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 EN BREF, CE 20 MARS 2006 ...
 
 

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DAM, NY, 20/03/2006
 



EN BREF ...

 

 

 

 

 

 

 

 

ANNEXES :

 

 

BURUNDI :

 

Le mot qu’il faut. De nouveaux visages en diplomatie
umuco.com : lundi 20 mars 2006.

BRUXELLES, U.N.A.-Le nouveau corps diplomatique est là. Le Président de la République n’y est pas allé par le dos de la cuillère car son parti s’y trouve en bonne position. Remplacé du gouvernement par Venant Kamana, Joseph Ntakarutimana vient d’être propulsé au poste d’ambassadeur du Burundi aux Nations Unies, à New York. Toujours au pays de l’oncle Sam, l’ambassadeur du Burundi auprès du gouvernement Bush est Célestin Niyongabo. Au Canada, une dame remplace une autre. Appollonie Simbizi, la veuve de Cyriaque Simbizi ( ministre de la Communication emporté dans l’attentat contre l’avion du Président Habyalimana le 6 avril 1994)devient ambassadeur du Burundi au Canada, en remplacement de Mme Kabushemeye.

A Bruxelles, le Président Nkurunziza a choisi d’y envoyer Laurent Kavakure, ancien diplomate aux USA et ancien conseiller diplomatique des Présidents Buyoya, Ndadaye, Ntaryamira et Ntibantunganya.

A Paris, le nouvel ambassadeur s’appelle Ildephonse Nkeramihigo et à Rome, le chef de cette mission sera Léopold Ndayisaba. Toujours en Europe, Rénovat Ndayivukiye sera ambassadeur en Russie et l’ancien journaliste de la Deutsche Wëlle Paul Mahwera auprès des organisations internationales à Genève. Une dame hérite de la représentation diplomatique à Bonn. Il s’agit de Mme Domitile Barancira.

En Afrique, Léandre AMURI représentera le Burundi à Dar Es Salaam en Tanzanie, Serges Karonkano à Kigali, Amissi Ntangibingura, en Egypte. L’ancien chef de protocole à la présidence de la République, le colonel Jérémie Ngendakumana sera ambassadeur du Burundi au Kenya et Nsanze (pas Térence mais Augustin), ambassadeur du Burundi à l’Union africaine. Augustin Nsanze ancien professeur à l’université du Burundi, était deuxième conseiller d’ambassade à New York, un poste qui ne semblait pas trop lui plaire. Côté organisations internationales, Mme Bigayimpunzi représentera le Burundi à la Francophonie.

Enfin, M.Gabriel Sabushimike devra commencer à apprendre comment manger avec des baguettes et dire "nihan". Il sera à Pékin le représentant du Burundi.


 

LE MINISTRE DU COMMERCE ET DE L'INDUSTRIE A DONNE DEUX MOIS AUX DETAILLANTS DES BOISSONS BRARUDI POUR S'ALIGNER AUX MODELES DE PRIX AUTORISES
Bujumbura, le 20 Mars 2006 (RTNB)-La mesure présidentielle de baisser les produits Brarudi ne trouvera pas d'exceptions. Et pour cause, le ministre du commerce et de l'industrie n'y est pas allé par quatre chemins en déclarant qu'il donne deux mois à tous les détaillants des boissons Brarudi pour s'aligner aux modèles de prix autorisés par le ministère du commerce et dont le paiement de l'impôt est conséquent. La décision faite suite à l'observation des prix différents pratiqués dans les buvettes de même modèle de prix autorisé.

UNE DELEGATION DU FONDS MONETAIRE INTERNATIONAL EN VISITE AU BURUNDI PROMET UN DECAISSEMENT DE VINGT DEUX MILLIONS DE DOLLARS POUR SOUTENIR LA BALANCE DES PAIEMENTS DU BURUNDI
Bujumbura, le 20 Mars 2006 (RTNB)-Une délégation du Fonds Monétaire International (FMI) vient de séjourner au Burundi du 28 février au 18 mars 2006. D'abord, la délégation du FMI était venue pour participer à la conférence des partenaires relatif au programme d'urgence 2006, ensuite la délégation du FMI devait mener des discussions et trouver un accord sur les politiques et les objectifs macroéconomiques et structurels pour 2006 relatifs au programme de réduction de la pauvreté. Monsieur Paul Mathieu, chef de division au département Afrique du FMI qui conduisait la délégation, a animé une conférence de presse le samedi 18 mars 2006 au terme de sa mission et a déclaré qu'il s'est réjoui des performances réalisées et que le FMI ne cessera pas de plaider en faveur du Burundi. Il a ajouté que déjà au mois de juin 2006, le conseil d'administration du FMI autorisera le décaissement d'environs vingt deux millions de dollars pour soutenir la balance des paiements du Burundi. Monsieur Paul Mathieu a déclaré en outre que l'année 2006 sera un tournant important dans la relance des investissements au Burundi. A la question de savoir si les salaires des fonctionnaires seront revus à la hausse, le chef de division au département Afrique du FMI a indiqué que la question a été largement discutée et que les salaires des fonctionnaires seront revus avec la révision budgétaire du mois de juin.

 

LA PRESIDENTE DE L'ASSEMBLEE NATIONALE ENTREPREND UNE VISITE EN ANGLETERRE ET EN ECOSSE
Bujumbura, le 20 Mars 2006 (RTNB)-La présidente de l'assemblée nationale, l'honorable Immaculée Nahayo a entrepris depuis ce samedi 18 mars 2006, un voyage qui devait la mener en Angleterre et en Ecosse. Madame Nahayo a déclaré qu'au centre de cette visite se trouve l'échange d'expérience et le renforcement de la coopération entre le parlement britannique et le parlement du Burundi et qu'elle répond à une invitation des présidents des parlements des deux pays. La président de l'assemblée nationale compte rencontrer les ONG oeuvrant au Burundi pour leur demander de plaider en faveur d'une assistance accrue au Burundi.

L'AMBASSADEUR DE CHINE AU BURUNDI REMET AU GOUVERNEMENT DU BURUNDI UN DON D'EQUIPEMENT MILITAIRE
Bujumbura, le 20 Mars 2006 (RTNB)-Le gouvernement de la République Populaire de Chine vient d'accorder un don d'équipement militaire au gouvernement du Burundi. Cet équipement militaire qui a été offert solennellement par l'ambassadeur de Chine au Burundi ce vendredi 19 mars 2006 est d'une valeur de cinq millions de yuans et équipera plus de treize mille quatre cent soldats. Il faudrait préciser que le don du gouvernement chinois a été réceptionné par le Général de brigade Germain Niyoyankana, ministre des forces de la défense nationale et des anciens combattants.
 


 

Rwanda, Burundi to join EAC by 2007

By Philip Mwakio / Monday March 20, 2006
http://www.eastandard.net/hm_news/news.php?articleid=38161

Rwanda and Burundi could join the East African Community before the end of the year.

EAC secretary-general, Amanya Mushega, said it was just a matter of time before the two nations are admitted. Mushega spoke during a familiarisation tour of Mabati Rolling Mills (MRM) plant in Mariakani.

MRM is a Sh5 billion investment that produces steel coated coils for roofing for both local and export markets across Africa and beyond. Kenya, Uganda and Tanzania make up the EAC, which is headquartered in Arusha.

Mushega said Rwanda made a formal request to join the Community in 1996 while Burundi applied for admission in 1999.

"Heads of state from Kenya, Uganda and Tanzania during one of their meetings in 2002

had deliberated on the possibility of accepting the two new members,’’ Mushega said.

He said a number of issues had to be met before EAC ratifies their inclusion.

"Significant attempts have been to build institutional infrastructures required to co-ordinate the integration processes,’’ said Mushega.

Former East Africa Business Council chairman, Mr Hirji Shah, was with him. He said the signing of the EAC customs union protocol in March, 2004 represented a unique milestone in the integration of EAC.

He announced that the setting up of the Lake Victoria Commission was another important

milestone in ensuring that conflicts do not arise out of a natural ecosystem.

Kisumu has been designated as the headquarters of the new commission, which will

have an executive director and a deputy.

In the meantime, the second regional military joint exercise will be held in Uganda.

An inaugural exercise that brought together national defence forces from the EAC

member states was held in Tanzania this year. Kenya, Mushega added, will play host to a defence cultural and sports extravaganza later in the year in Nairobi.

 


 

LE PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE APPORTE ASSISTANCE A LA COMMUNE TANGARA EN PROVINCE NGOZI DONT LA POPULATION EST AFFAMEE
Bujumbura, le 20 Mars 2006 (RTNB)-Le président de la République monsieur Pierre Nkurunziza s'est rendu dans la commune Tangara en province Ngozi ce dimanche 19 mars 2006. Le président Nkurunziza apportait une assistance à la population de cette commune qui connaît une famine et une sécheresse sans précédent. Le président Nkurunziza a également rendu visite ce dimanche 19 mars 2006, le séminaire catholique de Mureke où il a offert un million de francs burundais et un récepteur de télévision aux élèves du séminaire de Mureke. Le président de la République a également promis d'accorder un équipement de cent matelas et du même nombre de lits à ce séminaire au cas où la section pédagogique était ouverte à ce séminaire l'année prochaine. Il va sans dire que l'équipement du séminaire de Mureke est vétuste. Le séminaire qui compte cinquante trois ans fait face à plusieurs problèmes dont le manque d'eau et de matériel de couchage.

HUIT PERSONNES ONT ETE ADMISES A L'HOPITAL DE RWIBAGA SUITE A UNE EPIDEMIE NON ENCORE CONNUE

Bujumbura, le 20 Mars 2006 (RTNB)-Huit personnes ont été admises à l'hôpital de Rwibaga depuis le 15 mars 2006 suite à une épidémie non encore clairement identifiée selon le docteur Patrice Barasukana, médecin provincial de Bujumbura rural. Le docteur Barasukana a indiqué à la presse que cette nouvelle épidémie surgie dans la commune de Mugongomanga se manifeste par les maux de tête, la toux et des douleurs à la nuque.

LES RAPATRIES DE LA ZONE RUKARAMU SONT LAISSES POUR COMPTE
Bujumbura, le 20 Mars 2006 (RTNB)-Les rapatriés de la zone Rukaramu de la commune Mutimbuzi ont de graves problèmes de subsistance. La télévision a montré ce dimanche 19 mars 2006 que ces rapatriés de Rukaramu manque de tout jusqu'à l'eau potable. Ils n'ont pas de terrain à cultiver ni de maisons pour les protéger contre le froid et la pluie. L'administration de la commune Mutimbuzi a installé ces rapatriés dans les locaux de la commune et l'aide humanitaire ne se presse pas pour arriver.
 


RWANDA

 

Rwanda: EU envoy discuss DRC elections

March 20, 2006 By Andnetwork .com  /
Source: New Times

President Paul Kagame recently met the European Union Special Envoy to the Great Lakes Region Aldo Ajello, and the two discussed issues concerning the forthcoming elections in the Democratic Republic of Congo slated for June.

Speaking to the press, after the meeting with President Kagame at Village Urugwiro, Ajello said that they had also deliberated about several other issues afflicting the region like the militia.

“There are problems that arise in any country during the election period, that’s what we wanted to discuss with President Kagame and other issues in the DRC,” Ajello said, Thursday 16. He added that countries in the region should assist in the DRC and revive options for peace and stability in the country that is a haven for militias who wreck havoc in the region .

There is an issue of stability in Burundi that we discussed with the President, and the armed militias that are still harbored in the Congo forests,” Ajello, who was accompanied by his Assistant Nadine Feyder and the United Kingdom Ambassador to Rwanda Jeremy Macadie, said.
Ajello also lauded the President for the achievements registered since the 2003 presidential elections. “President Kagame has worked beyond expectation since he was elected three years ago,” he said.

Ambassador Richard Sezibera, the Presidential Special Envoy to the Great Lakes Region said that Ajello’s visit centred on challenges in the region.
“Ajello’s visit to Rwanda is to update us on various affairs in the region including the success and challenges of the upcoming elections in the DRC,” Sezibera told journalists after the meeting.
Sezibera also said that the President and Ajello discussed about the armed militias in the region.

 


 

Rwanda: MPs query colleague’s escape

March 20, 2006   Source: New Times  By Andnetwork .com

The Rwandan parliamentarians have expressed serious concern over the alleged escape of their former colleague Brigitte Tuyishime, who allegedly slipped out of the country late last year.

During last Thursday’s plenary session, the legislators said they were disturbed that a person whose criminal dossier was being prepared could easily evade border checks without notice.
Henriette Sebera Mukamurangwa (Gikongoro) put to task a panel comprised of Fidel Mitsindo (RPF) and Mediatrice Uwiteguye (RPF), seeking to know whether reports that Tuyishime had fled were valid.

The duo was presenting a report on the security situation in the country following a tour by the Standing Committee on Security and Sovereignty last year. Mitsindo chairs the committee, while Uwiteguye was assisting him to present the report.


In response, Mitsindo urged members to recommend that the government issues an international arrest warrant against the former lawmaker.
“I suggest that we ask the relevant authorities to process an arrest warrant. It is a matter of concern,” Mitsindo said.


Though many MPs said they were ‘deeply disturbed’ by the escape, the motion was put on hold.
Tuyishime resigned her parliamentary seat on December 15, 2005, following her alleged scandalous attack on genocide survivors during a working tour in the then Butare province (now the Southern province).


She reportedly told members of the Standing Committee on Security and Sovereignty, on November 4, during a breakfast at Fauco Hotel that: “If only something can rid us of survivors, we can be peaceful; they are merely five.”


According to the Committee members who were with her on the trip, Tuyishime was reacting to an unlinked discussion regarding a woman in the then Gisenyi province, whose child was allegedly defiled by a genocide survivor several years ago, but who was instead briefly imprisoned without the due process of law in respect to the defiled kid.
A few days after The New Times broke the news of Tuyishime’s alleged derogative remarks on December 16, 2005 under the title, ‘New Genocide scandal unfolds’, her mobile phone was persistently switched off up to the time we went to press (Saturday evening).

Sources say Tuyishime vanished during the festive season, a few days after recording a statement with the Judicial Police. When The New Times visited her home in Kicukiro district on December 27, relatives said she ‘had travelled to her home in Gisenyi for New Year celebrations.’

Speaking to The New Times, last Saturday, Police Spokesman Superintendent Theos Badege was non-committal on the possibility of Tuyishime’s escape.
“What I can confirm is that at least she is not in police’s hands. I only hear rumours that she might have escaped,” Badege said Saturday, adding however, that the reports about the former MP fleeing the country would not derail police investigations.
“Once the dossier is complete, we will go through the due process to have her apprehended,” he said and added that even if it was true she fled, “today; it is very easy to arrest her through Interpol.”

“Nowadays, it’s simple to have a fugitive apprehended from any country. We just have to conclude the dossier and then workout the modalities of arrest,” Badege said.
He further observed that the police could not have arrested Tuyishime at a time when incriminating evidence against her was still scanty.
However, the Prosecutor General Jean de Dieu Mucyo said arresting a suspect from a foreign country is not as simple as when the suspect is at home.
“Certainly, if she fled, the situation is a bit complicated,” he told The New Times by telephone on Saturday.

He said that his office was yet to receive the dossier, adding that Prosecution was ready to take an appropriate action “upon receipt of the dossier.”
Giving an example of the recent arrest and deportation of one Sebastian, a defaulter who had fled to Malawi with millions of money belonging to the Bank of Commerce, Development and Industry (BCDI) ‘and various individuals’, the duo said the world was now united in bringing criminals to book wherever they are.
The two could however, not say which country they thought Tuyishime had fled to. But unconfirmed reports indicate that she could be in Belgium.

The National Electoral Commission (NEC) boss Prof. Chrysologue Karangwa, last Thursday, announced Claire Kayirangwa (UDPR) as Tuyishime’s replacement in the Chamber of Deputies.

Kayirangwa took oath last Friday alongside new Cabinet entrants Ambassador Stanislas Kamanzi (infrastructure), Sheikh Musa Fazil Harerimana (internal security) and Vincent Karega, the State Minister for Industry and Investment Promotion.

 



 

Rwanda: US company to sponsor coffee radio project
March 20, 2006   By Andnetwork .com  / Source: Newtimes
An American organisation, InterAmerican Coffee Inc. announced recently that it is sponsoring the new a project, the Coffee Lifeline Pilot Project, in Rwanda.

According to a release by the Freeplay Foundation issued March 15, the initiative will help coffee producers in remote communities access market information and agricultural and other technical advice.

The information, to be relayed by the National University of Rwanda Department of Journalism through ‘Freeplay Lifeline radios’ to farmers’ cooperatives, will benefit about 15,000 farmers. ‘The initiative is the first link in a planned global communication chain among coffee producers who often live in isolated areas’, the release indicates in part.
Quoting Alan B. Odom, the InterAmerican Coffee Vice President for Sales, the release adds: ‘Rwandan coffee farmers grow some of the finest coffee beans in all of Africa, indeed in the entire world. We are gratified to be able to assist these important partners in accessing vital information that will advance productivity and promotion of economic and social sustainability for their communities.’


The Executive Director of Freeplay Foundation Kristine Pearson, said the information will help farmers revitalize the coffee industry.
Dr. Tom Schilling, the Country Director for Partnership to Enhance Agriculture in Rwanda through Linkages (PEARL) noted that the initiative will help Rwandan coffee farmers ingratiate developments in the coffee sector.


‘InterAmerican Coffee has funded a programme that will enable farmers avoid the traps of the past, where they were lured to sell their coffee at a very low price,’ Schilling is quoted as saying in the release.
With offices in Houston, Oakland and Seattle in the US, InterAmerican Coffee imports and distributes high quality coffee to roasters and dealers throughout North America.
The company also has links with Neumann Kaffee Gruppe, the world’s largest coffee company.
 


 

Le génocide des Tutsis a fait 800 000 morts en cent jours
P. S.-E.  18 mars 2006, (Rubrique International)
Les massacres ont été perpétrés du 7 avril au 4 juillet 1994.

LE GÉNOCIDE des Tutsis du Rwanda débute le 7 avril 1994, au lendemain d'un attentat commis dans la soirée du 6 avril contre l'avion du président rwandais Juvénal Habyarimana. Cet attentat, non élucidé à ce jour, est tenu pour le signal déclencheur du génocide.

Dans les heures qui suivent, la machine à tuer se met en marche. Les personnalités rwandaises influentes, Hutus soupçonnés d'être «complices» de la «mauvaise race» et Tutsis, sont d'abord éliminées. Dix Casques bleus belges sont assassinés. A l'instigation, semble-t-il, du colonel Théoneste Bagosora, un gouvernement intérimaire est mis en place.

C'est sous l'autorité de ce gouvernement que, cent jours durant, d'innombrables tueries commises par les «petites mains» de la «population majoritaire» (200 000 personnes, selon certaines estimations, y participeront), les milices rwandaises – les Forces armées rwandaises (FAR) et la garde présidentielle – ensanglanteront le «pays des Mille collines».

Le 9 avril 1994, Paris lance l'opération «Amaryllis» visant à évacuer la population expatriée hors du Rwanda. La veuve du président Habyarimana, Agathe Kanziga, accompagnée de sa suite et aujourd'hui soupçonnée par le TPIR d'implication dans le génocide, est évacuée avant même les ressortissants français. Le 12 avril, l'ambassade de France est fermée et ses archives détruites. Lors d'une audience le 27 avril, le pape Jean-Paul II appelle à ce que «cesse ce génocide». Le 4 mai, dans une interview, le secrétaire général de l'ONU, déclare : «Il se déroule, à Kigali, un vrai génocide.» Après avoir réduit le 27 avril à 270 les effectifs des Casques bleus déployés au Rwanda, le Conseil de sécurité de l'ONU adopte le 17 mai la résolution 918 autorisant un déploiement de 5 500 Casques bleus.

Le 16 juin 1994, Alain Juppé, alors ministre des Affaires étrangères, parle de «génocide» au Rwanda et annonce une imminente intervention militaire française. Le 22 juin, le Conseil de sécurité adopte la résolution 929 qui permet de lancer l'opération «Turquoise» destinée «à mettre fin aux massacres partout où cela sera possible, éventuellement en utilisant la force». Le 4 juillet, Kigali tombe aux mains de la rébellion du FPR, entrée en guerre en octobre 1990. Le génocide a duré 100 jours, pendant lesquels 800 000 personnes ont été tuées.


 

Le génocide rwandais et le rôle de Paris
Marie-France Cros   - 18/03/2006-  La Libre Belgique 2006

De jeunes réalisateurs juifs français cherchent à  comprendre le génocide rwandais.«Tuez-les tous!» réunit d'importants documents sonores.   Ce dimanche à 20h50 sur la deux.
Sablon
A l'approche de la date anniversaire du déclenchement du génocide de 1994 au Rwanda, le 6 avril, les télévisions annoncent pour les semaines qui viennent des émissions consacrées à la tragédie elle-même ou à ses suites. «Tuez-les tous!», programmé ce 19 mars, constitue une bonne introduction puisqu'il s'agit d'un film qui retrace et explique les événements de manière didactique, bien qu'il passe trop vite sur les exactions commises par le Front patriotique rwandais (FPR, essentiellement tutsi; au pouvoir), qui ont pourtant donné une substance à la peur nourrie par la propagande du régime génocidaire.

Ce film a été réalisé par de jeunes juifs français, âgés de 15 ans en 1994, qui ont «voulu comprendre ce qui était arrivé à l'humanité dans les collines du Rwanda».

Les réalisateurs ont effectué un gros travail de recherche de documents sonores, qui permettent de montrer, outre l'idéologie raciste qui a fondé l'Etat rwandais, le double langage de l'ex-président hutu assassiné Juvénal Habyarimana, signant la paix un jour, affirmant qu'il s'agit «d'un bout de papier» et galvanisant les milices hutues le lendemain. Ou d'entendre les listes de personnes à tuer énumérées par Radio Mille Collines et cette curieuse annonce, le 3 avril 1994, avertissant qu'une «petite chose va commencer le 4 ou le 5 à Kigali» et «continuer les jours suivants».

Le rôle de la France

Français, les réalisateurs s'attachent particulièrement à démonter le rôle de leur pays dans le génocide. Pour eux, François Mitterrand a toujours voulu ne voir dans le cas du Rwanda qu'un épisode de la lutte d'influence en Afrique entre les puissances anglo-saxonnes et la France. Il cachera donc aux Français la participation décisive de leur armée aux combats entre armée hutue et FPR, aux contrôles d'identité durant lesquels les Tutsis étaient mis à part et «confiés» aux milices extrémistes hutues, et à la formation de ces dernières avant le génocide. Cela se fait d'autant plus facilement que, depuis 1991, des structures militaires parallèles avaient été mises en place en France, en liaison avec l'Elysée, explique le journaliste du «Figaro», Patrick de Saint-Exupéry, auteur d'un livre expliquant comment l'armée française a testé au Rwanda des théories de guerre contre-révolutionnaire dont le général de Gaulle, les jugeant trop dangereuses, avait exigé l'abandon. Paris connaissait pourtant les risques de génocide, dont l'avait prévenu son ambassadeur à Kigali dès 1991.

L'aide française se poursuivra après le début du génocide, avec une livraison de munitions lors de l'opération «Amaryllis», chargée d'évacuer les ressortissants français et 130 personnalités du régime hutu -dont l'idéologue Ferdinand Nahimana (condamné pour génocide par le Tribunal pénal international).

La France fut encore le seul pays occidental à recevoir les ministres du gouvernement du génocide. Elle ne se décida à intervenir au Rwanda, pour l'opération «humanitaire» Turquoise que lorsque la défaite de ses protégés s'y dessina -et ce fut avec du matériel militaire sophistiqué et rien pour transporter et soigner des réfugiés- protégés dont l'armée française organisa finalement l'évacuation vers le Zaïre/Congo, qui ne s'en est pas remis aujourd'hui encore. Vous avez dit «apprenti sorcier» ?

 


UGANDA

Museveni says it's time to finish LRA 'once and for all'

Nairobi, Kenya /  20 March 2006

Ugandan President Yoweri Museveni on Monday urged neighbouring states Sudan and the Democratic Republic of Congo (DRC) to help decimate insurgents from the Lord's Resistance Army (LRA), a rebel group that has waged a brutal war in the country's northern region.

A day after threatening to redeploy Uganda's military in the eastern region of the Democratic Republic of Congo if LRA rebels hiding there attacked his country, Museveni said the insurgents had already been driven from northern Uganda and southern Sudan.

"Remnants of them have now fled to the Garamba National Park of Congo. This area is under control of the United Nations and Kinshasa government. We should use the same cooperation to decimate this group," Museveni told an Inter-Governmental Authority on Development (IGAD) summit in Kenya.

Museveni said Uganda, DRC, the Khartoum government and the group in control of southern Sudan, the Sudan People's Liberation Movement, should work together "to finish this problem once and for all".

"Otherwise, these killers are using Congo now to kill people in southern Sudan in areas of Meridi and Yei," he said.

On Sunday, the state-owned New Vision newspaper quoted Museveni as saying that he would redeploy soldiers "with or without approval" in the eastern DRC to flush out the LRA insurgents if they attacked his country.

Kampala has long maintained that there are Ugandan groups holed up in the eastern DRC which pose a threat to its national security.

It used such claims to justify deployment of troops there and support DRC rebels during the vast central Africa nation's 1998 to 2003 war.

Last week, the Ugandan army reported that LRA leader Joseph Kony had fled his hideaway in southern Sudan and joined his deputy Vincent Otti in Garamba National Park, which lies in the volatile eastern DRC.

For the past 20 years, the hardened LRA rebels have terrorised civilians in the region, where they are blamed for forcing nearly two million people out of their homes, in addition to abducting children to serve in combat and as sex slaves.

The Ugandan army has failed to vanquish the LRA insurgents, who took over the leadership of northern Uganda's rebellion in 1988, two years into a conflict fuelled by perceived economic marginalisation of the region by Kampala.

The group distinguishes itself by its brutality and its total absence of a public political face, a characteristic that has made negotiating an end to the war near impossible. - Sapa-AFP


TANZANIE:

 


 


CONGO RDC   :

 

German MPs line up against DRC mission

 March, 2006  - Doha Time  - REUTERS
BERLIN: German parliamentarians from the right and left criticised on Sunday tentative government plans to send German troops to the Democratic Republic of the Congo (DRC), saying that the EU-organised mission was ill-defined and unrealistic.
“Without an overall concept, and this is apparently lacking in Berlin as well as Brussels, it is irresponsible to send German troops to Congo,” Guido Westerwelle, the leader of the liberal Free Democrats (FDP), told German daily Die Welt.
Members of the governing Social Democrats (SPD) and Christian Social Union (CSU) also attacked the plan to provide military protection for June elections in the vast central African country.
The UN has 17,000 peacekeepers in the DRC, but says they are over-stretched and has asked the 25-nation EU for additional personnel.
SPD politician Johannes Kars said it is unrealistic to expect that an EU force of roughly 1,500 troops could stabilise a country the size of the DRC.
“At the moment we don’t think it’s possible to make the decision” to send German troops, Kars told the Berliner Zeitung newspaper.
Foreign Minister Frank-Walter Steinmeier told parliament on Friday that if other EU nations are prepared to support the mission to safeguard the elections, the government would ask MPs to approve German involvement.
Germany and France are believed to be ready to send 500 troops each and are asking other EU countries to contribute a similar number between them. EU foreign policy chief Javier Solana has said he is confident Germany will lead the mission.
Chancellor Angela Merkel’s government, a coalition of Christian Democrats (CDU), CSU and SPD, would need a simple majority of the Bundestag to approve the mission for it to go ahead.
The chances of coming up short are minimal as the coalition has a commanding 448 seats in the 614-member lower house. But if a large number of MPs from the ruling parties joined the opposition in voting against the mission it would be a symbolic blow to the government.
Germany has said it will host a meeting of European defence officials this week to discuss military issues in connection with the proposed Congo mission.
Although Germany has substantial troops in Afghanistan and the Balkans, sending soldiers abroad remains a sensitive topic more than 60 years after the end of World War II.
It is only seven years ago that Germans engaged in their first combat operations since the war, taking part in Nato air strikes in Yugoslavia. – Reuters


 

Congolese rebel leader faces trial
• Monday, Mar 20, 2006
A rebel leader in the Democratic Republic of Congo (DRC), Thomas Dyilo, has been arrested in Kinshasha on Friday.

Our correspondent reports that Dyilo after the arrest had been transferred to the International Criminal Court in the Hague for trial.

He was charged for conscripting and enlisting under-aged children in hostilities during the DRC civil war in 1996.

The ICC had issued a warrant of arrest against Dyilo who would be the first person to face trial at the court since 2002.

The court had informed DRC authorities on Tuesday of its decision to arrest the rebel leader.

The ICC explained in a press statement that Dyilo had appeared before competent judicial authorities in Kinshasa before he was handed over to the ICC.

The court had arranged with the French government to transport Dyilo to the Hague as he is scheduled to appear before the pre-trial chamber on Monday for public hearing.

ICC prosecutor commenced investigations into the situation in the DRC in 2004 following a referral from the DRC government.

The court had issued warrants of arrest in July 2005 against five leaders of the Ugandan rebel movement, the Lord’s Resistance Army following referral of their cases by Ugandan government.

The court is also investigating the situation in the Darfur region of Sudan on the request of the UN Security Council and cases in the Republic of Congo.
 


 

RDC: l'ex-ministre Pierre Pay-Pay dépose sa candidature à la présidentielle 

KINSHASA, 20 mars 2006 (AFP) - Pierre Pay-Pay wa Syagassighe, ancien ministre et ex-gouverneur de la banque centrale, a déposé dimanche sa candidature à la présidentielle du 18 juin en République démocratique du Congo (RDC), a-t-on appris lundi auprès de la Commission électorale indépendante (CEI).

M. Pay-Pay, 60 ans, devient ainsi le quatrième prétendant à la magistrature suprême en RDC, après les opposants Eugène Diomi Ndongala, Bernard Emmanuel Kabatu-Suila et Antoine Gizenga.

"Je considère que tout le parcours qui a été le mien au cours de ces soixante ans dans quatre mois, je le dois à quelqu'un. A Dieu d'abord et au peuple congolais ensuite.
C'est pour cela que je m'engage pour ce peuple afin qu'il puisse, à partir de juillet prochain, voir le changement", a déclaré M. Pay-Pay à la presse congolaise.

Originaire du Kivu (est), M. Pay-Pay a été plusieurs fois ministre et gouverneur de la Banque centrale sous le régime du président Mobutu.

Sa candidature a été présentée par la Coalition des démocrates congolais (Codeco) qui regroupe une vingtaine de partis d'opposition et d'associations.

Lundi, à trois jours de la clôture du dépôt de candidatures pour les élections présidentielles et législatives du 18 juin, seuls quatre candidats avaient déposé leur dossier pour la présidentielle alors que 108 fiches d'enregistrements avaient été retirées à la CEI.

Pour les législatives, 25 dossiers ont été déposés sur l'ensemble du territoire, pour plus de 3.500 fiches retirées, selon les données de la CEI.

 


 

Kofi Annan attendu à Kinshasa
Par Oscar Mercado / MONUC/  20 mar. 06

Le Secrétaire général des Nations Unies sera à Kinshasa ce mardi 21 mars 2006. C’est la deuxième visite que M. Annan effectue en République démocratique du Congo après le déploiement de la MONUC en Novembre 1999.

Kofi Annan doit rencontrer le président Kabila mardi matin au Palais de la Nation.

Le voyage de M. Annan se déroule dans un contexte historique pour la RDC. Le pays vient d’approuver, il y a trois mois, une nouvelle constitution et a approuvé une loi électorale qui ouvre la voie à la tenue d’élections libres et transparentes prévues pour le 18 juin 2006. Il s’agit des premières élections démocratiques depuis 45 ans qui marqueront la fin de la transition politique initiée il y a presque trois ans.

Kofi Annan doit rencontrer le président Kabila mardi matin au Palais de la Nation. Il recevra aussi les représentants de pays membres du Comité International d’Accompagnement à la Transition (CIAT), le mercredi matin, et donnera une conférence de presse au Grand Hôtel de Kinshasa dans l’après-midi.

Le jeudi matin M. Annan se rendra à Kisangani où il s’entretiendra avec le personnel civil de la MONUC ainsi que les effectifs militaires de la Division Est. Il profitera aussi de l’occasion pour visiter un centre d’orientation pour des ex-combattants démobilisés.

Un autre fait important durant sa visite sera la décision de l’Union Européenne d’envoyer une force militaire de réserve pour sécuriser les élections. L’UE est en cours de définir le caractère et le nombre de ses forces. Une déclaration officielle à ce sujet est attendue dans les prochains jours. M. Annan avait demandé, depuis plusieurs mois, un soutien plus important de la communauté internationale pour l’envoi des troupes de renfort en RDC durant la période électorale.

Après la visite, la semaine dernière, de Jean-Marie Guéhenno, Secrétaire adjoint des Nations Unies chargé des opérations de maintien de la paix, et celle du Haut responsable pour la politique extérieure de l’UE, Javier Solana, hier dimanche, la visite de Kofi Annan montre l’engagement fort de la communauté internationale dans le processus démocratique en RDC.

Avec un budget de plus d’un milliard de dollars et plus de 19, 000 effectifs, entre civils et militaires, déployés dans les 11 provinces du pays, la MONUC est la plus grande mission de maintien de la paix des Nations Unies.

Le voyage du Secrétaire général constitue la quatrième et dernière étape de son périple africain après avoir visité l’Afrique du Sud, Madagascar, et la République du Congo.

M. Annan quittera la RDC jeudi, 23 mars 2006, en fin d’après-midi.

 


 

Tête-à-tête Joseph Kabila-Javier Solana au sujet des élections
Les questions liées à l’organisation prochaines des élections en République démocratique du Congo et les relations entre l’Union européenne et la Rdc ont été évoquées dimanche au Palais du peuple, au cours d’un tête-à-tête entre le Président de la République, Joseph Kabila Kabange, et Javier Solana, commissaire européen aux Relations extérieures
Kinshasa , 20.03.2006 | Politics |Didier Munsala Buakasa | L’Observateur

Arrivé à Kinshasa samedi 18 mars dans la soirée, Javier Solana, Commissaire européen chargé de la politique extérieure et de la sécurité commune, a été reçu dimanche 19 mars deux fois par le Chef de l’Etat Joseph Kabila. Ces audiences ont eu lieu au Palais de la nation en présence d’Aldo Ajello, Envoyé spécial de l’Union européenne pour la région des Grands Lacs.
Au menu de ces rencontres, il a été question de l’organisation des élections en Rdc, les questions sécuritaires dans l’Est du pays et les relations entre la Rdc et l’Ue. Satisfait du déroulement de sa visite à Kinshasa, Javier Solana a déclaré qu’il est optimiste pour le déroulement du processus électoral en cours en Rdc. Il a rencontré d’autres acteurs de la scène politique congolaise pour faire le point sur la situation.

L’on retiendra qu’il a eu des entretiens avec les vice-présidents Azarias Ruberwa et Jean-Pierre Bemba, mais aussi avec le président Malu Malu de la Commission électorale indépendante. Lors de la rencontre avec le vice-président Ruberwa, l’entretien a tourné essentiellement sur les revendications du Rcd à propos de la reconnaissance des territoires de Minembwe et de Bunyakiri, entités créées par le Rcd alors mouvement politico-militaire.

Il faut souligner que Javier Solana a confirmé que l’Union européenne a été sollicitée par le Secrétaire général de l’Onu pour la mise à disposition d’une force à déployer en Rdc en vue de sécuriser le processus électoral. A en croire le n°1 de la sécurité et de la politique extérieure de l’Ue, il va s’agir d’une force de réserve qui pourrait en cas de besoin appuyer la Monuc. L’Ue y a répondu favorablement, a-t-il conclu, à sa sortie de l’audience auprès du Président de la République.

C’est dans la soirée d’hier que Javier Solana a quitté Kinshasa.

Le lundi 20 mars 2006, le Secrétaire général des Nations Unies, Kofi Annan entreprend une visite officielle de trois jours en Rdc. Au cours de laquelle il s’entretiendra avec le Président de la République ainsi que plusieurs personnalités de la transition. Kofi Annan est venu apporter son appui au processus électoral.

Kofi Annan se rendra ensuite dans plusieurs villes et provinces pour palper du doigt les réalités du Congo profond, à quelques mois de la fin de la transition.

 

L'organisation prochaine des élections et les relations entre la RDC et l'Union européenne évoquées par le Président Joseph Kabila et Javier Solana

Source: Government of the Democratic Republic of the Congo
Date: 19 Mar 2006

Les questions en rapport avec l'organisation prochaine des élections en République démocratique du Congo et les relations entre l"Union européenne et la RDC ont figuré au centre de l"entretien que le Président de la République, Joseph Kabila , a eu dimanche au Palais de la Nation, avec M. Javier Solana, Secrétaire général de l'Union européenne chargé de la politique extérieure et de la sécurité commune.

M. Solana, qui a qualifié de" parfait" sa conversation avec le Chef de l'Etat, a indiqué à la presse, au sortir de l'audience, qu'ils ont a également évoqué des problèmes relatifs à l'intervention sécuritaire des Nations unies en RDC pendant la période électorale, sur demande des Nations unies. Toutes les questions qui ont été examinées sont tout à fait positifs, a encore dit M. Solana, avant d'ajouter que l'U.E est très optimiste quant à leur mise en application jusqu'à la fin de la transition.

S'agissant du déroulement du processus électoral en RDC, le Haut fonctionnaire européen a fait savoir qu'il va s'entretenir, ce même dimanche, avec les vice-présidents Azarias Ruberwa et Jean-Pierre Bemba et le Président de la Commission électorale indépendante, l'Abbé Apollinaire Malu Malu, pour faire le point de l'ensemble de la situation qui, du reste, s'avère très positif.

Le Secrétaire général de l'Union européenne en charge de la diplomatie, qui s"est dit "très content de sa visite en RDC", a ensuite précisé que le Secrétaire général des Nations unies, Kofi Annan, a demandé à l'Union européenne de déployer en RDC, pendant la période des élections, une force de réserve en cas de besoin pour appuyer la MONUC; et que l'U.E y a répondu favorablement. "Le Président Joseph Kabila en est très content", a fait savoir Javier Solana.

 

 


Première condamnation pour recrutement d'enfants-soldats en RDC
Bron: Belga/ 18/3/2006  BUKAVU 18/03 (BELGA) = Un militaire congolais a été condamné vendredi à cinq ans de prison pour recrutement d'enfants-soldats, une première pour la justice de République démocratique du Congo (RDC). Le major Jean-Pierre Biyoyo, qui était aussi jugé pour désertion et participation à un mouvement insurrectionnel, a été condamné à mort pour ces crimes par le tribunal militaire de Bukavu, chef-lieu de la province du Sud-Kivu (est). Cette condamnation à mort est distincte de celle concernant le recrutement d'enfants, bien que les peines soient en pratique confondues. La peine de mort n'est plus appliquée depuis 2003 en RDC. (EDR)

 


KENYA :


ANGOLA :


AFRIQUE DU SUD :


AFRIQUE  / U A :

Les dirigeants de l'Afrique de l'est appellent à soutenir la reconstruction au Soudan et en Somalie

NAIROBI, 20 mars (XINHUANET) -- Les dirigeants des pays membres de l'Autorité intergouvernementale pour le développement (IGAD), réunis lundi à Nairobi, ont appelé à soutenir la reconstruction au Soudan et en Somalie.

Ils ont également invité la communauté internationale à rester engagés dans les processus de paix dans ces deux pays afin d'y créer un environnement de paix.

Ouvrant la réunion au sommet, le président kenyan Mwai Kibaki s'est félicité des progrès enregistrés dans l'application de l'accord de paix soudanais conclu en janvier 2005, affirmant que la paix et la stabilité était une condition préalable pour réaliser l'intégration et le développement économique de la région.

"Il est important que toutes les parties concernées, y compris la communauté internationale, continuent à jouer leurs rôles respectifs pour consolider les progrès que nous avons faits jusqu'ici", a indiqué le président Kibaki.

"Les efforts de la reconstruction après-guerre dans ces deux pays (le Soudan et la Somalie) demandent l'engagement collectif de tous les pays partenaires et de la communauté internationale", a ajouté M. Kibaki, qui succédera au président ougandais Yoweri Museveni à la présidence de l'IGAD.

Il a invité les pays de la région à faire des efforts concertés pour trouver des solutions aux conflits et a appelé les donateurs à soutenir financièrement le processus de reconstruction dans le sud du Soudan.

Le président Museveni a insisté sur la coopération régionale pour mettre fin aux conflits de la région, indiquant que "le manque de coopération entre les Etats de la région transforme les petits problèmes en grands problèmes.

Il a salué les initiatives pour restaurer la stabilité en Somalie et appelé les belligérants à cesser les combats.

Il a déclaré que son pays et certains autres pays étaient prêts à envoyer des troupes en Somalie afin de protéger le gouvernement de transition.

"Je suis sûr que l'envoi des troupes en Somalie n'est pas un problème insurmontable, car nous l'avons fait en Ouganda, au Rwanda pendant et après le génocie et actuellement au Burundi," a indiqué le président Museveni.

Le Soudan et l'Ouganda sont prêts à envoyer 4.000 hommes participer à une mission de maintien de la paix en Somalie, souhaitant que la communauté internationale apporte également son aide.

Le président Kibali a rappelé pour sa part que les récents incidents de piraterie au large de la Somalie avaient provoqué une grande inquiétude, appelant les pays membres de l'IGAD et la communauté internationale à joindre leurs efforts dans la lutte contre la piraterie.

Au sommet d'un jour sont également présents les présidents Omar al-Bashir du Soudan, Ismael Omar Guelleh de Djibouti, Abdullahi Yusuf Ahmed de la Somalie et le Premier ministre éthiopien Meles Zenawi. L'Erythrée est représentée par son ministre de l'Agriculture.


 

Congo: Kofi Annan entame une visite de 48 heures

20 mars 2006 (ATS)
BRAZAVILLE - Kofi Annan est arrivé dimanche à Brazzaville pour une visite de 48 heures. Le secrétaire général de l'ONU doit évoquer les problèmes de paix et de sécurité sur le continent africain. La situation en Côte d'Ivoire et la transition en RDC figureront au menu des discussions.

M.Annan doit rencontrer ce lundi le président congolais Denis Sassou Nguesso. Ce dernier est le président en exercice de l'Union africaine.

Durant son séjour au Congo, M.Annan présidera une cérémonie de destruction d'armes collectées par les autorités auprès d'anciens miliciens qui ont participé aux guerres civiles qui ont ensanglanté le pays de 1997 à 2003. Le secrétaire général des Nations unies doit se rendre mardi en République démocratique du Congo (RDC).
 


GENRE PAIX ET DEVELOPPEMENT - Wade accède à la requête de l’Ong Femme Africa solidarité : Vers la création d’un Centre africain

http://www.lequotidien.sn/articles/article.CFM?article_id=33491
Yathé Nara Ndoye
Le monde est de plus en plus sujet à de fortes violences. De l’Afrique Australe à l’Afrique de l’Ouest, de l’Amérique Latine à l’Asie en passant par l’Europe, ce sont partout des foyers de tension qui s’allument. Les guerres inter-ethniques, religieuses, sont le lot des souffrances auxquelles ces populations sont confrontées. Cependant, force est de constater que si les hommes sont les véritables acteurs d’embrassement de ces conflits, les femmes, en sont les principales victimes. Des conflits qui ne les regardent pas, du reste. Les exemples malheureux proviennent, entre autres, du Burundi, du Rwanda. Ces femmes sont victimes de viols, d’enrôlements forcés dans les forces armées, etc. Il est alors urgent, pour les organisations féminines, de veiller à leur protection et à leur défense.

Face à de telles violences, les organisations nationales et internationales, ont décidé d’apporter des solutions pouvant juguler ce fléau.

C’est dans ce cadre que semble s’inscrire l’organisation internationale Femme Africa solidarité (Fas). Elle a été créée en 1996, «pour faire face à une explosion des conflits violents qui déchirent le tissu social africain». Celle-ci entend «promouvoir le rôle de leardership des femmes dans la prévention, la gestion et la résolution de conflits sur le continent». De nombreux programmes sont ainsi ficelés afin de permettre à la femme de jouer son rôle de maintien de l’ordre social et de garantie de la paix, mais surtout de permettre aux hommes d’avoir une sensibilité-genre plus accrue. De tels programmes ne sauraient être proposés, cependant, que s’il y a une harmonisation au plan africain. C’est pourquoi, le Centre africain pour la paix (Cap) en partenariat avec l’organisation non gouvernementale (Ong), Femme africa solidarité (Fas), organise depuis hier, un atelier international sur le thème : «Atelier d’harmonisation des curriculums» . L’objectif visé, selon la directrice de la Fas Bineta Diop, «est de donner un contenu du genre sur la base des expériences africaines». Pour ce faire, la Fas, tout en s’inspirant de l’expertise d’un de ses partenaires, l’Université pour la paix de Costa Rica (Upeace ), entend apporter son expertise locale sur la base des études qu’elle va mener dans différents pays d’Afrique. L’atelier doit passer en revue plusieurs thématiques telles : «Le genre et la résolution des conflits, le leadership et la gouvernance, le renforcement des capacités économiques des femmes et le développement.»

Pour le ministre de la Femme et de la Solidarité nationale, Aïda Mbodji, venue, en compagnie de Ibrahima Fall ministre délégué chargé des Questions pédagogiques, le fait présider au lancement des programmes du Centre africain pour le genre, la paix et le développement témoigne de la maîtrise des enjeux de sens que pose la question du genre.

D’après la directrice de la Fas, son organisation a pu bénéficier de l’aide du chef de l’Etat, Me Abdoulaye Wade, qui leur a octroyé un terrain d’une superficie de 3 800 m2 pour y ériger le Centre africain pour le genre, la paix et le développement. De même, il y est prévu l’enseignement de modules de formation pour l’obtention d’un master «en genre et construction de la paix» pour les Africains intéressés.

 

Congo-B : la Convention sur la libre circulation dans la CEEAC adoptée à Brazzaville

2006-03-19   YAOUNDE, 18 mars (XINHUANET) -- La Convention sur la libre circulation dans la Communauté économique des Etats de l'Afrique centrale (CEEAC) a été signée samedi à Brazzaville par les ministres des Affaires étrangères, de la Justice et ceux chargés de l'immigration qui ont pris part les 17 et 18 mars à une concertation sur la question, selon des informations en provenance de Brazzaville.

Cette convention s'applique à titre provisoire après sa signature, en attendant son entrée en vigueur, à une date qui n'a pas été indiquée.

Les ministres de l'Angola, du Burundi, du Cameroun, de la Centrafrique, du Congo, du Gabon, du Rwanda, de la RDC et du Tchad ont paraphé le document. Sao Tomé et Principe et la Guinée Equatoriale non représentés à ce niveau ne l'ont pas signé.

Ce document qui scelle la coopération et l'entraide judiciaires entre les parties contractantes est un gage politique majeur et un acte concret qui aura un impact dans la réalisation de l'intégration sous-régionale , estiment de nombreux responsables de la sous-région.

Une disposition de cette convention, notamment l'article 15, stipule que " les ressortissants de chaque partie contractante jouissent, sur le territoire des autres parties, du bénéfice de l'assistance dans les mêmes conditions que les nationaux du pays où l'assistance est demandée. Les documents attestant l'insuffisance des ressources et ouvrant droit au bénéfice de l'assistance judiciaire sont délivrés à la personne qui en fait la demande, par les autorités de sa résidence habituelle".

C'est en juin 2005 à Brazzaville, lors d'une réunion des chefs d'Etats et de gouvernement de la CEEAC, que les autorités avaient convenu de vaincre les résistances et lever les obstacles à la libre circulation des personnes et des biens au niveau sous- régional, pour une réelle intégration sous-régionale.
 


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