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 EN BREF, CE 23 AVRIL 2006 ...
 
 

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DAM, NY, 23/04/2006
 



EN BREF ...

 

 

 

 

 

 

ANNEXES :

 

 

BURUNDI :

 

LE CHEF DE L'ETAT BURUNDAIS RECOIT LA CONSEILLERE SPECIALE DU PRESIDENT AMERICAIN POUR LES AFFAIRES AFRICAINES
Bujumbura, le 22 Avril 2006 (RTNB)-Le président du Burundi Pierre Nkurunziza a reçu en audience dans son cabinet de travail la conseillère du président américain pour les affaires africaines. Cette dernière a indiqué à l'homme d'Etat burundais que son pays apprécie les efforts engagés pour conduire le pays sur la voie de la démocratie et du développement. La conseillère du président Georges Bush était venue au Burundi dans le cadre de la Commission Mixte Tripartite Plus qui regroupe le Burundi, le Rwanda, la RDC et l'Ouganda en vue de restaurer la sécurité et la stabilité dans la sous-région.
 


 

COMMUNIQUE DE PRESSE DE LA SECTION DU PARTI CNDD-FDD BELGIQUE

Le 22 avril 2006, les militants du parti CNDD-FDD, section Belgique se sont réunis en Assemblée générale ordinaire, à Bruxelles, pour élire le comité de la section.

Conformément au Règlement d’Ordre Intérieur de cette section, quatre postes étaient à pourvoir :
- le Président de la section ;
- le Vice - Président de la section ;
- le Chargé de la communication et de l’information ;
- le Trésorier ;

Ont été élus :
- Président : Mr RUHOMVYUMWORO Pascal ;
- Vice – Président : Mr BUGERERE Séverin ;
- Chargé de la communication et de l’information :
Mme INAMAHORO Faouzia ;
- Trésorier : Mr HABARUGIRA Jean ;

Pour le comité électoral
Kubwayo Félix

 


 

LE LEADER DU FNL PALIPEHUTU AGATHON RWASA PEUT ETRE ARRETE D'UN MOMENT A L'AUTRE
Bujumbura, le 22 Avril 2006 (RTNB)-Le chef de la diplomatie burundaise madame Antoinette Batumubwira a fait savoir que la Commission Tripartite Plus s'est engagée à traquer les éléments rebelles qui sèment la terreur dans la sous-région des grands lacs. Elle a fait savoir que même si les négociations avec le FNL/Palipehutu sont attendues à Dar-es-salaam. Le leader du FNL/Palipehutu Agathon Rwasa peut être interpellé dans ses mouvements de déstabilisation conformément aux décisions prises par la Commission Tripartite Plus (Rwanda, Burundi, RDC et l'Ouganda). Cette commission demande l'implication de la communauté internationale, du conseil de sécurité et de l'Union Africaine pour que les forces négatives soient complètement anéanties. Le chef de la diplomatie rwandaise Charles Muligande a dores et déjà salué la bonne volonté de la communauté internationale qui a fait arrêter le chef du mouvement FDLR, il est pour le moment emprisonné en Allemagne.


LE PRESIDENT PIERRE NKURUNZIZA S'ENTRETIENT AVEC LES REPRESENTANTS DE LA POPULATION DE CANKUZO
Bujumbura, le 22 Avril 2006 (RTNB)-Le président du Burundi Pierre Nkurunziza vient de s'entretenir avec les représentants des différents secteurs de la province Cankuzo. Au centre des échanges figuraient : la campagne de désarmement de la population qui doit se faire par étapes, la nécessité et le rôle de la commission "Vérité et Réconciliation", le bien fondé des maisons pré-fabriquées ainsi que la reconstruction du pays. Le chef de l'Etat a profité de l'occasion pour expliquer à la population de Cankuzo que désormais l'Etat va lutter énergiquement contre les malversations économiques. A cet effet il a fait savoir que la loi anti-corruption vient d'être promulguée.

 


 

LE MINISTRE DE L'INTERIEUR AFFIRME QUE LES POLICIERS QUI COMMETTENT DES BAVURES DOIVENT ETRE SANCTIONNES
Bujumbura, le 22 Avril 2006 (RTNB)-Le ministre burundais de l'intérieur et de la sécurité publique le général de brigade Evariste Ndayishimiye a indiqué à la presse que les policiers qui commettent des bavures doivent être sanctionnés conformément à la loi, s'ils ne sont pas sanctionnés leurs chefs le seront à leur place a-t-il dit. Le ministre de l'intérieur a néanmoins fait savoir que des sessions de formation doivent être multipliées, en vue de relever les lacunes constatées au niveau de la déontologie policière.
 

LE BURUNDI ABRITE LES TRAVAUX DE LA COMMISSION MIXTE TRIPARTITE PLUS UN (BURUNDI-CONGO-RWANDA-OUGANDA)
Bujumbura, le 21 Avril 2006 (RTNB)-Le ministre burundais des relations extérieures et de la coopération madame Antoinette Batumubwira a ouvert le 20 avril 2006 les travaux de la " commission mixte tripartite plus un " regroupant le Burundi, la République Démocratique du Congo, le Rwanda et l'Ouganda. Il était question d'analyser ensemble l'épineuse question de l'insécurité provoquée par la présence des éléments rebelles qualifiés de " Forces du mal " qui sèment la terreur et la désolation dans la sous-région des grands lacs. Il s'agit particulièrement des FNL/Palipehutu, des FDLR et des éléments de la RRA du côté de l'Ouganda. Les quatre pays s'engagent donc à travailler en synergie pour faire face à cette situation. La rencontre de Bujumbura est appuyée par les Etats-Unis d'Amérique et l'Union Africaine ; l'Union Européenne suit également de près la situation.

 


 

Normalisation et optimisme au Burundi: levée du couvre-feu après 34 ans

22 Avril, 2006  www.bbc.co.uk

Pierre Nkurunziza estime que la stabilité est revenue.
Au Burundi, après les élections de l'an dernier qui ont vu l'arrivée au pouvoir de l'ex-rebelle Pierre Nukurunziza, la situation se normalise peu à peu. Les autorités ont annoncé la levée du couvre-feu, qui était en vigueur depuis 34 ans. Et les Burundais sont maintenant optimistes, selon Robert Walker, de la BBC.
C'est durant les années 70 que le gouvernement burundais de l'époque, dominé par des tutsis, avaient décrété ce couvre-feu nocturne pour tenter de contrôler la situation au pays, dangereusement instable.


Mais cela n'avait pas empêché le Burundi de sombrer dans le chaos, quand des groupes hutu, répondant à une répression de plus en plus brutale des forces armées, étaient entrés en rébellion.

Mais les choses ont bien changé. L'an dernier, un nouveau gouvernement a été élu aux termes d'accords de paix, mettant fin à une guerre civile qui avait duré douze ans, faisant près de 300 000 morts.

Et les autorités estiment aujourd'hui que les restrictions en vigueur durant les années de conflit ne sont plus nécessaires.

Une nouvelle confiance

Le scrutin de l'an dernier a mis fin à douze ans de guerre civile.

La paix est revenue dans la quasi-totalité du Burundi, où seul un groupe rebelle, les Forces de libération nationale (FLN) reste actif. Le gouvernement tente de conclure un accord de paix avec lui.

Et les Burundais, dans l'ensemble, sont de plus en plus confiants dans leur avenir.

Une nouvelle stabilité dûe aux accord de partage du pouvoir qui garantissent à la minorité tutsi une présence équitable au sein du gouvernement et du parlement.

Les nouvelles autorités doivent maintenant s'atteler à la reconstruction du pays, et surtout d'essayer de convaincre le FLN de se joindre enfin au processus de paix.

 

 

 

Non à l' Extrême-Droite BurundaiseEXTRÊME DROITE BURUNDAISE TUTSI  (EDBT)  AC GENOCIDE   FAIT UNE BLAGUE DE TRES  MAUVAIS GOÛT  A L'AUBE DU 34 EME ANNIVERSAIRE TRAGIQUE DU "GENOCIDE DES HUTU DU BURUNDI" DE 1972 (*) ET  DU 12 EME ANNIVERSAIRE DU GENOCIDE DES TUTSI  DU RWANDA DE 1994 ... 
L'EDBT FAIT DES PROVOCATIONS TRES TRES  DANGEREUSES ... ELLE OUBLIE QUE L'EPOQUE DES DICTATURES  MILITAIRES  ( MICOMBERO-BAGAZA-BUYOYA) EST REVOLUE.  DE PLUS, JOUER AVEC LE  GENOCIDE RWANDAIS DE 1994  EST ABJECT... 

 

Pour les âmes sensibles s'abstenir  ...  Voilà le texte  :

 

Malheureuse coïncidence, avril de triste mémoire du génocide au Burundi comme au Rwanda, devoir de mémoire   

  Bujumbura, le 21 avril 2006 (SurviT-Banguka, www.tutsi.org  )

Non à l' Extrême-Droite BurundaiseL’association de lutte contre le génocide AC génocide Cirimoso a prévu de mener tard dans la soirée de ce vendredi 21 avril 2006 une pensée spéciale sur le génocide des tutsi du Rwanda en avril 1994, la deuxième péripétie du génocide des tutsi du Burundi en avril 1972 et celui qui s’est abattu sur le séminaire de Buta en province de Bururi, c’était également en avril 1997. Comme tous les 21 de chaque mois depuis le génocide des tutsi de 1993 dans la foulée de l’assassinat du président Melchior Ndadaye par un groupe de militaires, ce ne sont des exemples que prend le président de l’association AC génocide Cirimoso, le professeur Venant Bamboneyeho, pour dit-il s’acquitter du devoir de mémoire. Et pour ce faire on doit s’approcher de cette triste réalité. Avant même le débat du soir, le professeur Bamboneyeho donne un avant-goût. Il indique que « partout où passe un génocide, une salle guerre éclate en même temps. Et il arrive que des gens qui ne sont pas ciblés par ce génocide soient des victimes encore plus nombreuses de la salle guerre ». Il ne maque pas d’exemples. C’est ce qui est arrivé en Europe, dit-il, avec les deux guerres mondiales. C’est peut être aussi ce qui est souvent souligné pour la fameuse année 1972 au Burundi dont certains théoriciens parlent toujours sans trop savoir ou sans faire la part de la vérité de tout ce qui se raconte, poursuit-il.
A ce propos, lorsque le génocide ou le mal absolu s’abat sur un peuple, une clarification des faits s’impose et il faut laisser la justice faire son travail. Selon le professeur Bamboneyeho, il n’y a plus de doute, le pouvoir du Cndd-fdd ne veut pas donner une chance à l’éclatement de la vérité encore moins laisser la justice travailler alors que c’est la seule voie possible pour aboutir à une réconciliation véritable entre les Barundi qui sont depuis 1965 à nos jours dans un tourbillon meurtrier. Un signe qui ne trompe pas sur la mauvaise foi du gouvernement Cndd-fdd c’est la libération de janvier à mars 2006 de plus de trois milles détenus dits politiques mais dont la plus part avaient été condamnés pour avoir commis le génocide des tutsi en octobre 1993. Certains avaient même étaient condamnés à mort. Tous ont été libérés dans l’indifférence totale des victimes. Un acte qui a choqué non seulement les gens qui luttent contre le génocide, mais aussi toute personne éprise de paix.

 


RWANDA

 

Médaille controversée de l'Université de Sherbrooke au président du Rwanda
 

Le samedi 22 avril 2006 /   Paul Kagame  /   Caroline Touzin /  La Presse

L'Université de Sherbrooke marche sur des oeufs. Malgré la controverse entourant la visite « privée » au Canada du président du Rwanda, Paul Kagame, en début de semaine prochaine, l'établissement tient à lui remettre une médaille pour rendre hommage au peuple rwandais.

« L'Université souhaite remettre une médaille au peuple rwandais pour souligner son courage et son travail de réconciliation. Évidemment, on la remet au président du pays, mais ce n'est pas un hommage personnel. C'est un hommage fait au peuple rwandais », a dit à La Presse le directeur du cabinet du recteur de l'Université de Sherbrooke, Jacques Viens.

Le président du Congrès rwandais du Canada, Pierre Claver Nkinamubanzi, qui milite contre la venue du chef d'État, se dit « choqué » par une telle initiative.

Son groupe accuse Paul Kagame d'avoir été impliqué dans l'attentat d'avril 1994 qui a abattu l'avion qui transportait le président rwandais de l'époque, le Hutu Juvénal Habyarimana.

L'émission Zone libre, diffusée hier à Radio-Canada sur le « mystère Corneille », apporte aussi de nouveaux témoignages accréditant cette thèse.

Manque de preuves

Le président du Rwanda a toujours réfuté cette accusation. Les organismes Amnistie internationale et Human Right Watch ont d'ailleurs refusé de condamner sa visite au Canada, en raison du manque de preuves.

« Il y a eu un tribunal international qui a été mis en place après le génocide, balisé par l'ONU, qui n'a pas jugé nécessaire de demander à M. Kagame ou à des membres de son gouvernement de s'y présenter », indique pour sa part le directeur du campus de l'Université de Sherbrooke à Longueuil, Bernard Demers.

M. Demers revient d'une « mission exploratoire » au Rwanda qui s'est déroulée au mois de mars pour tisser des liens entre son établissement et cinq institutions d'enseignement supérieur là-bas.

Il s'est rendu à plusieurs reprises dans ce pays, notamment en janvier 1994, quatre mois avant le génocide.

« Il n'est pas question pour nous de juger Paul Kagame, mais il serait malheureux de toujours montrer du doigt la catastrophe de 1994. Il faut maintenant montrer le travail remarquable de réconciliation qui a été fait depuis, notamment avec les tribunaux populaires », croit l'universitaire.

L'Université de Sherbrooke ne pouvait pas préciser, hier, à quel moment la médaille serait remise au président du Rwanda.

Cela pourrait être à l'occasion de son passage à Montréal, mardi, dans le cadre d'une conférence intitulée Éducation et développement économique en Afrique, organisée par le Conseil canadien pour l'Afrique (CCA).

Le président de cet organisme voué à la promotion des relations d'affaires entre le Canada et l'Afrique, Lucien Bradet, est conscient de la controverse.

« Comme tous les leaders du monde, Paul Kagame a des choses dans son passé qui font que des gens ne l'aiment pas et d'autres l'aiment. Nous, on croit qu'on parle à un leader important qui peut faire la différence dans le futur », dit-il.

Aucune rencontre avec le premier ministre Stephen Harper ou le ministre des Affaires étrangères, Peter MacKay, n'est prévue, car la visite du président du Rwanda est « privée » et non pas officielle.

 


UGANDA

La Russie veut aider l'Ouganda à alléger sa crise électrique

KAMPALA, 22 avril (XINHUA) -- L'Ouganda, confrontée à une crise électrique, pourrait compter sur la Russie, qui a promis d'aider les Ougandais à alléger cette crise en encourageant ses géants du pétrole à investir dans le secteur énergétique de ce pays d'Afrique de l'Est, selon le quotidien Daily Monitor paru samedi.

L'ambassdeur de Russie en Ouganda, Valeri Utkine, a fait part de cette volonté de son pays au président ougandais Yoweri Museveni, lors d'un entretien centré sur les moyens de renforcer la coopération économique entre le deux pays, "en particulier dans le développement de l'électricité hydraulique et thermique", indique le journal.

La production électrique de la centrale Own Falls ne répond pas au besoin des Ougandais en électricité, ce qui entraîne des impacts négatifs sur l'économie et le commerce du pays.

L'ambassadeur russe a également réaffirmé à cette occasion que son pays était prêt à soutenir l'Ouganda dans la lutte contre le terrorisme international.


TANZANIE:

 

Epidémie de choléra en Tanzanie : 50 victimes recensées à Dar es Salaam

DAR ES SALAAM, 22 avril (XINHUA) -- Une épidémie de choléra a tué 50 personnes à Dar es Salaam depuis son apparition dans la capitale tanzanienne en décembre dernier, selon un bilan fourni par le ministère de la Santé.

Au moins 4 244 personnes ont contracté la maladie jusqu'à maintenant, a fait savoir le ministre tanzanien de la Santé, David Mwakyusa.

Les autorités sanitaires de la municipalité ont conseillé aux habitants de Dar es Salaam de prêter attention à l'hygiène de l'alimentation afin d'éviter la propagation de la maladie.
 


CONGO RDC   :

 

Le chef d’état-major des FARDC confiant en la tenue des élections en Ituri
www.radiookapi.net

Tous les Ituriens pourront participer aux élections sans problème. Le général Kisempia Sungilanga, chef d’état-major des Forces armées de la RDC l’a déclaré samedi au cours de sa rencontre avec le chef du bureau de la Monuc Bunia, rapporte radiookapi.net

Pour le général Kisempia Sungilanga actuellement en mission de travail dans l’Est du pays, le problème de logistique ne se pose pas comme tel au sein de l’armée congolaise. Il a reconnu que pour certaines activités, les besoins peuvent s’avérer élevés par rapport aux moyens disponibles. Ainsi des fois, il peut y avoir une rupture de munitions ou de vivres. Mais il s’agit là des situations d’exception, a souligné le chef d’état-major. «Sachez que 90%, je dirais même 95% du district de l’ituri est occupé par les Forces armées de la République démocratique du Congo et qu’aujourd’hui, sur toute l’étendue de ce district, nos compatriotes vaquent à leurs occupations, ce qui n’était pas le cas il y a deux ans», a fait observer le général Kisempia.

Selon lui, cette évolution positive est le fait des efforts des FARDC avec l’appui de la Monuc. Le chef d’état-major a ainsi rassuré que toutes les dispositions sont en train d’être prises pour que les élections se tiennent dans les meilleures conditions en Ituri comme partout ailleurs sur l’ensemble du territoire national. «Tout sera mis en œuvre pour qu’il en soit ainsi, et moi je vous dit qu’il en sera ainsi», a-t-il déclaré.

 


Ituri: le MRC recrute des démobilisés, selon le commissaire du district
http://www.radiookapi.net/article.php?id=4404

Le commissaire de district de l'Ituri dénonce le recrutement des démobilisés par le Mouvement des Révolutionnaires Congolais. Madame Pétronille Vaweka indique que ce nouveau recrutement est la conséquence de l'insuffisance des programmes de réinsertion communautaire des ex combattants, rapporte radiookapi.net

«Aujourd’hui, si un mouvement comme le MRC, un mouvement créé une fois encore en Ouganda, commence à recruter des jeunes déjà démobilisés, c’est parce que ceux-ci son sans moyens de vivre», a souligné en substance l’autorité du district de l’Ituri. Mme Vaweka estime à cet effet qu’il n’existe pas un vrai programme de démobilisation et réinsertion. Selon elle, les fonds alloués dans ce programme sont plus consacrés dans les procédures administratives que dans des projets réels de réinsertion sociale au profit de démobilisés. En plus, a indiqué la même source, les communautés locales n’ont pas été convenablement associées dans ce programme.

Rien d’étonnant, a conclu Pétronille Vaweka, que les jeunes démobilisés soient prêts à suivre tout aventurier qui leur propose de l’argent. Toutefois, l'autorité du district ne perd pas confiance. Elle estime qu'avec l'appui des personnes de bonne volonté, il y a moyen d'encadrer les jeunes démobilisés, de manière à ce qu'ils ne puissent être tentés à reprendre à nouveau les armes.

 


 

DROITS-RDC : La condamnation des soldats violeurs redonne l'espoir àd'autres femmes victimes
Juakali Kambale

KINSHASA, 23 avr (IPS) - Songo Mboyo, une petite localité perdue dans la forêt équatoriale congolaise, dans province septentrionale de l'Equateur, entre dans l'histoire comme symbole de la fin de l'impunité contre les viols collectifs en République démocratique du Congo (RDC).

Très peu de gens en ont entendu parler en RDC auparavant. Située à 500 kilomètres au nord de Mbandaka, la capitale de la province de l'Equateur, la localité de Songo Mboyo est l'objet d'une triste actualité à la suite de la condamnation à perpétuité de sept soldats congolais pour crimes contre l'humanité. Ils étaient poursuivis par la justice militaire pour viols d'au moins 119 femmes dont en majorité de jeunes filles mineures, dans la nuit du 21 et 22 décembre 2003.

Le procès qui, pour des raisons pédagogiques, a bénéficié d'un retentissement international, servira probablement de leçon aux éventuels auteurs d'atrocités similaires, estiment des analystes. La condamnation des soldats avait été prononcée le 12 avril 2006.

Le verdict du procès de Songo Mboyo a été favorablement accueilli par la majorité des Congolais qui commencent progressivement à intérioriser le concept de crimes contre l'humanité. Ils souhaitent toutefois que la justice militaire aille jusqu'au bout de sa logique en poursuivant tous les militaires auteurs des atrocités.

Les viols ont eu lieu, en décembre 2003, pendant que l'état-major général des Forces armées de la RDC (FARDC) procédait aux opérations de brassage de l'armée, de démobilisation et de réinsertion des militaires qui avaient choisi de rentrer dans la vie civile. Bon nombre des militaires, qui ont pris part aux atrocités, ne se trouvaient plus à Songo Mboyo pendant l'instruction du procès et ont échappé aux griffes de la justice à la grande colère de certaines femmes victimes de la localité.

"Nous n'avons pas vu tous les hommes qui avaient participé aux viols collectifs de 2003. Nous exigeons qu'on les retrouve et qu'on les juge comme les autres", s'écrie Marie-Rose Samba*, une femme victime de viol que la Mission des observateurs des Nations Unies au Congo (MONUC) avait transférée à Mbandaka, pour des soins appropriés. Elle avait tenu à assister au procès de Songo Mboyo.

Le procès de Songo Mboyo, c'est également celui de la justice congolaise accusée par la MONUC et les organisations de la société civile de ''complaisance avec les auteurs des crimes''. Selon Marcella Fabreto de la section des droits de l'Homme de la MONUC, la collaboration entre la justice congolaise et la MONUC n'a as été des plus parfaites dans la traque des auteurs des crimes de Songo Mboyo.

''Tout n'a pas été parfait dans notre collaboration avec le gouvernement congolais dans le dossier Songo Mboyo'', dit-elle à IPS. Certaines personnes, à plusieurs niveaux, ont visiblement entravé les enquêtes de la MONUC. ''Il y a eu des situations où la MONUC, après avoir repéré les militaires fautifs, n'a pas eu l'assistance nécessaire de la part du gouvernement congolais. Nous avions des noms et cherchions à identifier les militaires dans des camps de brassage, mais nous n'y avons pas eu accès''.

Ces militaires présumés coupables de viols collectifs appartenaient au 9ème bataillon des FARDC, essentiellement composé d'éléments de l'ex-rébellion du Mouvement de libération du Congo (MLC) de Jean-Pierre Bemba, actuel vice-président du gouvernement de transition, chargé de l'Economie et des Finances. Conformément à la logique des composantes politiques, ces soldats auraient bénéficié du parapluie protecteur de Bemba.

Ce que confirme, après enquête, Jean-Carlos Bomba, activiste des droits humains, basé à Mbandaka. "Les ONG de défense des droits de l'Homme s'étaient engagées pour détecter les militaires impliqués dans les viols collectifs de Songo Mboyo. Nous avons réussi à établir les noms et grades des militaires recherchés, mais rien n'a été fait pour les arrêter et les traduire en justice".

Au terme du procès, le gouvernement congolais a été déclaré civilement responsable des actes commis par la force publique. Il a été condamné par le tribunal à dédommager les victimes : 10.000 dollars pour la famille d'une femme qui est morte à la suite du viol, et 5.000 dollars à chacune des autres victimes. Les familles, dont les maisons avaient été pillées, recevront entre 200 et 500 dollars.

Par ailleurs, le procès de Songo Mboyo remet, sous les projecteurs de l'actualité, des crimes particulièrement plus violents commis contre les femmes congolaises dans d'autres localités du pays. Des habitants de Makobola et Kasika, dans la province du Sud-Kivu (est du pays), où des femmes ont été mutilées et enterrées vivantes, crient justice et exigent un procès en règle.

"Le procès de Songo Mboyo nous redonne l'espoir que les crimes commis à Makobola et Kasika ne resteront pas impunis", confie à IPS, Christophe Mulindwa, parent d'une des victimes de Makobola.

Des femmes ont été violées en masse dans plusieurs autres régions du pays par différents groupes armés. Durant les rébellions, le viol des femmes a même été dénoncé comme faisant partie de la stratégie de guerre des armées rebelles.

Les atrocités de Makobola et Kasika, commises en 1999, et dont un livre blanc a été tiré par le ministère congolais des Droits humains, auraient été perpétrées, selon les ressortissants de ces localités, par la rébellion du RCD-Goma (Rassemblement congolais pour la démocratie, aile Goma, soutenue par le Rwanda) qui s'en est toujours défendue.

"Les atrocités présumées de Makobola et de Kasika relèvent d'une propagande politicienne de l'ancien gouvernement sous Laurent Désiré Kabila, destinée à ternir l'image de notre mouvement auprès de la population congolaise", a rétorqué le député Moïse Nyarugabo, président du groupe parlementaire du RCD à l'Assemblée nationale.

En outre, des pygmées, en majorité des femmes, ont été massacrés et mangés par des militaires rebelles dans la forêt de Mambasa, dans la province de l'Equateur, des crimes confirmés par Monseigneur Paluku Sikuli du diocèse de Butembo-Beni et des journalistes dépêchés sur place.

Autant de crimes restés impunis jusqu'ici. Des militaires appartenant au MLC de Bemba avaient été accusés, à l'époque, d'actes d'anthropophagie dans cette province par des sources locales religieuses et de la société civile. Mais, le chef du MLC avait rejeté ces accusations.

Le procès de Songo Mboyo réveille les consciences au moment où certaines organisations de la société civile congolaise exigent la création d'un Tribunal international pour la RDC aux fins de juger des crimes qui ne seront pas pris en compte par la Cour pénale internationale (CPI). La CPI est en effet compétente pour des crimes commis après 2002, année de sa création.

L'archevêque de Kisangani, Mgr Laurent Monsengwo, s'en était fait le porte-parole auprès du secrétaire général des Nations Unies lors de sa visite dans cette ville, en mars dernier. "On ne peut pas parler de réconciliation nationale si des crimes d'une rare atrocité demeurent impunis", avait-il déclaré après son entretien avec Kofi Annan.

* (Un nom d'emprunt pour protéger l'identité de la victime). (FIN/2006)

 


 

Le Président Joseph Kabila évoque la paix comme facteur primordial du développement économique
Le Président Joseph Kabila a confié au journal New York Times qu’avec le retour progressif de la paix, la Rdc, un pays aux potentialités et ressources énormes, connaîtra un développement économique prodigieux et peut devenir le moteur de l’Afrique centrale
Kinshasa , 22.04.2006 | Politics www.digitalcongo.net

Les accords historiques de paix et les réformes à longs termes, comprenant les nouveaux codes d’exploitation forestière, d’investissements et d’exploitation minière, peuvent aider la Rdc ; un pays doté de beaucoup de ressources et de matières premières, à devenir le moteur de l’Afrique centrale.
Le Président Joseph Kabila est en train de restaurer la paix, la démocratie et la stabilité. Il est en train de rénover l’administration pour la rendre plus attrayante en vue d’appeler les investisseurs étrangers ; tel qu’il l’explique dans les lignes qui suivent.

New York Times : En avril 2003, vous avez signé un accord de paix selon lequel vous devriez rester à la tête du pays pendant la période de transition de deux ou trois ans. Après cette période, devraient intervenir les premières élections démocratiques depuis 1960.

Quels sont les défis à relever après les élections ?

Joseph Kabila : Nous avons besoin d’aide pour financer les élections, et pour cela, nous nous tournons vers la Communauté internationale. Les prochains grands défis seront : assurer la paix et la sécurité après les élections, maintenir la stabilité politique et économique, et faire en sorte que le développement devienne une réalité.

N.Y.T : La RDC est l’un des plus vastes pays d’Afrique, pays doté d’énormes ressources naturelles et économiques. Qu’attendez-vous de la part des potentiels investisseurs et que faites-vous pour les attirer ?

Joseph Kabila : La RDC a beau être l’un des pays les plus riches d’Afrique mais elle a besoin d’expertise, de financement, de technologie et de savoir-faire. Nous travaillons pour rendre le pays plus attrayant et y ramener les investisseurs. En 2002, nous avons adopté un code d’investissements qui a allégé la procédure pour la création des sociétés, en vue de faciliter l’arrivée des investisseurs dans le pays. Nous avons également mis en place une structure communément appelée, « Agence nationale pour la promotion des investissements » (ANAPI).

N.Y.T : Quels sont les secteurs les plus visés et où commencerez-vous avec la reconstruction ?

Joseph Kabila : L’exploitation minière a toujours été l’un des plus grands secteurs en Rdc, mais nous avons besoin d’investissements, de la technologie et d’une expertise éprouvée. Pour cela nous nous tournons principalement vers les USA, l’Australie, le Canada et l’Afrique du Sud. Nous avons certes des ressources et nous devons les exploiter. L’agriculture représente 50 % du produit intérieur brut (PIB), mais le problème est que cette agriculture n’est pas mécanisée. Voilà pourquoi nous insistons sur les investissements et l’expertise afin de relever l’économie du pays. Nous avons également des ressources pétrolières. Notre production actuelle est de 30.000 barils par jour, mais nous voulons, à la longue, l’augmenter jusqu’à 100.000 barils par jour ou plus.

Cependant, aucun secteur économique ne peut évoluer sans infrastructures solides. Dans le cadre du programme en cours de la Banque mondiale, nous sommes en train de reconstruire ce qui a été détruit pendant 40 ans de négligence. C’est cela notre grande priorité ; c’est pourquoi, les 60 % de tout ce que nous avons reçu ont été affectés dans la réhabilitation des routes, des ponts et autres infrastructures.

N.Y.T : Comment entrevoyez-vous l’avenir de la RDC ?

Joseph Kabila : Comme nous l’avons déjà souligné, notre pays est le moteur potentiel de l’Afrique. C’est pourquoi, après les élections, nous souhaitons que rien ne vienne freiner le décollage de la Rdc.

Les spécialistes de la République Démocratique du Congo dressent un tableau fabuleux de cet immense territoire

En ce qui concerne les potentialités, il est difficile d’égaler la République démocratique du Congo (RDC). A considérer sa superficie, le pays est plus vaste que l’Europe de l’Ouest, et possède d’abondantes ressources naturelles. A part le fait que la Rdc renferme 50% de la forêt africaine, elle renferme l’un des plus puissants bassins hydrauliques du monde, qui, exploité de manière adéquate, fournirait de l’énergie hydroélectrique dans tout le continent. Par le passé, l’exploitation du pétrole, du cuivre, du cobalt, des diamants, de l’or, du zinc et d’autres matières non précieuses ont constitué environ 75% des revenus d’exportation totale et 25% du PIB du pays.

Le sous-sol est aussi riche en minerais, entre autres le cobalt et le cuivre. La Rdc est, en volume, le troisième pays producteur mondial de diamants, bien que 90% de la production soient de qualité industrielle.

En 2003, le diamant représentait 70 % des revenus totaux d’exportation. La Rdc compte aussi en effet, des gisements d’or, et 80 % des réserves de colombite tantalite (coltan) au monde, une substance utilisée dans la haute technologie, notamment dans la fabrication des appareils téléphoniques...

C’est précisément ces richesses ont été à la base des guerres qui ont saccagé le pays au cours des dernières années, situation d’où le pays commence à sortir maintenant.

La dictature qui a dirigé le pays pendant une trentaine d’années depuis quelques années après l’indépendance en 1960, alors que le pays s’appelait Zaïre, l’a laissé dans une totale impasse sur le plan économique.

Laurent Kabila, soutenu par les forces militaires rwandaises et ougandaises, prit le pouvoir en mai 1997. La guerre, a cependant continué avec les armées des pays voisins qui se sont même combattues les unes les autres au sujet des frontières, des problèmes ethniques et du monopole sur le contrôle des mines.

Quand Laurent-Désiré Kabila fut assassiné en janvier 2001, son fils et ancien chef d’état-major de la force terrestre, Joseph Kabila lui a succédé. Il dirige maintenant un gouvernement de transition multipartite qui conduit aux premières élections démocratiques du pays, prévues en juin 2006. Avec l’aide des institutions financières internationales, le Président Kabila a réussi à rétablir la paix et à restaurer l’économie du pays tout en créant des conditions devant soutenir cette économie. Les résultats de la paix sont palpables : l’unification d’un vaste pays de 60 millions d’habitants, des ressources immenses, sa position stratégique au cœur même de l’Afrique, offrent à ce pays les possibilités de devenir le centre de gravité de la politique du continent.

Une nouvelle impulsion dans le secteur bancaire

L’un des défis que la Banque centrale en collaboration avec les partenaires internationaux comme la Banque mondiale et la Banque africaine de développement avaient à relever est notamment que la population reprenne à faire confiance dans le système bancaire tout en faisant marcher l’économie. Durant les dernières années de guerre, d’incertitude politique, de destruction des infrastructures, de manque de données, et surtout de pauvreté endémique, les transactions se faisaient de manière illégale, à un taux dépassant même 95%, selon certaines sources financières et commerciales.

Le secteur bancaire en particulier, doit travailler durement pour reprendre sa place dans l’économie du pays au moment où l’on note des signes encourageants de relance dans ce secteur avec notamment l’arrivée des investisseurs étrangers tels que, Citybank, Stanbic et Rawbank.

Par le passé, ce secteur était largement conduit par le mouvement coopératif mais le nombre de ces agences avait diminué dans la décennie 80, ceci pour plusieurs raisons comme le gel et la perte des investissements de la population dans des obligations imposées par le gouvernement (par exemple celles décidées en 1992 par la Banque centrale et qui n’ont jamais été payées).

Le secteur bancaire officiel, travaillait presque sans capitaux, sans liquidités, et avec un faible taux de transactions avec la Banque centrale. Le gouvernement ne s’est pas occupé de rechercher les moyens de rétablir un système bancaire solide dans le pays. En 2002, en effet une loi sur les coopératives a été adoptée tandis que la loi bancaire définissant le statut juridique et les obligations et intermédiaires financiers est en cours d’élaboration.

Les projets d’avenir pour la modernisation du secteur, comprennent également l’introduction des machines de détection automatique.

La Banque centrale du Congo est membre du projet de normalisation des paiements dans la région de l’Afrique australe

La Banque Centrale du Congo travaille en étroite collaboration avec les autres banques d’Afrique centrale et surtout avec celles des pays de la Communauté de Développement Economique des Pays d’Afrique Australe (SADC) et participe au projet pour l’uniformisation des modalités et des conditions de paiement dans la région d’Afrique australe. Avec cette redynamisation du secteur bancaire, la Rdc entrevoit un avenir radieux dudit secteur.

L’une des plus anciennes et prestigieuses banques du pays et qui s’est maintenue jusqu’ici c’est la Banque Commerciale du Congo (BCDC). Fournissant des services tant à des individus qu’envers d’autres banques, la BCDC, comme la Banque Internationale pour l’Afrique au Congo (BIAC), ont continué à investir en dépit de la mauvaise situation du pays ; introduisant ainsi de nouvelles technologies comme le système de communication par satellite et des opérations bancaires par l’Internet. La BCDC compte parmi ses clients, le Bureau Central de Coordination (BCECO), qui traite avec la Banque mondiale pour la gestion des fonds provenant de l’étranger. Dans le monde des banques, figure aussi un nouveau venu : la « Trust Merchant Bank », ouverte depuis janvier 2005 à Lubumbashi.

Cette banque accorde de petits financements à la population tout en exerçant les tâches habituelles d’une banque. Selon Robert Levi, le Président de ladite banque, c’est seulement maintenant que les hommes d’affaires congolais commencent à déposer leur argent en banque au lieu de le garder chez eux. Le processus profite aux deux côtés ; les traditionnelles mauvaises relations entre la population et les banques sont en train de s’améliorer.

Des conditions idéales pour de petits financements

A beaucoup d’égards, la Rdc a des conditions idéales pour développer des initiatives demandant de petits financements locaux. Son gouvernement d’unité nationale regroupe à la fois les dirigeants des anciens gouvernements, ceux des anciennes rebellions ainsi que les représentants de la société civile, qui travaillent tous pour la consolidation de la paix, du progrès et de la stabilité économique.

Après une décennie de régression, le pays est en train de connaître une petite remontée économique et l’inflation a été maîtrisée. Le début de la libéralisation financière a permis d’entrer en contact avec les intermédiaires financiers internationaux comme le FINCA (Fondation pour l’Aide de la Communauté Internationale) ; ceci est en train de baliser la voie pour une plus large provision financière en faveur de la population congolaise.

Dans un environnement dominé largement par l’économie informelle et où la population ne se fie pas tellement aux intermédiaires financiers, il y a un besoin pressant que l’argent se mette à circuler.

La « Trust Merchant Bank » qui a ouvert en janvier de l’année dernière, fut créée justement pour répondre à la demande des petits crédits de la population.

Pour Robert Levi, Président de cette banque, « ceci est l’unique voie qui peut aider à sortir le pays de la pauvreté ». Etant bien au courant des risques que court l’installation d’une structure de microfinancement, M. Levi a rattaché les activités de ce service à un département conventionnel de la banque, de manière qu’après une année, on peut vérifier si ces activités ont marché ou pas. Des montants qui peuvent paraître illusoires à un Européen ou à un Américain, suffisent souvent pour monter et gérer de petites affaires ou une industrie familiale.

La « Trust Merchant Bank » prête entre 50$ et 200$ et surtout aux femmes et exige un remboursement de 100%. « Nous encourageons nos clients à épargner régulièrement », a dit M. Levi qui a ajouté qu’après le premier tour ils peuvent augmenter le prêt, tout en spécifiant aussi que le grand souhait de la banque est que les clients deviennent de petits entrepreneurs.

Dans un contexte de reprise de la situation politique, économique et sociale, le développement du secteur de la microfinance prend du temps et la réussite dépend des engagements à longs termes.

Selon M. Levi, n’importe quelle entreprise peut venir s’implanter en Rdc et y prospérer pourvu qu’elle s’ouvre à la population locale et accepte de coopérer avec elle.   (SL)   | MMC

 

 


KENYA :

EDUCATION-KENYA : L'enseignement de la langue maternelle efficace et difficile à la fois 
Joyce Mulama

NAIROBI, 22 avr (IPS) - Un débat sur le degré auquel l'enseignement de la langue maternelle améliore la qualité de l'éducation apparaît au Kenya, avec certains experts faisant campagne pour que la langue maternelle des enfants soit utilisée comme la langue d'instruction dans les écoles.

Le Kenya, tout comme un certain nombre d'autres pays à travers l'Afrique, a une majorité de ses enfants évoluant dans un système éducatif qui ne donne pas parfois l'instruction dans la langue qu'ils parlent à la maison -- qui est la langue qu'ils comprennent mieux.

Ceci, a-t-on dit, participe à l'analphabétisme -- et amène les gens à intégrer le monde de l'emploi avec des connaissances inadéquates.

Les experts soutiennent que les élèves sont mieux placés pour savoir lire et écrire lorsqu'ils commencent par apprendre dans leur première langue, et qu'ensuite ils vont graduellement vers une autre langue, que lorsqu'ils essaient d'apprendre directement dans une deuxième langue.

Des études conduites par l'Organisation des Nations Unies pour l'éducation, la science et la culture ont également montré que les enfants qui reçoivent l'éducation de base dans leur propre langue ont de meilleurs résultats que ceux qui sont seulement scolarisés en anglais.

Des campagnes entourant l'enseignement de la langue maternelle sont maintenant focalisées sur l'introduction de politiques qui s'attaqueront effectivement à l'enseignement de la langue maternelle dans les écoles.

Le Kenya, par exemple, a une politique d'enseignement de la langue maternelle qui permet aux enfants, à la maternelle et pendant les premières années du cours primaire, d'être instruits dans leur langue maternelle. Dans les classes supérieures du cours primaire et au cours secondaire, l'anglais devient la langue d'instruction.

Toutefois, cette politique semble n'avoir été mise en œuvre que dans des zones rurales, selon Mary Njoroge, directrice de l'enseignement de base au ministère de l'Education, de la Science et de la Technologie. ''La politique serait une réalité dans les zones rurales. Dans les zones urbaines, il n'y a pas (d'enseignement) uniforme de la langue maternelle'', a-t-elle déclaré à IPS.

Dans les zones urbaines, il n'est pas rare de voir des enfants âgés d'à peine deux ans parler l'anglais, qui est largement utilisée comme la langue d'instruction. On craint même que le kiswahili (la langue nationale du Kenya) n'ait été négligée. Il est seulement enseigné dans les écoles comme une matière.

''On ne met pas autant d'accent sur le kiswahili qu'on le fait pour l'anglais, qui est une langue étrangère et coloniale'', affirme Francis Ng'ang'a, secrétaire général du Syndicat national des enseignants du Kenya.

''Le kiswahili devrait être également développé comme une langue d'enseignement. Le niveau auquel il a été sous-utilisé pose beaucoup de questions. Ceci montre le poids de l'héritage colonial, et la tendance doit changer''.

Même s'il admet que l'anglais est utile, Ng'ang'a dit que les langues locales jouent un rôle important en faisant la promotion de la culture -- et en donnant aux enfants un sentiment d'appartenance et une identité.

''Il est alors important de promouvoir ces langues au tout premier niveau d'apprentissage comme les écoles maternelles, et de laisser ensuite les enfants être peu à peu introduits au kiswahili, et puis à l'anglais au fur et à mesure qu'ils gravissent l'échelle. Ceci doit être fait aussi bien dans les zones rurales que dans les zones urbaines'', souligne-t-il.

Toutefois, la promotion de l'enseignement de la langue maternelle requiert un vaste soutien.

''Cela nécessite beaucoup de sensibilisation des parents afin qu'ils puissent comprendre pourquoi il est important que les enfants soient instruits dans leur vernaculaire'', a indiqué Njoroge. L'anglais reste recherché par nombre de gens, qui le voient comme une langue supérieure, pour les lettrés. La campagne pour l'intensification de l'enseignement de la langue maternelle dans les écoles jouit également du soutien du Fonds des Nations Unies pour l'enfance (UNICEF).

''Nous soutenons que l'enseignement de la langue maternelle est important, exactement comme l'anglais, parce que nous vivons dans un monde globalisé et nous devons préparer les enfants à être à la fois des citoyens nationaux et internationaux'', déclare Haregot Teija Valladingham, conseiller régional par intérim pour les questions d'éducation à l'UNICEF, pour l'Afrique orientale et australe.

''Par ailleurs, lorsque nous parlons de la réalisation de l'éducation pour tous, nous devons aborder cela (enseignement de la langue maternelle)''.

Mais le coût de la mise en oeuvre du système d'enseignement de la langue maternelle constitue un défi.

''Ceci est cher parce que les enseignants doivent être formés et les livres traduits dans les diverses langues. Nombre de pays ont plusieurs langues maternelles'', note Valladingham.

L'Ouganda a été confronté à ce défi. Avec une politique qui fait en sorte que la langue locale appropriée soit le moyen d'instruction dans les zones rurales durant les quatre premières années d'enseignement primaire, l'un des obstacles majeurs a été le coût élevé de la préparation et de la production des manuels scolaires et autres matériels didactiques de base dans plusieurs langues (l'Ouganda compte plus de 30 langues).

Le gouvernement a pu, selon certaines informations, produire du matériel dans environ 20 langues.

Certaines matières résistent également à la traduction dans la langue maternelle.

''Il est difficile d'enseigner et de traduire des concepts comme les maths et la biologie dans des langues locales -- Pourquoi ne pas utiliser l'anglais? L'anglais est facile pour communiquer'', a déclaré à IPS récemment, Nelson Kaperemera, directeur de l'enseignement de base au Malawi.

Le Malawi s'est lancé dans l'enseignement de la langue maternelle, où la langue nationale - le chichewa - est utilisée comme un moyen d'instruction dans les quatre premières années d'enseignement primaire. (FIN/2006)
 


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