AGnews

                                       

      

 EN BREF, CE 15 MARS 2006 ...
 
 

 AGNEWS

DAM, NY, 15/03/2006
 



EN BREF ...

 

Une nouvelle affligeante a  touché la famille Rugambarara  ... Condoléances de la part de la Rédaction.

 

Communiqué de Décès

 

La famille Rugambarara Gaëtan porte à la connaissances de ses amis et  connaissances le décès de leur regretté père Rugambarara Gaëtan survenu ce samedi à Nairobi.

Le rapatriement du corps du défunt aura lieu ce mercredi 15 mars.

Une messe de requiem est prévue ce jeudi 16 mars à  Bujumbura en la Cathédrale Regina Mundi.

Pour la famille  et amis résidant en Europe, le deuil est organisé chez Rugambarara Adrien résidant en Hollande à UIJLEMBORG 6

               50258 PB  Berlicum à partir du jeudi 16 mars 20006

Une messe sera organisée en son honneur le samedi 25 mars à partir de 14h00 en Hollande .

L' adresse exacte vous sera communique ultérieurement.

 

Le temps des autres,

 

Il a aimé les montres

mais il avait toujours le temps pour les autres

libre et disponible

Il avait le don de l'écoute

celle qui transforme la tristesse en joie,

qui donne vie au désespoir.

 

Il affectionnait les montres

mais le temps n'avait pas d'emprise sur lui,

souriant et jovial,

il savait que l' Amour est Roi

qu'il ne peut souffrir du temps.

Alors il a construit et dédié son oeuvre majeur

au mariage de l'Amour et du Pardon

le temps n'aura pas raison de lui !

Il aimait les montres

mais je lui en ai pas donné

je porterai volontiers une sur moi

qui marquerait l'heure de l'Amour et du pardon!

Et que le temps ne s'arrête jamais...

  

Albéric Rugambarara

 


 

BURUNDI:  UNE SAISINE AFIN DE  REVEILLER  LES VIEUX DEMONS !

DAM, N-Y, 15 / 03 / 2006, Agnews.

Non à l' Extrême-Droite BurundaiseQue ce soit le PA AMASEKANYA, UPRONA-MUKASI , AC GENOCIDE, ACCORD CADRE ...   ( Extrême Droite Burundaise Tutsi - EDBT )  ou encore le PALIPEHUTU ... (Extrême Droite Burundaise Hutu - EDBH), n'en déplaise aux deux extrêmes, on remarque que les Burundais  sont plus soucieux dans leurs  quotidiens des inquiétudes socio-économiques (manger, s'habiller, se soigner, s'instruire ... )   qu'ethniques !

Au mois de janvier 2006, lorsque le gouvernement a décidé de libérer provisoirement des prisonniers politiques incarcérés sous la Dictature, de nombreux burundais ont apprécié le geste... "Enfin un début de Justice !"
C'était un sujet délicat car  cette  "libération"  avait comme un air symbolique...
La victoire des démocrates face à l'ancien régime  !

Bien entendu, les fils et filles,  de l'ancien pouvoir  combattu pendant la guerre civile burundaise  par la rébellion  aujourd'hui au pouvoir, ont nullement apprécié cet acte, perçu comme un  affront. 
On a découvert début janvier, une chose si étonnante,  de la part des médias publiques et privés, ainsi que  certaines associations burundaises ...  Ils   donnaient  la parole à des groupuscules de l'EDBT, se souciant nullement des  conséquences...  Le danger est  que ce geste irresponsable suscitait au sein de la population des sentiments étincelants  pouvant conduire jusqu'à  des affrontements ethniques sans précédent  !    Ce qui alerta certains et, donna des idées à d'autres.

La semaine
dernière, alors que le Président de la République, venait de surprendre et de dénoncer une tentative de putsch en cours,   deux  anciens présidents de la ligue ITEKA sous la Dictature,  M. Christophe Sebudandi et M.Ntakarutimana Pie,  ont subitement eu l'idée  de saisir la justice à propos de ces  prisonniers politiques (v. in supra).  Tout cela, sous la forme d'un trio d'organisations de la société civile , style bon chic bon genre !

Selon, l'initiative de cette coalition civique  "ITEKA - OAG - FORSC" qui va à contrario de l'action gouvernementale, les décisions des mois de  janvier et  de février dernier, vont  à l'encontre du  droit international ! Sachant éperdument, comme évoqué plus haut, que ce sujet est un appas pour les organisations d'extrêmes droites (1). 

Tiens tiens !  On se souvient de la "politique des camps de regroupement de 1996 à 2001 (x)" où la vie de plus 800 000 Burundais étaient concernés !  Ces mêmes représentants de cette  coalition civique  étaient les premiers à  la défendre et à  la soutenir  à une certaine époque. Aujourd'hui, les voilà recourir au droit international bafoué !  Il s'agit bien d'une farce de la part  de cette force civique négative  !   Ils ne trompent personnes à travers leurs actions !

Note :

(1) Site de l' Extrême Droite Burundaise Tutsi - EDBT ( Attention pour les âmes sensibles):      http://www.tutsi.org/Act14b0306.htm

 

BURUNDI:  AN ACTION  IN ORDER TO WAKE UP  THE OLD DEVILS !


DAM, N Y, 15/03/2006, Agnews.

 Not with the Burundaise Extreme-Right-hand side That it is PA AMASEKANYA, UPRONA-MUKASI, AC GENOCIDE, ACCORD CADRE ... ( Burundese Tutsi  Extreme Right -BTER - ) or the PALIPEHUTU... ( Burundese Hutu  Extreme Right -BHER), with due respect to the two extremes, one notices that burundese'citizens are more concerned in their daily of socio-economical's questions concerns (to eat, get dressed, look after themselves, educate themselves...) that ethnical !

In January 2006, when the government decided to release temporarily from the political prisoners imprisoned under the Dictatorship, of many people  appreciated the gesture... "Finally a beginning of Justice!"
It was a delicate subject because this "release" had like an symbolic  gesture ...
Victory of the democrats against  the  - Ancien Régime -  !

Of course, the sons and daughters of the   - Ancien Régime -     fought during the burundese  civil war  by the rebellion today in government , appreciated by no means this act, perceived like an challenge.
One discovered at the beginning of January, a so astonishing thing, on behalf of the  public and private media , like some burundeses organizations... They called on the Burundese Tutsi  Extreme Right   -BTER -  , worrying by no means about the consequences... The danger is that this irresponsible gesture caused within the population of the feelings being able to lead until ethnicals confrontations ! What alerted some and, gave ideas to others.

Last week, whereas the President of the Republic, had just surprised and to denounce an attempt at putsch in progress, two former presidents of league ITEKA under the Dictatorship, Mr. Christophe Sebudandi and Mr. Ntakarutimana Pie, suddenly had the idea to seize justice in connection with these political prisoners (v. in supra) . All that, in the shape of a trio of organizations of the
civil society
!

According to, the initiative of this civic coalition "ITEKA - OAG - FORSC" which goes to opposite of the governmental action, the decisions of last February and January, go against the international law! Knowing passionately, as mentioned above, than this subject is charms for the organizations of extreme right  (1).

One remembers the " policy of the camps of regrouping of 1996 to 2001 ( X )" where the life moreover 800 000 Burundeses citizens were concerned! These same representatives of this civic coalition were the first to defend it and support it. Today, here they are to resort to the ridiculed international law! It is indeed a joke on behalf of this negative civic force ! They do not mislead people through their actions!

Note :

(1) Website of the Burundese Tutsi Extreme Right- BTER : http://www.tutsi.org/Act14b0306.htm

 

 

 

ANNEXES :

 

 

BURUNDI :

 

Burundi frees last batch of political prisoners
14 Mar 2006
BUJUMBURA, March 14 (Reuters) - Burundi freed a final batch of 1,846 political prisoners on Tuesday including some accused of involvement in ethnic massacres and the assassination of the president in 1993.

Human rights activists, including the largest group Ligue Iteka, said they wanted the constitutional court to cancel the releases arguing it was against Burundi's constitution and international law to free detainees charged with murder.

Some 1,453 prisoners were released in January and February as part of a plan by President Pierre Nkurunziza to free all prisoners accused of politically-motivated crimes during the tiny central African nation's civil war.

All prisoners released will be investigated by a yet-to-be-established truth and reconciliation commission and could return to jail on that body's recommendation.

"The detainees freed today are in four groups," Justice Minister Clotilde Niragira said. "There is a first group of 1,810 prisoners accused of 1993 ethnic reprisals that followed the assassination of President (Melchior) Ndadaye."

The other groups included soldiers involved in the killing of Ndadaye, people who participated in Tutsi militia groups and some young people accused of wanting to start a Tutsi rebellion, the minister added to reporters.

The assassination of Ndadaye, a Hutu, by Tutsi soldiers in an attempted coup after Burundi's first multiparty elections in 1993 plunged the country into a 12-year civil war along ethnic lines that killed over 300,000 people.

More than 9,000 former soldiers and political figures were later arrested and imprisoned for their roles in the war.

After a U.N.-backed peace process, Nkrunziza, a former Hutu rebel leader, was voted in as president last year and vowed to make reconciliation his priority.

Niragira said the detainees released on Tuesday were recognised as political prisoners by a commission comprised of politicians and magistrates.

(Reporting by Patrick Nduwimana)
 

 

Libération de 1.846 prisonniers politiques au Burundi
Bujumbura, Burundi (PANA) - Au total 1.846 détenus répondant aux critères de prisonniers politiques ont été remis en liberté mardi sur décision de la ministre burundaise de la Justice et Garde des sceaux, Clotilde Niragira.

 

 


Nomination de hauts fonctionnaires
(Abarundi.org 14/03/2006)

REPUBLIQUE DU BURUNDI
MINISTERE DES RELATIONS EXTERIEURES
ET DE LA COOPERATION INTERNATIONALE
_______________________________

DEPARTEMENT DE L'INFORMATION.

- Par Décret n° 100/65 du 08 mars 2006, le Président de la République a nommé M. Jean-Marie NDARURINZE, Directeur de l'Eau à la Regideso.

- Par Décret n° 100/66 du 13 mars 2006, le Président de la République a nommé un Directeur Général et les Directeurs au Ministère de la Santé Publique.

- Directeur Général des Ressources : M. Cyprien BARAMBONERANYE

- Directeur du Budget et Approvisionnement : Madame Anne Marie NIYONZIMA

- Directeur de la Promotion de la Santé, de l'Hygiène et de l'Assainissement :Monsieur Serge BISORE

- Directeur du Programme National de Santé de la Reproduction " PNSR " : Georges GAHUNGU

- Directeur Technique du Programme National de Santé de la Reproduction "PNSR " : Monsieur Antoine BARUTWANAYO

- Directeur de la Gestion des Infrastructures Sanitaires et Equipement : Monsieur Emmanuel HAVYARIMANA.

- Par Décret n°100/67 du 13 mars 2006, le Président de la République a nommé les membres du Conseil Général de la Banque de la République du Burundi " BRB " :

- Monsieur Gabriel NTISEZERANA
- Madame Spès BIBARA
- Monsieur Léonard SENTORE
- Monsieur Alexis BIZIMUNGU
- Monsieur Ernest MANIRUMVA
- Monsieur Jean Marie NZOMUKUNDA
- Monsieur Léon NIMBONA.

-Par Décret n°100/68 du 13 mars 2006, le Président de la République a nommé Monsieur Diomède RUTUMWAKO, Membre du Conseil d'Administration de la Banque Nationale pour le Développement Economique (BNDE) en remplacement de Monsieur Pierre Claver GAHUNGU.

- Par Décret n°100/69 du 13 mars 2006, le Président de la République a nommé Monsieur Barnabé RIHANDA, Administrateur Représentant l'Etat du Burundi au Conseil d'Administration de la Banque Commerciale du Burundi (BANCOBU).

- Par Décret n°100/70 du 13 mars 2006, le Président de la République a nommé les Directeurs Généraux au Ministère de l'Aménagement du Territoire, Tourisme et Environnement.

- Directeur Général de l'Aménagement, du Territoire, du Génie Rural et de la Protection du Patrimoine Foncier : Monsieur Damien BUCUMI

- Directeur Général des Forêts, Tourisme et Environnement : Mme Marie Rose KABURA

- Par décret n°100/71 du 13 mars 2006, le Président de la République a nommé Madame Donavine HAKIZIMANA, Directeur du Laboratoire à l'Institut National de la Santé Publique.

-Par Décret n°100/72 du 13 mars 2006, le Président de la République a nommé les Directeurs au Ministère de la Planification du Développement et de la Reconstruction Nationale

- Directeur de la Planification Centrale:Monsieur Faustin HABIMANA

- Directeur de la Programmation : Madame Jacqueline NIYUNGEKO

- Directeur de la Planification Locale : Monsieur Jean NDAYISHIMIYE

- Directeur de l'Administration et Financement : Monsieur Pascal GIRUKWISHAKA

- Par Décret n°100/73 du 13 mars 2006, le Président de la République a nommé Monsieur Déo BUZINGO, Directeur de l'Institut de Statistiques et d'Etudes Economiques du Burundi " ISTEEBU "

 


 
Burundi, UNESCO sign accord to fight HIV/AIDS
Bujumbura, Burundi, 03/14 - ANGOP - Burundi and the UN Educational, Scientific and Cultural Organisation (UNESCO) on Monday in Bujumbura signed an agreement aimed at strengthening the capacity of youths to fight against HIV/AIDS in schools.
UNESCO`s resident representative in Burundi, Nicolin Nicholls, said that his organisation had mobilised one million US dollars from the Japanese government to implement a project aimed at strengthening the capacity of the youths to respond to the AIDS pandemics in five pilot countries worldwide, including Burundi.
The other countries benefiting from the financial support of the UNESCO are Moldova, Namibia, Jamaica and Cambodia, Nicholls said.
"The allocation earmarked for Burundi amounts to 206,146 US dollars in favour of all youths in the country," Nicholls said.
He said it was "imperative to concentrate efforts on preventive education and the sensitisation of the youth to change behaviour instead of only vaccines or medicine likely to curb the pandemic."


 

LE LEADER DU PARTI CNDD, LEONARD NYANGOMA SE DECLARE EN FAVEUR DES NEGOCIATIONS AVEC LE MOUVEMENT FNL-PALIPEHUTU D'AGATHON RWASA
Bujumbura, le 14 Mars 2006 (RTNB)-Le leader du parti politique CNDD, Léonard Nyangoma a déclaré au cours d'une conférence de presse que son parti CNDD est favorable aux négociations entre le gouvernement et le mouvement FNL/Palipehutu d'Agathon Rwasa et a invité le gouvernement à accepter les négociations avec ce mouvement au cas où celui-ci accepterait de négocier sans conditions. L'honorable Nyangoma a rejeté les informations affirmant qu'il est derrière le mouvement FNL/Palipehutu et qu'il a rencontré ses dirigeants en Belgique. Il a également rejeté les informations faisant croire qu'il aurait participé à la préparation du coup d'Etat et a précisé qu'il est parmi les premiers à avoir combattu pour la démocratie et qu'il ne peut rien faire qui va à l'encontre de la démocratie. Il a lancé un appel au président de la République de lancer un message à la population afin de calmer celle-ci après l'annonce du coup d'Etat en préparation. Il a ajouté qu'il aurait été utile que ça soient les forces de sécurité qui aient annoncé le plan de préparation du coup d'Etat et cela après avoir neutralisé ceux qui préparaient le coup d'Etat en question. Il a critiqué le gouvernement pour planifier la construction d'un stade et d'un aéroport au lieu de donner prioritairement de l'assistance à la population qui souffre de famine. A la question de savoir pourquoi il s'abstient de voter les lois à l'assemblée nationale, l'honorable Nyangoma a déclaré que c'est une question de principe et voudrait que tous les textes de lois soient traduits en langue nationale, le Kirundi.


LE LEADER DU MOUVEMENT REBELLE PALIPEHUTU AGATHON RWASA DECLARE QU'IL EST PRET POUR NEGOCIER AVEC LE GOUVERNEMENT
Bujumbura, le 14 Mars 2006 (RTNB)-Le leader du mouvement FNL/Palipehutu, Agathon Rwasa a déclaré que son mouvement est prêt pour négocier avec le gouvernement et cela sans conditions. Cependant, le gouvernement du Burundi a déclaré qu'il ne donne pas crédit aux propos tenus par Agathon Rwasa. Le ministre de la communication, des relations avec l'assemblée et porte-parole du gouvernement, monsieur Karenga Ramadhan a déclaré ce lundi 13 mars 206 que le gouvernement du Burundi attend une invitation de la part de l'initiative régionale pour le Burundi afin de participer aux négociations avec ce mouvement rebelle FNL/Palipehutu. Il faudrait mentionner que le gouvernement du Burundi a déjà mis en place une équipe de huit experts pour des éventuelles négociations avec le mouvement FNL/Palipehutu.


LIBERATION DE MILLE HUIT CENT QUARANTE SIX PRISONIERS PRESUMES " PRISONNIERS POLITIQUES "
Bujumbura, le 14 Mars 2006 (RTNB)-Mille huit cent quarante six prisonniers ont été libérés ce mardi 14 mars 2006. Ce sont des prisonniers impliqués dans les affaires relatifs aux événements de 1993, des personnes dénommées " sans échecs " et ceux qui sont accusés d'avoir tués le président Melchior Ndadaye ainsi que les Batutsi présumés rebelles arrêtés en province de Cibitoke. Il faudrait préciser que c'est la dernière catégorie de ces prisonniers politiques puisque la commission qui était chargée de déterminer les prisonniers politiques a terminé son mandat.
 

 


RWANDA

 

 Rwanda: Ntabakuze's Men Remained in Camp On Night of April 6 - Witness
Hirondelle News Agency (Lausanne)/March 14, 2006 /Arusha
A defence witness Tuesday told the International Criminal Tribunal for Rwanda (ICTR) that soldiers under the command of Major Aloys Ntabakuze had remained in camp on the night President Juvenal Habyarimana was killed April 6, 1994.
Ntabakuze was the commander of the elite Kanombe Para-commando battalion based in Kigali. He and three other senior officers of the former Rwandan army are being tried at the ICTR in the so-called "Military I" trial. They are charged with genocide, crimes against humanity and war crimes.
"On the night of April 6, 1994, we never left the camp. We were on standby", said the witness code-named "DK14" to protect his identity.
Several prosecution witnesses had alleged that immediately after the president had been assassinated, soldiers from the battalion had left the camp on the orders of their commander "in order to revenge".
In December 2003, a prosecution witness "XAP" had alleged that "many people were massacred" on the morning of April 7 following an order given by the accused and that many soldiers had "boasted" of having killed Tutsis.
On trial with Major Ntabakuze is the former directeur de cabinet in the ministry of defence, Colonel Theoneste Bagosora, the former chief of operations in the Rwandan army Brigadier Gratien Kabiligi and the former commander of the Gisenyi (north) military region, Lieutenant Anatole Nsengiyumva. All have pleaded not guilty.
Their trial opened in April 2002 and is considered to be the most important ever undertaken by the tribunal.




Rwanda: Canadian Ambassador Visits Rwanda Tribunal
Hirondelle News Agency (Lausanne) / March 14, 2006 /Arusha
The Canadian ambassador to Tanzania, Andrew McAlister Tuesday paid a visit to the International Criminal Tribunal for Rwanda (ICTR). He was accompanied by the Canadian deputy assistant minister for foreign affairs, David Malone.
The two met with senior officials of the tribunal including the president Erik Møse.
Canada contributes about 3% of the ICTR's total budget and last October donated over 700,000 dollars to the tribunal's trust fund, for victims of the genocide.
Apart from Canadian defence lawyers, the tribunal also employs around twenty nationals from the country. Canadians interns also feature at the tribunal on a regular basis.

 


AMNESTY INTERNATIONAL

Public Statement /  AI Index: AFR 47/004/2006 (Public)
News Service No: 065   /  15 March 2006

Rwanda: Reports of extrajudicial executions in Mulindi military detention centre must be independently investigated
Amnesty International today calls on the Rwandan government to set up an independent commission to investigate reports of possible extrajudicial executions by the military police in Mulindi military detention centre on 21 December 2005 and to bring to justice the alleged perpetrators, including their superiors who reportedly gave the order to shoot at the unarmed prisoners.

On 21 December 2005, at least three prisoners at Mulindi military detention centre were killed, and more than 20 were seriously wounded by the military police. Information received by Amnesty International suggests that the names of those killed were Private Ruzindana, Private Assimwe Munyarubuga and Private Assiel Karinganire. Mulindi military detention centre, located in the capital Kigali, holds between 2000 and 3000 prisoners despite an official capacity of 1,000. Prisoners detained at Mulindi military detention centre were originally fighters in the ex-FAR (Forces Armées Rwandaises – the Rwandan Armed Forces) or the ex-APR (Armée Patriotique Rwandaise – Rwandan Patriotic Army).

Details of the events have only recently come to light. The Rwandan authorities’ official position was that the military police were trying to stop the prisoners from stealing their arms in order to stage a violent protest in the prison. The army prosecution department has been asked to investigate these allegations.

Amnesty International is concerned that this investigation does not offer the necessary guarantees of impartiality and independence. Amnesty International has received information contradicting the government’s official position on these events.

It is reported that on 21 December, a prisoner was reportedly assaulted by guards in Mulindi military detention centre for consuming cannabis. The incident sparked off a wave of discontent amongst some prisoners, who had been complaining about ill-treatment at Mulindi military detention centre and the fact that they had not benefited from the recent conditional release of civilian prisoners. In response, several dozen prisoners reportedly staged a protest and locked the internal courtyard. The administration of Mulindi, deeming the situation as critical, called the military police. Once they arrived on the premises, they unsuccessfully tried to unlock the doors of the courtyard. Then they reportedly surrounded the same courtyard and started to shoot at the unarmed prisoners with Kalachnikovs and machine guns. If this version of the events is confirmed, the reported shooting by the military police of unarmed prisoners would be in violation of the right to life and would constitute excessive use of force.

The United Nations Basic Principles on the Use of Force and Firearms which represent the minimum standards to which law enforcement officials should adhere to, include strict limitation to the use of force and, in particular, states that “intentional lethal use of firearms may only be made when strictly unavoidable in order to protect life.”

Amnesty International calls for a thorough, prompt and impartial investigation of these events. Such investigation, in order to be effective, must apply the legal framework of international human rights and humanitarian law, including, in particular, the United Nations Basic Principles on the Use of Force and Firearms by Law Enforcement Officials and shall include an adequate autopsy, collection and analysis of all physical and documentary evidence and statements from witnesses. The conclusions of this investigation must be made public.

If sufficient evidence is obtained, the competent authorities must to bring to justice all those suspected of being responsible for the deaths and injuries of the prisoners.

Background information
The president of Rwanda issued a decree on 1 January 2003 granting the conditional release to an estimated 50,000 prisoners. Following this decision, several thousand prisoners were provisionally released between 2003 and 2005 on the grounds that they confessed their involvement in the genocide. The last wave of releases in August 2005 saw 36,000 prisoners set free under the terms of conditional release. Few have ever been put on trial. Some had already served more than the maximum sentence they would have received had they had been found guilty for the crimes of which they were accused. The decisions were made in part to try detainees in front of gacaca tribunals where they would have to provide further information on the crimes of other perpetrators, but also to relieve the overcrowded conditions within the prison system. The overcrowding and unsanitary conditions in Rwandan detention centres can often amount to cruel, inhuman and degrading treatment.

 

 


UGANDA


Ouganda : des besoins humanitaires criants loin de l'attention médiatique

15-03-2006/ Pierre-André Conod, chef de délégation en Ouganda pendant deux ans, vient de finir sa mission dans ce pays ravagé par un conflit interne peu médiatisé malgré l'ampleur des besoins humanitaires. Il livre dans cette interview ses réflexions.


Assiste-t-on en Ouganda à une dégradation de la situation humanitaire ?

Je parlerais plutôt de la stagnation d'une situation humanitaire déjà mauvaise dans ce pays. C'est surtout en 2003 que la situation s'est fortement détériorée, quand le nombre de personnes déplacées est passé de 400,000 à un million et demi de personnes. Ces personnes sont entassées dans des camps répartis dans les districts du Nord du pays et connaissent de graves problèmes d'accès à la nourriture, à l'eau potable et aux soins de santé auxquels ils ont droit. Ceci vient s'ajouter à une promiscuité énorme et à la destruction de leurs traditions.

Deux facteurs essentiels sous-tendent cette situation. D'une part, la population est soumise à des abus graves commis par les parties au conflit. D'autre part, la violence domestique est un problème majeur. À force de vivre dans un environnement surpeuplé qui n'est pas le leur, les déplacés perdent leurs repères. Il y a de l'alcoolisme, beaucoup d'actes de violence entre membres de la même famille.


Quels sont les défis auxquels le CICR est confronté ?

Le défi principal, qui est constant, est essentiellement lié à la sécurité. Nous avons repris nos opérations en Ouganda voilà deux ans après une absence de trois ans. À la base, si vous voulez menez une action humanitaire efficace sur le terrain, il faut être perçu de manière positive et accepté par les acteurs au conflit, à savoir la Lord Resistance Army (LRA), l'UPDF (Uganda Police and Defence Forces) et les autorités du pays en général. Nous avons reçu un bon accueil des autorités gouvernementales et il a été relativement facile de se redéployer dans le Nord du pays.

"... sans garanties claires, un grand point d'interrogation planera toujours sur la sécurité de nos équipes."

En ce qui concerne la rébellion, bien qu'active depuis 19 ans, celle-ci n'a pas de véritable branche politique et il donc extrêmement difficile de dialoguer de façon constructive pour au bout du compte comprendre quelle est la perception que la LRA a du CICR. Nous n'avons jamais pu recevoir de ce groupe des garanties directes et concrètes quant à la sécurité qui doit entourer nos opérations. Toutefois, au travers d'entretiens avec des personnes qui ont fait défection ou qui ont été arrêtées dans le cadre du conflit, nous avons compris que la Croix-Rouge est assez bien perçue par la rébellion, que ce soit le CICR ou la Croix-Rouge ougandaise que nous associons étroitement à nos activités.

Mais les embuscades tendues à la fin de l'année 2005 à six organisations humanitaires qui se déplaçaient à l'image du CICR sans escorte armée sont venues troubler l'idée que nous nous faisions de la perception du CICR par la LRA. Ces attaques présumées de la LRA sont-elles le signe d'un changement d'attitude de ce mouvement armé vis-à-vis du CICR ? Nous avons en tous cas pris la décision de réduire nos activités dans le Nord tout en redoublant d'efforts afin d'obtenir des garanties de sécurité plus explicites. Au fil du temps, nous nous redéployons à nouveau dans des zones considérées comme sûres grâce à notre relative bonne connaissance du terrain. À ce titre, nos employés de délégation sont chez eux dans cette région et ils nous fournissent des indications précieuses sur les endroits où nous pouvons nous déplacer. Mais je le répète, sans garanties claires, un grand point d'interrogation planera toujours sur la sécurité de nos équipes.


Le CICR a-t-il accès aux détenus tombant sous son mandat ?

"Nous avons aujourd'hui accès aux lieux de détention civils et militaires dans le respect de nos modalités..."

Lors de la reprise de ses activités d'assistance en faveur des personnes déplacées en 2004, le CICR a également renoué le dialogue avec les autorités tant civiles que militaires afin de regagner accès aux personnes arrêtées ou jugées pour trahison ou pour offenses au gouvernement ou encore en vertu de la législation antiterroriste en vigueur. Nous avons aujourd'hui accès aux lieux de détention civils et militaires dans le respect de nos modalités et nous connaissons ainsi avec précision les conditions de détention dans ces différents lieux. Le dialogue avec les autorités est de bonne qualité : nous pouvons nous entretenir ouvertement avec elles dans le cas où nous avons des recommandations à faire pour améliorer les conditions de détention.

Comme nous ne sommes pas notifiés spontanément par les autorités des arrestations auxquelles elles procèdent, nous devons manifester notre intérêt pour visiter ces personnes et nous obtenons l'accès, ce dont je suis fort satisfait. Idéalement, si les autorités nous notifiaient de toute arrestation nouvelle, la collaboration avec elles serait encore meilleure.


Le droit international humanitaire est-il suffisamment connu en Ouganda ?

Non, mais nous enregistrons des signaux encourageants. Un autre dossier important pour le CICR est la diffusion du droit international humanitaire et des principes des droits humains auprès des porteurs d'armes, que ce soient les militaires ou les policiers amenés à participer à des opérations de maintien de l'ordre. Nous avons à cet égard signé un accord avec le ministère de la Défense portant sur trois ans afin d'intégrer dans l'instruction militaire les principes de base du DIH pour que ceux-ci soient connus de la troupe et, souhaitons-le, respectés.

En miroir à cette démarche, nous avons également signé un accord avec les autorités de la police afin de poursuivre un effort similaire auprès des forces de police qui nécessiteraient de recevoir une formation appropriée dans le domaine des droits humains. Nous sommes en période préélectorale, il y a déjà eu des événements violents en ville de Kampala au moins de novembre 2005. Nous espérons que tout se passera bien et que le résultat des élections sera accepté de tous mais nous sommes bien sûr vigilants et la diffusion des règles de base en matière de DIH et de droits humains reste pour le CICR une priorité.


Comment le CICR explique-t-il l'interruption de ses activités en Ouganda de 2001 à 2004 ?

"Le dialogue s'est engagé avec les autorités concernées afin d'élucider pourquoi des travailleurs humanitaires ont été tués dans le cadre d'une mission dûment notifiée à toutes les parties en présence."

L'interruption de la présence du CICR en Ouganda est tout simplement liée à un tragique incident de sécurité. Il faut se rappeler que six collaborateurs du CICR ont été assassinés le 26 avril 2001 dans le district de l'Ituri, en République démocratique du Congo, à une époque où se trouvaient sur le terrain plusieurs parties en présence, notamment des forces armées ougandaises. À la suite de ces assassinats, le CICR a décidé de se retirer de l'Ituri et de suspendre provisoirement ses opérations dans la partie Nord de la RDC ainsi qu'en Ouganda à l'exception du district de Kampala. Le dialogue s'est engagé avec les autorités concernées afin d'élucider pourquoi des travailleurs humanitaires ont été tués dans le cadre d'une mission dûment notifiée à toutes les parties en présence.

Ces efforts de clarification se poursuivent encore aujourd'hui. Au mois de mars 2005, le délégué général du CICR pour l'Afrique a rencontré les autorités ougandaises à ce sujet, suivi du président du CICR en juin de la même année qui s'est lui adressé directement au président Museveni. Tout ce que nous pouvons dire à ce stade, c'est que le dialogue reste ouvert.

Soyons très clair, ce dossier est totalement dissocié de la reprise de nos activités en Ouganda. Ce sont des problématiques différentes et notre retour dans le Nord du pays, notamment, s'est justifié par la détérioration majeure de la situation humanitaire que la communauté internationale et nous-mêmes avons constatée en 2003.


Pourquoi le conflit interne en Ouganda est-il si peu médiatisé ?

Les raisons du désintérêt sont liées au politique. Jusqu'en 2002, ce conflit était complètement oublié, personne n'en parlait car confiné au Nord du pays. Mais quand l'Ouganda a reçu l'autorisation du gouvernement soudanais d'effectuer des opérations militaires au Sud-Soudan afin de poursuivre la rébellion, ce qui a provoqué une augmentation significative du nombre de déplacés sur le territoire ougandais lui-même, et bien il y a eu une prise de conscience un peu plus grande au sein de la communauté internationale.

Si on parle aujourd'hui un peu plus de l'Ouganda, c'est sans commune mesure avec l'ampleur des besoins humanitaires des populations affectées par ce conflit interne.


La réponse humanitaire dans le Nord du pays est-elle appropriée ?

"On attend aussi une plus grande mobilisation de l'État ougandais pour porter secours aux déplacés qui se trouvent sur son territoire..."

Je ne pense pas, essentiellement en raison des problèmes de sécurité et donc d'accès des organisations aux victimes du conflit. Le choix du CICR et de quelques autres organisations de ne pas recourir à des escortes armées reste une garantie de neutralité.

On attend aussi une plus grande mobilisation de l'État ougandais pour porter secours aux déplacés qui se trouvent sur son territoire, ce qui diminuerait la dépendance de cette population à une aide extérieure.

De toute manière, toute aide parvenant à ces personnes déplacées est par définition insuffisante : séjourner dans des camps pendant une période indéfinie est extrêmement dommageable au mode de vie traditionnel de tout peuple et aucune organisation ne pourra jamais effacer ce préjudice.

 


TANZANIE:

 


CONGO RDC   :

 

Violence should not disturb Congo election - Kabila
Wed Mar 15, 2006
PARIS (Reuters) - Violence in parts of the Democratic Republic of Congo should not disturb planned elections in the vast central African country, President Joseph Kabila was quoted as saying on Wednesday.
Polls scheduled for June 18 are the cornerstone of a series of peace deals signed in 2003 by political and military organisations involved in Congo's five-year war, which sucked in six neighbouring countries.
Despite the official end to the war and the presence of the U.N.'s largest peacekeeping force -- nearly 17,000 soldiers and policemen -- integration of rebels into the army is stalling and various militias are still fighting in the mineral rich east.
"I don't think this violence is of a nature to disturb the elections," Kabila told French daily Le Figaro.
"We will do all for the elections not to be disturbed by armed groups," Kabila said, adding that insecurity in the east of the country was confined to some provinces.
The U.N.'s top peacekeeper Jean-Marie Guehenno said on Tuesday that some Congolese political parties appeared reluctant to head towards historic elections, noting that if major players pulled out of the polls it would lead to further violence.
Asked whether the international community was doing enough to assure secure elections, Kabila said: "Sufficient (efforts)? No. Not yet because the problems persist.
"There remains a lot to do. What is essential right now is for us to stabilise the situation more and more every day."
The fragility of the peace process has prompted a call for the European Union to send soldiers to secure the elections.
The EU has failed to finalise an agreement but initial plans point to the deployment of several hundred soldiers in advance, with a much larger force positioned "over the horizon", should they need to be sent in to restore order.


 

Mbeki rencontrera Kabila au sujet des élections en RDC

JOHANNESBURG, 14 mars (XINHUANET) 2006-03-15-- Le président sud-africain Thabo Mbeki se rendra jeudi en République démocratique du Congo ( RDC) pour présider avec son homologue congolais Joseph Kabila une commission binationale sur les élections de juin.

Selon un communiqué du gouvernement, les sujets abordés seront l'aide électorale, la coopération dans les domaines de l'économie, de la défense et de la sécurité ainsi que l'aide sud-africaine pour des projets humanitaires, d'éducation et de santé.

Le ministre sud-africain des Affaires étrangères, Nkosazana Dlamini Zuma, se rendra mercredi à Kinshasa pour discuter avec son homologue congolais, Raymond Ramazani Baya, avant la rencontre présidentielle.

"L'Afrique du Sud, qui est intervenue en faveur de la signature de l'Accord de transition en RDC le 17 décembre 2002 accorde beaucoup d'importance à la reconstruction et au développement en RDC", ajoute le communiqué.

"La signature de cet accord a ouvert pour la première fois la voie à la paix et à la stabilité en RDC", précise le communiqué.

La RDC effectue sous la supervision de l'ONU une lente transition vers la démocratie après une guerre qui a fait environ quatre millions de morts et 1,6 million de sans-abri.

Les élections présidentielle et législatives sont prévues pour le 18 juin.

 

 


 

Le Président Joseph Kabila minimise les menaces de perturbation des élections en Rdc par des groupes armés
Le chef de l'Etat congolais, Joseph Kabila, devrait être candidat à sa propre succession
Kinshasa , 15.03.2006 | Politics - Caroline Dumay | Le Figaro

Dans une interview qu’il vient d’accorder au quotidien parisien « Le Figaro » le Chef de l’Etat congolais minimise les menaces de perturbation du scrutin par les groupes armés.
Le FIGARO : Vous étiez déjà au Kivu en décembre 2005 et en février 2006. Vous avez décidé d'y revenir souvent et d'y installer votre bureau et votre quartier général. Pourquoi ? Est-ce que le Kivu a besoin de ça ?

Joseph KABILA: Oui, le Kivu en a besoin. Ce que je fais ici, je peux le qualifier de travail de proximité. De proximité, parce que je dois, par principe, écouter tout le monde : la société civile bien entendu, mais aussi l'armée, le commandement de l'armée surtout. Il faut entendre tout le monde pour connaître la vraie situation, et pour être en mesure d'apporter de vraies solutions aux problèmes qui se posent. Et le plus grand problème, c'est celui de l'insécurité, à l'intérieur de la province, et tout autour de la ville de Goma.

L'insécurité est-elle un gros problème au Congo ? Un peu partout dans le pays, il y a encore des bandes armées, des dissidents, des déserteurs. Cela vous inquiète-t-il ?

C'est un problème, mais un gros, je ne le pense pas. Nous vivons au Congo une période post-conflit. Il y a un processus d'intégration de l'armée et de pacification qui est en cours. Dans ce genre de processus, il y en a toujours qui refusent de s'intégrer, et ce sont ces gens-là qui sont en train de semer le désordre. Mais en même temps, il y a aussi, et c'est ça notre plus grand souci, des groupes armés encore actifs, ex-FAR (Forces armées rwandaises), FDLR (Forces démocratiques de libération du Rwanda), interahamwe, etc. Peu importe leur nom d'ailleurs. C'est sur ces groupes que nous allons pour le moment focaliser le maximum de nos opérations sur le plan militaire, ainsi que sur la sensibilisation de la population.

Les Nations unies demandent des renforts à l'Union européenne pour assurer la sécurité des élections. La communauté internationale fait-elle assez d'efforts en la matière ?

Suffisamment ? Non, pas encore, parce que les problèmes persistent. C'est vrai que depuis 2001, depuis le déploiement de la Monuc, on a fait un très long chemin ensemble. Mais il nous reste encore beaucoup à faire. L'essentiel, pour le moment, c'est que nous stabilisions, chaque jour davantage, la situation.

Cette violence qui persiste représente-t-elle pour vous un risque de déstabilisation des élections ?

Non, je ne pense pas. A l'Est, par exemple, cette insécurité est très localisée dans la province de l'Ituri et dans les deux Kivu. Mais je ne pense pas que cette violence soit de nature à perturber les élections. Regardez le processus électoral, on l'a réussi depuis le début ! L'enrôlement, c'était une réussite. Le référendum, c'était une réussite. Alors les élections, on fera mieux... On mettra le paquet pour que les élections ne soient pas perturbées par des groupes armés.

Cinquante-deux candidats se présentent au premier vrai scrutin présidentiel depuis l'indépendance, obtenue en 1960.

Inexpérimenté lors de son accession au pouvoir en janvier 2001, le président Joseph Kabila, 34 ans, a très vite rattrapé ses handicaps pour devenir l'un des hommes les plus puissants du continent. Parachuté au sommet après l'assassinat de son père, Laurent-Désiré Kabila, il a pris l'étoffe et le physique de l'emploi. Personne ne l'appelle plus «le petit». Joseph a su se faire un prénom en amenant, lentement mais sûrement, l'ex-Zaïre à l'élection présidentielle. S'il n'est pas encore officiellement candidat, il parcourt déjà le pays, dans un style qui n'appartient qu'à lui.

Il est 11 heures à Kinshasa. Les téléphones portables des proches du président sonnent. Ceux qui l'accompagnent dans son voyage ont deux heures pour se rendre à l'aéroport. «Le président est imprévisible. Mais, avec son père, c'était encore pire. Une fois, à Lusaka, on était dans le hall de l'hôtel quand on l'a vu partir sans prévenir...», confie un membre de l'équipage.

Dans l'avion présidentiel, l'ambiance est détendue. Il allume son ordinateur, écoute un peu de musique. Ses collaborateurs se plongent avec dévotion dans le livre de Vital Kamerhe, intitulé « Pourquoi j'ai choisi Joseph Kabila », que le secrétaire général du parti présidentiel (Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie) dédicacé généreusement. «Et moi, Vital, tu ne me le dédicaces pas, ton livre ?», lance le président avec un petit sourire...

Organisé et méticuleux

L'arrivée est spectaculaire. Malgré les fortes pluies, la population s'agglutine sur la route pour saluer Kabila. Il fait nuit noire. Un orage a privé la ville de son électricité. Pour éviter que les véhicules du convoi ne soient entraînés par le courant dans le lac Kivu, il faut aller très vite. Trempés jusqu'aux os, les bérets rouges de la garde présidentielle ouvrent le chemin. La «présidence» bénéficie d'un groupe électrogène. Quand il se déplace, le président Kabila habite dans une tente. Avec son antenne satellite, son parquet en bois et son salon en cuir, la «présidence» est certes confortable. Mais pourquoi vivre sous une toile ? «Le pays est sinistré ! Et puis ce n'est pas une volonté, c'est ma vie», confie Joseph Kabila.

Une vie de soldat. Formé à l'école de défense de Pékin, jeune officier dans la rébellion anti-Mobutu, puis chef d'état-major de l'armée de terre au lendemain de la victoire de 1997, le Chef de l'Etat est un militaire, organisé, méticuleux, soucieux de sa sécurité. «Le fait qu'il ait passé du temps au front le rend crédible. Sur un continent dont l'histoire est souvent entrecoupée de coups d'Etat, mieux vaut avoir un Chef d'Etat qui connaît bien tous les généraux», fait remarquer son secrétaire particulier, Kikaya Bin Karubi.

Joseph Kabila se lève tôt pour ses audiences. Il reçoit généraux et commandants de brigade, représentants d'ONG, hauts fonctionnaires ou opérateurs économiques. Les dames le trouvent charmant, les hommes apprécient ses capacités d'écoute... «Je lui ai dit que nous avions besoin de tout. Imaginez, une ville comme Bukavu n'a pas de routes, pas d'ambulance, même pas de morgue», déclare Buhamba Hamba. Le gouverneur du Kivu verra ses voeux exaucés. Kabila a offert une ambulance à l'hôpital de Bukavu, a débloqué des fonds pour refaire un tronçon de la route d'Uvira, et fait acheminer par avion une morgue en kit. Sans vraiment le dire, la campagne électorale a commencé. Elle se fera sur le thème : «Je tiens mes promesses.»

Quand il a envie de se dégourdir les jambes, le président Kabila entame de longues promenades à pied. Ses collaborateurs le suivent au pas de charge. Parfois, il monte dans sa Nissan Armada bleu marine pour s'enquérir de la situation dans les quartiers populaires. Il conduit seul. Sur un continent où les dirigeants sont inaccessibles, la scène est surprenante. «Sous Mobutu, ce genre d'attitude était impensable. Dès que le maréchal se déplaçait, on devait mobiliser la population, sécuriser le trajet, arrêter la circulation. C'était toute une histoire !», fait remarquer son porte-parole, Kudura Kasongo, ancien ministre de Mobutu.

Ses admirateurs louent sa «force tranquille», ses adversaires politiques voient en lui «un habile calculateur». Joseph Kabila, qui déteste le culte de la personnalité, entretient autant de discrétion autour de sa vie professionnelle que de sa vie privée. Loin du motocross dont il raffole, le jeune homme vit confiné dans les contraintes de la fonction. En lingala, ses fans lui chantent qu'il «appartient désormais au Congo».

 


 

Congo-Kinshasa [interview]: Interview avec le Secrétaire général adjoint des Nations Unies chargé des opérations de maintien de la paix, Jean-Marie Guéhenno
UN Integrated Regional Information Networks / INTERVIEW / 15 Mars 2006 / Kinshasa

- En visite de travail du 6 au 15 mars en République démocratique du Congo (RDC), le Secrétaire général adjoint des Nations Unies chargé des opérations de maintien de la paix, Jean-Marie Guéhenno a accordé jeudi dernier une interview à IRIN et indiqué que les élections prévues le 18 juin prochain en RDC pourront se dérouler paisiblement. En voici quelques extraits.

Quel sens donnez-vous à votre visite en RDC à quelques mois des prochaines élections ?

Les élections vont être un moment fondateur, un tournant pour le pays. Et donc, je voulais avant les élections faire une visite approfondie en RDC, à la fois pour voir comment aider le processus politique à être le plus inclusif possible et puis pour voir aussi sur le plan de la sécurité, comment nos troupes, nos forces peuvent apporter une aide aux Congolais pour que ces élections se déroulent dans un climat de paix.

Sur le résultat que j'attends de ma visite. Une visite comme celle-là - comme la précédente que j'avais faite et qui avait conduit à une réorganisation du dispositif de la Monuc -, c'est l'occasion de discuter avec les hauts responsables de la Monuc de la stratégie politique et de la stratégie militaire. La stratégie politique, pour ce que je voudrais obtenir de cette visite, est d'avoir une vision claire de la manière dont on va gérer non seulement la période qui précède les élections, mais aussi préparer la communauté internationale à son rôle après les élections.

C'est une erreur qui a quelque fois été faite de penser que, dans le processus de paix, après un conflit, tout se conclut avec les élections. Les élections sont un moment décisif dans le processus bien entendu, c'est un moment fondateur. Mais la phase qui va s'ouvrir après les élections n'est pas une phase où la communauté internationale devra se désintéresser du pays. Et, je l'ai très clairement dit au président Kabila. Nous répondrons à la demande des Congolais. Pour ma part, en tant que Secrétaire général adjoint des Nations Unies, je ferai de mon mieux pour mobiliser la communauté internationale.

Les élections sont prévues le 18 juin prochain, mais l'insécurité qui prévaut en Ituri, dans le Nord du Katanga et a l'Est du pays du fait de la présence des milices et groupes armés locaux et étrangers, et qui persiste malgré les opérations conjointes Monuc-Forces armées de la RDC, risquent de les compromettre. Peut-on penser que votre passage en RDC permettra de resoudre ce probleme ?

Nous allons déployer des troupes dans le Nord-Katanga où nous n'étions pas encore militairement présent. Il y a un bataillon du Bénin qui va s'y déployer. Moi-même, je me suis rendu dans le Katanga pour la première fois pour voir de mes propres yeux la situation sur place. Nous avions demandé au Conseil de Sécurité de nous donner une brigade complète pour le Nord Katanga parce que nous voyions les tensions qui existent dans cette partie du pays. Nous ne l'avions pas obtenu mais nous allons faire de notre mieux pour contribuer à la sécurité et à la stabilité de cette partie importante aussi de la RDC.

Et en Ituri, au Nord-Est, où une des opérations conjointes Monuc-FARDC contre les groupes armés et miliciens étrangers et locaux vient de connaître un échec à la suite d'une mutinerie au sein de l'armée congolaise ? Envisagez-vous de revoir la manière de travailler avec la partie congolaise pour éviter que la situation humanitaire des populations contraintes de se déplacer continuellement ne s'empire ?

Il y a un certain nombre d'opérations menées conjointement avec l'armée congolaise qui se sont bien passées et qui ont donné de très bons résultats avec des soldats congolais qui payent de leurs personnes de façon très courageuse. Mais ce qui est vrai aussi, c'est qu'une armée ne se forme pas en un jour et qu'il y a tout un système à mettre en place par les autorités congolaises pour avoir une armée solide, un système qui permettra que l'armée soit payée régulièrement en fin de mois, qu'elle soit nourrie et équipée. Ces structures-là ne sont pas encore en place. Donc, il y a certaines unités qui sont fragiles et c'est ce que nous avons vu en Ituri.

Je suis tout à fait conscient du fait qu'il n'y a pas encore une stabilisation totale à Bunia. Je pense que quand on compare l'Ituri à ce qu'elle était il y a trois ans .Au moins 15 000 miliciens ont été désarmés. Il y a eu des progrès. Mais malheureusement, ces mots ont peu de poids quand vous évoquez les souffrances des populations à Cheyi ou dans telle ou telle autre localité de l'Ituri.

Nous devons travailler en étroite liaison avec les FARDC. Malheureusement, il n'y a pas de ressources militaires bien équipées dans cette armée.

En Ituri, nous avons une brigade, notre plus grosse brigade de quatre bataillons. L'Ituri est grand comme la Sierra Leone où nous avons eu jusqu'à 17 000 hommes. Mais l'Ituri est tout de même un territoire très important. Donc, nous ne pouvons pas être partout et à tout moment en Ituri. Nous devons garder une force mobile qui a la capacité de frapper vite et fort quand c'est nécessaire. Il faut que le maintien continu de la sécurité soit progressivement assuré par les forces congolaises. C'est là, à mon sens, qu'un effort accru est nécessaire. Je suis entrain de voir si nous pouvons encore améliorer - le plan de nos propres forces - pour venir en aide à ces populations qui sont en détresse quand elles sont confrontées à la violence des milices, car ça, c'est intolérable pour nous tous.

Est-ce qu'il y aura une situation sécuritaire absolument parfaite en RDC au moment des élections ? Peut-être pas. Mais, moi je vois comment les élections du référendum se sont passées. Malgré les difficultés de sécurité dans l'immense majorité du territoire, l'élection (référendaire) s'est déroulée paisiblement. Je suis convaincu qu'on peut arriver aux mêmes résultats pour le nouveau cycle d'élections qui se profile à l'horizon.

Vous aviez demandé un appui de l'Union européenne qui hésite encore à constituer une troupe à envoyer en RDC. Comment cette force européenne va-t-elle coordonner ses actions avec les casques bleus déjà déployés ?

Nos forces font beaucoup en RDC. Avoir une réserve, une force d'appoint de l'Union européenne, ça sera une sorte de police d'assurance dans une période sensible. J'espère que l'Union européenne, qui a beaucoup investi pour appuyer le processus politique en RDC, répondra positivement à cette demande. Nous nous préparons nous-mêmes à être partout là où il faudra être au moment des élections.


Les élections sont annoncées, mais elles risquent de connaître des problèmes avec les tensions dues entre autres aux anciens mouvements rebelles et à certains opposants qui pourraient ne pas y prendre part car ils accusent le président Kabila et ses partisans de les exclure du processus politique. Que faites-vous en tant Secrétaire général adjoint chargé des opérations de maintien de la paix pour éviter que la RDC ne replonge dans la guerre ?

R:Les différentes questions posées tournent toutes autour de la question essentielle de l'inclusivité des élections. J'ai un même message pour tous : toute élection qui ne serait pas inclusive serait moins légitime. Il est donc important de bâtir des fondations solides. C'est l'intérêt de tous les Congolais. Deuxième message : respect de la diversité. Demain, la RDC va avoir des institutions multiples, plurielles, comme dans toute démocratie. Donc, l'idée que les élections sont tout ou rien pour un parti est une idée dangereuse et fausse.
 


KENYA :

L'accès à l'eau, source de conflits tribaux --par Chris Tomlinson--
AP | 15.03.06 | OROPOYI, Kenya (AP) -- Akiru Lomukuny raconte que son clan a déjà vu un garçon se faire tuer, une fille se faire violer et des femmes passées à tabac pour avoir simplement voulu boire un verre d'eau. Aujourd'hui, cette grand-mère craint que les tensions entre tribus ne s'aggravent en raison de la sécheresse qui frappe le nord-ouest du Kenya.
Alors que le quatrième Forum mondial de l'eau s'ouvre jeudi à Mexico, la situation est particulièrement préoccupante en Afrique de l'Est. La sécheresse exacerbe les tensions autour des points d'eau qui constituent, déjà en temps normal, une source de conflits récurrents dans la région avec le bétail et les pâturages.
Akiru Lomukuny appartient à la tribu des Turkana, des nomades qui élèvent vaches, chèvres et moutons dans le nord-ouest du Kenya, le long de la frontière avec l'Ouganda et le Soudan. Ici, la pluie n'est pas tombée depuis plus d'un an, au grand désespoir du clan et de 11 millions de personnes dans cette région semi-aride qui s'étend également en Ethiopie et en Somalie.
La grand-mère sait qu'elle peut trouver de l'eau à une source située à "seulement" 15 kilomètres, en territoire ougandais. Mais elle sait également que le voyage est périlleux. Avec ses filles, elle est plusieurs fois tombée, en chemin, dans des embuscades tendues par des guerriers de la tribu Dados.
"D'habitude, on nous attaque durant le trajet retour", explique-t-elle. "Nous perdons toute notre eau, et parfois ils nous enlèvent tous nos vêtements et nos colliers."
En janvier, son clan, qui compte 600 familles, s'est replié vers un autre point d'eau, situé au Kenya. Mais la source s'est tarie, l'obligeant à se tourner à nouveau vers la frontière. "La sécheresse présente toujours un grand risque pour nous car cela implique d'aller en Ouganda, où nous avons été souvent attaqués", souligne Akiru, entourée d'enfants du clan présentant des signes de carences en protéines.
La vie dans cette région n'est jamais facile, même sans sécheresse. Désormais presque chaque adulte est armé d'un fusil, ce qui explique que de petits accrochages peuvent dégénérer et faire des morts.
Récemment, des Dados ont volé une trentaine de vaches à deux familles du clan, qui voit également ses troupeaux décliner à cause de la sécheresse.
Bernard Ruhnan, un prêtre allemand qui depuis plus de 30 ans tente d'apaiser les conflits tribaux dans la région, souligne qu'il y a eu quelques affrontements, mais rien de très sérieux, depuis le début de la sécheresse.
Il travaille avec des chefs de tribu sur un accord visant à répartir les ressources disponibles mais il s'inquiète de ce qui pourrait arriver si la sécheresse perdurait. "Si nous n'avons pas de pluie le mois prochain, cela deviendra beaucoup plus grave", prévient-il, précisant que certains chez les Dados et les Turkana refusent tout partage avec leurs voisins.
De son côté, le clan d'Akiru a décidé d'entreprendre une périlleuse transhumance pour gagner des pâturages non occupés et bien irrigués, en Ouganda. "Durant la migration, les combats seront perpétuels jusqu'à ce que nous trouvions un endroit tranquille", prédit la grand-mère. Elle affirme que son clan n'a pas le choix même s'il doit affronter les Dados. "Peu importe si je perds un enfant ou mon mari, la situation est désespérée", dit-elle. "Nous devons partir." AP
 


ANGOLA :

Création d`une Banque de Développement d`Angola
Luanda, 15/03 - Angop Le Conseil des Ministres a créé mercredi, à Luanda, la Banque de Développement d`Angola (BDA), une entité financière publique, au cours d`une session extraordinaire présidée par le Chef de l`Etat José Eduardo dos Santos.

Selon un communiqué de presse rendu public à l`issue de la réunion, la décision vient ainsi de mettre fin au Fonds de Développement Economique et Social (FDES).

Ledit décret annonce aussi le transfert du patrimoine et du personnel du FDES à la Banque de Développement d`Angola. "La BDA est un instrument financier d`exécution de la politique de développement et investissement du Gouvernement, ayant pour objectif l`appui au développement économique et social de l`Angola, d`une manière diversifiée et durable, encourageant l`augmentation des investissements et de la productivité, à travers le financement des programmes, des projets, des oeuvres et des services", lit-on dans le communiqué.

La note ajoute que le Gouvernement vient également de nommer une Commission d`érection de la Banque de Développement d`Angola chargée de créer, dans un délai de six mois, des conditions techniques et opératives nécessaires pour le démarrage de ses activités.
 

Angola: L'Angola à la 8ème Conférence sur la biodiversité au Brésil

Angola Press Agency (Luanda) / 15 Mars 2006 / Luanda

L'Angola présentera son expérience sur la conservation de la biodiversité et ses publications sur ce sujet lors de la 8ème conférence des parties de la Convention sur la diversité biologique, qui se tiendra à Curitiba, au Brésil, du 20 au 31 mars prochain.

C'est ce qu'a révélé mercredi le directeur du projet d'élaboration de la stratégie et Plan d'Action nationaux pour la Biodiversité (NBSAP), Vladimir Russo.

Il a souligné que l'Angola serait représenté par une délégation conduite par le ministre de l'Urbanisme et Environnement, Diakumpuna Sita José.

Au premier trimestre 2006, le projet a publié un livre sur l'état de la biodiversité marine en Angola, outre des brochures sur la législation environnementale, prévoyant ainsi pour le mois d'avril, la publication d'un livre sur la législation en vigueur en Angola sur la biodiversité.

Le Projet NBSAP est en phase de conclusion, après son approbation, le 15 février, lors d'un forum national de validation qui a réuni plus de 120 participants, y compris des représentants de toutes les provinces d'Angola.

Le projet contient huit volets d'intervention prioritaires et a pour objectif d'incorporer dans les politiques et programmes de développement des mesures pour la conservation et l'utilisation durable de la diversité biologique, ainsi que la distribution juste et équitable des ressources biologiques.

Le NBSAP est un projet du MinistSre de l'Urbanisme et Environnement qui bénéficie de financement du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), du Fonds Mondial pour l'Environnement (GEF) et de l'Agence Norvégienne pour le Développement International (Norad).

Angola: L'Angola mobilisé à combattre la grippe aviaire
Angola Press Agency (Luanda) 14 Mars 2006 Luanda
Le directeur général des services de recherches vétérinaires du Ministère de l'Agriculture et du Développement Rural, Filipe Vissesse, a declaré mardi, à Luanda, que les autorités sanitaires angolaises sont totalement mobilisées pour faire face à la menace de la grippe aviaire en Angola
"Le pays est préparé pour combattre une éventuelle ménace de la grippe aviaire, dans n'importe quel coin du pays, car les cadres angolais ont participé aux réunions internationales, où ils ont acquis une vaste expérience sur le contrôle, la prévention et le combat du virus", a dit ce responsable.
L'Angola, a-t-il souligné, est préparé, car il a participé du 11 au 13 janvier derniers, au Congo/Brazzaville, à la réunion organisée par l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) région Afrique.
Il a, en outre, ajouté que la délégation angolaise a également participé du 18 au 20 janvier dernier, à Nairobi, au Kenya, avec d'autres responsables africains à une autre réunion qui a abordé la question de la situation actuelle du virus H5N1.
Selon lui, l'Angola est également préparé parce qu'il existe déjà une Commission multisectorielle qui est en train d'oeuvrer pour une présentation du Plan National de Contingence.
 

La reconstruction socio-économique doit absorber davantage des jeunes
Benguela (Angola), 15/03 -  ANGOP - Les projets de développement du pays doivent absorber un grand nombre des jeunes afin que ceux-ci soient intégrés dans le processus de reconstruction socio-économique, ont recommandé mardi les participants au workshop sur la Jeunesse tenu à Benguela, chef-lieu de la province du même nom (littoral).

Cette recommandation s`adresse aussi bien aux pouvoirs publics que privés qui doivent s`engager davantage dans la participation juvénile angolaise dans tous les projets de développement, notamment dans la construction en cours des diverses infrastructures.

Le Workshop avait pour objectif de recueillir la contribution des jeunes aux efforts du gouvernement dans le processus de reconstruction nationale, ainsi que l`adoption d`une stratégie commune visant leur participation aux programmes de développement de l`Angola.

Les participants y aussi lancé un appel à une participation dynamique et active des organisations et associations juvéniles à la divulgation des avantages de l`actuel programme de reconstruction et à la mobilisation des jeunes en vue de leur effective intégration dans son exécution.

Ils ont, d`autre part, recommandé la réalisation des rencontres du genre au niveau d`autres provinces et municipalités du pays, afin que se consilide, avec une plus grande efficacité, la culture de discussion et de mise en oeuvre de la volonté de la jeunesse et des institutions nationales, lesquelles doivent participer conjointement à la reconstruction et au développement du pays et élargir la gamme des contributions.

Après avoir apprécié les efforts de l`Exécutif angolais relatifs aux tâches de reconstruction et développement du pays, les participants ont adopté une motion d`appui et de solidarité au Président José Eduardo Dos Santos pour "son remarquable dévouement personnel à la matérialisation de tous les projets qui visent la reconstruction du pays".

Cent-soixante délégués des associations junivéniles et de la société civile y ont participé.
 


AFRIQUE DU SUD :

UN chief praises 'tolerant' SA for its positive role in Africa

By Shaun Benton / 14 Mar 2006 / Government Communication and Information System

Cape Town - The Secretary-General of the United Nations, Kofi Annan, today lavished praise on South Africa, lauding its rising reputation for tolerance, mutual respect for others and its determined approach to conflict resolution in Africa and the world as a whole.

Addressing parliament after meeting earlier with President Thabo Mbeki while on an official three-day visit, Mr Annan said South Africa was "pointing the way" for Africa, where "a new approach" was required for development.

South Africa is the first UN member state that Mr Annan visited after his inauguration as UN secretary-general in 1997 and he has come with his wife, Nane, and a delegation of UN officials on a visit that will take him also to meet former president Nelson Mandela.

Himself an African, born in Ghana, Mr Annan today told a parliament crowded with spectators and diplomats that "much remains to be done" as African countries embarked on journeys to unity, peace and development that were "no less arduous" than their struggles for independence and against apartheid.

Meeting in New York last September at the United Nations World Summit, "leaders of the whole world" acknowledged that Africa "is the only continent not on track to meet any of the goals of the Millennium Declaration by 2015".

"We all know the mountains of human misery [facing Africans] ... It is easy to blame these ills on the past and on outsiders - the depredations of imperialism and the slave trade, the imbalance of power and wealth in a flagrantly unjust world."

"But that cannot absolve us, the Africans of today, from our own responsibility, responsibility to ourselves and to our children."

In dealing with that responsibility and in attempting to shape its own destiny, said Mr Annan, South Africa was pointing the way by what it was doing at home, in its sub-regional neighbourhood, in its leading role in Africa and in the wider world as a whole.

South Africa "reminds us all of the remarkable African capacity for forgiveness and reconciliation, despite the pain of racial discrimination and oppression", he said.

On top of this, the "robust economy, stable democracy, support for the rule of law and - perhaps most important - your fully inclusive constitution have made South Africa a beacon of tolerance, peaceful co-existence, and mutual respect between people of different races, languages and traditions", he told members of parliament that included most of the cabinet, as well as the president.

Through the Southern African Development Community and by the "vitally important" peacemaking and peacekeeping contributions in Burundi and the Democratic Republic of the Congo, South Africa was pointing the way in the sub-regional neighbourhood, he said.

"This is very important, because no country today can be unaffected by events in its neighbourhood, and it is the responsibility of the stronger countries in each neighbour-hood to lend a hand to the weaker, without seeking to impose their domination."

Mr Annan also added: "When any country gets caught in a downward spiral of poverty, misgovernment and conflict, this is bound to be a problem for its neighbours."

"And the best neighbours are those who play a constructive part in helping to halt and reverse the spiral before it leads to a complete meltdown."

In terms of pointing the way through its "leading role" in Africa as a whole, Mr Annan cited South Africa's role as the biggest foreign investor in the rest of sub-Saharan Africa, its leading role in forming the New Partnership for Africa's Development, South Africa's lead role in transforming the Organisation of African Unity into the African Union and the establishment of the AU's peer review mechanism.

And in the wider world as a whole, President Mbeki's views on the "gross imbalances of power" that exist - exemplified perhaps by the imbalances represented by the veto-wielding power of the five UN Security Council members - articulated a problem that "must be addressed".

The UN secretary-general said he agreed with President Mbeki's observation that this imbalance of power - combined with the "disparate conditions" that exist in the world - were "the main reason why we have not yet achieved the security consensus that we must reach, if we are to maintain peace in the world on a basis of agreement and collective action rather than the unilateral application of power".

South Africa's leadership and example can be very important in this context, said the UN Secretary-General, whose term ends this year.

"Today, the kind of things South Africa is doing at home, and promoting on the wider African scene, may show us the best way for developing countries in general to respond to today's world."

"South Africa can teach all of us that, on the contrary, the way to a better balance lies through dialogue, and the establishment of mutual trust." - BuaNews
 


AFRIQUE  / U A :

Burkina Faso: 3e séminaire international de l'Unesco: reformer les systèmes éducatifs pour lutter contre la pauvreté

Sidwaya (Ouagadougou) / 15 Mars 2006 / Régine Zerbo

L'UNESCO et le Bureau international de l'éducation (BIE) organisent à Ouagadougou, du 13 au 17 mars 2006, le 3e séminaire international de l'UNESCO. Le thème de cette rencontre est : «Dialogue politique et stratégies de mise en oeuvre du changement du curriculum».

Le ministre de l'Enseignement de base et de l'Alphabétisation, Odile Bonkoungou : «La lutte contre la pauvreté est une priorité absolue dans les neufs pays impliqués dans le projet et engagés dans des processus de changement curriculaire».

Ouagadougou abrite du 13 au 17 mars 2006, le 3e séminaire international de l'UNESCO. Placé sous le thème : «Dialogue politique et stratégies de mise en oeuvre du changement du curriculum», cette rencontre regroupe les acteurs de l'éducation de l'Angola, du Burkina Faso, du Burundi, du Congo-Brazzaville, du Mali, de l'Ile Maurice, du Mozambique, du Niger et du Rwanda.

Au cours de cette semaine de travail, les participants vont partager les résultats et les recommandations issus de la première phase du projet ; ils vont examiner leur implication dans le contexte des processus de la réforme déjà à l'oeuvre dans les pays participants au projet.

La rencontre de Ouagadougou est l'occasion pour ces séminaristes, d'initier une réflexion systématique sur les processus de changement du curriculum à l'oeuvre dans chaque pays et acquérir des compétences en matière de dialogue politique. Aussi vont-ils entamer des discussions en vue d'élaborer et d'adopter une méthodologie et un plan de travail pour la suite du projet. Pour Mme le ministre en charge de l'Enseignement de base et de l'Alphabétisation Odile Bonkoungou, «ce thème, en relation avec la philosophie de l'école, conçu comme levier d'action de la lutte contre la pauvreté et instrument d'intégration socioculturelle de l'individu, constitue une problématique commune à nos différents pays».

Les participants au 3e séminaire international de l'UNESCO vont échanger autour des stratégies de lutte contre la pauvreté.

Ainsi, elle a souhaité que, durant cette semaine de travail, les participants trouvent des stratégies d'amélioration du curriculum pour une prise en charge des moyens dont dispose l'éducation ainsi que les possibilités pour subvenir aux besoins des individus et des communautés et lutter contre la pauvreté. Pour atteindre ces objectifs, elle les invite à mener des échanges fructueux tout au long de cette rencontre. Aussi, elle les a rassurés que les gouvernants seront attentifs aux conclusions de leurs travaux.

 

Ouverture à Ouagadougou d`un séminaire africain sur l`éducation
Ouagadougou, Burkina Faso, 14/03 - ANGOP- Le troisième séminaire international de l`UNESCO pour la réforme des systèmes éducatifs afin de lutter contre la pauvreté a débuté ses travaux lundi à Ouagadougou, la capitale du Burkina Faso.

La rencontre de cinq jours, qui regroupe une cinquantaine de délégués de neuf pays africains, a pour thème "Dialogue politique et stratégies de mise en oeuvre du changement du curriculum".

Les participants viennent de l`Angola, du Burkina Faso, du Burundi, du Congo, du Mali, de l`île Maurice, du Mozambique, du Niger et du Rwanda.

La coordinatrice de programmes du Bureau international d`éducation (BIE/UNESCO) à Genève, Christine Panchaud, a indiqué que cette rencontre fait suite à celles qui ont permis l`élaboration d`outils conceptuels et d`analyse des curricula existants sous l`angle de la lutte contre la pauvreté.
 


CHAD-SUDAN: African Union wants rival Darfur forces behind buffer zones

ABUJA, 13 March (IRIN) 2006  - African Union mediators in the Nigerian capital Abuja have proposed putting rival forces in Sudan's Darfur conflict behind buffer zones after ceasefire agreements have been repeatedly ignored.

The warring sides first signed a ceasefire accord in the Chadian capital N'djamena in April 2004. But nearly two years on, mediators said on Sunday that that agreement lacks sufficient details to be effective and a new proposal - dubbed the "Enhanced Humanitarian Ceasefire Agreement" - has been drafted and presented to the warring sides.

"The [draft] agreement specifies that the forces of the government and the two movements withdraw their forces to clearly identified areas, with buffer zones between them," mediators said in a statement.

The main objectives of the new proposals are "the demilitarisation of humanitarian supply routes and camps for displaced people," mediators said. Banditry and continued clashes in Darfur forced the UN this month to slash its programmes to assist war-displaced in the region. At times the violence has cut hundreds of thousands of people off from assistance.

The Darfur conflict erupted in early 2003 when Sudanese Liberation Movement/Army and the smaller Justice and Equality Movement took up arms against the Arab-dominated government in Khartoum to end what they call the neglect and oppression of the mainly black inhabitants of Darfur, a semi-desert region the size of France in western Sudan. The Sudanese government responded by backing Arab militias known as the Janjawid.

Humanitarian workers estimate that more than 180,000 people have been killed in the violence and nearly two million forced to flee their homes.

AU mediators are worried that more than one year of peace talks in Nigeria has failed to achieve a breakthrough towards peace.

Sudanese government and rebel officials confirmed they have received the new proposals and would respond as demanded by the mediators. AU officials said urgent action was required from the belligerents to halt the deteriorating humanitarian situation in Darfur.

"The government and the movements first signed a ceasefire agreement almost two years ago, but they never stopped fighting," said Sam Ibok, head of the AU mediation team, who called conditions unacceptable. "Today, the humanitarian agencies in Darfur are reaching fewer people than they did when that ceasefire agreement was signed."

The violence in Darfur has repeatedly spilled into eastern Chad, where some 202,000 Sudanese are living in camps. On Monday the UN refugee agency UNHCR announced that the deteriorating security situation in the area is forcing it to relocate more than 16,000 of those refugees farther in from the border. And last month UNHCR said some Chadians were even fleeing into Darfur to escape violence on their side of the border.


Zimbabwe Collapses Under Mugabe Sanctions
Wednesday, March 15 2006
Zimdaily /  By Grace Kwinjeh

Zimbabweans have been placed under the most brutal sanctions by the Robert Mugabe regime. I have been home only for a few days now, but already I am witness to a dreadful picture of poverty and desperation everywhere I go. Zimbabweans are sad, tired, and hungry, many look sick or just helpless. Their story can be summed up by the inflation figure which is now at 800 percent. Who can survive that? Who will survive Mugabe’s sanctions?

But even as the new British ambassador to Zimbabwe presented his credentials at the State House with Mugabe extending an olive branch to the British Government, one wonders which way forward for the international Community now? Zimbabwe has hit rock bottom. Is the International Community going to stand by the people of Zimbabwe or find an easy way out with the dictator?

The fact that Zimbabwe’s ruling Zanu PF party seems to have adjusted its life to suit its pariah status in the international community, while continuing to trample on citizens rights, provides a reasonable basis for the International Community to start thinking of tougher measures against the regime, beyond what is currently in place. Recent statements by both the USA and UK Governments on increasing pressure against the Mugabe regime, came as a pleasant surprise. Surprise, because the statements were made at a time when it seemed the international community’s focus on Zimbabwe had profoundly diminished over the past months if not years.

This has been the norm as is witnessed in various African countries in similar situations, that have at first enjoyed international attention only to lose it. As may be, the dilemma has always been that while the international community seeks new flavours the country of interest at that time slides off the international radar. Countries like Ethiopia, Gabon and Togo, for instance have remained just that Africa’s eye-sores. Long forgotten by the world. They continue to suffer in silence; I will not mention Swaziland. Looking at the desperate situation in Zimbabwe today makes me shiver.

The fallacy where we Zimbabweans are concerned is that we seem to have remained a ‘flavour of the year’ beyond the ‘one month’ experienced by our comrades on the continent. The assumption is that Zimbabwe is an ever lasting flavour enjoyed by the international community at all times; but things are not as they seem.The attention received by Zimbabweans from different players in the international community has failed to evolve from the open statements or rhetoric to real action. The ruling Zanu PF party is comfortable with the international community’s response in its present form which encompasses travel bans, arms embargoes and assert freezes; or just loud noise. All which the Zimbabwe regime can deal with, I will explain why.

The fact that we can suffer as a people to this level while the international community watches, is demoralizing. I remember how at the height of the white commercial farm invasions Zimbabwe was at the top of the international community’s agenda. Now that it is we black citizens who are faced with Mugabe’s tyranny everyday of our lives the interest has diminished. It then becomes a self fulfilling prophecy that the international community only intervenes where its interests are threatened. We have neither oil nor gas in Zimbabwe. The fact that officials on the targeted sanctions lists are still able to gallivant all over the world on Zanu PF’s business; or that many who are now doing business on behalf of the regime are still not on the list; or the setting up of front companies to bust international sanctions; without so much as a whisper from the international community is deplorable.

The recent trip by the Reserve Bank Governor, Gideon Gono and a whole entourage of top Zanu PF leadership to the USA is another case in point. Even more sinister is the fact that reputable international companies are still doing business with Mugabe and making huge profits out of it. Would one be wrong in concluding the complicity of the international community in Mugabe’s actions?Mugabe has effectively maintained his sanctions against the people of Zimbabwe whom he has in all honesty sentenced to death.

A quarter of our population is said to be infected by the HIV virus, but here you have a Government that prioritises investment in corruption and power, without compassion to provide ARV’s or proper health-care for its people. So then for those of us struggling against Mugabe’s autocracy what has become problematic is the lack of innovativeness on the part of the international community, in coming up with new strategies to rein in on the Mugabe regime. Seeing as the current measures in their present form, are encumbered, by so many hitches or loopholes that make it possible for the regime to sustain its repression agenda. This is where the story is.

Taking me to my next point on the survival strategies adopted by the regime to bust international sanctions. While stories have been written and said about many of those groups targeted by the regime, that include, white commercial farmers, women’s groups and political organizations, not much has been said about this particular group comprising businessmen who have been stripped of their asserts or just had their businesses taken away. This particular story brings in a new dimension to the whole debate on the international community’s response to Zimbabwe crisis, vis-à-vis the search for fresh mechanisms to effectively rein in on the regime. Now as African politics goes or in any part of the world for that matter, it is those with financial resources who carry the day. The Mugabe regime has deliberately targeted or sought to neutralize those groups it feels threatened by, the people with the potential of supporting the struggle in many forms especially financial sustainability.

So the trend that has seen the regime attack various groups from white commercial farmers, NGO’s to black businessmen, should be understood in its proper political context. I therefore want to bring in a different dimension to the whole discourse on effective mechanisms to rein in on the Mugabe regime. At EU level one interesting test case or example can be taken from the current challenge by Mutumwa Mawere’s, Africa Resources Limited (ARL) of the Zimbabwe Governments callous expropriation of his SMM holdings a company registered in the Virgin Islands. This case is being heard in a UK court and carries with it many interesting dynamics from Mugabe’s empty Pan-African rhetoric to his corruption and the connivance of certain players in the British system.

While as Zimbabweans we seem to have understood the impact on democratic conduct of the Public Order and Security Act (POSA) or the Access to Information and Protection of Privacy Act, (AIPPA), little has been analysed or said about the impact or the undemocratic nature of the Reconstruction Act, which has been used to take over SMM Holdings by the Government. This case also exposes the nexus that exists between the question of human rights, the rule of law; property rights and the role of the international community, in this instance British interests in Zimbabwe and how they impact on democracy. Let us even assume that the British have a zero tolerance for corruption in Kenya for instance a different picture emerges on Zimbabwe. The fact that Gono, can transport corruption from Zimbabwe to British
territory without being included on the EU sanctions list is scary to say the least.

While Zimbabweans languish in absolute poverty the Government was able to pay for shares amounting to 2 million USD to a company AMG a confirmed front of principals that was recently concluded to be the Government of Zimbabwe in a court hearing between Mawere and the Government of Zimbabwe, recently in the UK. Even more interesting is that even though the EU’s Financial Services Act has a Know Your Client clause that obligates those doing business with Foreign companies or blacklisted Governments such as Zimbabwe to find out about them, it seems these regulations have not been used in the Mawere case, where in the case of a front company it must find out who the principals are. Consequently, the admission by the top British lawyers, representing Zimbabwe, in the court hearing that the Principal is the Mugabe regime raises questions on how the money being used in the case has been sourced and the effectiveness of the current EU measures. The parliament of Zimbabwe for instance has never approved the processing of such a huge amount of money.

Furthermore, one of the top Zimbabwean lawyers who is on the USA sanctions list, Edwin Manikai who in the case was demanding an implausible fee of 40 000 USD dollars per month is also still not on the EU’s sanctions list. In spite of it now being common knowledge that he is one of Mugabe’s front men.

How is the Government being made to account? It is no longer accounting to its own people and with such a gullible international community then Mugabe’s boys will continue having a field day while Zimbabweans suffer more. Mugabe continues to act with impunity. As I write eight of our top officials including a member of parliament who are in jail on trumped up charges, have been tortured and charged with plotting to kill Mugabe. The question then is what is the cost to us Zimbabweans of Mugabe’s continued stay in power? Today inflation is at 800 percent, what figure will we be talking of next week? The time has come to say no to Mugabe’s sanctions. Aluta-Continua.
 


Ethiopia polls get mixed report
By Andrew England in Nairobi
March 14 2006

 European Union report on Tuesday said Ethiopia’s disputed elections marked a significant development towards democracy, but criticised post-election violence that claimed dozens of lives.


The polls last May were initially regarded as the country’s most open. But after opposition groups made unprecedented gains, the post-election process was marred by “intimidation, mass arrests, killing of demonstrators and opposition personnel”, the EU observer mission said in its final election report.

In June, at least 36 people were killed in election-related violence in Addis Ababa, and more than 40 others died in November.

Security forces detained thousands of people as