BURUNDI :

Burundi frees last batch of
political prisoners
14 Mar 2006
BUJUMBURA, March 14 (Reuters) - Burundi freed a final batch of 1,846
political prisoners on Tuesday including some accused of involvement in
ethnic massacres and the assassination of the president in 1993.
Human rights activists, including the largest group Ligue Iteka, said they
wanted the constitutional court to cancel the releases arguing it was
against Burundi's constitution and international law to free detainees
charged with murder.
Some 1,453 prisoners were released in January and February as part of a plan
by President Pierre Nkurunziza to free all prisoners accused of
politically-motivated crimes during the tiny central African nation's civil
war.
All prisoners released will be investigated by a yet-to-be-established truth
and reconciliation commission and could return to jail on that body's
recommendation.
"The detainees freed today are in four groups," Justice Minister Clotilde
Niragira said. "There is a first group of 1,810 prisoners accused of 1993
ethnic reprisals that followed the assassination of President (Melchior)
Ndadaye."
The other groups included soldiers involved in the killing of Ndadaye,
people who participated in Tutsi militia groups and some young people
accused of wanting to start a Tutsi rebellion, the minister added to
reporters.
The assassination of Ndadaye, a Hutu, by Tutsi soldiers in an attempted coup
after Burundi's first multiparty elections in 1993 plunged the country into
a 12-year civil war along ethnic lines that killed over 300,000 people.
More than 9,000 former soldiers and political figures were later arrested
and imprisoned for their roles in the war.
After a U.N.-backed peace process, Nkrunziza, a former Hutu rebel leader,
was voted in as president last year and vowed to make reconciliation his
priority.
Niragira said the detainees released on Tuesday were recognised as political
prisoners by a commission comprised of politicians and magistrates.
(Reporting by Patrick Nduwimana)
Libération de 1.846 prisonniers
politiques au Burundi
Bujumbura, Burundi (PANA) - Au total 1.846 détenus répondant aux
critères de prisonniers politiques ont été remis en liberté mardi sur
décision de la ministre burundaise de la Justice et Garde des sceaux,
Clotilde Niragira.
Nomination de hauts fonctionnaires
(Abarundi.org 14/03/2006)
REPUBLIQUE DU BURUNDI
MINISTERE DES RELATIONS EXTERIEURES
ET DE LA COOPERATION INTERNATIONALE
_______________________________
DEPARTEMENT DE L'INFORMATION.
- Par Décret n° 100/65 du 08 mars 2006, le Président de la République a
nommé M. Jean-Marie NDARURINZE, Directeur de l'Eau à la Regideso.
- Par Décret n° 100/66 du 13 mars 2006, le Président de la République a
nommé un Directeur Général et les Directeurs au Ministère de la Santé
Publique.
- Directeur Général des Ressources : M. Cyprien BARAMBONERANYE
- Directeur du Budget et Approvisionnement : Madame Anne Marie NIYONZIMA
- Directeur de la Promotion de la Santé, de l'Hygiène et de l'Assainissement
:Monsieur Serge BISORE
- Directeur du Programme National de Santé de la Reproduction " PNSR " :
Georges GAHUNGU
- Directeur Technique du Programme National de Santé de la Reproduction "PNSR
" : Monsieur Antoine BARUTWANAYO
- Directeur de la Gestion des Infrastructures Sanitaires et Equipement :
Monsieur Emmanuel HAVYARIMANA.
- Par Décret n°100/67 du 13 mars 2006, le Président de la République a nommé
les membres du Conseil Général de la Banque de la République du Burundi "
BRB " :
- Monsieur Gabriel NTISEZERANA
- Madame Spès BIBARA
- Monsieur Léonard SENTORE
- Monsieur Alexis BIZIMUNGU
- Monsieur Ernest MANIRUMVA
- Monsieur Jean Marie NZOMUKUNDA
- Monsieur Léon NIMBONA.
-Par Décret n°100/68 du 13 mars 2006, le Président de la République a nommé
Monsieur Diomède RUTUMWAKO, Membre du Conseil d'Administration de la Banque
Nationale pour le Développement Economique (BNDE) en remplacement de
Monsieur Pierre Claver GAHUNGU.
- Par Décret n°100/69 du 13 mars 2006, le Président de la République a nommé
Monsieur Barnabé RIHANDA, Administrateur Représentant l'Etat du Burundi au
Conseil d'Administration de la Banque Commerciale du Burundi (BANCOBU).
- Par Décret n°100/70 du 13 mars 2006, le Président de la République a nommé
les Directeurs Généraux au Ministère de l'Aménagement du Territoire,
Tourisme et Environnement.
- Directeur Général de l'Aménagement, du Territoire, du Génie Rural et de la
Protection du Patrimoine Foncier : Monsieur Damien BUCUMI
- Directeur Général des Forêts, Tourisme et Environnement : Mme Marie Rose
KABURA
- Par décret n°100/71 du 13 mars 2006, le Président de la République a nommé
Madame Donavine HAKIZIMANA, Directeur du Laboratoire à l'Institut National
de la Santé Publique.
-Par Décret n°100/72 du 13 mars 2006, le Président de la République a nommé
les Directeurs au Ministère de la Planification du Développement et de la
Reconstruction Nationale
- Directeur de la Planification Centrale:Monsieur Faustin HABIMANA
- Directeur de la Programmation : Madame Jacqueline NIYUNGEKO
- Directeur de la Planification Locale : Monsieur Jean NDAYISHIMIYE
- Directeur de l'Administration et Financement : Monsieur Pascal
GIRUKWISHAKA
- Par Décret n°100/73 du 13 mars 2006, le Président de la République a nommé
Monsieur Déo BUZINGO, Directeur de l'Institut de Statistiques et d'Etudes
Economiques du Burundi " ISTEEBU "
Burundi, UNESCO sign accord to fight HIV/AIDS
Bujumbura, Burundi, 03/14 - ANGOP - Burundi and the UN
Educational, Scientific and Cultural Organisation (UNESCO) on Monday in
Bujumbura signed an agreement aimed at strengthening the capacity of youths
to fight against HIV/AIDS in schools.
UNESCO`s resident representative in Burundi, Nicolin Nicholls, said that his
organisation had mobilised one million US dollars from the Japanese
government to implement a project aimed at strengthening the capacity of the
youths to respond to the AIDS pandemics in five pilot countries worldwide,
including Burundi.
The other countries benefiting from the financial support of the UNESCO are
Moldova, Namibia, Jamaica and Cambodia, Nicholls said.
"The allocation earmarked for Burundi amounts to 206,146 US dollars in
favour of all youths in the country," Nicholls said.
He said it was "imperative to concentrate efforts on preventive education
and the sensitisation of the youth to change behaviour instead of only
vaccines or medicine likely to curb the pandemic."
LE LEADER DU PARTI CNDD, LEONARD
NYANGOMA SE DECLARE EN FAVEUR DES NEGOCIATIONS AVEC LE MOUVEMENT
FNL-PALIPEHUTU D'AGATHON RWASA
Bujumbura, le 14 Mars 2006 (RTNB)-Le leader du parti politique
CNDD, Léonard Nyangoma a déclaré au cours d'une conférence de presse que son
parti CNDD est favorable aux négociations entre le gouvernement et le
mouvement FNL/Palipehutu d'Agathon Rwasa et a invité le gouvernement à
accepter les négociations avec ce mouvement au cas où celui-ci accepterait
de négocier sans conditions. L'honorable Nyangoma a rejeté les informations
affirmant qu'il est derrière le mouvement FNL/Palipehutu et qu'il a
rencontré ses dirigeants en Belgique. Il a également rejeté les informations
faisant croire qu'il aurait participé à la préparation du coup d'Etat et a
précisé qu'il est parmi les premiers à avoir combattu pour la démocratie et
qu'il ne peut rien faire qui va à l'encontre de la démocratie. Il a lancé un
appel au président de la République de lancer un message à la population
afin de calmer celle-ci après l'annonce du coup d'Etat en préparation. Il a
ajouté qu'il aurait été utile que ça soient les forces de sécurité qui aient
annoncé le plan de préparation du coup d'Etat et cela après avoir neutralisé
ceux qui préparaient le coup d'Etat en question. Il a critiqué le
gouvernement pour planifier la construction d'un stade et d'un aéroport au
lieu de donner prioritairement de l'assistance à la population qui souffre
de famine. A la question de savoir pourquoi il s'abstient de voter les lois
à l'assemblée nationale, l'honorable Nyangoma a déclaré que c'est une
question de principe et voudrait que tous les textes de lois soient traduits
en langue nationale, le Kirundi.
LE LEADER DU MOUVEMENT REBELLE PALIPEHUTU AGATHON RWASA
DECLARE QU'IL EST PRET POUR NEGOCIER AVEC LE GOUVERNEMENT
Bujumbura, le 14 Mars 2006 (RTNB)-Le leader du mouvement FNL/Palipehutu,
Agathon Rwasa a déclaré que son mouvement est prêt pour négocier avec le
gouvernement et cela sans conditions. Cependant, le gouvernement du Burundi
a déclaré qu'il ne donne pas crédit aux propos tenus par Agathon Rwasa. Le
ministre de la communication, des relations avec l'assemblée et porte-parole
du gouvernement, monsieur Karenga Ramadhan a déclaré ce lundi 13 mars 206
que le gouvernement du Burundi attend une invitation de la part de
l'initiative régionale pour le Burundi afin de participer aux négociations
avec ce mouvement rebelle FNL/Palipehutu. Il faudrait mentionner que le
gouvernement du Burundi a déjà mis en place une équipe de huit experts pour
des éventuelles négociations avec le mouvement FNL/Palipehutu.
LIBERATION DE MILLE HUIT CENT QUARANTE SIX PRISONIERS
PRESUMES " PRISONNIERS POLITIQUES "
Bujumbura, le 14 Mars 2006 (RTNB)-Mille huit cent quarante six
prisonniers ont été libérés ce mardi 14 mars 2006. Ce sont des prisonniers
impliqués dans les affaires relatifs aux événements de 1993, des personnes
dénommées " sans échecs " et ceux qui sont accusés d'avoir tués le président
Melchior Ndadaye ainsi que les Batutsi présumés rebelles arrêtés en province
de Cibitoke. Il faudrait préciser que c'est la dernière catégorie de ces
prisonniers politiques puisque la commission qui était chargée de déterminer
les prisonniers politiques a terminé son mandat.
RWANDA

Rwanda:
Ntabakuze's Men Remained in Camp On Night of April 6 - Witness
Hirondelle News Agency (Lausanne)/March 14, 2006
/Arusha
A defence witness Tuesday told the International Criminal Tribunal for
Rwanda (ICTR) that soldiers under the command of Major Aloys Ntabakuze had
remained in camp on the night President Juvenal Habyarimana was killed April
6, 1994.
Ntabakuze was the commander of the elite Kanombe Para-commando battalion
based in Kigali. He and three other senior officers of the former Rwandan
army are being tried at the ICTR in the so-called "Military I" trial. They
are charged with genocide, crimes against humanity and war crimes.
"On the night of April 6, 1994, we never left the camp. We were on standby",
said the witness code-named "DK14" to protect his identity.
Several prosecution witnesses had alleged that immediately after the
president had been assassinated, soldiers from the battalion had left the
camp on the orders of their commander "in order to revenge".
In December 2003, a prosecution witness "XAP" had alleged that "many people
were massacred" on the morning of April 7 following an order given by the
accused and that many soldiers had "boasted" of having killed Tutsis.
On trial with Major Ntabakuze is the former directeur de cabinet in the
ministry of defence, Colonel Theoneste Bagosora, the former chief of
operations in the Rwandan army Brigadier Gratien Kabiligi and the former
commander of the Gisenyi (north) military region, Lieutenant Anatole
Nsengiyumva. All have pleaded not guilty.
Their trial opened in April 2002 and is considered to be the most important
ever undertaken by the tribunal.
Rwanda: Canadian Ambassador Visits Rwanda Tribunal
Hirondelle News Agency (Lausanne) / March 14, 2006
/Arusha
The Canadian ambassador to Tanzania, Andrew McAlister Tuesday paid a visit
to the International Criminal Tribunal for Rwanda (ICTR). He was accompanied
by the Canadian deputy assistant minister for foreign affairs, David Malone.
The two met with senior officials of the tribunal including the president
Erik Møse.
Canada contributes about 3% of the ICTR's total budget and last October
donated over 700,000 dollars to the tribunal's trust fund, for victims of
the genocide.
Apart from Canadian defence lawyers, the tribunal also employs around twenty
nationals from the country. Canadians interns also feature at the tribunal
on a regular basis.
AMNESTY
INTERNATIONAL
Public Statement / AI Index: AFR 47/004/2006 (Public)
News Service No: 065 / 15 March 2006
Rwanda: Reports of extrajudicial executions in Mulindi military detention
centre must be independently investigated
Amnesty International today calls on the Rwandan government to set up an
independent commission to investigate reports of possible extrajudicial
executions by the military police in Mulindi military detention centre on 21
December 2005 and to bring to justice the alleged perpetrators, including
their superiors who reportedly gave the order to shoot at the unarmed
prisoners.
On 21 December 2005, at least three prisoners at Mulindi military detention
centre were killed, and more than 20 were seriously wounded by the military
police. Information received by Amnesty International suggests that the
names of those killed were Private Ruzindana, Private Assimwe Munyarubuga
and Private Assiel Karinganire. Mulindi military detention centre, located
in the capital Kigali, holds between 2000 and 3000 prisoners despite an
official capacity of 1,000. Prisoners detained at Mulindi military detention
centre were originally fighters in the ex-FAR (Forces Armées Rwandaises –
the Rwandan Armed Forces) or the ex-APR (Armée Patriotique Rwandaise –
Rwandan Patriotic Army).
Details of the events have only recently come to light. The Rwandan
authorities’ official position was that the military police were trying to
stop the prisoners from stealing their arms in order to stage a violent
protest in the prison. The army prosecution department has been asked to
investigate these allegations.
Amnesty International is concerned that this investigation does not offer
the necessary guarantees of impartiality and independence. Amnesty
International has received information contradicting the government’s
official position on these events.
It is reported that on 21 December, a prisoner was reportedly assaulted by
guards in Mulindi military detention centre for consuming cannabis. The
incident sparked off a wave of discontent amongst some prisoners, who had
been complaining about ill-treatment at Mulindi military detention centre
and the fact that they had not benefited from the recent conditional release
of civilian prisoners. In response, several dozen prisoners reportedly
staged a protest and locked the internal courtyard. The administration of
Mulindi, deeming the situation as critical, called the military police. Once
they arrived on the premises, they unsuccessfully tried to unlock the doors
of the courtyard. Then they reportedly surrounded the same courtyard and
started to shoot at the unarmed prisoners with Kalachnikovs and machine
guns. If this version of the events is confirmed, the reported shooting by
the military police of unarmed prisoners would be in violation of the right
to life and would constitute excessive use of force.
The United Nations Basic Principles on the Use of Force and Firearms which
represent the minimum standards to which law enforcement officials should
adhere to, include strict limitation to the use of force and, in particular,
states that “intentional lethal use of firearms may only be made when
strictly unavoidable in order to protect life.”
Amnesty International calls for a thorough, prompt and impartial
investigation of these events. Such investigation, in order to be effective,
must apply the legal framework of international human rights and
humanitarian law, including, in particular, the United Nations Basic
Principles on the Use of Force and Firearms by Law Enforcement Officials and
shall include an adequate autopsy, collection and analysis of all physical
and documentary evidence and statements from witnesses. The conclusions of
this investigation must be made public.
If sufficient evidence is obtained, the competent authorities must to bring
to justice all those suspected of being responsible for the deaths and
injuries of the prisoners.
Background information
The president of Rwanda issued a decree on 1 January 2003 granting the
conditional release to an estimated 50,000 prisoners. Following this
decision, several thousand prisoners were provisionally released between
2003 and 2005 on the grounds that they confessed their involvement in the
genocide. The last wave of releases in August 2005 saw 36,000 prisoners set
free under the terms of conditional release. Few have ever been put on
trial. Some had already served more than the maximum sentence they would
have received had they had been found guilty for the crimes of which they
were accused. The decisions were made in part to try detainees in front of
gacaca tribunals where they would have to provide further information on the
crimes of other perpetrators, but also to relieve the overcrowded conditions
within the prison system. The overcrowding and unsanitary conditions in
Rwandan detention centres can often amount to cruel, inhuman and degrading
treatment.
UGANDA

Ouganda : des besoins humanitaires criants loin de l'attention médiatique
15-03-2006/ Pierre-André Conod, chef de délégation en Ouganda pendant deux
ans, vient de finir sa mission dans ce pays ravagé par un conflit interne
peu médiatisé malgré l'ampleur des besoins humanitaires. Il livre dans cette
interview ses réflexions.
Assiste-t-on en Ouganda à une dégradation de la situation humanitaire ?
Je parlerais plutôt de la stagnation d'une situation humanitaire déjà
mauvaise dans ce pays. C'est surtout en 2003 que la situation s'est
fortement détériorée, quand le nombre de personnes déplacées est passé de
400,000 à un million et demi de personnes. Ces personnes sont entassées dans
des camps répartis dans les districts du Nord du pays et connaissent de
graves problèmes d'accès à la nourriture, à l'eau potable et aux soins de
santé auxquels ils ont droit. Ceci vient s'ajouter à une promiscuité énorme
et à la destruction de leurs traditions.
Deux facteurs essentiels sous-tendent cette situation. D'une part, la
population est soumise à des abus graves commis par les parties au conflit.
D'autre part, la violence domestique est un problème majeur. À force de
vivre dans un environnement surpeuplé qui n'est pas le leur, les déplacés
perdent leurs repères. Il y a de l'alcoolisme, beaucoup d'actes de violence
entre membres de la même famille.
Quels sont les défis auxquels le CICR est confronté ?
Le défi principal, qui est constant, est essentiellement lié à la sécurité.
Nous avons repris nos opérations en Ouganda voilà deux ans après une absence
de trois ans. À la base, si vous voulez menez une action humanitaire
efficace sur le terrain, il faut être perçu de manière positive et accepté
par les acteurs au conflit, à savoir la Lord Resistance Army (LRA), l'UPDF
(Uganda Police and Defence Forces) et les autorités du pays en général. Nous
avons reçu un bon accueil des autorités gouvernementales et il a été
relativement facile de se redéployer dans le Nord du pays.
"... sans garanties claires, un grand point d'interrogation planera toujours
sur la sécurité de nos équipes."
En ce qui concerne la rébellion, bien qu'active depuis 19 ans, celle-ci n'a
pas de véritable branche politique et il donc extrêmement difficile de
dialoguer de façon constructive pour au bout du compte comprendre quelle est
la perception que la LRA a du CICR. Nous n'avons jamais pu recevoir de ce
groupe des garanties directes et concrètes quant à la sécurité qui doit
entourer nos opérations. Toutefois, au travers d'entretiens avec des
personnes qui ont fait défection ou qui ont été arrêtées dans le cadre du
conflit, nous avons compris que la Croix-Rouge est assez bien perçue par la
rébellion, que ce soit le CICR ou la Croix-Rouge ougandaise que nous
associons étroitement à nos activités.
Mais les embuscades tendues à la fin de l'année 2005 à six organisations
humanitaires qui se déplaçaient à l'image du CICR sans escorte armée sont
venues troubler l'idée que nous nous faisions de la perception du CICR par
la LRA. Ces attaques présumées de la LRA sont-elles le signe d'un changement
d'attitude de ce mouvement armé vis-à-vis du CICR ? Nous avons en tous cas
pris la décision de réduire nos activités dans le Nord tout en redoublant
d'efforts afin d'obtenir des garanties de sécurité plus explicites. Au fil
du temps, nous nous redéployons à nouveau dans des zones considérées comme
sûres grâce à notre relative bonne connaissance du terrain. À ce titre, nos
employés de délégation sont chez eux dans cette région et ils nous
fournissent des indications précieuses sur les endroits où nous pouvons nous
déplacer. Mais je le répète, sans garanties claires, un grand point
d'interrogation planera toujours sur la sécurité de nos équipes.
Le CICR a-t-il accès aux détenus tombant sous son mandat ?
"Nous avons aujourd'hui accès aux lieux de détention civils et militaires
dans le respect de nos modalités..."
Lors de la reprise de ses activités d'assistance en faveur des personnes
déplacées en 2004, le CICR a également renoué le dialogue avec les autorités
tant civiles que militaires afin de regagner accès aux personnes arrêtées ou
jugées pour trahison ou pour offenses au gouvernement ou encore en vertu de
la législation antiterroriste en vigueur. Nous avons aujourd'hui accès aux
lieux de détention civils et militaires dans le respect de nos modalités et
nous connaissons ainsi avec précision les conditions de détention dans ces
différents lieux. Le dialogue avec les autorités est de bonne qualité : nous
pouvons nous entretenir ouvertement avec elles dans le cas où nous avons des
recommandations à faire pour améliorer les conditions de détention.
Comme nous ne sommes pas notifiés spontanément par les autorités des
arrestations auxquelles elles procèdent, nous devons manifester notre
intérêt pour visiter ces personnes et nous obtenons l'accès, ce dont je suis
fort satisfait. Idéalement, si les autorités nous notifiaient de toute
arrestation nouvelle, la collaboration avec elles serait encore meilleure.
Le droit international humanitaire est-il suffisamment connu en Ouganda ?
Non, mais nous enregistrons des signaux encourageants. Un autre dossier
important pour le CICR est la diffusion du droit international humanitaire
et des principes des droits humains auprès des porteurs d'armes, que ce
soient les militaires ou les policiers amenés à participer à des opérations
de maintien de l'ordre. Nous avons à cet égard signé un accord avec le
ministère de la Défense portant sur trois ans afin d'intégrer dans
l'instruction militaire les principes de base du DIH pour que ceux-ci soient
connus de la troupe et, souhaitons-le, respectés.
En miroir à cette démarche, nous avons également signé un accord avec les
autorités de la police afin de poursuivre un effort similaire auprès des
forces de police qui nécessiteraient de recevoir une formation appropriée
dans le domaine des droits humains. Nous sommes en période préélectorale, il
y a déjà eu des événements violents en ville de Kampala au moins de novembre
2005. Nous espérons que tout se passera bien et que le résultat des
élections sera accepté de tous mais nous sommes bien sûr vigilants et la
diffusion des règles de base en matière de DIH et de droits humains reste
pour le CICR une priorité.
Comment le CICR explique-t-il l'interruption de ses activités en Ouganda de
2001 à 2004 ?
"Le dialogue s'est engagé avec les autorités concernées afin d'élucider
pourquoi des travailleurs humanitaires ont été tués dans le cadre d'une
mission dûment notifiée à toutes les parties en présence."
L'interruption de la présence du CICR en Ouganda est tout simplement liée à
un tragique incident de sécurité. Il faut se rappeler que six collaborateurs
du CICR ont été assassinés le 26 avril 2001 dans le district de l'Ituri, en
République démocratique du Congo, à une époque où se trouvaient sur le
terrain plusieurs parties en présence, notamment des forces armées
ougandaises. À la suite de ces assassinats, le CICR a décidé de se retirer
de l'Ituri et de suspendre provisoirement ses opérations dans la partie Nord
de la RDC ainsi qu'en Ouganda à l'exception du district de Kampala. Le
dialogue s'est engagé avec les autorités concernées afin d'élucider pourquoi
des travailleurs humanitaires ont été tués dans le cadre d'une mission
dûment notifiée à toutes les parties en présence.
Ces efforts de clarification se poursuivent encore aujourd'hui. Au mois de
mars 2005, le délégué général du CICR pour l'Afrique a rencontré les
autorités ougandaises à ce sujet, suivi du président du CICR en juin de la
même année qui s'est lui adressé directement au président Museveni. Tout ce
que nous pouvons dire à ce stade, c'est que le dialogue reste ouvert.
Soyons très clair, ce dossier est totalement dissocié de la reprise de nos
activités en Ouganda. Ce sont des problématiques différentes et notre retour
dans le Nord du pays, notamment, s'est justifié par la détérioration majeure
de la situation humanitaire que la communauté internationale et nous-mêmes
avons constatée en 2003.
Pourquoi le conflit interne en Ouganda est-il si peu médiatisé ?
Les raisons du désintérêt sont liées au politique. Jusqu'en 2002, ce conflit
était complètement oublié, personne n'en parlait car confiné au Nord du
pays. Mais quand l'Ouganda a reçu l'autorisation du gouvernement soudanais
d'effectuer des opérations militaires au Sud-Soudan afin de poursuivre la
rébellion, ce qui a provoqué une augmentation significative du nombre de
déplacés sur le territoire ougandais lui-même, et bien il y a eu une prise
de conscience un peu plus grande au sein de la communauté internationale.
Si on parle aujourd'hui un peu plus de l'Ouganda, c'est sans commune mesure
avec l'ampleur des besoins humanitaires des populations affectées par ce
conflit interne.
La réponse humanitaire dans le Nord du pays est-elle appropriée ?
"On attend aussi une plus grande mobilisation de l'État ougandais pour
porter secours aux déplacés qui se trouvent sur son territoire..."
Je ne pense pas, essentiellement en raison des problèmes de sécurité et donc
d'accès des organisations aux victimes du conflit. Le choix du CICR et de
quelques autres organisations de ne pas recourir à des escortes armées reste
une garantie de neutralité.
On attend aussi une plus grande mobilisation de l'État ougandais pour porter
secours aux déplacés qui se trouvent sur son territoire, ce qui diminuerait
la dépendance de cette population à une aide extérieure.
De toute manière, toute aide parvenant à ces personnes déplacées est par
définition insuffisante : séjourner dans des camps pendant une période
indéfinie est extrêmement dommageable au mode de vie traditionnel de tout
peuple et aucune organisation ne pourra jamais effacer ce préjudice.
TANZANIE:

CONGO RDC
:

Violence
should not disturb Congo election - Kabila
Wed Mar 15, 2006
PARIS (Reuters) - Violence in parts of the Democratic Republic of Congo
should not disturb planned elections in the vast central African country,
President Joseph Kabila was quoted as saying on Wednesday.
Polls scheduled for June 18 are the cornerstone of a series of peace deals
signed in 2003 by political and military organisations involved in Congo's
five-year war, which sucked in six neighbouring countries.
Despite the official end to the war and the presence of the U.N.'s largest
peacekeeping force -- nearly 17,000 soldiers and policemen -- integration of
rebels into the army is stalling and various militias are still fighting in
the mineral rich east.
"I don't think this violence is of a nature to disturb the elections,"
Kabila told French daily Le Figaro.
"We will do all for the elections not to be disturbed by armed groups,"
Kabila said, adding that insecurity in the east of the country was confined
to some provinces.
The U.N.'s top peacekeeper Jean-Marie Guehenno said on Tuesday that some
Congolese political parties appeared reluctant to head towards historic
elections, noting that if major players pulled out of the polls it would
lead to further violence.
Asked whether the international community was doing enough to assure secure
elections, Kabila said: "Sufficient (efforts)? No. Not yet because the
problems persist.
"There remains a lot to do. What is essential right now is for us to
stabilise the situation more and more every day."
The fragility of the peace process has prompted a call for the European
Union to send soldiers to secure the elections.
The EU has failed to finalise an agreement but initial plans point to the
deployment of several hundred soldiers in advance, with a much larger force
positioned "over the horizon", should they need to be sent in to restore
order.
Mbeki rencontrera Kabila au sujet
des élections en RDC
JOHANNESBURG, 14 mars (XINHUANET) 2006-03-15-- Le président sud-africain
Thabo Mbeki se rendra jeudi en République démocratique du Congo ( RDC) pour
présider avec son homologue congolais Joseph Kabila une commission
binationale sur les élections de juin.
Selon un communiqué du gouvernement, les sujets abordés seront l'aide
électorale, la coopération dans les domaines de l'économie, de la défense et
de la sécurité ainsi que l'aide sud-africaine pour des projets humanitaires,
d'éducation et de santé.
Le ministre sud-africain des Affaires étrangères, Nkosazana Dlamini Zuma, se
rendra mercredi à Kinshasa pour discuter avec son homologue congolais,
Raymond Ramazani Baya, avant la rencontre présidentielle.
"L'Afrique du Sud, qui est intervenue en faveur de la signature de l'Accord
de transition en RDC le 17 décembre 2002 accorde beaucoup d'importance à la
reconstruction et au développement en RDC", ajoute le communiqué.
"La signature de cet accord a ouvert pour la première fois la voie à la paix
et à la stabilité en RDC", précise le communiqué.
La RDC effectue sous la supervision de l'ONU une lente transition vers la
démocratie après une guerre qui a fait environ quatre millions de morts et
1,6 million de sans-abri.
Les élections présidentielle et législatives sont prévues pour le 18 juin.
Le Président
Joseph Kabila minimise les menaces de perturbation des élections en Rdc par
des groupes armés
Le chef de l'Etat congolais, Joseph Kabila, devrait être candidat
à sa propre succession
Kinshasa , 15.03.2006 | Politics - Caroline Dumay | Le Figaro
Dans une interview qu’il vient d’accorder au quotidien parisien « Le Figaro
» le Chef de l’Etat congolais minimise les menaces de perturbation du
scrutin par les groupes armés.
Le FIGARO : Vous étiez déjà au Kivu en décembre 2005 et en février 2006.
Vous avez décidé d'y revenir souvent et d'y installer votre bureau et votre
quartier général. Pourquoi ? Est-ce que le Kivu a besoin de ça ?
Joseph KABILA: Oui, le Kivu en a besoin. Ce que je fais ici, je peux le
qualifier de travail de proximité. De proximité, parce que je dois, par
principe, écouter tout le monde : la société civile bien entendu, mais aussi
l'armée, le commandement de l'armée surtout. Il faut entendre tout le monde
pour connaître la vraie situation, et pour être en mesure d'apporter de
vraies solutions aux problèmes qui se posent. Et le plus grand problème,
c'est celui de l'insécurité, à l'intérieur de la province, et tout autour de
la ville de Goma.
L'insécurité est-elle un gros problème au Congo ? Un peu partout dans le
pays, il y a encore des bandes armées, des dissidents, des déserteurs. Cela
vous inquiète-t-il ?
C'est un problème, mais un gros, je ne le pense pas. Nous vivons au Congo
une période post-conflit. Il y a un processus d'intégration de l'armée et de
pacification qui est en cours. Dans ce genre de processus, il y en a
toujours qui refusent de s'intégrer, et ce sont ces gens-là qui sont en
train de semer le désordre. Mais en même temps, il y a aussi, et c'est ça
notre plus grand souci, des groupes armés encore actifs, ex-FAR (Forces
armées rwandaises), FDLR (Forces démocratiques de libération du Rwanda),
interahamwe, etc. Peu importe leur nom d'ailleurs. C'est sur ces groupes que
nous allons pour le moment focaliser le maximum de nos opérations sur le
plan militaire, ainsi que sur la sensibilisation de la population.
Les Nations unies demandent des renforts à l'Union européenne pour assurer
la sécurité des élections. La communauté internationale fait-elle assez
d'efforts en la matière ?
Suffisamment ? Non, pas encore, parce que les problèmes persistent. C'est
vrai que depuis 2001, depuis le déploiement de la Monuc, on a fait un très
long chemin ensemble. Mais il nous reste encore beaucoup à faire.
L'essentiel, pour le moment, c'est que nous stabilisions, chaque jour
davantage, la situation.
Cette violence qui persiste représente-t-elle pour vous un risque de
déstabilisation des élections ?
Non, je ne pense pas. A l'Est, par exemple, cette insécurité est très
localisée dans la province de l'Ituri et dans les deux Kivu. Mais je ne
pense pas que cette violence soit de nature à perturber les élections.
Regardez le processus électoral, on l'a réussi depuis le début !
L'enrôlement, c'était une réussite. Le référendum, c'était une réussite.
Alors les élections, on fera mieux... On mettra le paquet pour que les
élections ne soient pas perturbées par des groupes armés.
Cinquante-deux candidats se présentent au premier vrai scrutin présidentiel
depuis l'indépendance, obtenue en 1960.
Inexpérimenté lors de son accession au pouvoir en janvier 2001, le président
Joseph Kabila, 34 ans, a très vite rattrapé ses handicaps pour devenir l'un
des hommes les plus puissants du continent. Parachuté au sommet après
l'assassinat de son père, Laurent-Désiré Kabila, il a pris l'étoffe et le
physique de l'emploi. Personne ne l'appelle plus «le petit». Joseph a su se
faire un prénom en amenant, lentement mais sûrement, l'ex-Zaïre à l'élection
présidentielle. S'il n'est pas encore officiellement candidat, il parcourt
déjà le pays, dans un style qui n'appartient qu'à lui.
Il est 11 heures à Kinshasa. Les téléphones portables des proches du
président sonnent. Ceux qui l'accompagnent dans son voyage ont deux heures
pour se rendre à l'aéroport. «Le président est imprévisible. Mais, avec son
père, c'était encore pire. Une fois, à Lusaka, on était dans le hall de
l'hôtel quand on l'a vu partir sans prévenir...», confie un membre de
l'équipage.
Dans l'avion présidentiel, l'ambiance est détendue. Il allume son
ordinateur, écoute un peu de musique. Ses collaborateurs se plongent avec
dévotion dans le livre de Vital Kamerhe, intitulé « Pourquoi j'ai choisi
Joseph Kabila », que le secrétaire général du parti présidentiel (Parti du
peuple pour la reconstruction et la démocratie) dédicacé généreusement. «Et
moi, Vital, tu ne me le dédicaces pas, ton livre ?», lance le président avec
un petit sourire...
Organisé et méticuleux
L'arrivée est spectaculaire. Malgré les fortes pluies, la population
s'agglutine sur la route pour saluer Kabila. Il fait nuit noire. Un orage a
privé la ville de son électricité. Pour éviter que les véhicules du convoi
ne soient entraînés par le courant dans le lac Kivu, il faut aller très
vite. Trempés jusqu'aux os, les bérets rouges de la garde présidentielle
ouvrent le chemin. La «présidence» bénéficie d'un groupe électrogène. Quand
il se déplace, le président Kabila habite dans une tente. Avec son antenne
satellite, son parquet en bois et son salon en cuir, la «présidence» est
certes confortable. Mais pourquoi vivre sous une toile ? «Le pays est
sinistré ! Et puis ce n'est pas une volonté, c'est ma vie», confie Joseph
Kabila.
Une vie de soldat. Formé à l'école de défense de Pékin, jeune officier dans
la rébellion anti-Mobutu, puis chef d'état-major de l'armée de terre au
lendemain de la victoire de 1997, le Chef de l'Etat est un militaire,
organisé, méticuleux, soucieux de sa sécurité. «Le fait qu'il ait passé du
temps au front le rend crédible. Sur un continent dont l'histoire est
souvent entrecoupée de coups d'Etat, mieux vaut avoir un Chef d'Etat qui
connaît bien tous les généraux», fait remarquer son secrétaire particulier,
Kikaya Bin Karubi.
Joseph Kabila se lève tôt pour ses audiences. Il reçoit généraux et
commandants de brigade, représentants d'ONG, hauts fonctionnaires ou
opérateurs économiques. Les dames le trouvent charmant, les hommes
apprécient ses capacités d'écoute... «Je lui ai dit que nous avions besoin
de tout. Imaginez, une ville comme Bukavu n'a pas de routes, pas
d'ambulance, même pas de morgue», déclare Buhamba Hamba. Le gouverneur du
Kivu verra ses voeux exaucés. Kabila a offert une ambulance à l'hôpital de
Bukavu, a débloqué des fonds pour refaire un tronçon de la route d'Uvira, et
fait acheminer par avion une morgue en kit. Sans vraiment le dire, la
campagne électorale a commencé. Elle se fera sur le thème : «Je tiens mes
promesses.»
Quand il a envie de se dégourdir les jambes, le président Kabila entame de
longues promenades à pied. Ses collaborateurs le suivent au pas de charge.
Parfois, il monte dans sa Nissan Armada bleu marine pour s'enquérir de la
situation dans les quartiers populaires. Il conduit seul. Sur un continent
où les dirigeants sont inaccessibles, la scène est surprenante. «Sous
Mobutu, ce genre d'attitude était impensable. Dès que le maréchal se
déplaçait, on devait mobiliser la population, sécuriser le trajet, arrêter
la circulation. C'était toute une histoire !», fait remarquer son
porte-parole, Kudura Kasongo, ancien ministre de Mobutu.
Ses admirateurs louent sa «force tranquille», ses adversaires politiques
voient en lui «un habile calculateur». Joseph Kabila, qui déteste le culte
de la personnalité, entretient autant de discrétion autour de sa vie
professionnelle que de sa vie privée. Loin du motocross dont il raffole, le
jeune homme vit confiné dans les contraintes de la fonction. En lingala, ses
fans lui chantent qu'il «appartient désormais au Congo».
Congo-Kinshasa [interview]:
Interview avec le Secrétaire général adjoint des Nations Unies chargé des
opérations de maintien de la paix, Jean-Marie Guéhenno
UN Integrated Regional Information Networks / INTERVIEW / 15 Mars
2006 / Kinshasa
- En visite de travail du 6 au 15 mars en République démocratique du Congo (RDC),
le Secrétaire général adjoint des Nations Unies chargé des opérations de
maintien de la paix, Jean-Marie Guéhenno a accordé jeudi dernier une
interview à IRIN et indiqué que les élections prévues le 18 juin prochain en
RDC pourront se dérouler paisiblement. En voici quelques extraits.
Quel sens donnez-vous à votre visite en RDC à quelques mois des prochaines
élections ?
Les élections vont être un moment fondateur, un tournant pour le pays. Et
donc, je voulais avant les élections faire une visite approfondie en RDC, à
la fois pour voir comment aider le processus politique à être le plus
inclusif possible et puis pour voir aussi sur le plan de la sécurité,
comment nos troupes, nos forces peuvent apporter une aide aux Congolais pour
que ces élections se déroulent dans un climat de paix.
Sur le résultat que j'attends de ma visite. Une visite comme celle-là -
comme la précédente que j'avais faite et qui avait conduit à une
réorganisation du dispositif de la Monuc -, c'est l'occasion de discuter
avec les hauts responsables de la Monuc de la stratégie politique et de la
stratégie militaire. La stratégie politique, pour ce que je voudrais obtenir
de cette visite, est d'avoir une vision claire de la manière dont on va
gérer non seulement la période qui précède les élections, mais aussi
préparer la communauté internationale à son rôle après les élections.
C'est une erreur qui a quelque fois été faite de penser que, dans le
processus de paix, après un conflit, tout se conclut avec les élections. Les
élections sont un moment décisif dans le processus bien entendu, c'est un
moment fondateur. Mais la phase qui va s'ouvrir après les élections n'est
pas une phase où la communauté internationale devra se désintéresser du
pays. Et, je l'ai très clairement dit au président Kabila. Nous répondrons à
la demande des Congolais. Pour ma part, en tant que Secrétaire général
adjoint des Nations Unies, je ferai de mon mieux pour mobiliser la
communauté internationale.
Les élections sont prévues le 18 juin prochain, mais l'insécurité qui
prévaut en Ituri, dans le Nord du Katanga et a l'Est du pays du fait de la
présence des milices et groupes armés locaux et étrangers, et qui persiste
malgré les opérations conjointes Monuc-Forces armées de la RDC, risquent de
les compromettre. Peut-on penser que votre passage en RDC permettra de
resoudre ce probleme ?
Nous allons déployer des troupes dans le Nord-Katanga où nous n'étions pas
encore militairement présent. Il y a un bataillon du Bénin qui va s'y
déployer. Moi-même, je me suis rendu dans le Katanga pour la première fois
pour voir de mes propres yeux la situation sur place. Nous avions demandé au
Conseil de Sécurité de nous donner une brigade complète pour le Nord Katanga
parce que nous voyions les tensions qui existent dans cette partie du pays.
Nous ne l'avions pas obtenu mais nous allons faire de notre mieux pour
contribuer à la sécurité et à la stabilité de cette partie importante aussi
de la RDC.
Et en Ituri, au Nord-Est, où une des opérations conjointes Monuc-FARDC
contre les groupes armés et miliciens étrangers et locaux vient de connaître
un échec à la suite d'une mutinerie au sein de l'armée congolaise ?
Envisagez-vous de revoir la manière de travailler avec la partie congolaise
pour éviter que la situation humanitaire des populations contraintes de se
déplacer continuellement ne s'empire ?
Il y a un certain nombre d'opérations menées conjointement avec l'armée
congolaise qui se sont bien passées et qui ont donné de très bons résultats
avec des soldats congolais qui payent de leurs personnes de façon très
courageuse. Mais ce qui est vrai aussi, c'est qu'une armée ne se forme pas
en un jour et qu'il y a tout un système à mettre en place par les autorités
congolaises pour avoir une armée solide, un système qui permettra que
l'armée soit payée régulièrement en fin de mois, qu'elle soit nourrie et
équipée. Ces structures-là ne sont pas encore en place. Donc, il y a
certaines unités qui sont fragiles et c'est ce que nous avons vu en Ituri.
Je suis tout à fait conscient du fait qu'il n'y a pas encore une
stabilisation totale à Bunia. Je pense que quand on compare l'Ituri à ce
qu'elle était il y a trois ans .Au moins 15 000 miliciens ont été désarmés.
Il y a eu des progrès. Mais malheureusement, ces mots ont peu de poids quand
vous évoquez les souffrances des populations à Cheyi ou dans telle ou telle
autre localité de l'Ituri.
Nous devons travailler en étroite liaison avec les FARDC. Malheureusement,
il n'y a pas de ressources militaires bien équipées dans cette armée.
En Ituri, nous avons une brigade, notre plus grosse brigade de quatre
bataillons. L'Ituri est grand comme la Sierra Leone où nous avons eu jusqu'à
17 000 hommes. Mais l'Ituri est tout de même un territoire très important.
Donc, nous ne pouvons pas être partout et à tout moment en Ituri. Nous
devons garder une force mobile qui a la capacité de frapper vite et fort
quand c'est nécessaire. Il faut que le maintien continu de la sécurité soit
progressivement assuré par les forces congolaises. C'est là, à mon sens,
qu'un effort accru est nécessaire. Je suis entrain de voir si nous pouvons
encore améliorer - le plan de nos propres forces - pour venir en aide à ces
populations qui sont en détresse quand elles sont confrontées à la violence
des milices, car ça, c'est intolérable pour nous tous.
Est-ce qu'il y aura une situation sécuritaire absolument parfaite en RDC au
moment des élections ? Peut-être pas. Mais, moi je vois comment les
élections du référendum se sont passées. Malgré les difficultés de sécurité
dans l'immense majorité du territoire, l'élection (référendaire) s'est
déroulée paisiblement. Je suis convaincu qu'on peut arriver aux mêmes
résultats pour le nouveau cycle d'élections qui se profile à l'horizon.
Vous aviez demandé un appui de l'Union européenne qui hésite encore à
constituer une troupe à envoyer en RDC. Comment cette force européenne
va-t-elle coordonner ses actions avec les casques bleus déjà déployés ?
Nos forces font beaucoup en RDC. Avoir une réserve, une force d'appoint de
l'Union européenne, ça sera une sorte de police d'assurance dans une période
sensible. J'espère que l'Union européenne, qui a beaucoup investi pour
appuyer le processus politique en RDC, répondra positivement à cette
demande. Nous nous préparons nous-mêmes à être partout là où il faudra être
au moment des élections.
Les élections sont annoncées, mais elles risquent de connaître des problèmes
avec les tensions dues entre autres aux anciens mouvements rebelles et à
certains opposants qui pourraient ne pas y prendre part car ils accusent le
président Kabila et ses partisans de les exclure du processus politique. Que
faites-vous en tant Secrétaire général adjoint chargé des opérations de
maintien de la paix pour éviter que la RDC ne replonge dans la guerre ?
R:Les différentes questions posées tournent toutes autour de la question
essentielle de l'inclusivité des élections. J'ai un même message pour tous :
toute élection qui ne serait pas inclusive serait moins légitime. Il est
donc important de bâtir des fondations solides. C'est l'intérêt de tous les
Congolais. Deuxième message : respect de la diversité. Demain, la RDC va
avoir des institutions multiples, plurielles, comme dans toute démocratie.
Donc, l'idée que les élections sont tout ou rien pour un parti est une idée
dangereuse et fausse.
KENYA :

L'accès à l'eau,
source de conflits tribaux --par Chris Tomlinson--
AP | 15.03.06 | OROPOYI, Kenya (AP) -- Akiru Lomukuny raconte que son clan a
déjà vu un garçon se faire tuer, une fille se faire violer et des femmes
passées à tabac pour avoir simplement voulu boire un verre d'eau.
Aujourd'hui, cette grand-mère craint que les tensions entre tribus ne
s'aggravent en raison de la sécheresse qui frappe le nord-ouest du Kenya.
Alors que le quatrième Forum mondial de l'eau s'ouvre jeudi à Mexico, la
situation est particulièrement préoccupante en Afrique de l'Est. La
sécheresse exacerbe les tensions autour des points d'eau qui constituent,
déjà en temps normal, une source de conflits récurrents dans la région avec
le bétail et les pâturages.
Akiru Lomukuny appartient à la tribu des Turkana, des nomades qui élèvent
vaches, chèvres et moutons dans le nord-ouest du Kenya, le long de la
frontière avec l'Ouganda et le Soudan. Ici, la pluie n'est pas tombée depuis
plus d'un an, au grand désespoir du clan et de 11 millions de personnes dans
cette région semi-aride qui s'étend également en Ethiopie et en Somalie.
La grand-mère sait qu'elle peut trouver de l'eau à une source située à
"seulement" 15 kilomètres, en territoire ougandais. Mais elle sait également
que le voyage est périlleux. Avec ses filles, elle est plusieurs fois
tombée, en chemin, dans des embuscades tendues par des guerriers de la tribu
Dados.
"D'habitude, on nous attaque durant le trajet retour", explique-t-elle.
"Nous perdons toute notre eau, et parfois ils nous enlèvent tous nos
vêtements et nos colliers."
En janvier, son clan, qui compte 600 familles, s'est replié vers un autre
point d'eau, situé au Kenya. Mais la source s'est tarie, l'obligeant à se
tourner à nouveau vers la frontière. "La sécheresse présente toujours un
grand risque pour nous car cela implique d'aller en Ouganda, où nous avons
été souvent attaqués", souligne Akiru, entourée d'enfants du clan présentant
des signes de carences en protéines.
La vie dans cette région n'est jamais facile, même sans sécheresse.
Désormais presque chaque adulte est armé d'un fusil, ce qui explique que de
petits accrochages peuvent dégénérer et faire des morts.
Récemment, des Dados ont volé une trentaine de vaches à deux familles du
clan, qui voit également ses troupeaux décliner à cause de la sécheresse.
Bernard Ruhnan, un prêtre allemand qui depuis plus de 30 ans tente d'apaiser
les conflits tribaux dans la région, souligne qu'il y a eu quelques
affrontements, mais rien de très sérieux, depuis le début de la sécheresse.
Il travaille avec des chefs de tribu sur un accord visant à répartir les
ressources disponibles mais il s'inquiète de ce qui pourrait arriver si la
sécheresse perdurait. "Si nous n'avons pas de pluie le mois prochain, cela
deviendra beaucoup plus grave", prévient-il, précisant que certains chez les
Dados et les Turkana refusent tout partage avec leurs voisins.
De son côté, le clan d'Akiru a décidé d'entreprendre une périlleuse
transhumance pour gagner des pâturages non occupés et bien irrigués, en
Ouganda. "Durant la migration, les combats seront perpétuels jusqu'à ce que
nous trouvions un endroit tranquille", prédit la grand-mère. Elle affirme
que son clan n'a pas le choix même s'il doit affronter les Dados. "Peu
importe si je perds un enfant ou mon mari, la situation est désespérée",
dit-elle. "Nous devons partir." AP
ANGOLA :

Création d`une Banque de Développement d`Angola
Luanda, 15/03 - Angop Le Conseil des Ministres a créé mercredi, à
Luanda, la Banque de Développement d`Angola (BDA), une entité financière
publique, au cours d`une session extraordinaire présidée par le Chef de
l`Etat José Eduardo dos Santos.
Selon un communiqué de presse rendu public à l`issue de la réunion, la
décision vient ainsi de mettre fin au Fonds de Développement Economique et
Social (FDES).
Ledit décret annonce aussi le transfert du patrimoine et du personnel du
FDES à la Banque de Développement d`Angola. "La BDA est un instrument
financier d`exécution de la politique de développement et investissement du
Gouvernement, ayant pour objectif l`appui au développement économique et
social de l`Angola, d`une manière diversifiée et durable, encourageant
l`augmentation des investissements et de la productivité, à travers le
financement des programmes, des projets, des oeuvres et des services",
lit-on dans le communiqué.
La note ajoute que le Gouvernement vient également de nommer une Commission
d`érection de la Banque de Développement d`Angola chargée de créer, dans un
délai de six mois, des conditions techniques et opératives nécessaires pour
le démarrage de ses activités.
Angola: L'Angola à la 8ème Conférence sur la biodiversité au Brésil
Angola Press Agency (Luanda) / 15 Mars 2006 / Luanda
L'Angola présentera son expérience sur la conservation de la biodiversité et
ses publications sur ce sujet lors de la 8ème conférence des parties de la
Convention sur la diversité biologique, qui se tiendra à Curitiba, au
Brésil, du 20 au 31 mars prochain.
C'est ce qu'a révélé mercredi le directeur du projet d'élaboration de la
stratégie et Plan d'Action nationaux pour la Biodiversité (NBSAP), Vladimir
Russo.
Il a souligné que l'Angola serait représenté par une délégation conduite par
le ministre de l'Urbanisme et Environnement, Diakumpuna Sita José.
Au premier trimestre 2006, le projet a publié un livre sur l'état de la
biodiversité marine en Angola, outre des brochures sur la législation
environnementale, prévoyant ainsi pour le mois d'avril, la publication d'un
livre sur la législation en vigueur en Angola sur la biodiversité.
Le Projet NBSAP est en phase de conclusion, après son approbation, le 15
février, lors d'un forum national de validation qui a réuni plus de 120
participants, y compris des représentants de toutes les provinces d'Angola.
Le projet contient huit volets d'intervention prioritaires et a pour
objectif d'incorporer dans les politiques et programmes de développement des
mesures pour la conservation et l'utilisation durable de la diversité
biologique, ainsi que la distribution juste et équitable des ressources
biologiques.
Le NBSAP est un projet du MinistSre de l'Urbanisme et Environnement qui
bénéficie de financement du Programme des Nations Unies pour le
Développement (PNUD), du Fonds Mondial pour l'Environnement (GEF) et de
l'Agence Norvégienne pour le Développement International (Norad).
Angola: L'Angola mobilisé à combattre la grippe aviaire
Angola Press Agency (Luanda) 14 Mars 2006 Luanda
Le directeur général des services de recherches vétérinaires du Ministère de
l'Agriculture et du Développement Rural, Filipe Vissesse, a declaré mardi, à
Luanda, que les autorités sanitaires angolaises sont totalement mobilisées
pour faire face à la menace de la grippe aviaire en Angola
"Le pays est préparé pour combattre une éventuelle ménace de la grippe
aviaire, dans n'importe quel coin du pays, car les cadres angolais ont
participé aux réunions internationales, où ils ont acquis une vaste
expérience sur le contrôle, la prévention et le combat du virus", a dit ce
responsable.
L'Angola, a-t-il souligné, est préparé, car il a participé du 11 au 13
janvier derniers, au Congo/Brazzaville, à la réunion organisée par
l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) région Afrique.
Il a, en outre, ajouté que la délégation angolaise a également participé du
18 au 20 janvier dernier, à Nairobi, au Kenya, avec d'autres responsables
africains à une autre réunion qui a abordé la question de la situation
actuelle du virus H5N1.
Selon lui, l'Angola est également préparé parce qu'il existe déjà une
Commission multisectorielle qui est en train d'oeuvrer pour une présentation
du Plan National de Contingence.
La reconstruction socio-économique doit absorber davantage des jeunes
Benguela (Angola), 15/03 - ANGOP - Les projets de
développement du pays doivent absorber un grand nombre des jeunes afin que
ceux-ci soient intégrés dans le processus de reconstruction
socio-économique, ont recommandé mardi les participants au workshop sur la
Jeunesse tenu à Benguela, chef-lieu de la province du même nom (littoral).
Cette recommandation s`adresse aussi bien aux pouvoirs publics que privés
qui doivent s`engager davantage dans la participation juvénile angolaise
dans tous les projets de développement, notamment dans la construction en
cours des diverses infrastructures.
Le Workshop avait pour objectif de recueillir la contribution des jeunes aux
efforts du gouvernement dans le processus de reconstruction nationale, ainsi
que l`adoption d`une stratégie commune visant leur participation aux
programmes de développement de l`Angola.
Les participants y aussi lancé un appel à une participation dynamique et
active des organisations et associations juvéniles à la divulgation des
avantages de l`actuel programme de reconstruction et à la mobilisation des
jeunes en vue de leur effective intégration dans son exécution.
Ils ont, d`autre part, recommandé la réalisation des rencontres du genre au
niveau d`autres provinces et municipalités du pays, afin que se consilide,
avec une plus grande efficacité, la culture de discussion et de mise en
oeuvre de la volonté de la jeunesse et des institutions nationales,
lesquelles doivent participer conjointement à la reconstruction et au
développement du pays et élargir la gamme des contributions.
Après avoir apprécié les efforts de l`Exécutif angolais relatifs aux tâches
de reconstruction et développement du pays, les participants ont adopté une
motion d`appui et de solidarité au Président José Eduardo Dos Santos pour
"son remarquable dévouement personnel à la matérialisation de tous les
projets qui visent la reconstruction du pays".
Cent-soixante délégués des associations junivéniles et de la société civile
y ont participé.
AFRIQUE DU SUD :

UN chief praises 'tolerant' SA for its positive role in Africa
By Shaun Benton / 14 Mar 2006 / Government Communication and Information
System
Cape Town - The Secretary-General of the United Nations, Kofi Annan, today
lavished praise on South Africa, lauding its rising reputation for tolerance,
mutual respect for others and its determined approach to conflict resolution
in Africa and the world as a whole.
Addressing parliament after meeting earlier with President Thabo Mbeki while
on an official three-day visit, Mr Annan said South Africa was "pointing the
way" for Africa, where "a new approach" was required for development.
South Africa is the first UN member state that Mr Annan visited after his
inauguration as UN secretary-general in 1997 and he has come with his wife,
Nane, and a delegation of UN officials on a visit that will take him also to
meet former president Nelson Mandela.
Himself an African, born in Ghana, Mr Annan today told a parliament crowded
with spectators and diplomats that "much remains to be done" as African
countries embarked on journeys to unity, peace and development that were "no
less arduous" than their struggles for independence and against apartheid.
Meeting in New York last September at the United Nations World Summit,
"leaders of the whole world" acknowledged that Africa "is the only continent
not on track to meet any of the goals of the Millennium Declaration by
2015".
"We all know the mountains of human misery [facing Africans] ... It is easy
to blame these ills on the past and on outsiders - the depredations of
imperialism and the slave trade, the imbalance of power and wealth in a
flagrantly unjust world."
"But that cannot absolve us, the Africans of today, from our own
responsibility, responsibility to ourselves and to our children."
In dealing with that responsibility and in attempting to shape its own
destiny, said Mr Annan, South Africa was pointing the way by what it was
doing at home, in its sub-regional neighbourhood, in its leading role in
Africa and in the wider world as a whole.
South Africa "reminds us all of the remarkable African capacity for
forgiveness and reconciliation, despite the pain of racial discrimination
and oppression", he said.
On top of this, the "robust economy, stable democracy, support for the rule
of law and - perhaps most important - your fully inclusive constitution have
made South Africa a beacon of tolerance, peaceful co-existence, and mutual
respect between people of different races, languages and traditions", he
told members of parliament that included most of the cabinet, as well as the
president.
Through the Southern African Development Community and by the "vitally
important" peacemaking and peacekeeping contributions in Burundi and the
Democratic Republic of the Congo, South Africa was pointing the way in the
sub-regional neighbourhood, he said.
"This is very important, because no country today can be unaffected by
events in its neighbourhood, and it is the responsibility of the stronger
countries in each neighbour-hood to lend a hand to the weaker, without
seeking to impose their domination."
Mr Annan also added: "When any country gets caught in a downward spiral of
poverty, misgovernment and conflict, this is bound to be a problem for its
neighbours."
"And the best neighbours are those who play a constructive part in helping
to halt and reverse the spiral before it leads to a complete meltdown."
In terms of pointing the way through its "leading role" in Africa as a whole,
Mr Annan cited South Africa's role as the biggest foreign investor in the
rest of sub-Saharan Africa, its leading role in forming the New Partnership
for Africa's Development, South Africa's lead role in transforming the
Organisation of African Unity into the African Union and the establishment
of the AU's peer review mechanism.
And in the wider world as a whole, President Mbeki's views on the "gross
imbalances of power" that exist - exemplified perhaps by the imbalances
represented by the veto-wielding power of the five UN Security Council
members - articulated a problem that "must be addressed".
The UN secretary-general said he agreed with President Mbeki's observation
that this imbalance of power - combined with the "disparate conditions" that
exist in the world - were "the main reason why we have not yet achieved the
security consensus that we must reach, if we are to maintain peace in the
world on a basis of agreement and collective action rather than the
unilateral application of power".
South Africa's leadership and example can be very important in this context,
said the UN Secretary-General, whose term ends this year.
"Today, the kind of things South Africa is doing at home, and promoting on
the wider African scene, may show us the best way for developing countries
in general to respond to today's world."
"South Africa can teach all of us that, on the contrary, the way to a better
balance lies through dialogue, and the establishment of mutual trust." -
BuaNews
AFRIQUE
/ U A :
Burkina Faso: 3e séminaire international de l'Unesco: reformer les systèmes
éducatifs pour lutter contre la pauvreté
Sidwaya (Ouagadougou) / 15 Mars 2006 / Régine Zerbo
L'UNESCO et le Bureau international de l'éducation (BIE) organisent à
Ouagadougou, du 13 au 17 mars 2006, le 3e séminaire international de
l'UNESCO. Le thème de cette rencontre est : «Dialogue politique et
stratégies de mise en oeuvre du changement du curriculum».
Le ministre de l'Enseignement de base et de l'Alphabétisation, Odile
Bonkoungou : «La lutte contre la pauvreté est une priorité absolue dans les
neufs pays impliqués dans le projet et engagés dans des processus de
changement curriculaire».
Ouagadougou abrite du 13 au 17 mars 2006, le 3e séminaire international de
l'UNESCO. Placé sous le thème : «Dialogue politique et stratégies de mise en
oeuvre du changement du curriculum», cette rencontre regroupe les acteurs de
l'éducation de l'Angola, du Burkina Faso, du Burundi, du Congo-Brazzaville,
du Mali, de l'Ile Maurice, du Mozambique, du Niger et du Rwanda.
Au cours de cette semaine de travail, les participants vont partager les
résultats et les recommandations issus de la première phase du projet ; ils
vont examiner leur implication dans le contexte des processus de la réforme
déjà à l'oeuvre dans les pays participants au projet.
La rencontre de Ouagadougou est l'occasion pour ces séminaristes, d'initier
une réflexion systématique sur les processus de changement du curriculum à
l'oeuvre dans chaque pays et acquérir des compétences en matière de dialogue
politique. Aussi vont-ils entamer des discussions en vue d'élaborer et
d'adopter une méthodologie et un plan de travail pour la suite du projet.
Pour Mme le ministre en charge de l'Enseignement de base et de
l'Alphabétisation Odile Bonkoungou, «ce thème, en relation avec la
philosophie de l'école, conçu comme levier d'action de la lutte contre la
pauvreté et instrument d'intégration socioculturelle de l'individu,
constitue une problématique commune à nos différents pays».
Les participants au 3e séminaire international de l'UNESCO vont échanger
autour des stratégies de lutte contre la pauvreté.
Ainsi, elle a souhaité que, durant cette semaine de travail, les
participants trouvent des stratégies d'amélioration du curriculum pour une
prise en charge des moyens dont dispose l'éducation ainsi que les
possibilités pour subvenir aux besoins des individus et des communautés et
lutter contre la pauvreté. Pour atteindre ces objectifs, elle les invite à
mener des échanges fructueux tout au long de cette rencontre. Aussi, elle
les a rassurés que les gouvernants seront attentifs aux conclusions de leurs
travaux.
Ouverture à Ouagadougou d`un séminaire africain sur l`éducation
Ouagadougou, Burkina Faso, 14/03 - ANGOP- Le troisième séminaire
international de l`UNESCO pour la réforme des systèmes éducatifs afin de
lutter contre la pauvreté a débuté ses travaux lundi à Ouagadougou, la
capitale du Burkina Faso.
La rencontre de cinq jours, qui regroupe une cinquantaine de délégués de
neuf pays africains, a pour thème "Dialogue politique et stratégies de mise
en oeuvre du changement du curriculum".
Les participants viennent de l`Angola, du Burkina Faso, du Burundi, du
Congo, du Mali, de l`île Maurice, du Mozambique, du Niger et du Rwanda.
La coordinatrice de programmes du Bureau international d`éducation
(BIE/UNESCO) à Genève, Christine Panchaud, a indiqué que cette rencontre
fait suite à celles qui ont permis l`élaboration d`outils conceptuels et
d`analyse des curricula existants sous l`angle de la lutte contre la
pauvreté.
CHAD-SUDAN: African Union wants rival Darfur forces behind buffer zones
ABUJA, 13 March (IRIN) 2006 - African Union mediators in the Nigerian
capital Abuja have proposed putting rival forces in Sudan's Darfur conflict
behind buffer zones after ceasefire agreements have been repeatedly ignored.
The warring sides first signed a ceasefire accord in the Chadian capital
N'djamena in April 2004. But nearly two years on, mediators said on Sunday
that that agreement lacks sufficient details to be effective and a new
proposal - dubbed the "Enhanced Humanitarian Ceasefire Agreement" - has been
drafted and presented to the warring sides.
"The [draft] agreement specifies that the forces of the government and the
two movements withdraw their forces to clearly identified areas, with buffer
zones between them," mediators said in a statement.
The main objectives of the new proposals are "the demilitarisation of
humanitarian supply routes and camps for displaced people," mediators said.
Banditry and continued clashes in Darfur forced the UN this month to slash
its programmes to assist war-displaced in the region. At times the violence
has cut hundreds of thousands of people off from assistance.
The Darfur conflict erupted in early 2003 when Sudanese Liberation Movement/Army
and the smaller Justice and Equality Movement took up arms against the
Arab-dominated government in Khartoum to end what they call the neglect and
oppression of the mainly black inhabitants of Darfur, a semi-desert region
the size of France in western Sudan. The Sudanese government responded by
backing Arab militias known as the Janjawid.
Humanitarian workers estimate that more than 180,000 people have been killed
in the violence and nearly two million forced to flee their homes.
AU mediators are worried that more than one year of peace talks in Nigeria
has failed to achieve a breakthrough towards peace.
Sudanese government and rebel officials confirmed they have received the new
proposals and would respond as demanded by the mediators. AU officials said
urgent action was required from the belligerents to halt the deteriorating
humanitarian situation in Darfur.
"The government and the movements first signed a ceasefire agreement almost
two years ago, but they never stopped fighting," said Sam Ibok, head of the
AU mediation team, who called conditions unacceptable. "Today, the
humanitarian agencies in Darfur are reaching fewer people than they did when
that ceasefire agreement was signed."
The violence in Darfur has repeatedly spilled into eastern Chad, where some
202,000 Sudanese are living in camps. On Monday the UN refugee agency UNHCR
announced that the deteriorating security situation in the area is forcing
it to relocate more than 16,000 of those refugees farther in from the
border. And last month UNHCR said some Chadians were even fleeing into
Darfur to escape violence on their side of the border.
Zimbabwe Collapses Under Mugabe Sanctions
Wednesday, March 15 2006
Zimdaily / By Grace Kwinjeh
Zimbabweans have been placed under the most brutal sanctions by the Robert
Mugabe regime. I have been home only for a few days now, but already I am
witness to a dreadful picture of poverty and desperation everywhere I go.
Zimbabweans are sad, tired, and hungry, many look sick or just helpless.
Their story can be summed up by the inflation figure which is now at 800
percent. Who can survive that? Who will survive Mugabe’s sanctions?
But even as the new British ambassador to Zimbabwe presented his credentials
at the State House with Mugabe extending an olive branch to the British
Government, one wonders which way forward for the international Community
now? Zimbabwe has hit rock bottom. Is the International Community going to
stand by the people of Zimbabwe or find an easy way out with the dictator?
The fact that Zimbabwe’s ruling Zanu PF party seems to have adjusted its
life to suit its pariah status in the international community, while
continuing to trample on citizens rights, provides a reasonable basis for
the International Community to start thinking of tougher measures against
the regime, beyond what is currently in place. Recent statements by both the
USA and UK Governments on increasing pressure against the Mugabe regime,
came as a pleasant surprise. Surprise, because the statements were made at a
time when it seemed the international community’s focus on Zimbabwe had
profoundly diminished over the past months if not years.
This has been the norm as is witnessed in various African countries in
similar situations, that have at first enjoyed international attention only
to lose it. As may be, the dilemma has always been that while the
international community seeks new flavours the country of interest at that
time slides off the international radar. Countries like Ethiopia, Gabon and
Togo, for instance have remained just that Africa’s eye-sores. Long
forgotten by the world. They continue to suffer in silence; I will not
mention Swaziland. Looking at the desperate situation in Zimbabwe today
makes me shiver.
The fallacy where we Zimbabweans are concerned is that we seem to have
remained a ‘flavour of the year’ beyond the ‘one month’ experienced by our
comrades on the continent. The assumption is that Zimbabwe is an ever
lasting flavour enjoyed by the international community at all times; but
things are not as they seem.The attention received by Zimbabweans from
different players in the international community has failed to evolve from
the open statements or rhetoric to real action. The ruling Zanu PF party is
comfortable with the international community’s response in its present form
which encompasses travel bans, arms embargoes and assert freezes; or just
loud noise. All which the Zimbabwe regime can deal with, I will explain why.
The fact that we can suffer as a people to this level while the
international community watches, is demoralizing. I remember how at the
height of the white commercial farm invasions Zimbabwe was at the top of the
international community’s agenda. Now that it is we black citizens who are
faced with Mugabe’s tyranny everyday of our lives the interest has
diminished. It then becomes a self fulfilling prophecy that the
international community only intervenes where its interests are threatened.
We have neither oil nor gas in Zimbabwe. The fact that officials on the
targeted sanctions lists are still able to gallivant all over the world on
Zanu PF’s business; or that many who are now doing business on behalf of the
regime are still not on the list; or the setting up of front companies to
bust international sanctions; without so much as a whisper from the
international community is deplorable.
The recent trip by the Reserve Bank Governor, Gideon Gono and a whole
entourage of top Zanu PF leadership to the USA is another case in point.
Even more sinister is the fact that reputable international companies are
still doing business with Mugabe and making huge profits out of it. Would
one be wrong in concluding the complicity of the international community in
Mugabe’s actions?Mugabe has effectively maintained his sanctions against the
people of Zimbabwe whom he has in all honesty sentenced to death.
A quarter of our population is said to be infected by the HIV virus, but
here you have a Government that prioritises investment in corruption and
power, without compassion to provide ARV’s or proper health-care for its
people. So then for those of us struggling against Mugabe’s autocracy what
has become problematic is the lack of innovativeness on the part of the
international community, in coming up with new strategies to rein in on the
Mugabe regime. Seeing as the current measures in their present form, are
encumbered, by so many hitches or loopholes that make it possible for the
regime to sustain its repression agenda. This is where the story is.
Taking me to my next point on the survival strategies adopted by the regime
to bust international sanctions. While stories have been written and said
about many of those groups targeted by the regime, that include, white
commercial farmers, women’s groups and political organizations, not much has
been said about this particular group comprising businessmen who have been
stripped of their asserts or just had their businesses taken away. This
particular story brings in a new dimension to the whole debate on the
international community’s response to Zimbabwe crisis, vis-à-vis the search
for fresh mechanisms to effectively rein in on the regime. Now as African
politics goes or in any part of the world for that matter, it is those with
financial resources who carry the day. The Mugabe regime has deliberately
targeted or sought to neutralize those groups it feels threatened by, the
people with the potential of supporting the struggle in many forms
especially financial sustainability.
So the trend that has seen the regime attack various groups from white
commercial farmers, NGO’s to black businessmen, should be understood in its
proper political context. I therefore want to bring in a different dimension
to the whole discourse on effective mechanisms to rein in on the Mugabe
regime. At EU level one interesting test case or example can be taken from
the current challenge by Mutumwa Mawere’s, Africa Resources Limited (ARL) of
the Zimbabwe Governments callous expropriation of his SMM holdings a company
registered in the Virgin Islands. This case is being heard in a UK court and
carries with it many interesting dynamics from Mugabe’s empty Pan-African
rhetoric to his corruption and the connivance of certain players in the
British system.
While as Zimbabweans we seem to have understood the impact on democratic
conduct of the Public Order and Security Act (POSA) or the Access to
Information and Protection of Privacy Act, (AIPPA), little has been analysed
or said about the impact or the undemocratic nature of the Reconstruction
Act, which has been used to take over SMM Holdings by the Government. This
case also exposes the nexus that exists between the question of human rights,
the rule of law; property rights and the role of the international community,
in this instance British interests in Zimbabwe and how they impact on
democracy. Let us even assume that the British have a zero tolerance for
corruption in Kenya for instance a different picture emerges on Zimbabwe.
The fact that Gono, can transport corruption from Zimbabwe to British
territory without being included on the EU sanctions list is scary to say
the least.
While Zimbabweans languish in absolute poverty the Government was able to
pay for shares amounting to 2 million USD to a company AMG a confirmed front
of principals that was recently concluded to be the Government of Zimbabwe
in a court hearing between Mawere and the Government of Zimbabwe, recently
in the UK. Even more interesting is that even though the EU’s Financial
Services Act has a Know Your Client clause that obligates those doing
business with Foreign companies or blacklisted Governments such as Zimbabwe
to find out about them, it seems these regulations have not been used in the
Mawere case, where in the case of a front company it must find out who the
principals are. Consequently, the admission by the top British lawyers,
representing Zimbabwe, in the court hearing that the Principal is the Mugabe
regime raises questions on how the money being used in the case has been
sourced and the effectiveness of the current EU measures. The parliament of
Zimbabwe for instance has never approved the processing of such a huge
amount of money.
Furthermore, one of the top Zimbabwean lawyers who is on the USA sanctions
list, Edwin Manikai who in the case was demanding an implausible fee of 40
000 USD dollars per month is also still not on the EU’s sanctions list. In
spite of it now being common knowledge that he is one of Mugabe’s front men.
How is the Government being made to account? It is no longer accounting to
its own people and with such a gullible international community then
Mugabe’s boys will continue having a field day while Zimbabweans suffer
more. Mugabe continues to act with impunity. As I write eight of our top
officials including a member of parliament who are in jail on trumped up
charges, have been tortured and charged with plotting to kill Mugabe. The
question then is what is the cost to us Zimbabweans of Mugabe’s continued
stay in power? Today inflation is at 800 percent, what figure will we be
talking of next week? The time has come to say no to Mugabe’s sanctions.
Aluta-Continua.
Ethiopia polls get mixed report
By Andrew England in Nairobi
March 14 2006
European
Union report on Tuesday said Ethiopia’s disputed elections marked a
significant development towards democracy, but criticised post-election
violence that claimed dozens of lives.
The polls last May were initially regarded as the country’s most open. But
after opposition groups made unprecedented gains, the post-election process
was marred by “intimidation, mass arrests, killing of demonstrators and
opposition personnel”, the EU observer mission said in its final election
report.
In June, at least 36 people were killed in election-related violence in
Addis Ababa, and more than 40 others died in November.
Security forces detained thousands of people as