BURUNDI :

UNSC calls for
end to violence in Burundi
www.chinaview.cn
UNITED NATIONS, March 23 (Xinhua) -- The UN Security Council Thursday voiced
concern over continuing hostilities and human rights abuses in Burundi and
demanded an immediate end to them.
In a statement read out by Argentine Ambassador Cesar Mayoral, the Security
Council said it is "deeply" concerned by the continuing violence carried out
by the FNL rebels, the fighting between them and the Burundian army, and the
human rights abuses committed by both sides.
The council urged both parties to seize the opportunity for negotiations
presented by the FNL leader, Agathon Rwasa, through statements that
expressed his readiness for talks to end the violence.
It also encouraged the Burundian government to work closely with the United
Nations human rights monitors to bring those responsible for human abuses to
justice, said Mayoral, whose country holds the council presidency for March.
In his latest report to the council, UN Secretary-General Kofi Annan called
for close monitoring of the impoverished country in the countdown to the
planned withdrawal, by the end of this year, of the UN Operation in Burundi
(ONUB).
The UN peacekeeping mission has been overseeing the implementation of the
Arusha peace agreement for the past two years.
Burundi : travailler avec les Nations Unies
pour la justice et la réconciliation
La remise en liberté de détenus souligne la nécessité
d’une justice rapide
(New York, 25 mars 2006 / HRW-USA )—Les
autorités burundaises et les experts des Nations Unies, qui doivent se
rencontrer lundi, devrait assurer la mise en place rapide des mécanismes
permettant de traiter les violations graves du droit international commises
au cours des conflits ethniques et politiques
dans ce pays centre africain, a déclaré Human Rights Watch aujourd’hui.
Après des décennies de massacres, il est temps pour les victimes de voir que
justice est faite. Les experts burundais et internationaux peuvent faire en
sorte que cela se réalise en se mettant rapidement d’accord sur la façon de
mettre en place les mécanismes permettant de traiter les crimes de guerre et
autres violations du droit international.
Une délégation d’experts juridiques des Nations Unies travaillera avec des
représentants du gouvernement burundais du 27
au 31 mars pour concevoir le cadre d’une commission vérité et réconciliation
et une chambre spéciale au sein de l’appareil judiciaire burundais.
“Après des décennies de massacres, il est temps pour les victimes de voir
que justice est faite,” a déclaré Alison Des Forges, conseillère senior pour
la division Afrique à Human Rights Watch. “Les experts burundais et
internationaux peuvent faire en sorte que cela se réalise en se mettant
rapidement d’accord sur la façon de mettre en place les mécanismes
permettant de traiter les crimes de guerre et autres violations du droit
international.”
La libération par le gouvernement depuis janvier 2006 d’environ
3000 détenus a rendu encore
plus urgent l’établissement de mécanismes
pour les juger ainsi que
d’autres qui sont encore en détention. Les détenus, dont beaucoup étaient
accusés d’avoir commis des crimes violents au cours des dix années de guerre
civile au Burundi, ont été relâchés après avoir été classés comme
prisonniers politiques par une commission gouvernementale créée dans le
cadre des Accords d’Arusha en 2000 régissant la période de transition à la
suite de la guerre. Selon des responsables burundais, les personnes remises
en liberté se sont vu accorder une “immunité provisoire” mais devraient
finalement rendre compte des crimes dont les accuserait la chambre spéciale
ou une commission vérité et réconciliation.
Certaines victimes ont protesté contre les remises en liberté, disant que
les personnes libérées pourraient ne jamais comparaître ni devant la
commission ni devant la chambre. D’autres victimes ont exprimé leurs
craintes que les détenus relâchés puissent menacer des survivants ou des
témoins de leurs crimes. L’organisation
burundaise de défense des droits humains Ligue Iteka et d’autres
groupes similaires ont contesté en justice le caractère constitutionnel des
remises en liberté des détenus.
Dans une déclaration du 2 février, le gouvernement burundais a déclaré que
la réconciliation devrait être le principal objectif dans les tentatives
pour déterminer les responsabilités, la justice ne devant être mise en œuvre
que lorsque “le pardon est considéré comme impossible.”
Cependant, Human Rights Watch estime que les principaux responsables de
violations graves du droit international telles que le génocide, les crimes
de guerre et les crimes contre l’humanité doivent être poursuivis dans des
procès équitables menés selon les normes internationales de légalité. Le
mandat de la commission vérité et réconciliation devrait spécifier que de
telles personnes accusées de rôles de premier plan dans de tels crimes
seront traduites devant la chambre spéciale.
Depuis 1962, le Burundi, où les Hutu sont majoritaires mais où les Tutsi ont
historiquement détenu le pouvoir, a connu plusieurs périodes de massacres
importants commis sur la base de l’appartenance ethnique. Au cours de dix
années de guerre civile à la suite de l’assassinat du Président Melchior
Ndadaye en octobr
e
1993, toutes les parties ont commis des crimes de guerre massifs, dont le
massacre de plus de 100 000 civils. Une commission d’enquête des Nations
Unies en 1995 a qualifié de génocide le
massacre des Tutsi à la suite du meurtre de Ndadaye, mais aucun
tribunal international n’a été mis en place pour juger les présumés
coupables.
“Etant donné les attentes et les inquiétudes concernant la justice et la
réconciliation au Burundi, les négociateurs portent la lourde responsabilité
de produire un emploi du temps ferme pour l’action d’ici la fin de la
semaine,” a déclaré Des Forges. “Toutes les belles paroles mises à part,
c’est seulement en mettant sur pied des mécanismes opérationnels que la
justice et les responsabilités peuvent finalement être garanties.”
Burundi: Work With U.N. on Justice and
Reconciliation
23 Mar 2006 Source:
Human Rights Watch
(New York, March 25, 2006)-Burundian authorities and United Nations experts,
due to meet Monday, should ensure the speedy establishment of mechanisms to
address grave violations of international law committed in political and
ethnic conflicts in this central African nation, Human Rights Watch said
today. A delegation of U.N. legal experts will work with representatives of
the Burundian government from March 27 to March 31 to craft the framework
for a truth and reconciliation commission and a special judicial chamber
within the Burundian judicial system.
"After decades of killing, it is time for the victims to see justice done,"
said Alison Des Forges, senior adviser to the Africa division at Human
Rights Watch. "Burundian and international experts can make that happen by
agreeing quickly on how to set up mechanisms to deal with war crimes and
other violations of international law."
The government's release since January 2006 of some 3,000 detainees has
increased the urgency of establishing mechanisms to try them and others
still detained. The detainees, many of whom were charged with violent crimes
during Burundi's 10-year civil war, were released after they were
categorized as political prisoners by a government commission created under
the 2000 Arusha Accords governing the transitional post-war period.
According to Burundian officials, those released have been granted "provisional
immunity" but will eventually be held accountable for any crimes they are
accused of by the special court or a truth and reconciliation commission.
Some victims have protested the releases, saying those freed may never face
either the commission or the court. Other victims have expressed fears that
those released could threaten survivors or witnesses to their crimes. The
Burundian human rights organization Ligue Iteka and other such groups have
challenged the constitutionality of the detainee releases in court.
In a February 2 statement, the Burundian government said that reconciliation
should be the primary objective in efforts at accountability, with justice
called into play only where "pardon is shown to be impossible."
However, Human Rights Watch believes that those most responsible for such
grave violations of international law as genocide, war crimes, and crimes
against humanity must be prosecuted in fair trials conducted according to
international standards of due process. The mandate of the truth and
reconciliation commission should make clear that those persons accused of
leading roles in such crimes will be dealt with by the special court.
Since 1962, Burundi, where Hutu are in the majority but Tutsi have
historically held power, has seen several periods of widespread killing on
an ethnic basis. During a decade of civil war following th
e
assassination of President Melchior Ndadaye in October 1993, all parties
committed massive war crimes, including the slaughter of more than 100,000
civilians. A United Nations commission of inquiry in 1995
called the massacre of Tutsi following
Ndadaye's
murder a genocide, but no international court was established to try
alleged perpetrators.
"Given the expectations and anxieties about justice and reconciliation in
Burundi, negotiators bear a heavy responsibility to produce a firm timetable
for action by the end of the week," said Des Forges. "All the fine words
aside, it is only by setting up workable mechanisms that accountability and
justice can finally be ensured."
LE MINISTRE DE
LA COMMUNICATION, DES RELATIONS AVEC L'ASSEMBLEE ET PORTE-PAROLE DU
GOUVERNEMENT A DEJA RECU L'INVITATION POUR NEGOCIER AVEC LE MOUVEMENT
REBELLE FNL-PALIPEHUTU
Bujumbura, le 23 Mars 2006 (RTNB)-Le ministre de la
communication, des relations avec l'assemblée et porte-parole du
gouvernement monsieur Karenga Ramadhan a déclaré ce mercredi 22 mars 2006
que le gouvernement du Burundi a déjà reçu l'invitation pour négocier avec
le mouvement rebelle FNL/Palipehutu. Cependant, le ministre Karenga a
précisé que le gouvernement du Burundi veut négocier avec le FNL mais que
des préalables techniques doivent être clarifiés et il a ajouté que le
gouvernement du Burundi va envoyer à Dar-es-salaam
une équipe d'experts pour
s'assurer que les négociations peuvent réellement redémarrer.
L'AMBASSADEUR DE TANZANIE AU BURUNDI ANNONCE QUE L'INVITATION
A ETE DONNEE AU GOUVERNEMENT DU BURUNDI POUR REDEMARRER LES NEGOCIATIONS
AVEC LE MOUVEMENT FNL-PALIPEHUTU
Bujumbura,
le 23 Mars 2006 (RTNB)-La possibilité des négociations entre le gouvernement
du Burundi avec le mouvement rebelle FNL/Palipehutu se précise de plus en
plus et pour cause l'ambassadeur de Tanzanie au Burundi, le Général de
brigade Bernard Francis Mndolwa a déclaré ce mercredi 22 mars 2006 que son
pays la Tanzanie a adressé une invitation au gouvernement rebelle pour
négocier avec le mouvement rebelle FNL/Palipehutu. L'ambassadeur Mndolwa a
laissé entendre que les négociations avec le gouvernement et le FNL/Palipehutu
vont bientôt redémarrer à Dar-es-salaam en Tanzanie. La tâche n'a pas été
facile a-t-il ajouté mais le dispositif tout au moins du mouvement rebelle
FNL/Palipehutu est prêt.
L'ASSOCIATION
CONTRE LE GENOCIDE CIRIMOSE CELEBRE SA JOURNEE COMMEMORATIVE DE LUTTE
CONTRE LE GENOCIDE
Bujumbura, le 23 Mars 2006 (RTNB)-L'association
AC Génocide Cirimoso a célébré ce
mardi 21 mars 2006 au carrefour de la JRR
sa traditionnelle journée commémorative de lutte contre le génocide qui est
célébrée tous les 21 de chaque mois. Le président de cette association
Cirimoso a lu à l'intention de l'assemblée présente, une pétition destinée
au conseil de sécurité des Nations Unies afin d'empêcher le gouvernement du
Burundi de libérer les prisonniers qualifiés de " prisonniers politiques "
REMISE ET REPRISE AU MINISTERE DE L'INTERIEUR ET DE LA
SECURITE PUBLIQUE
Bujumbura, le 23 Mars 2006 (RTNB)-Il y a eu remise et reprise au
ministère de l'intérieur et de la sécurité publique ce mercredi 22 mars dans
l'après-midi . Le nouveau ministre de l'intérieur et de la sécurité
publique, le Général de brigade Evariste Ndayishimiye remplace monsieur
Salvator Ntacobamaze nommé chef de protocole d'Etat. Le renforcement de la
sécurité publique et la poursuite de la décentralisation sont les grands
chantiers que le nouveau ministre devra achever.
LES DEFENSEURS DE DROITS DE L'HOMME AFFIRMENT QU'ILS NE
SONT PAS PERSECUTES PAR LES POUVOIRS PUBLICS DANS L'EXERCICE DE LEUR
FONCTION
Bujumbura, le 23 Mars 2006 (RTNB)-Les défenseurs des droits de
l'homme au Burundi ont affirmé publiquement ce mercredi 22 mars 2006 qu'ils
ne sont pas persécutés par les pouvoirs publics dans l'exercice de leur
fonction. Les défenseurs des droits de l'homme au Burundi ont fait cette
déclaration au cours d'une conférence de presse tenue ce mercredi à
l'occasion de l'évaluation de la situation des droits de l'homme au Burundi
comparativement à d'autres pays de la sous-région.
LA PRESIDENTE
DE L'ASSEMBLEE NATIONALE EN VISITE A LONDRES OBTIENT UN APPUI DU BRITISH
MUSEUM DE LONDRES AU MUSEE VIVANT DE BUJUMBURA
Bujumbura, le 23 Mars 2006 (RTNB)-La présidente de l'assemblée
nationale, madame Immaculée Nahayo actuellement en visite à Londres en
Grande Bretagne vient d'obtenir un appui de la British Museum de Londres qui
se propose d'analyser la forme de partenariat à envisager avec le musée
vivant de Bujumbura. Le communiqué de presse qui est sorti du cabinet de
l'assemblée nationale pour annoncer la nouvelle, précise que des experts
vont bientôt se pencher sur le dossier et analyser les besoins. Les
questions des droits de l'homme, des violences sexuelles, de la famine et de
la lutte contre les malversations économiques étaient à l'agenda des
discussions entre la présidente de l'assemblée nationale et les responsables
des Organisations Non Gouvernementales britanniques qui oeuvrent au Burundi
dont OXFAM, Christian AID, International Alert, Amnesty International et
bien d'autres.
LA FRANCE VA AIDER LE BURUNDI A
REALISER SES PROJETS DE DEVELOPPEMENT DES SPORTS, DECLARE L'AMBASSADEUR
DE FRANCE AU BURUNDI
Bujumbura, le 23 Mars 2006 (RTNB)-L'ambassadeur
de France au Burundi a déclaré à la presse à l'issue de son entretien
avec le ministre de la jeunesse et des sports monsieur Jean-Jacques
Nyenimigabo ce mercredi 22 mars 2006 que la France va aider le Burundi à
réaliser ses projets visant le développement des sports et de la jeunesse en
passant par la reconstruction et la réinsertion de la jeunesse.
RWANDA

Rwanda to join
EAC in Nov.: Tanzanian President
www.chinaview.cn 2006-03-24 Lu Hui
KIGALI, March. 24 (Xinhua)-- The visiting Tanzanian President Jakaya Kikwete
confirmed here Friday that Rwanda will join the East African Cooperation
(EAC) in November 2006.
"In the November Summit we will have a big celebration to welcome Rwanda to
the EAC," Kikwete said while addressing guests that attended a State
Banquet, held in his honor at the Intercontinental Hotel.
Earlier, during a Press Conference at the President's Office the Tanzanian
President had said that the team commissioned to study Rwanda and Burundi's
bid to join the regional grouping had completed its mandate in regard to
Rwanda's admission.
Very soon, probably by the end of this coming month, Rwanda will be
officially approved in the East-African Community. There are conditions set
for a new country to be recruited as a member of the community, Kikwete told
journalists.
The team that has been assessing Rwanda has finished and is now heading to
Burundi. "We are expecting a report about Rwanda in the coming month which I
personally don't doubt," he added.
Kikwete gave a brief roadmap of the EAC, saying that the first phase
involved the Customs Union to fix the internal and external tariffs, to be
followed by free trade unions, common currency and the political integration.
Meanwhile, in a joint communique signed by Presidents Paul Kagame and Jakaya
Kikwete, the Tanzanian President called on Rwandan investors to invest in
Tanzania, highlighting the strategic areas of investment.
Kikwete also hinted at the construction of the Kigali-Dar-es-Salaam railway,
saying that the African Development Bank had been instrumental in the
feasibility studies of its construction.
He, however, added that the two countries are yet to come up with a concrete
plan on the construction.
The two Presidents also agreed on strengthening the bilateral cooperation
between the two countries, and pledged to provide more support to Burundi
and the Democratic Republic of the Congo.
UGANDA

Ouganda: En réaction aux menaces de Kampala, le chargé d'affaires ougandais
convoqué au ministère des Affaires étrangères
Le Potentiel (Kinshasa) | 23 Mars 2006 | Albert Tshiambi | Kinshasa
Le chargé d'affaires ougandais, M. Ocana Big Jackson a été reçu hier
mercredi le 22 mars 2006 par le ministre congolais des Affaires étrangères
et de la Coopération internationale, Raymond Ramazani Baya.
Lors de cet entretien, le ministre des Affaires étrangères a exprimé
l'étonnement et le vif mécontentement du gouvernement congolais à la suite
des menaces proférées par Kampala, en rapport avec la présence des rebelles
ougandais en Rdc.
Pour le ministre, les déclarations faites par les autorités ougandaises et
relayées par la presse sont «particulièrement inamicales» et «totalement
inacceptables» au cas où elles seraient confirmées par la voie officielle,
indique un communiqué de presse du ministère des Affaires étrangères parvenu
à notre rédaction.
A cet effet, M. Ramazani Baya a demandé à son homologue ougandais de
rappeler au gouvernement de son pays les efforts entrepris par les Fardc et
la Monuc, depuis août 2005, pour venir à bout des rebelles ougandais de la
Lra, et de faire état de la volonté de Kinshasa de poursuivre et de
renforcer la pression militaire sur ces rebelles pour les déloger de la zone
du parc national de la Garamba. Le même communiqué indique que la réussite
de ce type d'opérations nécessite une franche collaboration entre les
services spécialisés de la Rdc et de l'Ouganda.
En outre, Ramazani Baya a fait remarquer que la «multiplication des
déclarations publiques et intempestives n'est pas de nature à assurer la
sérénité voulue pour des échanges indispensables d'informations entre
services».
Faisant allusion au succès remporté dans les opérations de désarmement
d'autres rebelles ougandais à Beni, où l'Ouganda a même installé un bureau
de liaison avec l'accord de Kinshasa, le chef de la diplomatie congolaise a
souligné que les propos tenus à Kampala «sont en contradiction avec la
réalité sur le terrain».
A en croire Ramazani Baya, Kampala doit porter ses allégations devant la
structure ad hoc qu'est la «Tripartite Plus 1» qui regroupe la Rdc,
l'Ouganda, le Rwanda et le Burundi, au lieu de le faire sur la place
publique.
Au demeurant, le ministre congolais des Affaires étrangères a informé son
hôte que le gouvernement de la Rdc va saisir, dans les jours à venir, la
partie ougandaise en vue de convenir des voies et moyens d'exécution
volontaire des prescrits de l'arrêt rendu le 19 décembre 2005 par la Cour
internationale de justice de la Haye à l'encontre de l'Ouganda.
TANZANIE:

Tanzanie :
Zanzibar frappée par une grave sécheresse
STONE TOWN-ZANZIBAR, le 22 mars
(IRIN) - La grave sécheresse qui frappe l'île tanzanienne semi autonome de
Zanzibar a détruit près de 4 000 hectares de culture céréalière et décimé 50
têtes de bétail, selon le rapport publié mardi par le Rapid Vulnerable
Assessment Task Force Committee, après une enquête de deux semaines.
" Mon équipe a mené une enquête dans neuf des dix districts des îles d'Unguja
et de Pemba et a constaté que la plupart des cultures de septembre 2005,
dont les plants de céréales, de maïs et de patates, ont été ravagées", a
déclaré Ali Hajji Ramadhani, le président de la commission de 14 membres,
créé le 27 février.
Selon lui, la région de la côte orientale de Zanzibar est la plus touchée et
le bétail meurt. Mais, a-t-il précisé, son équipe n'a pas étendu son enquête
à Stone Town, la capitale de l'île, où l'agriculture est peu développée.
" Si nous comparons la sécheresse qui sévit à Zanzibar avec celle qui touche
d'autres parties de l'Afrique de l'est, on peut dire que nous nous en tirons
mieux", a déclaré M. Ramadhani. " Cependant, certains foyers font maintenant
face à une pénurie nourriture, mais nos magasins sont approvisionnés".
Selon lui, le prix du bétail a chuté à tel point qu'une vache, qui coûtait
au moins 350 dollars américains, en tant normal, ne coûte plus que 150
dollars.
" Beaucoup de paysans ont également été contraints de tuer leurs vaches et
de vendre la viande des bêtes", a-t-il ajouté.
D'après les rapports 2003 de l'enquête du ministère de l'Agriculture et de
l'élevage sur la situation du cheptel en Tanzanie, Zanzibar avait près de
170 000 têtes de bétail, élevées en liberté pour la plupart.
M. Ramadhani a indiqué que son équipe était composée d'agronomes,
originaires de l'île, de météorologues, d'experts de la FAO (Organisation
des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture) et d'autres venus de
la Tanzanie continentale frappée elle aussi par une grave sécheresse.
" Depuis le début de la saison des pluies, le gouvernement a distribué 10
tonnes de riz et sept tonnes de semences de maïs aux paysans zanzibaris les
plus affectés par la sécheresse", a-t-il expliqué. " Nous avons aussi
suggéré aux autorités de distribuer du manioc et d'autres semences".
Selon M. Ramadhani, les paysans de Jambiani, Paje, Nungwi, Ukongoroni,
Tumbatu, et de Makunduchi, dans l'ile d'Unguja, et des zones de Pemba de
Micheweni, Mwambe, Vitongoji, Kangagani, Pujini, et de Kengeja recevront des
semences.
Le gouvernement a décidé de distribuer ces semences " parce qu'elles sont
adaptées à Zanzibar et qu'elles correspondent à la nourriture consommée par
la plus grande majorité de la population".
La majorité de la population de Zanzibar est composée de petits paysans, de
pêcheurs et de commerçants.
CONGO RDC
:

RDC: L’UE enverra des troupes en RDC
pour appuyer la MONUC
Olivier Nyirubugara/IRIN
Le siège des institutions européennes à Bruxelles en Belgique
NAIROBI, le 24 mars (IRIN) - Le Conseil de l’Union européenne a approuvé,
jeudi, le « concept » de l’envoi éventuel de troupes européennes en soutien
à la Mission des Nations unies en République Démocratique du Congo (RDC) en
vue des élections présidentielles et législatives qui auront lieu cette
année.
« Bien que l'existence d'un environnement stable et sûr pour les élections
relève avant tout du Gouvernement national de transition de la RDC, soutenu
par la MONUC, l'Union européenne est prête à y contribuer », a déclaré le
Conseil dans un communiqué publié à Bruxelles.
Selon le communiqué, l’Union Européenne déploiera environ 400 à 450
personnels militaires à Kinshasa et disposera d'une force en attente,
d’environ 800 hommes, basée hors du pays, mais rapidement déployable. Les
Européens envisagent également un soutien en matière de police.
Le Conseil a également mentionné la disponibilité d’un quartier général
d’opération de l’UE à l’Etat-major des forces armées allemandes à Postdam,
en Allemagne, pour la planification et le commandement de l’opération
militaire.
« La mission sera réellement européenne et multinationale, de nombreux Etats
membres ayant exprimé leur disposition à y participer, plusieurs d'entre eux
en fournissant des troupes », précise le communiqué.
Le succès des élections en RDC est primordial pour la RDC et le reste du
continent, estime le Conseil. « Il aura un impact majeur sur la paix et sur
le développement dans la région des Grands Lacs et dans l'ensemble de
l'Afrique ».
L’Union européenne est le premier donateur en RDC, « à travers son aide
économique, son soutien politique ainsi que par ses missions de police et de
réforme du secteur de la sécurité ».
A l’appel du Secrétaire général des Nations unies Kofi Annan, elle a conduit
une opération militaire dénommée « Artemis » à Bunia, à l’est du pays, en
2003.
Le Conseil européen accepte une nouvelle fois d’appuyer la MONUC en RDC
suite à une demande des Nations unies en date du 27 décembre 2005.
Congo-Kinshasa: L'Eusec estime les effectifs des Fardc à environ 100.000
hommes (Page 1 of 2)
Le Potentiel (Kinshasa)/18 Mars 2006 / Monuc/ Kinshasa
En mai 2005, l'Union européenne a établi une mission en République
démocratique du Congo pour assister la réforme du secteur de la sécurité,
Eusec.
Son mandat sera renouvelé d'ici quelques jours. L'Eusec conseille les
autorités congolaises sur le processus d'intégration des Forces armées de la
République démocratique du Congo et aide à la mise en oeuvre de la réforme
administrative de l'armée congolaise, dossier d'autant plus sensible que la
sécurité des prochaines élections dépend en grande partie de la discipline
et du soutien logistique de l'armée et de la police congolaise. Dans une
interview diffusée sur le site de la Monuc, le général Pierre-Michel Joana,
chef de l'Eusec, fait le point sur l'avancement de la réforme.
Quelle est la tâche de l'Eusec?
Les composantes militaires ont clairement surévalué leurs effectifs. L'Eusec
est une mission de l'Union européenne qui a pour objectif d'aider à la
réforme du secteur de la sécurité au Congo. On a commencé cette mission le 2
mai 2005, en s'occupant de l'armée et notamment de tous les aspects du
processus d'intégration.
L'Eusec a mis en place trois experts auprès du ministre de la Défense, du
chef d'Etat major général, du chef d'Etat major des forces terrestres qui
constituent le gros des troupes à intégrer. Nous avons aussi trois
conseillers au sein de la Commission nationale de désarmement,
démobilisation et réinsertion (Conader), de la Structure militaire
d'intégration (Smi) et du Centre de coordination des opérations conjointes (Ccoc).
Ce dispositif nous permet de suivre de près l'évolution du processus et de
conseiller les décideurs politiques et militaires sur les moyens de
débloquer des situations qui semblent parfois inextricables - ce qui arrive
assez fréquemment.
Quels sont les principaux problèmes que pose l'intégration de l'armée?
Le premier obstacle, c'est un problème de manque d'information générale sur
un processus qui est excessivement compliqué. Lorsque l'on parle aujourd'hui
des Forces armées de la République démocratique du Congo, il faut se
souvenir qu'elles proviennent de six différentes ex-composantes (Ndlr:
ex-gouvernementaux, ex-Anc, ex-Rcd Kml, ex-Mlc, les groupes armés de l'Ituri
et la composante Mai-Mai). Déjà, il faut identifier et sélectionner
l'ensemble des anciens belligérants, qui se battaient entre eux il y a
quelques mois encore, il faut les brasser, et ensuite il faut les intégrer
dans des brigades qui seront déployées sur le terrain selon les besoins
opérationnels définis par l'Etat-major général. Tout ceci se passe en
liaison avec la Mission de l'Organisation des Nations Unies en Rdc. La
difficulté est de faire comprendre à tous les acteurs, nationaux et
internationaux, l'ensemble des mécanismes dont nous nous occupons pour
éviter les blocages qui souvent apparaissent au cours du processus, qui, je
le répète, est long et compliqué.
Vous ne donnez pas de formation?
Non, l'Eusec est là à titre de conseil. Si les choses ne marchent pas bien,
je peux aller voir le ministre pour lui signaler où est le blocage et ce que
l'on peut faire pour améliorer les choses. Malheureusement cela est très
compliqué et les choses n'avancent pas aussi vite que nous aurions pu
l'espérer.
Et en ce qui concerne la solde de l'armée, quel est votre rôle?
Cela constitue le deuxième volet de notre mission. L'Eusec a fait venir une
mission d'experts au mois d'août dernier, chargée de faire un audit auprès
du ministère de la Défense pour identifier quels étaient les
disfonctionnements qu'il fallait corriger dans ce domaine. Ils ont travaillé
pendant un mois et fait un rapport volumineux, le rapport Eusec, dont tout
le monde a entendu parler. Selon ses conclusions, il fallait reconstruire le
système administratif de l'armée congolaise en commençant par le statut du
soldat. Car si on ne connaît pas les droits et les obligations des
militaires, l'on saura difficilement les rémunérations qui leur
correspondent. Ensuite, le gros problème est celui de la maîtrise des
effectifs. Les composantes ont clairement surévalué leurs effectifs. Il faut
donc les identifier afin de permettre au ministère de gérer ces personnels
et de planifier les budgets nécessaires à leur soutien. Ceci est un
programme qui est en cours et qui doit être terminé d 'ici la fin du mois de
juin.
C'est donc un recensement des militaires qui est en cours?
Tout à fait, à l'origine l'on parlait de près de 340.000 hommes au sein des
Fardc. Aujourd'hui, par contre, bien que le recensement ne soit pas encore
terminé, l'on peut estimer la totalité des effectifs de l'armée congolaise
autour de 100.000 hommes. Etant donné que la masse salariale est plus
faible, les salaires donc ont pu être augmentés, et ceci depuis le mois de
janvier dernier.
Les salaires ont augmenté de combien?
Le salaire des soldats est passé de 10 à 23 dollars par mois, ce qui est
encore insuffisant. Mais cela permet déjà une petite amélioration dans leurs
conditions de vie. Il y a tout un travail à mener sur les méthodes de
paiement des soldes. Jusqu'à présent c'était le commandement des unités qui
percevait l'argent des soldes et le distribuait directement aux soldats.
Cette pratique est en contradiction avec les règles de saine gestion
budgétaire. Ainsi, pour éviter qu'il y ait des problèmes de détournement ou
des contestations, nous avons proposé d'établir une chaîne de paiement
administrative qui ne soit pas confondue avec la chaîne du commandement.
Cela a été accepté, et nous sommes donc en train de mettre en oeuvre cette
réforme. Pour faire appliquer ce mécanisme, j'ai fait venir presque une
trentaine de spécialistes qui sont maintenant tous arrivés au Congo. Une
équipe travaille à Kinshasa, où elle s'occupe des questions du statut des
soldats, de la maîtrise des effectifs et de l'organisation de la chaîne de
paiement. Nous mettons aussi en place, dans les brigades intégrées dans
l'est du pays, des assistants qui vont contribuer à installer puis
développer cette nouvelle chaîne administrative avec des moyens modernes et
fiables pour être sûr que chaque soldat sera payé et identifié.
Quel est le soutien de la Monuc?
La Monuc, sous la proposition de M. Swing, le Représentant spécial des
Nations Unies en Rd Congo, a décidé qu'elle allait soutenir le processus de
paiement des salaires. La Monuc a donc commencé par fournir des observateurs
qui assistent avec les Congolais à la paie des salaires de l'armée depuis le
mois de décembre. Ce n'est pas la Monuc qui fournit l'argent, elle
accompagne les payeurs qui viennent de Kinshasa, pour les initier aux
nouvelles méthodes. Ce sont les payeurs qui perçoivent l'argent, puis vont
dans les différents bataillons et les différentes brigades de façon à verser
le salaire à chaque soldat en s'assurant que les soldats sont payés
conformément aux normes établies. La Monuc assure à la fois l'accompagnement
technique et administratif de cette opération ainsi que l'accompagnement
sécuritaire.
Jusqu'à quand allez-vous assister la réforme de l'armée?
L'Eusec assistera cette réforme jusqu'à ce que le nouveau système soit
stable et fonctionne correctement; on ne peut pas en effet accompagner le
paiement de la solde des militaires indéfiniment. Cela revient à l'armée
congolaise.
KENYA :

Le gouverneur de la banque centrale du Kenya accusé de corruption
NAIROBI, 23 mars (XINHUA) -- Le gouverneur de la banque centrale du Kenya
Andrew Mullei a comparu jeudi devant un tribunal à Nairobi pour corruption.
M. Mullei a rejeté cette accusation contre lui et a été libéré sous une
caution de cinq millions de shillings (environ 700.000 dollars).
Il y a une semaine, la justice kenyane a été saisie d'une affaire de fraude
la plus importante dans l'histoire du pays, implicant un montant estimé à
600 millions de dollars.
Six personnes, dont l'ancien chef du service des renseignements James
Kanyotu, l'ancien gouverneur de la banque centrale Eric Kotut, son adjoint
Eliphaz Riungu, l'ancien secrétaire au Trésor Wilfred Koinange, et un homme
d'affaire influent au Kenya Kamlesh Pattni ont été traduits en justice pour
détournement de grosses sommes d'argents dans le "scandale de Goldenberg".
La compagnie Goldenberg International Ltd a été accusé d'avoir reçu de
centaines de millions de dollars pour l'exportation de diamants et d'or à
l'époque de l'ancien président Daniel arap Moi, tandis que le pays n'en
produisait pas, selon des reportages
AFRIQUE DU SUD :

AFRIQUE
/ U A :
Bénin : la victoire de Yayi Boni à la présidentielle confirmée par la Cour
constitutionnelle
COTONOU, 24 mars (XINHUA) -- La Cour constitutionnelle, seule institution au
Bénin habilitée à proclamer les résultats définitifs de l'élection
présidentielle, a déclaré jeudi le docteur Yayi Boni, 56 ans, président élu
du pays, en attendant d'éventuels recours, confirmant ainsi les tendances
rendues publiques mercredi par la Commission électorale nationale autonome (CENA).
Yayi Boni, candidat indépendant et ancien président de la Banque
ouest-africaine de développement (BOAD), a remporté le deuxième tour du
scrutin du 5 mars dernier, en rassemblant 74,51% des suffrages, contre
25,49% pour son rival, Adrien Houngbédji, qui a déjà présenté ses
félicitations au nouvel élu.
L'investiture du nouveau président béninois est prévue le 6 avril prochain à
Porto-Novo.
La Mauritanie exporte ses premiers barils de pétrole vers la Chine
2006-03-24
DAKAR, 23 mars (XINHUA) -- La Mauritanie a exporté, mardi dernier vers la
Chine, 950 000 barils de brut produits depuis le 24 février dernier, a-t-on
appris jeudi de source bien informée de Nouakchott.
Selon cette source jointe au téléphone par Xinhua, le prix vendu de ce lot
de pétrole est de 4 à 5 dollars moins cher par baril que le tarif fixé sur
le marché du commerce du pétrole à Londres.
En avril prochain, les autorités mauritaniennes vont encore vendre 1,9
million de barils de pétrole à la Société pétrolière et chimique de Chine (SINOPEC).
Cette quantité de brut sera transportée vers la Chine par deux pétroliers
dans le courant du mois d'avril, indique la même source, sans préciser le
montant total de ce marché.
C'est le 24 février dernier que la Mauritanie a commencé à extraire ses
premiers barils de pétrole en off-shore sur le champ de Chinguetti à 80 Km
de la capitale Nouakchott. Du coup, la Mauritanie est devenue l'un des pays
africains producteurs de pétrole, aux côtés du Nigeria, du Tchad, du Gabon,
de la Guinée- équatoriale, de la Libye et de l'Angola.
La production sur ce champ pétrolier - le premier découvert en Mauritanie -,
devrait progressivement atteindre la capacité de 75. 000 barils quotidiens.
L'exploitation de trois autres champs offshore devrait suivre dans les
années à venir, dont le plus important d'entre eux, "Tiof", sera
opérationnel en 2007, selon des sources officielles.
Selon des statistiques officielles, le gouvernement s'attend en 2006 à une
production globale de 18,4 millions de barils dont 35% (estimés à près de
200 millions de dollars) reviennent à l'Etat, et le reste au consortium
d'exploitation dirigé par la compagnie australienne Woodside.
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