest percentage of former refugees, which will be used a guide to what needs to be done to ensure their successful reintegration.

The launch of the municipal profiles at a meeting in Luanda on 28 March, which grouped officials of all levels of government, humanitarian organisations and potential donors, was a watershed in the implementation of a programme to ensure that national development plans include reintegrating the nearly half a million Angolans who fled their country during 27 years of war.

"This is an example of the close cooperation between the government, at the central and provincial levels, and the United Nations in Angola and I am confident that this will help in formulating the appropriate projects," said Dario Carminati, the representative of UNHCR in Angola. "The government of Angola is totally engaged and is steadily incorporating sustainable reintegration into its plan of development."

The new profiles are vital to the success of the Sustainable Reintegration Initiative. In areas destroyed and depopulated by 27 years of war, it was essential to have a detailed profile of the local capabilities and needs in order to set priorities for reconstruction.

UNHCR led in this process because its goal is not just to bring Angolan refugees back from exile but to ensure they are successfully reintegrated into a country they may have left decades ago. In the municipality of Luau, once the capital of Moxico province near the border with the Democratic Republic of the Congo, 91 percent of the population are former refugees.

But UNHCR also understands reintegration is a broader subject, with the government seeking the same sustainable return to home areas for the large number of former soldiers and those who fled elsewhere inside Angola rather than over a border. When peace was established in 2002, a half million Angolans were sheltered abroad but ten times as many were displaced inside the country.

Since the peace agreement more than 360,000 are estimated to have come home, including 123,000 brought by UNHCR, 89,000 who came on their own but received UNHCR assistance on arrival and a further 149,000 who repatriated without any UN help.

While UNHCR launched a number of reintegration projects such as school reconstruction and vocational training, it also knew it would need to involve other players to ensure the process continued. UNHCR – which is not a development agency – sees the municipal profiles as a roadmap for others to follow.

The Luanda conference, officially the quarterly meeting of the Humanitarian Coordination Group, was an indication the process is taking hold. For the first time, the government of Angola has declared the reintegration of returnees in their home areas is a formal goal.

The government also told donors and representatives of non-governmental aid organisations it wants them to focus on the needs of the areas of return in their own assistance plans. These regions are some of the most isolated and poor parts of a nation that overall is one of the least developed countries in the world.

"We have enough material, the fundamental elements, which can serve as a model for our planning," Dr João Baptista Kussumua, Minister of Assistance and Social Integration, said of the municipal profiles. His audience notably included representatives of the provinces and municipalities covered by the new studies, who had flown to Luanda for the event.

"We should end with the idea that UNHCR or WFP [World Food Programme] are responsible for reconstruction, this is the responsibility of the minister of public works and the provincial governor," Kussumua retorted when one official called for UNHCR to repair a bridge.

In Bundas municipality, an isolated region near the border with Zambia where returnees make up 90 percent of the population, reconstruction of the national road linking it to the provincial capital was identified in the study as a priority. This key road, necessary for restoring any commerce, is now a dirt track that takes days to navigate. Bridges have been destroyed and de-mining of the margins will likely continue for years.

There was also a need for health clinics in all parts of the municipality and more lessons in speaking Portuguese, which many refugees returning from Zambia never learned while growing up in their English-speaking country of asylum.

While UNHCR will spend $10 million this year on reintegration of returned refugees, the UNHCR is shrinking its programmes in Angola over the next two years, leaving the continuing need for development identified in the municipal profiles to other organisations.
 


UGANDA

DR Congo soldiers flee into Uganda
Tuesday, 28th March, 2006  www.newvision.co.ug
By Kyomuhendo Muhanga

THREE Congolese soldiers fled into Uganda on Friday following heavy fighting between their units and a new rebel militia commanded by Bosco Ntaganda in the east.

Military sources said the militias confronted the government troops in the wee hours to dislodge them from Buguma and Ngeti areas.

UPDF 2nd Division spokesman Lt. Tabaro Kiconco on Saturday said, “Our forces at Makondo in Rwebisengo in Ntoroko county in Bundibugyo intercepted and disarmed them.”

He said plans were underway to hand them over to the Congolese authorities.

A UPDF officer at Makondo said the soldiers crossed with three assault rifles, a rocket-propelled gun with a fuse and one G2 gun with 142 bullets.

Kiconco said the army had increased its troops and military surveillance at the border with Congo on the axis of Lake Albert to check any suspected Ugandan dissidents.

He said the fighting was in the areas harbouring the Allied Democratic Forces (ADF) and suspected Peoples Redemption Army (PRA).

Late last year, about 80 ADF rebels were killed in Ituri forest by a combined force of Congolese government troops and UN peace-keepers in the DR Congo.

Ituri has for over 10 years harboured Rwandan Interahamwe militias and ADF, NARU and PRA rebels fighting Uganda.

Heavy fighting is reported in Rutchuru zone along the Kisoro axis as government troops supported by Mai Mai, Lendu and Hema militias combat the RCD-Goma rebels commanded by General Laurent Nkunda.

Some 37 Congolese, most of them children and women, on Thursday crossed into Uganda through Bunagana border fleeing heavy fighting in Rutchuru in North Kivu.


Uganda: URA Blocks Six Congolese Security Chiefs

The Monitor (Kampala)  March 28, 2006
Tabu Butagira   Arua

UGANDA Revenue Authority officials at Vurra border post blocked six Congolese security chiefs at the weekend from entering Uganda with a foreign-registered vehicle.

Currently, URA has stepped up operations to seize vehicles and motorcycles in Arua border district that bear foreign number plates, on grounds that the owners buy them cheaply in DR Congo as a guise to evade local taxes.

Daily Monitor has learnt that when the visiting Congolese delegation arrived at the customs post at 11am on Friday, the URA officials held them for over two hours, demanding that they pay charges in lieu of road licence if they wanted to enter Uganda.

Mr Louis-Celestine Cwinyai, the Deputy Administrator of Aru territory (from DRC) led the stranded team.

Other members included the Aru Police Commander, Mr Pierre Audre Rukuna Ntumba, Mr Leon Kumboyo Aneble, Aru territory's Investigations Officer, Mr Java Munganga, who works with the Congolese Electoral Commission and Mr Blaise Makiese-Sala, an intelligence agent in Congo.

The high-powered crew was coming to Uganda at the invitation of their Arua counterparts and to receive four lap top computers of the Congolese Electoral Commission, which were recovered on the black market by Ugandan security chiefs.

Sources said it was not until the Arua Deputy RDC, Mr Henry Ringakech, the host of the Congolese team called the URA officials, that the guests were allowed in.

But Mr Madira Meriki Jerubi, one of the Congolese officials told Daily Monitor on Thursday that they had paid Shs40, 000 to the Ugandan revenue operatives at Vurra border post to secure entry for their vehicle registration KN-0691-BH.

At a joint security meeting, the new North-western Regional Police Commander, Mr Okello-Makmot and several other Uganda security bosses apologised to the Congolese officials.

In normal circumstances, such official cross-border security teams without hindrance, especially when invited.

The Uganda officials later asked the Congolese authorities to help apprehend hundreds of fugitives of the February 25 jailbreak in Arua, many of whom are believed to have taken refuge in Aru, Ariwara and Ogbokolo areas of eastern DRC.

They asked the DRC team to trace a World Food Programme Honda XL motorcycle, which was robbed from Arua recently.

The Ugandan team handed over the four lap top computers. The United Nations reportedly donated the equipments for voter data collection for the country's general elections slated for June this year.

Daily Monitor has learnt that Mr Medard Autsai, the Kisangani-based vice governor of oriental province In-charge of economy and administration, flew into Aru town on Thursday to consult local leaders on the preparations for the upcoming elections.

Mr Willy Mosange Egangu, a Congolese student in Aru Township, who was detained for allegedly stealing the computers from Congo, was also turned over to the Congolese team.

The Regional Internal Security Officer for West Nile, Lt. Emmanuel Musinguzia, and the Arua District Police Commander, Mr Julius Salube, attended the meeting held at the office of the resident district commissioner.


Uganda deports US evangelist accused of terrorism
28 Mar 2006    Source: Reuters   By Daniel Wallis

KAMPALA, March 28 (Reuters) - Uganda deported an American evangelist who was charged with terrorism after detectives found assault rifles hidden in his bedroom just days before last month's election, the country's police chief said on Tuesday.

Uganda's Inspector-General of Police, Major-General Kale Kayihura, said the government had dropped the charges against Peter Waldron, 59, who had claimed close links to President Yoweri Museveni's family.

"We are not saying the merits of the case were not there. They were. There was no dispute that he was found with guns," Kayihura told Reuters by telephone.

The charges against the Wyoming man were dropped on Friday and he was placed on a flight to Kenya late on Monday.

Kayihura said the government's decision took into account "other factors," but he did not elaborate.

Waldron was arrested on Feb. 20 and charged with having four unlicenced AK-47 rifles and 180 bullets.

Charges against six fellow suspects, three men from Uganda and three from neighbouring Democratic Republic of Congo, were also dropped. All seven had denied the terrorism charges.

Waldron's lawyer said he was only told the state had lost interest in the case. U.S. embassy staff declined comment.

In an e-mailed statement, his wife Pamela Waldron said she had never had any doubt the prosecution would be abandoned.

"I am excited, exhilarated, that Peter is on his way home to his family," she said.

She said her husband was in poor health after his jailing.

Waldron's supporters in the U.S. say he was persecuted because of a critical newsletter he published that Kayihura had called "defamatory". Uganda denies that.

The former military man had worked for four years in the east African country as an IT consultant at the Health Ministry.

He was also the founder of an evangelical group, and police say he was planning to start a political party based on Christian principles when he was arrested -- three days before Uganda held its first multi-party election for 25 years.


SUDAN: Refugees urged to return home from Uganda

KAMPALA, 28 March (IRIN) - Despite recent attacks targeting United Nations compounds in southern Sudan, the Sudanese minister of state for the interior has said the region is peaceful enough for refugees in neighbouring countries to return home.

"I am here to convey a message that there is peace in Sudan," Brig Aleu Avieny Aleu told Sudanese refugees in Uganda on Monday, adding that the authorities would guarantee the security of the returnees. "I am the biblical dove from the Noah's ark that went to Khartoum and returned to tell you that the floods are over. Let us go home."

He admitted, however, that it was not yet a time of "milk and honey" in southern Sudan. "But we need all of you to participate in building the Sudan we have been fighting for," he said. "The LRA [the Ugandan rebel Lord's Resistance Army] still exists, but not as before. They will not affect you when you go home. We shall protect you."

Aleu was in the Ugandan capital, Kampala, to sign an agreement with the Uganda government and the UN refugee agency (UNHCR) that sets up a legal framework for the first voluntary repatriations of Sudanese refugees in Uganda. "There is a commitment from both the government of Sudan and the government of southern Sudan that southern Sudan is no longer a place for the LRA; that Southern Sudan will not be an area to launch hostile attacks on the people of Uganda," he said.

Thousands of Sudanese refugees who have been living in settlements in Uganda are scheduled to start repatriation in April. Moses Ali, Uganda's deputy premier and minister in charge of refugees, said during the signing ceremony that he was worried by the security situation, citing new arrivals of more than 500 Sudanese refugees in northwestern Uganda since January. "The recent incidents in southern Sudan indicate that all is not well, especially the recent attacks on UN offices and staff in the region. There is need to make clear assessments of areas of return, to avoid repatriating refugees to unsafe areas only to come back the following day," he said.

Ali signed for Uganda while Jean-Marie Fakhouri, UNHCR operations director for Sudan and Chad, signed for the refugee agency. Fakhouri warned that the security situation was still uncertain. "Of course there is change in the Sudan since the signing of the comprehensive agreement last year," he said. "A government of national unity has been formed. There is a constitution. Things are moving in the right direction.

"What concerns me is the security situation in Sudan," he said. "Where you have humanitarian workers themselves facing security problems, it is going to be very difficult for us to consider the return of refugees." On 22 March, one person was killed and two others injured during an attack on the UNHCR camp in Yei. Three days later, the UN office in Yambio was attacked, forcing the withdrawal of staff members from the area.

"I am very hopeful that things are going to improve," Fakhouri said. "We have given ourselves two weeks to look very seriously at the situation and to do whatever is possible together with the government of southern Sudan to see that security is on the ground and our staff can go back to their offices and refugees can come back."

Some 60,000 refugees in neighbouring countries had agreed to go back to their homes, while 1,900 have come back from Central African Republic, he said. Some 30,000 have registered to return from Uganda, which hosts about 168,000 Sudanese refugees. However, funds for the repatriation operation were still short, as only US $10 million out of the anticipated $63 million had been secured, the UNHCR official said.


TANZANIE:

 

 

 


CONGO RDC   :


Congo elections pushed back again
03/28/2006   Source: english.pravda.ru

Congo 's long-delayed elections have been pushed back again, likely at least week beyond the earlier scheduled June 18 date, an electoral commission spokeswoman said Tuesday. The vote is to be the first in decades in this sprawling and war-ravaged central African country. Congo has repeatedly set back the vote as logistical problems continue to plague the process.

Electoral Commission spokeswoman Marie-Rose Kambere said Congo needed more time to process candidate applications after granting a 10-day extension such presidential and parliamentary filings Thursday. Only some 400 people had paid the $250 fee to contest the 500-seat parliament as of then, according to electoral commission officials. Some 30 presidential hopefuls have registered.

"The 10-day delay for the deposit of presidential dossiers will impact the electoral calendar and delay the elections from the current date of 18 June," Kambere said. She said that polls were likely to be scheduled between June 25 and July 2. "We will announce the new calendar after April 2," Kambere said.

The delay may create a window for veteran opposition candidate Etienne Tshisekedi to enter the presidential race. Tshisekedi, who originally planned to boycott the election, has said he will now run, but only if the voter registration process is reopened so his supporters can enroll. Many of Tshisekedi's followers missed the original registration deadline because of his boycott call. The electoral commission has refused Tshisekedi's request, insisting that would be costly and delay elections further.

United Nations Secretary General Kofi Annan met with Tshisekedi last week and stressed in speeches during his visit to the country that the elections must be as inclusive as possible, a condition of the 2002 peace deals that Tshisekedi signed. Elections were initially set to occur by June 2005, but poor planning and legislative problems delayed the vote. Officials then set a March deadline and finally decided on the June date in February.

The voting is being organized by a transitional government that was established in 2003 following peace deals that ended the nation's devastating 1998-2002 war, a conflict that drew in armies from six nations. The transitional constitution lapses June 30.

Congo , particularly eastern regions, remains restive, complicating plans for the vote. European Union governments last week agreed to send hundreds of troops in support of U.N. peacekeepers in Congo for the elections. The mission, meant to back Congo police in keeping order during and after the vote, is due to deploy ahead of the expected June elections.

On a visit to the European Parliament Tuesday, the head of Congo's electoral commission, Apollinaire Malu-Malu, urged the EU to ensure the force is "well equipped ... to act as a proper deterrent." He said the EU force, which include about 450 soldiers in the Congolese capital, Kinshasa, with around 1,000 outside the country on standby, will be expected to "stay for several months" after the election results are announced.

The European Parliament is also expected to send a team of election observers, EU officials said. At the European Parliament, Malu-Malu also asked for funds to ensure voters have all necessary information ahead of the elections. He did not elaborate on the additional amount needed but called the US$40 million ( Ђ 33.3 million) budgeted insufficient. Malu-Malu also called for government authorities to make sure that all candidates get equal air time on radio stations, reports the AP.

 

Nouveau report des élections en RDC

pan/v344/tl  - 28/03/06 - www.latribune.fr
Les élections présidentielle et législatives attendues de longue date en République démocratique du Congo (RDC) ont à nouveau été repoussées. La Commission électorale a annoncé mardi que le vote prévu le 18 juin serait repoussé d'au moins une semaine.

Ces élections, premiers scrutins libres en plus de quatre décennies dans ce grand pays d'Afrique centrale, vise à faire aboutir la délicaret transition politique initiée en 2003 après une guerre régionale qui a fait plusieurs millions de morts.

Le pays a besoin de davantage de temps pour recevoir les candidatures électorales, a expliqué Marie-Rose Kambere, porte-parole de la Commission électorale.

La date-limite d'inscription des candidats a dû être repoussée jeudi de dix jours. Seulement 400 personnes avaient déboursé l'équivalent de 200 euros pour présenter leur candidature à l'un des 500 sièges du Parlement.

"La prolongation de 10 jours de la période de dépôt des dossiers présidentiels influencera le calendrier électoral et empêchera la tenue des élections le 18 juin", a expliqué Mme Kambere.

Les scrutins devraient avoir lieu entre le 25 juin et le 2 juillet, date ultime fixée pour la fin de la transition politique en cours depuis 2003. La Commission électorale en fera l'annonce après le 2 avril.

Au départ, ces élections devaient se tenir en juin 2005, mais la mauvaise planification et des problèmes législatifs ont forcé le gouvernement à repousser le vote en mars, puis en juin. AP

 

 

Joseph Kabila : « Le processus électoral n’est pas menacé »
Le Président Joseph Kabila, dans une interview accordée à la presse congolaise de Brazzaville, estime que le « processus électoral n’est pas menacé »


Kinshasa , 28.03.2006 | Politics  | Fait à Brazzaville, le 27 mars 2006
| Le Potentiel

Le président de la République démocratique du Congo, Joseph Kabila Kabange a eu une séance de travail avec le Président de la République du Congo, Président en exercice de l’Union Africaine (Ua), Denis Sassou Nguesso, le 27 mars 2006 à Brazzaville. L’entretien a porté principalement sur le processus électoral en Rdc. Voici l’intégralité de l’interview accordée par le Président de la Rdc à l’issue des travaux.
M. le président, de vos entretiens avec votre homologue de Brazzaville il ressort que vous avez parlé de sujets variés. Est-ce qu’on peut savoir de quoi a-t-il été question ?

Nous avons fait, avec le président Sassou, le tour d’horizon de la situation politique en Rdc, au plan sécuritaire que politique. Mais ce sont surtout les élections ou l’organisation des élections. Il y a un processus qui est en cours depuis le mois de mai 2003, un processus qui doit s’achever d’ici peu avec l’organisation des élections au mois de juin. Bien entendu, on a fait aussi le point de la situation dans la région. La situation sécuritaire surtout. Sans oublier la situation bilatérale, relations entre les deux pays.

L’Union européenne vient de renforcer sa présence militaire, je veux parler de la France et de l’Allemagne. Est-ce pourtant dire que le processus en Rdc est menacé ?

Non pas du tout. L’Union européenne n’a pas une présence en Rdc. C’est plutôt une proposition du déploiement d’une force d’intervention rapide. Une force qui sera basée en Europe soit en France, soit en Allemagne. Mais, ce n’est pas pour dire que le processus est menacé.

Vous êtes candidat du peuple congolais alors que tout le monde sait que le Pprd vous réclame à cor et à cri ? Qu’est ce vous en dites ?

Je suis le candidat du peuple congolais.

M. le président, avez-vous parlé du problème de l’électricité entre le Congo et la Rdc ?

Ecoutez, nous avons fait effectivement le point de la situation d’Inga. Le président Sassou, est bien informé et je tenais aussi à lui dire qu’il y a un projet qui est en court pour la réhabilitation d’Inga. Projet financé par la Banque mondiale.

M. le président, le processus démocratique n’est certainement pas menacé, mais il y a encore des candidats qui tergiversent à parler d’enrôlement de leurs candidats ? Il y en a qui boudent le montant trop élevé à placer pour être candidat à la présidence de la République. Comment comptez-vous résoudre cette question pour que tous les Congolais aillent à l’unisson à ces élections ?

La question a été résolue par une loi. Là-dessus je n’ai pas de commentaires à faire. C est une loi qui est en vigueur et promulguée. Quant aux candidats ou soit des partis politiques qui exigent la réouverture des bureaux d’enrôlement, je crois bien que la réponse de la Commission électorale indépendante est tout à fait claire.

C’est pratiquement impossible, sauf si nous ne voulons pas de ces élections, je veux bien que ces élections se déroulent.

M. le président, vous allez vaincre sans péril parce que par ces pratiques, il n’y aura pas de candidats de taille au cas où vous gardez les mêmes dispositions et vous allez triompher sans gloire en ce moment-là ?

Non pas du tout, je ne partage pas ton point de vue. Nous avons vu jusque-là, la Commission électorale indépendante a déjà enregistré 25 millions d’électeurs. Jusqu’aujourd’hui, nous avons 46 candidats aux élections présidentielles. Sur toute l’étendue du territoire national, pour les élections législatives, nous sommes au-delà de 2.000 candidats.

Ce n’est pas parce qu’un parti politique ou des individus ne sont pas du tout d’accord avec le processus qu’on remettra le tout en cause. Le processus est appuyé par le peuple congolais, par la communauté internationale, par le président de l’Union africaine (Ua).

Communiqué final

1. A l’invitation de Son Excellence M. Denis Sassou-Nguesso, président de la République du Congo et président en exercice de l’Union africaine et de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale. Son Excellence M. Joseph Kabila Kabange, président de la République démocratique du Congo, a effectué une visite de travail à Brazzaville le 27 mars 2006.

2. A l’occasion de cette visite, les deux chefs d’Etat ont eu des entretiens sur des sujets variés, intéressant les relations bilatérales entre les deux Républiques sœurs et la situation en République démocratique du Congo.

3. Au plan bilatéral, les présidents Joseph Kabila Kabange et Denis Sassou-Nguesso se sont félicités de l’excellence des relations d’amitié, de solidarité et de coopération qui unissent aussi bien la République démocratique du Congo et la République du Congo que les peuples et les gouvernements des deux pays frères.

4. Dans ce contexte, les deux chefs d’Etat se sont convenus de continuer à œuvrer au raffermissement de leurs relations et de maintenir leurs contacts.

5. Abordant la situation en République démocratique du Congo, le président Denis Sassou-Nguesso a salué les progrès enregistrés dans la réalisation de la transition en République démocratique du Congo notamment l’enrôlement des électeurs, l’adoption d’une nouvelle Constitution, la promulgation de la loi électorale et l’enregistrement des candidatures.

Il a par ailleurs lancé un appel à tous les acteurs politiques pour qu’ils s’impliquent dans le processus en cours afin de garantir son caractère inclusif et son aboutissement heureux.

6. Pour sa part, le Président Joseph Kabila Kabange a mis à la disposition de son interlocuteur un certain nombre d’éléments d’appréciation sur la situation politique et sécuritaire en République démocratique du Congo.

7. En considération de toutes ces indications, les deux chefs d’Etat ont décidé de tout mettre en œuvre pour que le processus électoral en cours se poursuive jusqu’à son terme.

8. Le président Denis Sassou Nguesso, en sa qualité de Président en exercice tant de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale que de l’Union africaine a saisi cette occasion pour inviter l’ensemble du peuple de la République démocratique du Congo à sauvegarder les intérêts supérieurs de ce pays.

9. Le président Denis Sassou Nguesso a, en outre, invité la communauté internationale à accompagner, avec plus de détermination, le peuple congolais vers la réalisation des objectifs fixés par le dialogue national.

10. Les deux Chefs d’Etat se sont enfin réjouis de la qualité de leurs entretiens et ont, à cet égard, convenu de multiplier leurs échanges.

11. A la fin de sa visite, le président Joseph Kabila Kabange a exprimé ses sincères remerciements au président Denis Sassou Nguesso, au gouvernement et au peuple congolais pour toutes les attentions dont la délégation et lui-même ont été l’objet pendant leur séjour à Brazzaville.


 



 

Congo-Kinshasa: Sécurité à l'Est : les Fdlr appellent la RDC à s'impliquer dans le rapatriement des rebelles

Le Potentiel (Kinshasa) -   27 Mars 2006  - Albert Tshiambi  Kinshasa

Traqués dernièrement par les Fardc et la Monuc, les rebelles hutus rwandais des Forces démocratiques pour la libération du Rwanda demandent l'implication du futur chef de l'état congolais pour leur rapatriement pacifique.

La rébellion hutue rwandaise des Forces démocratiques de libération du Rwanda (Fdlr), opérant dans l'Est de la République démocratique du Congo, a appelé le samedi 25 mars 2006, le futur président congolais à «s'impliquer» dans le «rapatriement pacifique» des rebelles.

A ce sujet, le porte-parole des Fdlr, Anastase Munyandeke» joint au téléphone à Bruxelles a déclaré : « Le futur président du Congo», que ce soit le chef de l'Etat sortant Joseph Kabila ou un autre, «devra s'impliquer dans la résolution de notre problème. Il devra convaincre la communauté internationale de faire pression sur le gouvernement de Kigali pour qu'il accepte de négocier avec nous les conditions de notre rapatriement pacifique ». De son côté, Kigali rejette toute forme de dialogue avec les Fdlr, qui font partie des mouvements armés de la région des Grands Lacs africains sous le coup de sanctions décidées le 1er novembre 2005 par le Conseil de sécurité de l'Onu.

Ces sanctions prévoient le gel des avoirs des personnes visées ainsi qu'une interdiction de voyager. La même source précise que le mouvement est confronté à de profondes dissensions qui se sont traduites ces derniers mois par de nombreuses défections au sein de son commandement. Il sied de rappeler qu'en mars 2005, les représentants des gouvernements rwandais, de la Rdc ainsi que ceux des Fdlr s'étaient retrouvés à Rome afin de trouver des voies et moyens permettant aux rebelles hutus rwandais de regagner volontairement leur pays.

Au lendemain de cette rencontre, un petit nombre a regagné de façon volontaire le Rwanda. Mais la plupart d'entre eux traînent encore les pas et continuent à semer la panique et la désolation dans la partie Est de la Rdc. Dernièrement, les éléments des Forces armées de la Rdc appuyés par la Monuc avaient lancé une opération de ratissage pour traquer ces forces négatives, en vue de permettre aux populations civiles de vaquer librement à leurs occupations. Quelques temps après, certaines localités du Sud-Kivu ont été menacées par ces rebelles hutus rwandais.

Certains éléments des Fdlr sont accusés d'avoir activement participé au génocide de 1994 au Rwanda qui a fait, selon l'Onu, près de 800.000 morts, essentiellement parmi la minorité tutsie. A l'approche des élections générales prévues sur toute l'étendue du territoire national, il est souhaitable de résoudre le problème de rapatriement des Fdlr qui risque de perturber le déroulement normal des scrutins dans les deux Kivu.

COMBATS ENTRE MILICIENS ET FARDC EN ITURI

Des combats ont opposé jeudi dernier l'armée congolaise à des miliciens en Ituri, district du Nord-Est de la République démocratique du Congo, a-t-on appris vendredi de la semaine dernière de source militaire congolaise. «Deux postes tenus par nos éléments ont été attaqués par un groupe de miliciens à Nyamavi et à Boguma», dans le territoire de Kasenyi, à une trentaine de kilomètres au sud-est de Bunia (chef-lieu d'Ituri), a déclaré à l'Afp le porte-parole des Forces armées congolaises en Ituri, le capitaine Charles Boeka. Dès le lendemain de ces attaques, qui ont permis aux miliciens de prendre le contrôle des deux localités, la Mission de l'Onu en Rdc (Monuc) a envoyé des troupes en appui aux Fardc à Nyamavi.

Vendredi matin, la centaine de Casques bleus bangladais envoyés en renfort a essuyé des tirs des miliciens, estimés à «plusieurs dizaines». «Un hélicoptère d'attaque a appuyé les troupes au sol en tirant 32 roquettes. Les Fardc qui occupaient Nyamavi et qui avaient abandonné leur poste ont été réorganisées avec l'appui des Casques bleus», a indiqué la Monuc dans un communiqué. Le poste de Nyamavi a été repris dans la matinée et les Fardc progressaient vendredi en direction de Boguma sur les rives du lac Albert, frontalière de l'Ouganda, a affirmé le capitaine Boeka, ajoutant que les affrontements n'avaient jusque là fait «aucune victime».

«Les assaillants - qui ont incendié de maisons dans plusieurs villages environnants - cherchent à contrôler l'espace lacustre pour faciliter leur ravitaillement en armes et munitions à partir de l'extérieur», a encore affirmé l'officier congolais. Ces miliciens sont regroupés au sein du Mouvement révolutionnaire congolais (Mrc), un groupe fondé en juin dernier à Kampala rassemblant des combattants issus de différentes milices congolaises, autrefois rivales. La Monuc estime que cette offensive du Mrc montre son intention d'étendre sa «zone d'influence» et de rétablir «avec les pays voisins les voies d'accès qui avaient été coupées fin 2005» après une série d'opérations des Fardc et des Casques bleus.

La facilité avec laquelle ces miliciens se sont emparés de deux postes contrôlés par l'armée congolaise «montre également la faible combativité et le manque de moral de certaines unités des Fardc», selon la Monuc.

Pour un observateur militaire en Ituri, le manque d'entraînement et de formation des troupes congolaises, mal payées et mal équipées, pourraient se traduire par une recrudescence des actions offensives des miliciens et mettre en péril le processus électoral dans certaines zones de l'Ituri. La Rdc doit tenir en juin des élections présidentielle et législatives, premiers scrutins d'une série d'élections devant mettre un terme à la fragile transition politique initiée en 2003 après des années de guerre.

 

 

Congo-Kinshasa: Des groupes armés tracassent la population à Walikale

Le Potentiel (Kinshasa)   -   28 Mars 2006  - SYLVAIN KAPUYA (Stagiaire) Kinshasa

Le territoire de Walikale, situé à 300 kilomètres à l'Ouest de Goma abrite en ce moment des groupes armés tant congolais que rwandais. Ces derniers tracassent quotidiennement la population, surtout dans les carrés miniers de la région, signalent les autorités locales, citées par radiookapi.net

Ces autorités territoriales citent entre autres du côté congolais, le groupe appelé « Simba» et celui de Kirikitchwo, un Maï-Maï hostile au brassage. Tandis que du côté rwandais, les combattants hutu rwandais identifiés comme faisant partie des Fdlr sèment, eux aussi, la terreur dans cette partie de la province du Nord-Kivu.

La même source indique que ces groupes armés se livrent aux tracasseries dans les carrés miniers du parc national de Maiko, sur la route qui mène vers Kisangani.

Outre les hommes armés précités, on signale également une autre bande armée qui opère dans cette partie du pays s'identifiant aux « Mulele Mai», anciens partisans de Patrice Emery Lumumba.

Le groupe Kirikichwo, quant à lui, compte au moins cent cinquante hommes armés. Sept personnes d'entre eux ont été tuées par cette milice depuis son existence, selon les affirmations des autorités locales.

Enfin, les mêmes sources font état d'une concentration des Forces démocratiques pour la libération du Rwanda. Ces dernières, accompagnées de leurs dépendants, proviennent du Sud-Kivu, précisément du Hombo Nord.

Munis d'un fort arsenal militaire, ces rebelles hutus rwandais ont fui le parc national de Kahuzi-Biega depuis les opérations lancées dernièrement contre eux au début du mois dernier par les Fardc appuyées par la Monuc.

Pire encore, ces bandes armées ont déjà constitué leur état-major à Hombo Nord au vu et au su des unités de la 85ème brigade des Forces armées de la Rdc opérant dans ce secteur.

Dans le but d'instaurer l'autorité de l'Etat dans ce territoire, une délégation de la 8ème région militaire s'était rendue le jeudi de la semaine dernière à Walikale. Après avoir évalué la situation sur le terrain, elle a promis d'en finir avec tous ces groupes armés dans les jours à venir.

Le drame vécu actuellement par les populations civiles du Nord-Kivu n'est pas le premier du genre. Car, l'on sait qu'il ne se passe pas un long temps sans qu'on ait enregistré un cas de tracasserie de la part des groupes armés dans cette province.

Le gouvernement congolais et la communauté internationale qui veulent voir la transition actuelle déboucher sur la tenue des élections crédibles, ont tout intérêt à sécuriser la partie Est de la Rdc.

 


 

Miner reports DRC exploration progress

http://www.engineeringnews.co.za 28 March 2006 Mining metals company First Quantum Minerals has announced prospecting progress at the RSF and Subo camps, both located in Katanga province, Democratic Republic of Congo (DRC).

A total of 25 reverse-circulation drill holes totaling 2 430 m and nine diamond drill holes totaling 1863,1 m were drilled at the RSF prospect, between October and December, last year. An additional 300 m of reverse -circulation drilling in three drill holes and 443,7 m of diamond drilling in tw0 drill holes were completed at the Subo Prospect, located 2,1 km south of the RSF prospect.

Chief consulting geologist Alan Stephens says RSF is the latest grassroots discovery to have resulted from the ongoing systematic exploration of the company’s large copperbelt land position.

“We are encouraged by the significant widths of mineralisation encountered in this first round of reconnaissance drilling, and by the areal extent of the system. Several soil anomalies remain to be tested and follow-up drilling on these and the RSF and Subo Prospects are scheduled to start in June 2006. This new discovery, following on from our earlier success at Frontier, Kashime and Lonshi, provides further confirmation that our generative program mein Zambia and the DRC continues to bear fruit," he said.

 

 


KENYA :


AFRIQUE DU SUD :

 


AFRIQUE  / U A :

La Fédération Croix-Rouge Croissant-Rouge demande une aide d'urgence pour l'Afrique de l'Est

GENEVE, 28 mars (XINHUA) -- La Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge a lancé, mardi à Genève, cinq appels d'urgence d'un total de 20 millions de francs suisses (15,4 millions de dollars) pour venir en aide aux personnes vulnérables dans certains pays d'Afrique de l'Est qui sont en proie à la sécheresse.

Tous les pays d'Afrique de l'Est sont, à des degrés divers, confrontés à une situation critique liée à l'insuffisance des pluies et aux mauvaises récoltes qui en ont résulté, indique un communiqué de la Fédération, ajoutant que les appels de la Fédération visent à aider le kenya, la Tanzanie, l'Ethiopie, le Rwanda et le Burundi dans la protection du bétail, la distribution de vivres, l'approvisionnement en eau, l'assasinissement et les soins de santé.

"Dans ces pays, l'insécurité alimentaire constitue une crise humanitaire qui menace des millions de personnes", a indiqué Steve Penny, le coordonnateur de la Fédération pour la gestion des catastrophes en Afrique de l'Est, cité par le communiqué.

"Dans nombre d'entre eux, la sécheresse exacerbe une situation déjà difficile en raison de la pauvreté, des conflits et de services de principale saison des pluies", a-t-il souligné.

La Fédération Croix-Rouge Croissant-Rouge estime que plus de 11 millions de personnes ont désespérément besoin d'une assistance en Afrique de l'Est. La Fédération prévoit de porter directement assistance à plus de 800 000 personnes vulnérables au cours des 6 à 12 prochains moins.


Afrique du Nord: Euromed: accélération du processus de miseen oeuvre d'une zone de libre-échange

Le Potentiel (Kinshasa)    27 Mars 2006    Amedee Mwarabu Kiboko
Kinshasa

Des négociations sur l'accélération du processus de mise en oeuvre d'une zone de libre-échange Euromed ont débuté le vendredi dernier au Maroc à l'initiative de l'Union européenne. D'ici 2010, l'Union européenne compte lancer une zone de libre-échange avec les pays du Sud de la Méditerranée. Déjà la libéralisation des services est à l'ordre du jour.

Les 35 pays de la Zone Euromed qui regroupe les pays de l'Union européenne à 10 autres pays du Sud de la Méditerranée veulent accélérer le processus de mise en oeuvre de ce marché de libre-échange dont l'opérationnalisation est prévue pour 2010. L'Union européenne a ouvert vendredi dernier à Marrakech (Maroc) des négociations avec plusieurs pays du sud de la Méditerranée sur la libéralisation des services afin d'accélérer la mise sur pied d'Euromed. La libéralisation des services constitue «une part vitale de notre vision pour une zone méditerranéenne de libre-échange à l'horizon 2010», a souligné le commissaire européen au Commerce, Peter Mandelson, lors de la 5ème conférence des ministres du Commerce de 35 pays de la zone Euromed réunis à Marrakech.

Ces négociations se sont ouvertes entre l'Ue d'une part et l'Egypte, Israël, la Jordanie, le Liban, le Maroc, l'Autorité palestinienne et la Tunisie d'autre part, a-t-on appris auprès de la délégation européenne. «La libéralisation des services ouvrira un grand champ d'application pour le commerce et les investissements» dans la zone euroméditerranéenne, s'est félicité Peter Mandelson dans une déclaration à l'Afp.

«Cette libéralisation permettra aux pays de la rive sud concernés, un accès au savoir faire et à la technologie européenne», a-t-il indiqué.

Les autres pays du sud de la Méditerranée «vont rattraper le retard pour ne pas rater les opportunités qu'offre la libéralisation du commerce et des services», a précisé le responsable européen. Ministre française déléguée au commerce extérieur, Mme Christine Lagarde, s'est félicitée de la décision prise d'«associer le secteur privé aux négociations sur la libéralisation des services, à titre consultatif». Au sein des pays de l'Ue, les services représentent les trois quarts de la production et à peu près le même taux en matière d'emplois, a indiqué M. Mandelson.

Le taux est légèrement plus bas dans les pays partenaires de la rive sud, a-t-il ajouté.

Mais M. Mandelson a admis que les négociations sur les services étaient «susceptibles d'être longues et parfois difficiles». Selon le ministre marocain du Commerce extérieur Mustapha Mechahouri, «la libéralisation doit être progressive, rationnelle et maîtrisée».

Concernant les objectifs du processus euro-méditerranéen initié à Barcelone en 1995, le Premier ministre marocain Driss Jettou a appelé à «assurer un équilibre réel entre les aspects sécuritaire, économique, financier et social de notre coopération» euro-méditerranéenne.

«Tout dépend de ce que les pays arabes de la rive sud de la Méditerranée peuvent faire pour engager des réformes économiques et dynamiser les échanges entre eux, et avec l'Ue», a déclaré de son côté à l'Afp Samiha Faouzi, vice-ministre égyptienne du Commerce.

Pan Afrique: Conférence euro-africaine sur la migration
Libération (Casablanca)   28 Mars 2006    Amina Salhi

Des experts et représentants d'une vingtaine de pays les plus concernés par l'immigration vers l'Europe ont pris part, ce lundi à Rabat, à la réunion du comité de pilotage chargé de la préparation de la conférence ministérielle euro-africaine sur la migration et le développement qui se déroulera les 10 et 11 juillet à Rabat.

L'objectif de cette réunion, comme l'a souligné M Youssef Lamrani, directeur général de coopération bilatérale au ministère des Affaires étrangères, est de rapprocher les visions et les points de vue quant à un partenariat novateur et équilibré entre les différents pays partenaires. Un partenariat fondé sur une approche globale de la problématique migratoire. Le mot est lâché : il s'agit en effet d'adopter une approche qui associe à la fois la problématique sécuritaire et l'impératif de développement des pays émetteurs d'immigrés. "C"est une conférence inédite parce qu'elle rassemble autour de la même table, les pays d'origine, les pays de transit et les pays de destination pour traiter le problème selon une approche nouvelle.

Une approche qui intègre la dimension migration, la dimension développement tout en insistant sur la déclinaison en termes de stabilité politique, etc", explique M.Lamrani tout en ajoutant "qu'on est disposé à résoudre le problème de l'immigration, mais il faut qu'il y ait un équilibre entre l'approche sécuritaire et le souci de développement. Et c'est vers cette vision que nous nous orientons avec l'appui de tous les partenaires, à savoir les pays d'origine, de transit et de destination".

Le plan d'action sur lequel se penchent actuellement ces différents pays comprendra un autre dossier, et non des moindres, celui de la migration légale qu'il s'agira de structurer et de renforcer. Bien entendu, la mise en application de ce programme d'action qui sera proposé à la discussion lors de la conférence de juillet nécessitera des fonds. Mais la question ne se pose pas pour le moment, précise Yossef Lamrani. Il s'agit pour l'heure de sortir avec unprogramme d'action concret, susceptible d'être vendu et il faudra par la suite faire du marketing pour le vendre. Afin d'arrêter des propositions et de finaliser les visions des uns et des autres, une deuxième rencontre des hauts fonctionnaires de ces pays se déroulera courant le mois de mai.

Il est à rappeler, par ailleurs, que la conférence de Rabat qui bénéficie du soutien de l'Union européenne et fait suite aux conclusions du Conseil européen de Bruxelles de décembre 2005 et au sommet européen informel de Hampton Court, devrait voir la participation de près de 60 pays africains et européens et ceux d'une dizaine d'organisations régionales et internationales.


UN /ONU :


USA :


CANADA :


EUROPE :


Les «25» plus unis sur le front énergétique
www.leconomiste.com   
Edition électronique du 28/3/2006

· Le Conseil européen pose les fondements d’une politique commune
· Un futur cadre pour les pays tiers et de transit (cas du Maroc pour le gaz algérien)

Réunis en Conseil européen de printemps les 23 et 24 mars à Bruxelles, les chefs d’Etat et de gouvernement de l’UE se sont mis d’accord sur les grandes lignes d’une politique énergétique commune. Celle-ci consistera notamment à parler d’une seule voix sur la scène internationale et à renforcer le marché intérieur de l’énergie, thème central de la rencontre.
Les «25» ont également décidé de se donner un rendez-vous annuel pour évaluer les progrès enregistrés dans la mise en place d’une telle politique commune de l’énergie. Soucieux d’éviter d’étaler à nouveau leurs divisions après plusieurs récents sommets européens difficiles sur le budget, l’avenir de l’Europe, ou la Turquie, les dirigeants européens ont tout fait pour esquiver les sujets délicats tels que la déréglementation du marché de l’énergie (1) ou encore la création d’un régulateur européen de l’énergie.
Du fait que la politique énergétique relève de la compétence nationale et qu’aucun Etat membre n’est encore prêt à renoncer à ses prérogatives, la réunion des leaders européens s’est donc limitée à établir une série de principes généraux et d’objectifs visant à garantir la sécurité de l’approvisionnement énergétique de l’UE et à assurer la compétitivité de son secteur énergétique.
Parler d’une seule voix à l’appui des objectifs de politique énergétique commune, tel devrait être le leitmotiv des «25» dans les relations avec les pays tiers, selon les dirigeants européens. Tout en rappelant que la demande nationale «relève avant tout de la responsabilité des Etats membres», les «25» préconisent, dans le respect des principes de solidarité entre eux, que des mesures d’atténuation efficaces et des mécanismes de coordination puissent être mis en œuvre immédiatement en cas de crise d’approvisionnement (meilleure gestion de la demande, amélioration de l’efficacité des fournitures de gaz et de pétrole). Les Etats membres devraient également veiller à favoriser une approche «plus coopérative» en matière d’accès aux ressources énergétiques et à contribuer à assurer une stabilité dans les pays de transit et dans les pays producteurs.

· Bannir le chacun pour soi

Le Traité instituant la Communauté de l’énergie, signé avec les pays de l’Europe du sud-est, devrait entrer en vigueur en 2006 et il serait judicieux d’étendre ses principes aux pays voisins de l’UE y compris méditerranéens. Il est aussi recommandé de mettre en place un cadre commun pour établir de nouveaux partenariats avec les pays tiers y compris les pays de transit (cas du Maroc avec le gaz algérien) et améliorer ceux déjà existants. Les partenariats entre consommateurs et producteurs devraient s’accompagner de partenariats entre consommateurs. Toutes les enceintes devraient être mises à profit par les Etats membres pour tenir ces dialogues qui peuvent être menés dans un cadre régional (Opep, pays euroméditerranéens ou pays nordiques). Les Etats membres devraient être suffisamment représentés dans ces enceintes notamment au sein de l’AIE (Agence internationale de l’énergie).
Il faut imprimer un nouvel élan sur l’énergie mené avec Moscou et le rendre plus ouvert et plus efficace pour appuyer les objectifs de l’UE en matière d’énergie. Celui-ci serait mené en vue d’assurer aux entreprises européennes et russes de disposer de conditions d’investissement sûres et prévisibles ainsi qu’un accès non discriminatoire des tiers aux oléoducs et gazoducs de Russie. Des efforts décisifs doivent être faits pour mener à bien les négociations sur le protocole relatif au transit annexé à la Charte de l’énergie et obtenir la ratification par Moscou du Traité relatif à cette Charte.
Les Etats membres sont invités à renforcer leurs stratégies de diversification tout en envisageant l’élaboration d’une approche commune, que ce soit en termes de pays fournisseurs ou d’itinéraires de transport. De nouvelles voies d’approvisionnement de gaz devraient être ouvertes, notamment à partir de l’Afrique du Nord et de la région de la mer Caspienne. Cette diversification ne devant pas se limiter aux sources externes mais inclure le développement et l’exploitation du potentiel énergétique indigène et l’efficacité énergétique.
Il faudrait aussi accélérer l’achèvement de la mise en place des infrastructures de réseau, tant dans le sens est-ouest que selon un axe sud-nord et des installations de gaz naturel liquéfié. Nécessité également de prévoir des contrats à long terme du point de vue tant de la demande que de l’offre.


L`UE soutient les activités des pêcheries du Lac Victoria

Nairobi, 28/03 - ANGOP- L`Union européenne a débloqué 2,7 millions d`euros pour soutenir les activités de l`Organisation des pêcheries du Lac Victoria (LVFO) qui opère au Kenya, en Ouganda et en Tanzanie, les pays membres de la Communauté est-africaine (EAC) qui se partagent les ressources de cette masse d`eau douce.
Le coordonnateur national de la LVFO au Kenya, Michael Obadha, a déclaré que ce financement sera octroyé par le biais des Unités de gestions des plages (BMU) dans les pays de l`EAC.
Cinq BMU ont été identifiées au Kenya et chaque plage va recevoir 300.000 euros pour son entretien, a déclaré M. Obadha à la presse ce week-end au cours d`un point de presse sur les conclusions des travaux de recherche sur la santé et l`environnement dans la région du Lac.


«L’Europe, un acteur majeur de la coopération au développement» 

Louis MICHEL / Commissaire européen au Développement et à l’Aide humanitaire / World Trade Center Association
Château Sainte Anne, 28 mars 2006
europa.eu.int  

...  Focus on Africa.

L’Afrique mérite toute notre attention. Pour s’en convaincre, il suffit de rappeler ce chiffre : avec une population de 689 millions d’habitants, l’Afrique subsaharienne pèse moins dans les exportations mondiales que la Belgique, qui ne compte que 10 millions d’habitants (chiffres cités par le PNUD).

Un autre chiffre encore : en Afrique, 25,4 millions de personnes vivent avec le VIH/sida, soit une prévalence moyenne de 7,4%.

Il y a urgence. A New York, tous en reconnu la lenteur et le progrès inégal de certaines régions vers la réalisation des ODM. Il a été souligné que l’Afrique “est le seul continent qui est susceptible de ne pas réaliser un seul des ODM d’ici 2015 ».

Pour aider l’Afrique à atteindre les ODM, l’UE fournira au moins 10 billions d’euros additionnels par année d’ici 2010.

J’ai par ailleurs fait adopter par le Conseil et le Parlement européen une Stratégie commune pour l’Afrique. Son objectif est de soutenir l’Afrique en affectant les ressources supplémentaires aux questions-clé qui permettent d’atteindre les ODM d’ici la date butoir de 2015. Ces questions-clés incluent la paix et la sécurité, la bonne gouvernance, le commerce régional et multilatéral, l’interconnectivité, la cohésion sociale et l’environnement durable.

Le défi international majeur aujourd’hui est d’assurer que les fonds additionnels se traduiront bien par des progrès en direction des ODM au niveau des pays.

Dans ce contexte, j’ai proposé, une communication conjointe du Conseil, du PE et de la Commission sur la politique de développement : le Consensus européen sur le développement.

Ce texte présente une avancée majeure : c’est la première fois en 50 ans de coopération qu’un document sur le développement réunit les Etats Membres autour de principes, de valeurs et d’objectifs communs.

Toutes ces Communications donnent un caractère très abstrait à notre politique. Pourtant, les conséquences en sont très concrètes. Un exemple d’action opérationnelle est une nouvelle initiative que je vais présenter à la Commission et au Conseil ACP/UE. Elle a pour but d’inciter toutes les entreprises actives dans les pays ACP à respecter des normes éthiques de base. De manière systématique, nous prévoyons des mesures d’incitation à la mise en œuvre des conventions de l’Organisation Internationale du Travail. Nous envisageons d’ailleurs d’introduire des obligations par la voie juridique aux entreprises attributaires de marchés, avec des mesures de contrôle du respect des engagements pris...
 

http://europa.eu.int/rapid/pressReleasesAction.do?reference=
SPEECH/06/203&format=HTML&aged=0&language=FR&guiLanguage=en


Algérie: intérêt pour le pétrole de la Mauritanie et son accès maritime
Par Elisabeth Studer le 26 mars 2006     Permalink
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En terme de géopolitique, il y a la politique et la géographie et les deux sont intimement liés, croyez-moi. Car comment faire, quand on est un important pays producteur de matières premières comme l'Algérie si l'on souhaite les exporter, notamment vers les USA ?

Réponse : passer par la Mauritanie ou par le Sahara Occidental. Il semblerait que ce soit la première solution qui soit désormais retenue par le gouvernement algérien, des accords pétroliers avec SONATRACH pouvant faciliter les choses.


1 – Accords pétroliers Sonatrach / Mauritanie

Sonatrach, géant algérien des hydrocarbures, et première société d'Afrique, renforce sa présence en Mauritanie en signant un accord de partenariat avec une société mauritanienne. Les deux parties ont signé un protocole d’accord qui définit les principes généraux régissant la coopération bilatérale dans le domaine des activités pétrolières et les fondements d’un partenariat futur dans les domaines d’exploration, de recherche et de développement, outre l’expertise et la formation.

La société nationale algérienne des hydrocarbures, s’intéresse en effet au pétrole mauritanien et envisage d’y investir, tant dans la prospection onshore (sur une dizaine de blocs) que offshore, dans un cadre de partenariat. Le groupe algérien a conclu avec la Société mauritanienne d’hydrocarbures (SMH) un protocole en vue de la création d’une société mixte pour la prospection, l’exploitation et le transport du pétrole et du gaz. Naftec Mauritanie, une filiale de Sonatrach spécialisée dans la distribution de produits pétroliers, envisage en outre de construire de nouvelles stations-service en vue d’augmenter ses parts de marché (22 % actuellement).

Pendant les deux premiers mois de 2006, l'Algérie a enregistré une recette du pétrole de 8,5 milliards de dollars, selon le ministre algérien de l'Energie et des Mines Chakib Khelil. L'exportation d'hydrocarbures représente quelque 98% de la recette totale en devises de l'Algérie, pays membre de l'OPEP.

2 – Mauritanie : nouvel accès routier d'Algérie vers l'Atlantique

L’Algérie vient de réaliser avec la Mauritanie le lancement prochain du projet d’une route à trois voies entre Tindouf, en Algérie, et Choum, en Mauritanie via la signature d’une convention entre les deux ministères chargés des Travaux publics. L'ouverture de cette nouvelle route en Mauritanie remettrait donc en cause l’argument marocain selon lequel le soutien de l’Algérie au Front Polisario serait justifié par l’ouverture d’un accès sur l’Atlantique. A noter que parallèlement, la question sahraouie arrive à une phase très décisive au niveau des instances internationales, l’Algérie soutenant que l’ONU est l’instance qui devra arbitrer le conflit.

La route Tindouf-Choum peut également apparaître, au-delà de ses effets attendus aux plans stratégique et économique, comme un grand pas vers la réalisation de l'UMA (Union du Maghreb Arabe). Les dirigeants mauritaniens montrent une véritable volonté, non seulement de relancer le projet de l’UMA, mais d’une conscience de la nécessité d’une collaboration régionale pour faire face aux défis internes ou externes.

Sur le plan économique, la route sera rentabilisée, notamment pour l’Algérie en réglant le problème de transport des gisements miniers de la région sud-ouest. Sans ouverture sur l’Atlantique et vu les coûts du transport vers le nord-ouest du pays, les gisements sont restés inexploités. Le tourisme est également une activité appelée à se développer dans la région, et côté mauritanien, cette route mettra en valeur le potentiel des villes comme Walata ou Wazzan.

3 – Algérie et Mauritanie : accord dans la sécurité

La Mauritanie et l'Algérie ont signé récemment un protocole d'accord de coopération dans le domaine de la sécurité pour un partenariat renforcé entre les polices des deux pays. L'accord a été paraphé par le directeur général de la Sûreté nationale de la Mauritanie et le directeur général de la Sûreté algérienne. Les deux pays vont coopérer entre autres, dans les domaines de la formation et de la fourniture d'équipements.

La Mauritanie ayant été la cible d’attentats terroristes perpétrés par le GSPC, groupe sévissant encore en Algérie à l'heure actuelle, la nature de la coopération entre les deux polices pourrait donc logiquement porter sur la lutte contre le terrorisme, les deux pays n'ayant fourni aucun information complémentaire.

Les deux pays sont par ailleurs confrontés au problème de l’émigration clandestine. Le Premier ministre mauritanien a, d’ailleurs, plaidé, dans un entretien accordé à un journal espagnol, pour une coopération régionale et internationale accrue.

4 – Mauritanie : nouvelle production pétrolière

Après trois années d'attente, le pétrole mauritanien a enfin jailli des puits. Un pétrole léger et de haute qualité provenant des champs offshore Chinguetti et Thiof, au large de la Mauritanie, a commencé à couler. Découvert il y a 5 ans, Chinguitti compte 15 puits qui renferment des réserves de 50 à 125 millions de barils de pétrole, selon les estimations officielles. Ils produiront 75 000 barils/jour pendant 9 ans. Thiof, le second champ pétrolier, situé 25 km plus au nord, contiendrait quelque 100 millions de barils, ainsi qu'une importante quantité de gaz naturel, estimée à 30 milliards de m3, mais dont l’exploitation n’est pas pour le moment au programme. Le pays devrait exporter 18,4 millions de barils de pétrole cette année et engranger 200 millions de dollars.

Néanmoins, avant même que ne démarre l'exploitation du pétrole, des accusations de corruption suivies d'arrestations ont fait les manchettes des journaux. Zeidane Ould Hmeida, ministre de l’Énergie et du Pétrole sous le régime du président Ould Taya, a ainsi été arrêté le 23 janvier dernier avec d'anciens collaborateurs, accusés de "crimes économiques ".

Le nouveau chef de l’Etat a dénoncé publiquement le contrat de partage de la production pétrolière signé en 2005 entre l’ancien régime et la compagnie australienne Woodside chargée d’exploiter les puits de Chinguitti. En plus des risques sur l’environnement, d’autres " rebondissements " seraient à prévoir selon un fonctionnaire mauritanien qui craint la réaction des autres entreprises étrangères engagées dans la recherche pétrolière. Le gouvernement actuel a décidé de coopérer avec ses partenaires à la tête desquels se trouvent le FMI et la Banque mondiale.

5- La Mauritanie exporte déjà son pétrole vers la Chine

A l'heure qu'il est, la Mauritanie a déjà exporté, vers la Chine, 950 000 barils de brut. Le prix vendu de ce lot de pétrole serait de 4 à 5 dollars moins cher par baril que le tarif fixé sur le marché du commerce du