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 EN BREF, CE 24 MARS 2006 ...
 
 

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DAM, NY, 24/03/2006
 



EN BREF ...

 

 

 

ANNEXES :

 

 

BURUNDI :

 

UNSC calls for end to violence in Burundi

www.chinaview.cn

UNITED NATIONS, March 23 (Xinhua) -- The UN Security Council Thursday voiced concern over continuing hostilities and human rights abuses in Burundi and demanded an immediate end to them.

In a statement read out by Argentine Ambassador Cesar Mayoral, the Security Council said it is "deeply" concerned by the continuing violence carried out by the FNL rebels, the fighting between them and the Burundian army, and the human rights abuses committed by both sides.

The council urged both parties to seize the opportunity for negotiations presented by the FNL leader, Agathon Rwasa, through statements that expressed his readiness for talks to end the violence.

It also encouraged the Burundian government to work closely with the United Nations human rights monitors to bring those responsible for human abuses to justice, said Mayoral, whose country holds the council presidency for March.

In his latest report to the council, UN Secretary-General Kofi Annan called for close monitoring of the impoverished country in the countdown to the planned withdrawal, by the end of this year, of the UN Operation in Burundi (ONUB).

The UN peacekeeping mission has been overseeing the implementation of the Arusha peace agreement for the past two years.
 


 

Burundi : travailler avec les Nations Unies pour la justice et la réconciliation
La remise en liberté de détenus souligne la nécessité d’une justice rapide
(New York, 25 mars 2006 /  HRW-USA )—Les autorités burundaises et les experts des Nations Unies, qui doivent se rencontrer lundi, devrait assurer la mise en place rapide des mécanismes permettant de traiter les violations graves du droit international commises au cours des conflits ethniques et politiques dans ce pays centre africain, a déclaré Human Rights Watch aujourd’hui.

Après des décennies de massacres, il est temps pour les victimes de voir que justice est faite. Les experts burundais et internationaux peuvent faire en sorte que cela se réalise en se mettant rapidement d’accord sur la façon de mettre en place les mécanismes permettant de traiter les crimes de guerre et autres violations du droit international.

Une délégation d’experts juridiques des Nations Unies travaillera avec des représentants du gouvernement burundais du 27 au 31 mars pour concevoir le cadre d’une commission vérité et réconciliation et une chambre spéciale au sein de l’appareil judiciaire burundais.

“Après des décennies de massacres, il est temps pour les victimes de voir que justice est faite,” a déclaré Alison Des Forges, conseillère senior pour la division Afrique à Human Rights Watch. “Les experts burundais et internationaux peuvent faire en sorte que cela se réalise en se mettant rapidement d’accord sur la façon de mettre en place les mécanismes permettant de traiter les crimes de guerre et autres violations du droit international.”

La libération par le gouvernement depuis janvier 2006 d’environ 3000 détenus a rendu encore plus urgent l’établissement de mécanismes pour les juger ainsi que d’autres qui sont encore en détention. Les détenus, dont beaucoup étaient accusés d’avoir commis des crimes violents au cours des dix années de guerre civile au Burundi, ont été relâchés après avoir été classés comme prisonniers politiques par une commission gouvernementale créée dans le cadre des Accords d’Arusha en 2000 régissant la période de transition à la suite de la guerre. Selon des responsables burundais, les personnes remises en liberté se sont vu accorder une “immunité provisoire” mais devraient finalement rendre compte des crimes dont les accuserait la chambre spéciale ou une commission vérité et réconciliation.

Certaines victimes ont protesté contre les remises en liberté, disant que les personnes libérées pourraient ne jamais comparaître ni devant la commission ni devant la chambre. D’autres victimes ont exprimé leurs craintes que les détenus relâchés puissent menacer des survivants ou des témoins de leurs crimes. L’organisation burundaise de défense des droits humains Ligue Iteka et d’autres groupes similaires ont contesté en justice le caractère constitutionnel des remises en liberté des détenus.

Dans une déclaration du 2 février, le gouvernement burundais a déclaré que la réconciliation devrait être le principal objectif dans les tentatives pour déterminer les responsabilités, la justice ne devant être mise en œuvre que lorsque “le pardon est considéré comme impossible.”

Cependant, Human Rights Watch estime que les principaux responsables de violations graves du droit international telles que le génocide, les crimes de guerre et les crimes contre l’humanité doivent être poursuivis dans des procès équitables menés selon les normes internationales de légalité. Le mandat de la commission vérité et réconciliation devrait spécifier que de telles personnes accusées de rôles de premier plan dans de tels crimes seront traduites devant la chambre spéciale.

Depuis 1962, le Burundi, où les Hutu sont majoritaires mais où les Tutsi ont historiquement détenu le pouvoir, a connu plusieurs périodes de massacres importants commis sur la base de l’appartenance ethnique. Au cours de dix années de guerre civile à la suite de l’assassinat du Président Melchior Ndadaye en octobr
Non à l' Extrême-Droite Burundaisee 1993, toutes les parties ont commis des crimes de guerre massifs, dont le massacre de plus de 100 000 civils. Une commission d’enquête des Nations Unies en 1995 a qualifié de génocide le massacre des Tutsi à la suite du meurtre de Ndadaye, mais aucun tribunal international n’a été mis en place pour juger les présumés coupables.

“Etant donné les attentes et les inquiétudes concernant la justice et la réconciliation au Burundi, les négociateurs portent la lourde responsabilité de produire un emploi du temps ferme pour l’action d’ici la fin de la semaine,” a déclaré Des Forges. “Toutes les belles paroles mises à part, c’est seulement en mettant sur pied des mécanismes opérationnels que la justice et les responsabilités peuvent finalement être garanties.”

 

 

Burundi: Work With U.N. on Justice and Reconciliation
23 Mar 2006       Source: Human Rights Watch
(New York, March 25, 2006)-Burundian authorities and United Nations experts, due to meet Monday, should ensure the speedy establishment of mechanisms to address grave violations of international law committed in political and ethnic conflicts in this central African nation, Human Rights Watch said today. A delegation of U.N. legal experts will work with representatives of the Burundian government from March 27 to March 31 to craft the framework for a truth and reconciliation commission and a special judicial chamber within the Burundian judicial system.

"After decades of killing, it is time for the victims to see justice done," said Alison Des Forges, senior adviser to the Africa division at Human Rights Watch. "Burundian and international experts can make that happen by agreeing quickly on how to set up mechanisms to deal with war crimes and other violations of international law."

The government's release since January 2006 of some 3,000 detainees has increased the urgency of establishing mechanisms to try them and others still detained. The detainees, many of whom were charged with violent crimes during Burundi's 10-year civil war, were released after they were categorized as political prisoners by a government commission created under the 2000 Arusha Accords governing the transitional post-war period. According to Burundian officials, those released have been granted "provisional immunity" but will eventually be held accountable for any crimes they are accused of by the special court or a truth and reconciliation commission.

Some victims have protested the releases, saying those freed may never face either the commission or the court. Other victims have expressed fears that those released could threaten survivors or witnesses to their crimes. The Burundian human rights organization Ligue Iteka and other such groups have challenged the constitutionality of the detainee releases in court.

In a February 2 statement, the Burundian government said that reconciliation should be the primary objective in efforts at accountability, with justice called into play only where "pardon is shown to be impossible."

However, Human Rights Watch believes that those most responsible for such grave violations of international law as genocide, war crimes, and crimes against humanity must be prosecuted in fair trials conducted according to international standards of due process. The mandate of the truth and reconciliation commission should make clear that those persons accused of leading roles in such crimes will be dealt with by the special court.

Since 1962, Burundi, where Hutu are in the majority but Tutsi have historically held power, has seen several periods of widespread killing on an ethnic basis. During a decade of civil war following th
Non à l' Extrême-Droite Burundaisee assassination of President Melchior Ndadaye in October 1993, all parties committed massive war crimes, including the slaughter of more than 100,000 civilians. A United Nations commission of inquiry in 1995 called the massacre of Tutsi following Ndadaye's murder a genocide, but no international court was established to try alleged perpetrators.

"Given the expectations and anxieties about justice and reconciliation in Burundi, negotiators bear a heavy responsibility to produce a firm timetable for action by the end of the week," said Des Forges. "All the fine words aside, it is only by setting up workable mechanisms that accountability and justice can finally be ensured."

 


 

LE MINISTRE DE LA COMMUNICATION, DES RELATIONS AVEC L'ASSEMBLEE ET PORTE-PAROLE DU GOUVERNEMENT A DEJA RECU L'INVITATION POUR NEGOCIER AVEC LE MOUVEMENT REBELLE FNL-PALIPEHUTU
Bujumbura, le 23 Mars 2006 (RTNB)-Le ministre de la communication, des relations avec l'assemblée et porte-parole du gouvernement monsieur Karenga Ramadhan a déclaré ce mercredi 22 mars 2006 que le gouvernement du Burundi a déjà reçu l'invitation pour négocier avec le mouvement rebelle FNL/Palipehutu. Cependant, le ministre Karenga a précisé que le gouvernement du Burundi veut négocier avec le FNL mais que des préalables techniques doivent être clarifiés et il a ajouté que le gouvernement du Burundi va envoyer à Dar-es-salaam une équipe d'experts pour s'assurer que les négociations peuvent réellement redémarrer.

L'AMBASSADEUR DE TANZANIE AU BURUNDI ANNONCE QUE L'INVITATION A ETE DONNEE AU GOUVERNEMENT DU BURUNDI POUR REDEMARRER LES NEGOCIATIONS AVEC LE MOUVEMENT FNL-PALIPEHUTU
Non à l' Extrême-Droite BurundaiseBujumbura, le 23 Mars 2006 (RTNB)-La possibilité des négociations entre le gouvernement du Burundi avec le mouvement rebelle FNL/Palipehutu se précise de plus en plus et pour cause l'ambassadeur de Tanzanie au Burundi, le Général de brigade Bernard Francis Mndolwa a déclaré ce mercredi 22 mars 2006 que son pays la Tanzanie a adressé une invitation au gouvernement rebelle pour négocier avec le mouvement rebelle FNL/Palipehutu. L'ambassadeur Mndolwa a laissé entendre que les négociations avec le gouvernement et le FNL/Palipehutu vont bientôt redémarrer à Dar-es-salaam en Tanzanie. La tâche n'a pas été facile a-t-il ajouté mais le dispositif tout au moins du mouvement rebelle FNL/Palipehutu est prêt.

 

Non à l' Extrême-Droite BurundaiseL'ASSOCIATION CONTRE LE GENOCIDE CIRIMOSE CELEBRE SA JOURNEE COMMEMORATIVE DE LUTTE CONTRE LE GENOCIDE
Bujumbura, le 23 Mars 2006 (RTNB)-L'association AC Génocide Cirimoso a célébré ce mardi 21 mars 2006 au carrefour de la JRR sa traditionnelle journée commémorative de lutte contre le génocide qui est célébrée tous les 21 de chaque mois. Le président de cette association Cirimoso a lu à l'intention de l'assemblée présente, une pétition destinée au conseil de sécurité des Nations Unies afin d'empêcher le gouvernement du Burundi de libérer les prisonniers qualifiés de " prisonniers politiques "
 



REMISE ET REPRISE AU MINISTERE DE L'INTERIEUR ET DE LA SECURITE PUBLIQUE
Bujumbura, le 23 Mars 2006 (RTNB)-Il y a eu remise et reprise au ministère de l'intérieur et de la sécurité publique ce mercredi 22 mars dans l'après-midi . Le nouveau ministre de l'intérieur et de la sécurité publique, le Général de brigade Evariste Ndayishimiye remplace monsieur Salvator Ntacobamaze nommé chef de protocole d'Etat. Le renforcement de la sécurité publique et la poursuite de la décentralisation sont les grands chantiers que le nouveau ministre devra achever.


LES DEFENSEURS DE DROITS DE L'HOMME AFFIRMENT QU'ILS NE SONT PAS PERSECUTES PAR LES POUVOIRS PUBLICS DANS L'EXERCICE DE LEUR FONCTION
Bujumbura, le 23 Mars 2006 (RTNB)-Les défenseurs des droits de l'homme au Burundi ont affirmé publiquement ce mercredi 22 mars 2006 qu'ils ne sont pas persécutés par les pouvoirs publics dans l'exercice de leur fonction. Les défenseurs des droits de l'homme au Burundi ont fait cette déclaration au cours d'une conférence de presse tenue ce mercredi à l'occasion de l'évaluation de la situation des droits de l'homme au Burundi comparativement à d'autres pays de la sous-région.

 

LA PRESIDENTE DE L'ASSEMBLEE NATIONALE EN VISITE A LONDRES OBTIENT UN APPUI DU BRITISH MUSEUM DE LONDRES AU MUSEE VIVANT DE BUJUMBURA
Bujumbura, le 23 Mars 2006 (RTNB)-La présidente de l'assemblée nationale, madame Immaculée Nahayo actuellement en visite à Londres en Grande Bretagne vient d'obtenir un appui de la British Museum de Londres qui se propose d'analyser la forme de partenariat à envisager avec le musée vivant de Bujumbura. Le communiqué de presse qui est sorti du cabinet de l'assemblée nationale pour annoncer la nouvelle, précise que des experts vont bientôt se pencher sur le dossier et analyser les besoins. Les questions des droits de l'homme, des violences sexuelles, de la famine et de la lutte contre les malversations économiques étaient à l'agenda des discussions entre la présidente de l'assemblée nationale et les responsables des Organisations Non Gouvernementales britanniques qui oeuvrent au Burundi dont OXFAM, Christian AID, International Alert, Amnesty International et bien d'autres.

LA FRANCE VA AIDER LE BURUNDI A REALISER SES PROJETS DE DEVELOPPEMENT DES SPORTS, DECLARE L'AMBASSADEUR DE FRANCE AU BURUNDI
Bujumbura, le 23 Mars 2006 (RTNB)-L'ambassadeur de France au Burundi a déclaré à la presse à l'issue de son entretien avec le ministre de la jeunesse et des sports monsieur Jean-Jacques Nyenimigabo ce mercredi 22 mars 2006 que la France va aider le Burundi à réaliser ses projets visant le développement des sports et de la jeunesse en passant par la reconstruction et la réinsertion de la jeunesse.

 


RWANDA

 

Rwanda to join EAC in Nov.: Tanzanian President

www.chinaview.cn 2006-03-24        Lu Hui

KIGALI, March. 24 (Xinhua)-- The visiting Tanzanian President Jakaya Kikwete confirmed here Friday that Rwanda will join the East African Cooperation (EAC) in November 2006.

"In the November Summit we will have a big celebration to welcome Rwanda to the EAC," Kikwete said while addressing guests that attended a State Banquet, held in his honor at the Intercontinental Hotel.

Earlier, during a Press Conference at the President's Office the Tanzanian President had said that the team commissioned to study Rwanda and Burundi's bid to join the regional grouping had completed its mandate in regard to Rwanda's admission.

Very soon, probably by the end of this coming month, Rwanda will be officially approved in the East-African Community. There are conditions set for a new country to be recruited as a member of the community, Kikwete told journalists.

The team that has been assessing Rwanda has finished and is now heading to Burundi. "We are expecting a report about Rwanda in the coming month which I personally don't doubt," he added.

Kikwete gave a brief roadmap of the EAC, saying that the first phase involved the Customs Union to fix the internal and external tariffs, to be followed by free trade unions, common currency and the political integration.

Meanwhile, in a joint communique signed by Presidents Paul Kagame and Jakaya Kikwete, the Tanzanian President called on Rwandan investors to invest in Tanzania, highlighting the strategic areas of investment.

Kikwete also hinted at the construction of the Kigali-Dar-es-Salaam railway, saying that the African Development Bank had been instrumental in the feasibility studies of its construction.

He, however, added that the two countries are yet to come up with a concrete plan on the construction.

The two Presidents also agreed on strengthening the bilateral cooperation between the two countries, and pledged to provide more support to Burundi and the Democratic Republic of the Congo.
 


UGANDA

Ouganda: En réaction aux menaces de Kampala, le chargé d'affaires ougandais convoqué au ministère des Affaires étrangères

Le Potentiel (Kinshasa) |  23 Mars 2006 | Albert Tshiambi | Kinshasa

Le chargé d'affaires ougandais, M. Ocana Big Jackson a été reçu hier mercredi le 22 mars 2006 par le ministre congolais des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Raymond Ramazani Baya.

Lors de cet entretien, le ministre des Affaires étrangères a exprimé l'étonnement et le vif mécontentement du gouvernement congolais à la suite des menaces proférées par Kampala, en rapport avec la présence des rebelles ougandais en Rdc.

Pour le ministre, les déclarations faites par les autorités ougandaises et relayées par la presse sont «particulièrement inamicales» et «totalement inacceptables» au cas où elles seraient confirmées par la voie officielle, indique un communiqué de presse du ministère des Affaires étrangères parvenu à notre rédaction.

A cet effet, M. Ramazani Baya a demandé à son homologue ougandais de rappeler au gouvernement de son pays les efforts entrepris par les Fardc et la Monuc, depuis août 2005, pour venir à bout des rebelles ougandais de la Lra, et de faire état de la volonté de Kinshasa de poursuivre et de renforcer la pression militaire sur ces rebelles pour les déloger de la zone du parc national de la Garamba. Le même communiqué indique que la réussite de ce type d'opérations nécessite une franche collaboration entre les services spécialisés de la Rdc et de l'Ouganda.

En outre, Ramazani Baya a fait remarquer que la «multiplication des déclarations publiques et intempestives n'est pas de nature à assurer la sérénité voulue pour des échanges indispensables d'informations entre services».

Faisant allusion au succès remporté dans les opérations de désarmement d'autres rebelles ougandais à Beni, où l'Ouganda a même installé un bureau de liaison avec l'accord de Kinshasa, le chef de la diplomatie congolaise a souligné que les propos tenus à Kampala «sont en contradiction avec la réalité sur le terrain».

A en croire Ramazani Baya, Kampala doit porter ses allégations devant la structure ad hoc qu'est la «Tripartite Plus 1» qui regroupe la Rdc, l'Ouganda, le Rwanda et le Burundi, au lieu de le faire sur la place publique.

Au demeurant, le ministre congolais des Affaires étrangères a informé son hôte que le gouvernement de la Rdc va saisir, dans les jours à venir, la partie ougandaise en vue de convenir des voies et moyens d'exécution volontaire des prescrits de l'arrêt rendu le 19 décembre 2005 par la Cour internationale de justice de la Haye à l'encontre de l'Ouganda.


TANZANIE:

 

Tanzanie : Zanzibar frappée par une grave sécheresse

STONE TOWN-ZANZIBAR, le 22 mars (IRIN) - La grave sécheresse qui frappe l'île tanzanienne semi autonome de Zanzibar a détruit près de 4 000 hectares de culture céréalière et décimé 50 têtes de bétail, selon le rapport publié mardi par le Rapid Vulnerable Assessment Task Force Committee, après une enquête de deux semaines.

" Mon équipe a mené une enquête dans neuf des dix districts des îles d'Unguja et de Pemba et a constaté que la plupart des cultures de septembre 2005, dont les plants de céréales, de maïs et de patates, ont été ravagées", a déclaré Ali Hajji Ramadhani, le président de la commission de 14 membres, créé le 27 février.

Selon lui, la région de la côte orientale de Zanzibar est la plus touchée et le bétail meurt. Mais, a-t-il précisé, son équipe n'a pas étendu son enquête à Stone Town, la capitale de l'île, où l'agriculture est peu développée.

" Si nous comparons la sécheresse qui sévit à Zanzibar avec celle qui touche d'autres parties de l'Afrique de l'est, on peut dire que nous nous en tirons mieux", a déclaré M. Ramadhani. " Cependant, certains foyers font maintenant face à une pénurie nourriture, mais nos magasins sont approvisionnés".

Selon lui, le prix du bétail a chuté à tel point qu'une vache, qui coûtait au moins 350 dollars américains, en tant normal, ne coûte plus que 150 dollars.

" Beaucoup de paysans ont également été contraints de tuer leurs vaches et de vendre la viande des bêtes", a-t-il ajouté.

D'après les rapports 2003 de l'enquête du ministère de l'Agriculture et de l'élevage sur la situation du cheptel en Tanzanie, Zanzibar avait près de 170 000 têtes de bétail, élevées en liberté pour la plupart.

M. Ramadhani a indiqué que son équipe était composée d'agronomes, originaires de l'île, de météorologues, d'experts de la FAO (Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture) et d'autres venus de la Tanzanie continentale frappée elle aussi par une grave sécheresse.

" Depuis le début de la saison des pluies, le gouvernement a distribué 10 tonnes de riz et sept tonnes de semences de maïs aux paysans zanzibaris les plus affectés par la sécheresse", a-t-il expliqué. " Nous avons aussi suggéré aux autorités de distribuer du manioc et d'autres semences".

Selon M. Ramadhani, les paysans de Jambiani, Paje, Nungwi, Ukongoroni, Tumbatu, et de Makunduchi, dans l'ile d'Unguja, et des zones de Pemba de Micheweni, Mwambe, Vitongoji, Kangagani, Pujini, et de Kengeja recevront des semences.

Le gouvernement a décidé de distribuer ces semences " parce qu'elles sont adaptées à Zanzibar et qu'elles correspondent à la nourriture consommée par la plus grande majorité de la population".

La majorité de la population de Zanzibar est composée de petits paysans, de pêcheurs et de commerçants.

 


CONGO RDC   :


RDC: L’UE enverra des troupes en RDC pour appuyer la MONUC
Olivier Nyirubugara/IRIN

Le siège des institutions européennes à Bruxelles en Belgique

NAIROBI, le 24 mars (IRIN) - Le Conseil de l’Union européenne a approuvé, jeudi, le « concept » de l’envoi éventuel de troupes européennes en soutien à la Mission des Nations unies en République Démocratique du Congo (RDC) en vue des élections présidentielles et législatives qui auront lieu cette année.

« Bien que l'existence d'un environnement stable et sûr pour les élections relève avant tout du Gouvernement national de transition de la RDC, soutenu par la MONUC, l'Union européenne est prête à y contribuer », a déclaré le Conseil dans un communiqué publié à Bruxelles.

Selon le communiqué, l’Union Européenne déploiera environ 400 à 450 personnels militaires à Kinshasa et disposera d'une force en attente, d’environ 800 hommes, basée hors du pays, mais rapidement déployable. Les Européens envisagent également un soutien en matière de police.

Le Conseil a également mentionné la disponibilité d’un quartier général d’opération de l’UE à l’Etat-major des forces armées allemandes à Postdam, en Allemagne, pour la planification et le commandement de l’opération militaire.

« La mission sera réellement européenne et multinationale, de nombreux Etats membres ayant exprimé leur disposition à y participer, plusieurs d'entre eux en fournissant des troupes », précise le communiqué.

Le succès des élections en RDC est primordial pour la RDC et le reste du continent, estime le Conseil. « Il aura un impact majeur sur la paix et sur le développement dans la région des Grands Lacs et dans l'ensemble de l'Afrique ».

L’Union européenne est le premier donateur en RDC, « à travers son aide économique, son soutien politique ainsi que par ses missions de police et de réforme du secteur de la sécurité ».

A l’appel du Secrétaire général des Nations unies Kofi Annan, elle a conduit une opération militaire dénommée « Artemis » à Bunia, à l’est du pays, en 2003.

Le Conseil européen accepte une nouvelle fois d’appuyer la MONUC en RDC suite à une demande des Nations unies en date du 27 décembre 2005.

 

 

Congo-Kinshasa: L'Eusec estime les effectifs des Fardc à environ 100.000 hommes (Page 1 of 2)

Le Potentiel (Kinshasa)/18 Mars 2006 / Monuc/  Kinshasa

En mai 2005, l'Union européenne a établi une mission en République démocratique du Congo pour assister la réforme du secteur de la sécurité, Eusec.

Son mandat sera renouvelé d'ici quelques jours. L'Eusec conseille les autorités congolaises sur le processus d'intégration des Forces armées de la République démocratique du Congo et aide à la mise en oeuvre de la réforme administrative de l'armée congolaise, dossier d'autant plus sensible que la sécurité des prochaines élections dépend en grande partie de la discipline et du soutien logistique de l'armée et de la police congolaise. Dans une interview diffusée sur le site de la Monuc, le général Pierre-Michel Joana, chef de l'Eusec, fait le point sur l'avancement de la réforme.

Quelle est la tâche de l'Eusec?

Les composantes militaires ont clairement surévalué leurs effectifs. L'Eusec est une mission de l'Union européenne qui a pour objectif d'aider à la réforme du secteur de la sécurité au Congo. On a commencé cette mission le 2 mai 2005, en s'occupant de l'armée et notamment de tous les aspects du processus d'intégration.

L'Eusec a mis en place trois experts auprès du ministre de la Défense, du chef d'Etat major général, du chef d'Etat major des forces terrestres qui constituent le gros des troupes à intégrer. Nous avons aussi trois conseillers au sein de la Commission nationale de désarmement, démobilisation et réinsertion (Conader), de la Structure militaire d'intégration (Smi) et du Centre de coordination des opérations conjointes (Ccoc).

Ce dispositif nous permet de suivre de près l'évolution du processus et de conseiller les décideurs politiques et militaires sur les moyens de débloquer des situations qui semblent parfois inextricables - ce qui arrive assez fréquemment.

Quels sont les principaux problèmes que pose l'intégration de l'armée?

Le premier obstacle, c'est un problème de manque d'information générale sur un processus qui est excessivement compliqué. Lorsque l'on parle aujourd'hui des Forces armées de la République démocratique du Congo, il faut se souvenir qu'elles proviennent de six différentes ex-composantes (Ndlr: ex-gouvernementaux, ex-Anc, ex-Rcd Kml, ex-Mlc, les groupes armés de l'Ituri et la composante Mai-Mai). Déjà, il faut identifier et sélectionner l'ensemble des anciens belligérants, qui se battaient entre eux il y a quelques mois encore, il faut les brasser, et ensuite il faut les intégrer dans des brigades qui seront déployées sur le terrain selon les besoins opérationnels définis par l'Etat-major général. Tout ceci se passe en liaison avec la Mission de l'Organisation des Nations Unies en Rdc. La difficulté est de faire comprendre à tous les acteurs, nationaux et internationaux, l'ensemble des mécanismes dont nous nous occupons pour éviter les blocages qui souvent apparaissent au cours du processus, qui, je le répète, est long et compliqué.

Vous ne donnez pas de formation?

Non, l'Eusec est là à titre de conseil. Si les choses ne marchent pas bien, je peux aller voir le ministre pour lui signaler où est le blocage et ce que l'on peut faire pour améliorer les choses. Malheureusement cela est très compliqué et les choses n'avancent pas aussi vite que nous aurions pu l'espérer.

Et en ce qui concerne la solde de l'armée, quel est votre rôle?

Cela constitue le deuxième volet de notre mission. L'Eusec a fait venir une mission d'experts au mois d'août dernier, chargée de faire un audit auprès du ministère de la Défense pour identifier quels étaient les disfonctionnements qu'il fallait corriger dans ce domaine. Ils ont travaillé pendant un mois et fait un rapport volumineux, le rapport Eusec, dont tout le monde a entendu parler. Selon ses conclusions, il fallait reconstruire le système administratif de l'armée congolaise en commençant par le statut du soldat. Car si on ne connaît pas les droits et les obligations des militaires, l'on saura difficilement les rémunérations qui leur correspondent. Ensuite, le gros problème est celui de la maîtrise des effectifs. Les composantes ont clairement surévalué leurs effectifs. Il faut donc les identifier afin de permettre au ministère de gérer ces personnels et de planifier les budgets nécessaires à leur soutien. Ceci est un programme qui est en cours et qui doit être terminé d 'ici la fin du mois de juin.

C'est donc un recensement des militaires qui est en cours?

Tout à fait, à l'origine l'on parlait de près de 340.000 hommes au sein des Fardc. Aujourd'hui, par contre, bien que le recensement ne soit pas encore terminé, l'on peut estimer la totalité des effectifs de l'armée congolaise autour de 100.000 hommes. Etant donné que la masse salariale est plus faible, les salaires donc ont pu être augmentés, et ceci depuis le mois de janvier dernier.

Les salaires ont augmenté de combien?

Le salaire des soldats est passé de 10 à 23 dollars par mois, ce qui est encore insuffisant. Mais cela permet déjà une petite amélioration dans leurs conditions de vie. Il y a tout un travail à mener sur les méthodes de paiement des soldes. Jusqu'à présent c'était le commandement des unités qui percevait l'argent des soldes et le distribuait directement aux soldats. Cette pratique est en contradiction avec les règles de saine gestion budgétaire. Ainsi, pour éviter qu'il y ait des problèmes de détournement ou des contestations, nous avons proposé d'établir une chaîne de paiement administrative qui ne soit pas confondue avec la chaîne du commandement. Cela a été accepté, et nous sommes donc en train de mettre en oeuvre cette réforme. Pour faire appliquer ce mécanisme, j'ai fait venir presque une trentaine de spécialistes qui sont maintenant tous arrivés au Congo. Une équipe travaille à Kinshasa, où elle s'occupe des questions du statut des soldats, de la maîtrise des effectifs et de l'organisation de la chaîne de paiement. Nous mettons aussi en place, dans les brigades intégrées dans l'est du pays, des assistants qui vont contribuer à installer puis développer cette nouvelle chaîne administrative avec des moyens modernes et fiables pour être sûr que chaque soldat sera payé et identifié.

 

Quel est le soutien de la Monuc?

La Monuc, sous la proposition de M. Swing, le Représentant spécial des Nations Unies en Rd Congo, a décidé qu'elle allait soutenir le processus de paiement des salaires. La Monuc a donc commencé par fournir des observateurs qui assistent avec les Congolais à la paie des salaires de l'armée depuis le mois de décembre. Ce n'est pas la Monuc qui fournit l'argent, elle accompagne les payeurs qui viennent de Kinshasa, pour les initier aux nouvelles méthodes. Ce sont les payeurs qui perçoivent l'argent, puis vont dans les différents bataillons et les différentes brigades de façon à verser le salaire à chaque soldat en s'assurant que les soldats sont payés conformément aux normes établies. La Monuc assure à la fois l'accompagnement technique et administratif de cette opération ainsi que l'accompagnement sécuritaire.

Jusqu'à quand allez-vous assister la réforme de l'armée?

L'Eusec assistera cette réforme jusqu'à ce que le nouveau système soit stable et fonctionne correctement; on ne peut pas en effet accompagner le paiement de la solde des militaires indéfiniment. Cela revient à l'armée congolaise.

 

 


KENYA :

Le gouverneur de la banque centrale du Kenya accusé de corruption

NAIROBI, 23 mars (XINHUA) -- Le gouverneur de la banque centrale du Kenya Andrew Mullei a comparu jeudi devant un tribunal à Nairobi pour corruption.

M. Mullei a rejeté cette accusation contre lui et a été libéré sous une caution de cinq millions de shillings (environ 700.000 dollars).

Il y a une semaine, la justice kenyane a été saisie d'une affaire de fraude la plus importante dans l'histoire du pays, implicant un montant estimé à 600 millions de dollars.

Six personnes, dont l'ancien chef du service des renseignements James Kanyotu, l'ancien gouverneur de la banque centrale Eric Kotut, son adjoint Eliphaz Riungu, l'ancien secrétaire au Trésor Wilfred Koinange, et un homme d'affaire influent au Kenya Kamlesh Pattni ont été traduits en justice pour détournement de grosses sommes d'argents dans le "scandale de Goldenberg".

La compagnie Goldenberg International Ltd a été accusé d'avoir reçu de centaines de millions de dollars pour l'exportation de diamants et d'or à l'époque de l'ancien président Daniel arap Moi, tandis que le pays n'en produisait pas, selon des reportages
 


AFRIQUE DU SUD :

 


AFRIQUE  / U A :

Bénin : la victoire de Yayi Boni à la présidentielle confirmée par la Cour constitutionnelle

COTONOU, 24 mars (XINHUA) -- La Cour constitutionnelle, seule institution au Bénin habilitée à proclamer les résultats définitifs de l'élection présidentielle, a déclaré jeudi le docteur Yayi Boni, 56 ans, président élu du pays, en attendant d'éventuels recours, confirmant ainsi les tendances rendues publiques mercredi par la Commission électorale nationale autonome (CENA).

Yayi Boni, candidat indépendant et ancien président de la Banque ouest-africaine de développement (BOAD), a remporté le deuxième tour du scrutin du 5 mars dernier, en rassemblant 74,51% des suffrages, contre 25,49% pour son rival, Adrien Houngbédji, qui a déjà présenté ses félicitations au nouvel élu.

L'investiture du nouveau président béninois est prévue le 6 avril prochain à Porto-Novo.


La Mauritanie exporte ses premiers barils de pétrole vers la Chine

2006-03-24

DAKAR, 23 mars (XINHUA) -- La Mauritanie a exporté, mardi dernier vers la Chine, 950 000 barils de brut produits depuis le 24 février dernier, a-t-on appris jeudi de source bien informée de Nouakchott.

Selon cette source jointe au téléphone par Xinhua, le prix vendu de ce lot de pétrole est de 4 à 5 dollars moins cher par baril que le tarif fixé sur le marché du commerce du pétrole à Londres.

En avril prochain, les autorités mauritaniennes vont encore vendre 1,9 million de barils de pétrole à la Société pétrolière et chimique de Chine (SINOPEC). Cette quantité de brut sera transportée vers la Chine par deux pétroliers dans le courant du mois d'avril, indique la même source, sans préciser le montant total de ce marché.

C'est le 24 février dernier que la Mauritanie a commencé à extraire ses premiers barils de pétrole en off-shore sur le champ de Chinguetti à 80 Km de la capitale Nouakchott. Du coup, la Mauritanie est devenue l'un des pays africains producteurs de pétrole, aux côtés du Nigeria, du Tchad, du Gabon, de la Guinée- équatoriale, de la Libye et de l'Angola.

La production sur ce champ pétrolier - le premier découvert en Mauritanie -, devrait progressivement atteindre la capacité de 75. 000 barils quotidiens. L'exploitation de trois autres champs offshore devrait suivre dans les années à venir, dont le plus important d'entre eux, "Tiof", sera opérationnel en 2007, selon des sources officielles.

Selon des statistiques officielles, le gouvernement s'attend en 2006 à une production globale de 18,4 millions de barils dont 35% (estimés à près de 200 millions de dollars) reviennent à l'Etat, et le reste au consortium d'exploitation dirigé par la compagnie australienne Woodside.
 


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AGNEWS 2006