BURUNDI :

Burundi agrees to peace talks with rebels
By ALOYS NIYOYITA / ASSOCIATED PRESS WRITER /Monday, March 13,
2006
BUJUMBURA, Burundi -- Burundi has agreed to peace talks with the last group
of rebels holding out from a series of deals that ended the central African
nation's 12-year civil war, a government spokesman said Monday.
The announcement came a day after the head of the National Liberation Force,
or FNL, said his Hutu rebel group was ready for negotiations. The FNL
already had agreed to a cease-fire, which it has repeatedly violated.
"No one is happy with the ongoing war," FNL leader Agathon Rwasa said by
telephone from neighboring Tanzania, which will mediate the talks. "My hope
is that this will end because everyone is tired of the current situation."
Burundi is emerging from more than a decade of ethnic clashes between
majority Hutus and minority Tutsis which left more than 250,000 people,
mostly civilians, dead. A series of peace deals led to democratic elections
last year and the formation of a power-sharing government between members of
the two communities.
The FNL had been the only holdouts to peace talks.
"The proof is that a commission was set up to negotiate with FNL a long ago,"
Karenga Ramadhani, Burundi's information minister, said Monday.
He said members of the commission are waiting for a formal invitation to go
to Tanzania for peace talks.
The Hutu majority rebelled in 1993 after the country's first democratically
elected president, a Hutu, was assassinated by paratroopers from the Tutsi
minority, which had controlled politics and business since independence from
Belgium in 1962.
About 80 percent of Burundians are subsistence farmers, many eking out
livings on plots averaging just 1 1/2 acres. Nearly half of adults are
illiterate. The economy, based largely on the export of coffee, has been
ravaged by the conflict.
Rebel group ready to talk peace
March 13, 2006 / Reuters
Dar Es Salaam: The leader of Burundi's only remaining rebel group has said
the Forces for National Liberation (FNL) is ready to talk peace with the
Burundian government.
"We are ready to negotiate with the current Burundi government so that we
can halt hostilities and establish a truce for the sake of peace in our
country," Agathon Rwasa, leader of the FNL, said at a news conference with
Tanzania's Minister of Foreign Affairs and International Co-operation,
Asha-Rose Migiro, at the weekend.
Burundi is struggling to emerge from more than a decade of civil war that
pitted rebels from the Hutu majority against a Tutsi ruling elite.
The conflict, which began in 1993, killed at least 300 000 people. Under a
peace deal struck in 2003, Burundi's main rebel group, the FDD, joined the
government under a Tutsi-Hutu power-sharing deal. But the FNL denounced the
deal and had stepped up its military campaign. -
LE DEUXIEME VICE-PRESIDENT DE LA
REPUBLLQIE APPORTE UNE ASSISTANCE ALIMENTAIRE A LA POPULATION SINISTREE DES
COMMUNES KINYINYA ET NYABITSINDA EN PROVINCE RUYIGI
Bujumbura, le 13 Mars 2006 (RTNB)-Le deuxième vice-président de la
République, madame Alice Nzomukunda a effectué une descente ce samedi 11
mars 2006 dans les communes Kinyinya et Nyabitsinda de la province Ruyigi
pour se rendre compte de la sécurité alimentaire dans cette province au
moment où les communes de la dépression du Kumoso ont enregistré les deux
derniers mois environs quarante victimes de la famine consécutive à la
sécheresse. Le deuxième vice-président de la République était porteuse d'une
aide constituée de vivres à ces populations sinistrées de Kinyinya et
Nyabitsinda. Elle a également rendu visite à l'école secondaire de Nyabitare
où elle a remis cent matelas aux élèves de cette école.
LE CONSEIL DES MINISTRES DE CE VENDREDI 10 MARS SE
PRONONCE SUR UNE NOUVELLE POLITIQUE PHARMACEUTIQUE
Bujumbura, le 13 Mars 2006 (RTNB)-Le conseil des ministres s'est
réuni en session ordinaire ce vendredi 10 mars 2006 sous la présidence du
président de la République, monsieur Pierre Nkurunziza. Le conseil des
ministres de ce vendredi a analysé deux points principaux, à savoir :
- La déclaration d'une nouvelle politique pharmaceutique nationale du
Burundi afin d'assainir le domaine de fourniture en médicaments
- La requête des avantages du cadre d'investissement portant sur des projets
de construction de quatre hôtels à Bujumbura, Kirundo, Matana et Ngozi.
Les membres du conseil ont proposé que ces questions soient remises pour les
prochaines sessions après l'analyse de la politique sectorielle générale des
ministères prévue bientôt.
LA LIGUE ITEKA ORGANISE UN DEBAT SUR LA LIBERATION DES
PRISONNIERS DITS POLITIQUES
Bujumbura, le 13 Mars 2006 (RTNB)-La ligue des droits de l'homme ITEKA vient
d'organiser un débat lors du forum appelé " Café de presse " autour du thème
" Libération des prisonniers politiques . " Plusieurs personnalités du pays
dont l'ancien président de la République Sylvestre Ntibantunganya avaient
été conviés au débat. Le président de l'OAG Christophe Sebudandi a d'emblée
rappelé la position de l'institution qu'il représente à savoir le fait que
les politiciens burundais ne se sont jamais mis d'accord pour définir ce que
c'est un prisonnier politique, en plus de cela a-t-il dit le jugement arrêté
par un juge ne peut pas être effacé par une ordonnance ministérielle.
L'avocat Fabien Segatwa a pour sa part indiqué qu'il s'agit d'une mesure
politique qui rentre dans le cadre de l'accord d'Arusha, mais d'autres
intervenants ont fait savoir que l'accord d'Arusha ne peut pas aller à
l'encontre de la constitution du Burundi. Une loi sur les prisonniers
politiques doit être confectionnée ont-ils fait remarquer.
LE COLONEL LEONARD MAREGAREGE DECLARE QU'IL EST TRAINE
DANS LA BOUE INJUSTEMENT COMME QUOI IL AURAIT PARTICIPE DANS LA TENTATIVE DE
RENVERSEMENT DES INSTITUTIONS REPUBLICAINES
Bujumbura, le 11 Mars 2006 (RTNB)-La rumeur court toujours à
Bujumbura pour rivaliser dans l'établissement d'une liste des personnes qui
aurait conspirer dernièrement dans la tentative de renversement des
institutions républicaines. Le colonel Léonidas Maregarege est parmi les
personnes citées et la rumeur va plus loin en disant qu'il a déjà comparu à
la documentation nationale pour subir une interrogatoire. L'ancien chef
d'Etat major, le colonel Léonidas Maregarege a déclaré à la rédaction du
journal parlé de la radio nationale du Burundi ce samedi 11 mars 2006, qu'il
est traîné dans la boue injustement par la fausse rumeur qui veut qu'il
aurait participé dans la tentative de renversement des institutions et qu'il
n'a jamais mis les pied à la documentation nationale depuis il y a deux ans
quand la documentation en question était dirigée par le colonel Martin
Nkurikiye et c'est pour des raisons de service. Le colonel Maregarege a dit
qu'il est victime de cette rumeur qui tue et qu'il est chagriné d'être
pointé du doigt dans la rue comme quoi il aurait tenté de renverser les
institutions. Il a indiqué qu'une information d'une importance aussi
capitale ne devrait être pas être diffusée qu'après avoir été vérifiée
qu'elle est certaine et qu'elle émane d'une source digne de foi. Le colonel
Maregarege a également déclaré que ce n'est pas dans ses objectifs de
renverser les institutions républicaines et que le fait de lui coller de
tels forfaits est une imitation dommageable dans un pays qui a un mauvais
souvenir de telles mésaventures.
L'ARCHEVEQUE DU DIOCESE DE GITEGA DECLARE A LA PRESSE QUE L'HOMME POLITIQUE
CHRETIEN DOIT RECENTRER LA PLACE DE DIEU ET LA POLITIQUE
Bujumbura, le 11 Mars 2006 (RTNB)-" Un homme politique chrétien
doit pouvoir recentrer la place de Dieu et la politique ", a déclaré ce
vendredi 10 mars 2006, l'archevêque de Gitega , Monseigneur Simon Ntamwana à
l'occasion de la présentation à la presse son nouveau livre " Soyons les
serviteurs de la vie ". Monseigneur Ntamwana a déclaré également que la foi
chrétienne de l'homme politique se traduit dans la gestion quotidienne de la
chose publique.
LES DEPUTES A L'ASSEMBLEE NATIONALE ONT DEMANDE QUE LE PROJET DE LOI
PORTANT CREATION DE LA COMMISSION NATIONALE TERRES SOIT APPROFONDI AVANT D'ETRE
ADOPTE AFIN D'EVITER LES ERREURS DU PASSE
Bujumbura, le 11 Mars 2006 (RTNB)-Les députés à
l'assemblée nationale n'ont pas adopté le projet de loi mettant sur pied la
commission nationale des terres et autres biens. La commission nationale a
pour objet de trancher des litiges fonciers et liés à d'autres biens,
argents, maisons, véhicules depuis la période de 1965. Les députés à
l'assemblée nationale ont demandé ce vendredi 10 mars 2006 au ministre en
charge de la solidarité nationale, madame Françoise Ngendahayo d'approfondir
le projet de loi pour que la commission nationale Terres ne soit pas aussi
inopérante que d'autres commissions qui avaient été déjà mises en place en
vue de régler justement les conflits liés aux biens laissés sur place par
les exilés. Il faudrait signaler que les différentes commissions ont été
inefficaces parce qu'elles n'avaient pas l'orientation de réconcilier les
différents protagonistes.
LE SUIVI DE LA DERNIERE CONFERENCE
DES PARTENAIRES POUR LE BURUNDI : CONTRIBUTION DES BAILLEURS
Bujumbura, le 11 Mars 2006 (RTNB)-Il est très tôt pour préciser
les fonds déjà déboursés par les bailleurs de fonds dix jours après la tenue
de la conférence des donateurs du Burundi. Toutefois, le gouvernement est
entrain de faire le suivi pour le déboursement des fonds promis. Le
secrétaire permanent du comité national de la coordination des aides,
monsieur Pierre Claver Rurakamvye est confiant sur le déboursement de ces
fonds. Il a indiqué par ailleurs ce vendredi 10 mars 2006 que la
distribution des aides en nourriture a commencé ce même vendredi dans les
cinq provinces déjà sinistrées par la famine. Monsieur Rurakamvye a indiqué
également que plus de nonante millions de dollars des cent septante millions
de dollars promis pendant la conférence des bailleurs seront réalloués aux
programmes d'urgence. L'expert des médias, monsieur Karayenga Athanase a
déclaré à son tour que la paix est le déboursement des fonds par les
donateurs et que les médias ont un rôle primordial à jouer en éclairant
l'opinion et les hommes politiques afin d'arriver au déboursement effectif
des fonds.
UNE VINGTAINE DE PERSONNES
DEMOBILISEES EN PROVINCE KIRUNDO TERMINENT LEURS SESSIONS DE FORMATION EN
METIER
Bujumbura, le 13 Mars 2006 (RTNB)-Ce samedi 11 mars 2006, vingt
personnes démobilisées ont reçus leurs certificats de formations
professionnelles. Les cérémonies officielles étaient présidées par le chef
de cabinet du ministre de la fonction publique, de travail et de la sécurité
sociale et par le secrétaire général en charge de la démobilisation Silas
Ntigurirwa. Les personnes démobilisées qui venaient de terminer leurs
sessions de formation de trois mois ont reçu à cette occasion les outils de
travail qui leur permettront de démarrer leurs métiers, soit en mécanique ou
en couture.
LA PSYCHOSE DE LA GRIPPE AVIAIRE S'EMPARE
DES POPULATIONS DE GISHUBI ET DE BUGENDANA
Bujumbura, le 13 Mars 2006 (RTNB)-La population des communes de
Gishubi et de Bugendana préfère plutôt vivre que de continuer d'être
éleveur, en témoigne la psychose de la grippe aviaire qui a envahi la
semaine passée les communes de Gishubi et de Bugendana de la province Gitega.
Et pour preuve, les volailles ont été écoulées en masse et au bon prix pour
s'en débarrasser tant qu'il est encore temps ; une façon de donner raisons
aux mauvais esprits qui prêchent l'apocalypse.
RWANDA

Rwanda
president Paul Kagame sacks 3 ministers, creates new post
March 13, 2006, By Andnetwork .com / Source : New Vision
Rwanda president Paul Kagame has appointed a new finance minister and
created a new post of information technology minister to help revive an
economy still reeling from a brutal civil war which left the country in
ruins.
Kagame also said in a statement that he had sacked three ministers in a
cabinet reshuffle intended to spur the impoverished nation to sound economic
growth.
“The reshuffle carried out has brought forth a rejuvenated cabinet intended
to give Rwandans confidence in government efforts to spur the nation towards
economic progress,” the daily New Times quoted Kagame as saying.
James Musoni, previously commerce, industry and investment promotion
minister, takes on the finance portfolio while his predecessor, Manasseh
Nshuti, will replace sacked minister for public service Andre Bumaya.
Romain Murenzi will fill the new post of minister for Information
Communication and Technology, as part of a plan to turn Rwanda into a
regional IT hub.
Infrastructure minister Evarist Bizimana was dropped and replaced by Albert
Butare, while minister of state for lands and environment Drocella
Mugorewera was replaced by Bikoro Munyanganizi.
UGANDA

US national charged with terrorism in Uganda
March 13 2006/ iol.co.za
Kampala - A US national found in possession of firearms and ammunition after
Uganda's recent general election, appeared before a Kampala court Monday
charged with terrorism.
"The accused on February 28 was found in possession of firearms and
ammunition without a valid licence or reasonable excuse contrary to the
anti-terrorism act," the charge sheet said.
Peter Waldron and six other men including three Congolese nationals and an
undisclosed number of Ugandans pleaded innocent to the charges.
The Kampala chief magistrate remanded them in custody until March 28 when
they are due to appear again in court.
Waldron, 59, who works as a consultant in the health ministry, had written a
newsletter which was highly critical of President Yoweri Museveni's
government.
Violence erupts after Uganda's local elections, injuring MP
www.chinaview.cn
KAMPALA, March 13 (Xinhuanet) -- Violence erupted again in Uganda's capital
city when supporters of an outgoing division chairman confronted with the
police, leaving one MP injured, local media reported Monday.
About 200 demonstrators led by Kampala Central MP-elect Erias Lukwago
protested Sunday the results of the Friday elections, in which Charles
Sserunjogi, chairman for Kampala Central Division, lost to ex-boxer Godfrey
Nyakana.
Anti-riot police was engaged in running battles with rowdy supporters of
Sserunjogi in Kamwokya, north of Kampala, which left Lukwago hospitalized.
Moving in a single file and carrying teargas canisters followed by a pepper
spray vehicle, the police dispersed the protesters.
"They should have asked the Inspector
General of Police (for permission). This is not accepted anywhere in the
country and we are here to keep peace and order," Patrick Onyango, assistant
police spokesman, said.
This marked the second major violent incident after the presidential and
parliamentary elections were held on February 23.
Police questioned Lukwago over the demonstration after he was discharged
from the hospital. He was later released from the police department without
receiving any charges.
Sserunjogi was allegedly stabbed by Nyakana's supporters on Friday, but this
has been denied by Nyakana.
"After starting a scuffle and being defeated, he jumped through a barbed
wire fence, which ripped his belly open. He fell into someone's compound in
Kololo and security beat him, thinking he was a thief," Nyakana said.
The police did not make official statement of the incident, saying
"investigations in this incident have not gone far because Sserunjogi has
refused to talk to investigators." Enditem
Uganda At the Commonwealth Games
New Vision (Kampala)/ March 13, 2006 / Louis Jadwong / Melbourne
UGANDA's team leader at the XVIII Commonwealth Games has said his team's
priority will be to build a formidable outfit for the Beijing 2008 Olympics.
Medals, he insists, will just be a bonus.
Team manager Justin Ligyalingi said the decision to take Uganda's youngest
team to the Commonwealth Games was a deliberate policy to put the country
back on world sports map. Uganda will participate in nine disciplines, four
more than at Manchester 2002, making it the largest contingent the country
has ever sent to the "Club Games."
"This is the youngest team to represent Uganda in these games. That shows
you that everyone is using these games to prepare for the Olympics," he
stated soon after the team reached Australia on Saturday.
Fourteen-year-old table tennis player Amina Kibone (pictured, right) from
Mbale is one of up to 20 of 49 athletes representing Uganda in Melbourne.
After decades of disorganisation at international competitions, the Uganda
Olympic Committee and National Council of Sports have since the Abuja All
Africa games in 2003 charged former teacher and coach Ligyalingi, 35, with
the task of leading the country's teams to major international competitions.
"I am just pleased by the average age of the entire side which is about 20
years only. The exposure these kids, and the equally young officials
accompanying them will get, should give us a new crop of mature athletes in
a few years," he added.
With a World champion and world junior record holder in their ranks for the
first time, it can only be that Ligyalingi is simply trying to lift the
burden of expectation off his young team.
World 3000m steeplechase champion Dorcus Inzikuru will have nowhere to hide
if she doesn't take back gold to Kampala while Boniface Kiprop, the only man
the Ethiopians fear today, could light up the 10000m final. This is a 'members
only' competition for 71 nations, which means the Ethiopians will watch on
television.
Boxing has produced 30 of Uganda's 40 medals since the 1954 British Empire &
Commonwealth Games and despite fielding a skeleton team of four, are sure
bets to match the two medals in Manchester in 2000.
Featherweight Sharif Bogere, 18, has going into the games looked capable of
following in the golden footsteps of Godfrey Nyakana and Justin Juuko in
Auckland in 1990.
"He is the real kind who can handle any opponent," veteran coach Dick
Katende observed.
Action officially commences on Wednesday with the opening ceremony at the
world famous Melbourne Cricket Ground.
TANZANIE:

Business executives to visit UNHCR's camps in Tanzania
Source: Xinhua / 13/03/2006
Executives from five of the world's leading corporations will visit Tanzania
on a fact-finding trip about the United Nation's refugee rescue work in the
east African country, according to reports reaching Dar Es Salaam on Monday.
Wendy Chamberlin, deputy high commissioner of Office of the United Nations
High Commissioner for Refugees (UNHCR), will be traveling with the business
executives from Manpower, Nike, Merck, Microsoft and Pricewaterhouse Coopers
to camps in northwestern Tanzania that has been accommodating refugees from
neighboring Rwanda, Burundi and the Democratic Republic of the Congo.
There are some 400,000 refugees in the camps, mainly from the Congo and
Burundi.
The aim of the inspection tour, according to a Geneva-based UN spokesperson,
is to give business leaders an opportunity to learn more about UNHCR's work
in east Africa and the Great Lakes Region.
The business executives will also visit Burundi and Kenya.
CONGO RDC
:

Les Maï-Maï du
commandant Dunia prêts pour le brassage
Le Potentiel (Kinshasa)/13 Mars 2006 /Albert Tshiambi/ Kinshasa
Un ancien leader Maï-Maï, réticent au brassage, en la personne du commandant
Dunia Lwendama, basé à Dine en territoire de Fizi, se dit désormais prêt à
envoyer ses hommes pour être brassés et intégrés dans la nouvelle armée de
la République démocratique du Congo, rapporte une dépêche de radiookapi.net.
Lors d'une rencontre avec la Monuc vendredi dernier, le commandant Dunia
Lwendama a affirmé qu'une cinquantaine de ses hommes sont maintenant
disposés à adhérer le processus de brassage.
Avant de faire cette déclaration, cet ex-leader Maï-Maï avait jusque-là
refusé de répondre aux ordres de la dixième région militaire. Il y a deux
ans, il a même refusé de se rendre à Mbuji -Mayi où il avait été muté.
Aujourd'hui, il se ravise : « Nous préparons déjà une première équipe de
cinquante-quatre militaires conformément au message de la 10 région
militaire. Nous sommes prêts à aller au brassage pour nous mettre ensemble
avec les autres. Ici, c'est l'état-major, toutes les brigades ont été
remises à la disposition de la 10 région militaire», a déclaré le commandant
Dunia Lwendama.
Cependant, Il se dit, ne pas être prêt pour se rendre à Kinshasa afin de
discuter de sa nouvelle affectation dans la nouvelle armée intégrée,
craignant pour la sécurité de sa famille. Toutefois, ses hommes déplorent le
fait qu'ils n'ont pas été enregistrés lors du recensement des troupes des
Forces armées de la République démocratique du Congo intervenu dernièrement
dans la province du Sud-Kivu.
Il convient de noter que le commandant Dunia Lwendama contrôle toute la
péninsule d'Ubwari sur le lac Tanganyika et, donc, le trafic commercial avec
la Tanzanie voisine, indique la même source.
La déclaration faite par ce commandant Maï-Maï est une bonne chose quand on
sait que le souci de tous les Congolais est de voir la paix durable revenir
à l'Est du pays. Mais ce qui est plus important, c'est le fait de voir le
concerné lier sa parole à l'acte.
A l'approche des échéances électorales prévues au terme de la transition
actuelle en République démocratique du Congo, le brassage de troupes demeure
un atout indispensable pour la sécurisation de ces élections sur toute
l'étendue du territoire national.
C'est dans cette perspective qu'il y a lieu de soutenir la décision prise
par cet ancien combattant Maï-Maï qui a opté pour le brassage de ses
éléments. Le gouvernement de la Rdc a tout intérêt d'examiner ce dossier
afin de permettre à ces fils du pays d'intégrer après formation, l'armée
régulière.
Sud-Kivu : les
Fdlr lancent une nouvelle attaque à Karhuliza
Le Potentiel (Kinshasa)/13 Mars 2006 /Albert Tshiambi/Kinshasa
En l'espace de quelques jours, les rebelles hutu des Forces démocratiques
pour la libération du Rwanda (Fdlr) ont lancé, une fois de plus, une attaque
sur la localité de Karhuliza laquelle a causé la mort de quatre personnes.
Les rebelles hutu rwandais ont attaqué dans la nuit du jeudi à vendredi 10
mars dernier, la localité de Karhuliza, à environ quarante kilomètres au
Sud-Ouest de Bukavu. Bilan : quatre personnes tuées et trois autres enlevées
par les assaillants.
Contacté à ce sujet, le chef de groupement de cette contrée, cité par
radiookapi.net a déclaré : « des hommes armés ont fait irruption dans le
village pour piller. Ils ont ensuite mis le feu au camp des Forces armées de
la Rdc qui se trouvait à proximité. On ne connaît pas le nombre exact des
assaillants ».
De son côté, la Monuc a indiqué qu'une opération conjointe est actuellement
en cours avec les Forces armées de la République démocratique du Congo pour
poursuivre les assaillants dans la forêt de Nindja.
Profitant de son bref passage dans la province du Sud-Kivu et compte tenu du
contexte troublé d'attaque des Fdlr, Jean-Marie Guéhenno, secrétaire général
adjoint de l'Onu chargé de la paix a lancé un appel à ces combattants hutu
rwandais.
Pour le chef du département des opérations de maintien de la paix de l'Onu,
ces combattants hutu rwandais encore présent dans l'Est de la Rdc doivent
rejoindre le processus de désarmement et rapatriement de la Monuc. Ces
combattants hutu rwandais sont, selon lui, beaucoup moins nombreux
qu'auparavant en République démocratique du Congo.
«Nos actions militaires visent à les mettre sous pression pour qu'ils
fassent le seul choix raisonnable pour eux, celui d'être rapatriés au Rwanda
en déposant les armes. Cela est possible si nous arrivons relâcher les
craintes de leurs chefs sur eux. S'ils déposent les armes, ils seront
traités convenablement et ils pourront rentrer dans leur pays. C'est ça le
message qu'on leur envoie», a déclaré le secrétaire général adjoint de l'Onu
chargé du maintien de la paix. En dépit de l'ultimatum lancé par le
gouvernement congolais pour leur rapatriement volontaire au Rwanda, ces
rebelles ne manifestent pas la volonté de retourner chez eux.
Responsables de plusieurs tueries, de l'insécurité et autres exactions dans
les provinces du Kivu, les rebelles hutu rwandais méritent un rapatriement
forcé si l'on veut que la paix revienne à l'Est de la République
démocratique du Congo. Faute de quoi, ils resteront pour longtemps au pays.
Attaque de
rebelles hutus rwandais dans un village du Sud-Kivu (RDC)
KINSHASA, 10 mars 2006 (AFP) - Des rebelles hutus des Forces démocratiques
de libération du Rwanda (FDLR) ont attaqué dans la nuit de jeudi à vendredi
un village du Sud-Kivu, dans l'est de la République démocratique du Congo (RDC),
a-t-on appris vendredi de source militaire et auprès de l'Onu.
Selon les premiers témoignages, non confirmés, recueillis par la Mission de
l'Onu en RDC (Monuc), cette attaque aurait fait quatre morts à Karhuliza, un
village du territoire de Walungu situé environ 70 km au sud de Bukavu,
chef-lieu du Sud-Kivu.
"Nous avons appris qu'un soldat des FARDC (Forces armées de la RDC), son
épouse ainsi que deux civils auraient été tués lors d'un raid mené la nuit
dernière contre un camp militaire par des rebelles hutus", a déclaré à l'AFP
Sylvie van den Wildenberg, porte-parole de la Mission de l'Onu en RDC (Monuc)
à Bukavu, jointe par téléphone depuis Kinshasa.
Les assaillants auraient également enlevé trois épouses de militaires
congolais et incendié plusieurs habitations à Karhuliza, a-t-elle ajouté.
"Depuis ce matin, les troupes FARDC et les Casques bleus de la Monuc sont à
la poursuite des assaillants", qui ont fui dans les forêts alentours,
a-t-elle précisé.
Les rebelles hutus rwandais, présents depuis plus de 11 ans dans les forêts
denses de l'est congolais, sont accusés par Kigali d'avoir activement
participé au génocide rwandais de 1994, qui a fait plus de 800.000 morts
selon l'Onu. Leur présence dans l'est de la RDC est considérée par la
communauté internationale comme une menace pour la paix dans la région des
Grands lacs africains.
DR of Congo:
UN peacekeeping chief stresses importance of credible elections
13 March 2006 – Continuing an official visit to the Democratic
Republic of the Congo (DRC), the top United Nations peacekeeping official
today stressed the need for credible national elections as the world body
works to help the war-ravaged country prepare for the June polls.
Jean-Marie Guéhenno made his comments in the town of Kalemie, on the western
shores of Lake Tanganyika, where he met with the local offices of UN
agencies and non-governmental organizations (NGOs).
Speaking to reporters, the peacekeeping chief reiterated the UN’s firm
resolve to see free, fair and credible elections in the country.
The UN Organization Mission in the DRC (MONUC) is the largest peacekeeping
operation ever fielded by the world body, and preparations for the 18 June
vote for a president and parliament constitute the biggest and most complex
electoral-assistance mission the UN has ever undertaken.
The upcoming vote will mark the first election in the DRC’s 46-year history
as an independent nation. To help foster stability in the country, MONUC has
an authorized strength of some 17,000 uniformed personnel, as well as
civilian specialists in such areas as human rights, humanitarian affairs,
public information, child protection, political affairs and medical as well
as administrative support. Since it was set up in November of 1999, the
mission has suffered 83 fatalities among its staff.
SA now accepts need for EU force in DRC
By
Deogratias Symba and Peter Fabricius / March 13 2006
Lubumbashi and Johannesburg - The South African government has dropped its
opposition to the European Union sending a special force to the Democratic
Republic of Congo during elections due on June 18.
This follows recent talks between President Thabo Mbeki and William Swing,
the head of Monuc, the United Nations peacekeeping mission in the DRC.
Monuc already has 17 000 troops deployed in the DRC. But UN
Secretary-General Kofi Annan asked the EU to deploy an extra force as an
added precaution. The EU has been preparing to do so.
However, two weeks ago SA Defence Minister Mosiuoa Lekota surprised the EU
and the UN by saying that the EU force was not needed in the DRC. If Monuc
needed to be supplemented, the stand-by brigade of the Southern African
Development Community (SADC) could do the job.
This set off a flurry of
discussions, most notably between Swing and Mbeki in SA on a recent visit,
Monuc deputy spokesman Jean-Tobie Okala said on Sunday night.
SA's ambassador to the DRC, Sisa Ngombane, said that the difference had been
resolved and that the SA government accepted the need for the EU force.
"It's really just a matter of how it is deployed. We did not want to create
the impression that things are falling apart here," he said in a telephone
interview from Kinshasa.
"The force must be integrated into the other forces here."
He indicated that the EU force should be deployed gradually.
Monuc's Lubumbashi representative, Magda Gonzales, said a delegation of
Monuc military officials was in SA to discuss the issue with the SA National
Defence Force.
But Lekota's spokesperson, Sam Mkhwanazi, said on Sunday night: "No one
knows anything about this meeting."
Okala said that although Monuc believed it was up to the task of protecting
the elections, Annan had asked the EU to help as an extra precaution.
The east of the country remains dangerous because of marauding militias who
have not accepted the peace agreements among the main military antagonists
and the political opposition which were signed in SA in 2003.
La CEI rend publiques les mesures
d'exécution de la loi électorale
Le Potentiel (Kinshasa) / COMMUNIQUÉ DE PRESSE / 11 Mars 2006
/Kinshasa
La promulgation ce jeudi 9 mars 2006 par le président de la République de la
loi portant organisation des élections présidentielle, législatives,
provinciales et locales ouvre la voie à la tenue des scrutins électoraux en
République démocratique du Congo.
En complément de la loi électorale, la Commission électorale indépendante (Cei)
rend publiques ce jeudi les décisions suivantes :
1°- la décision n° 003/Cei/Bur/06 du 9 mars 2006 portant mesures
d'application de la loi n° 06/006 du 9 mars 2006 portant organisation des
élections présidentielle, législatives, provinciales et locales.
2°- la décision n° 004/Cei/Bur/06 du 9 mars 2006 portant ouverture de
l'inscription des candidats aux élections présidentielle, législatives et
provinciales.
La Cei rend également public le calendrier de premiers scrutins, à savoir
élection présidentielle premier tour et élections législatives.
La décision portant mesures d'application de la loi électorale crée les
bureaux de réception et de traitement des candidatures (Brtc) qui sont
chargés de la réception et de l'enregistrement des dossiers des
candidatures, de la vérification de la conformité des dossiers à la loi
électorale et de l'identification et de l'enrôlement des candidats non
détenteurs de la carte d'électeur. Elle donne des précisions sur la
déclaration de candidature à l'élection présidentielle, à l'élection des
députés nationaux et provinciaux et aux élections urbaines, municipales et
locales.
Les mesures d'application traitent du déroulement du vote ainsi que de la
publication et de la transmission des résultats et règlementent les
conditions d'accréditation et de travail des témoins des partis politiques
et des observateurs nationaux et internationaux.
Conformément à la décision portant ouverture de l'inscription des candidats
aux élections présidentielle, législatives et provinciales, les déclarations
et candidatures sont reçues :
1.- pour l'élection du président de la République au bureau de réception et
de traitement des candidatures de Kinshasa, sis avenue Colonel Lukusa, n°
11, commune de la Gombe, au siège du bureau de représentation provinciale de
Kinshasa;
2.- pour l'élection des députés nationaux dans les bureaux de réception et
de traitement des candidatures situés dans les installations des bureaux de
la Cei à Matadi, Kisangani, Buta, Isiro, Bunia, Kindu, Goma, Bukavu,
Lubumbashi, Kolezwi, Kamina, Kalemie, Mbujimayi, Lodja, Mwene-Ditu, Kananga,
Tshikapa, Mbandaka, Boende, Gbadolite, Gemena, Lisala, Bandundu, Kikwit,
Kenge, Inongo et Kinshasa/Gombe.
Les territoires et les villes, en tant que circonscriptions électorales,
sont regroupés autour des Brtc de leur secteur géographique.
Le calendrier électoral pour les premiers scrutins se présente de la manière
suivante :
- du 10 au 23 mars : dépôt de candidatures pour les élections présidentielle
et législatives ;
- du 5 au 9 avril : publication de la liste définitive des candidatures aux
élections présidentielle et législatives;
- du 18 mai au 16 juin : campagne électorale pour le premier tour de
l'élection présidentielle et pour les élections législatives;
- 18 juin : élection présidentielle premier tour et élections législatives;
- 14 juillet : proclamation des résultats définitifs de l'élection
présidentielle premier tour.
Le calendrier électoral pour les deuxièmes scrutins, à savoir le deuxième
tour de l'élection présidentielle et les élections provinciales, sera rendu
public lors de la convocation desdites élections. Au moment où la Cei rend
publiques les mesures d'application de la loi électorale, il nous revient
que le ministère de l'Intérieur vient d'arrêter une nouvelle liste des
partis politiques au nombre de 270.
La Cei informe les acteurs politiques et autres candidats indépendants que
le texte des mesures d'application ainsi que les documents relatifs aux
bureaux de réception et de traitement des candidatures, aux comptes
bancaires pour le versement de la caution seront mis à leur disposition.
Fait à Kinshasa, le 9 mars 2006
DIEUDONNE MIRIMO MULONGO / RAPPORTEUR
Processus
électoral : les acteurs politiques réagissent au calendrier électoral
Le Potentiel (Kinshasa)/ INTERVIEW / 13 Mars 2006 /Monuc/
Kinshasa
En visite officielle en République démocratique du Congo, le Secrétaire
adjoint des Nations Unies pour les opérations de maintien de la paix, M.
Jean-Marie Guéhenno a entamé le jeudi 9 mars dernier, une tournée à travers
le pays.
Il s'est rendu successivement à Kisangani, à Bunia, puis à Goma dans le
Nord-Kivu. Lors de cette tournée, il a répondu aux questions d'un
journaliste de la Monuc, dont voici la teneur.
Quels seront les défis des mois prochains?
La sécurité des élections, c'est d'abord une mobilisation citoyenne.
Ce qui m'a frappé à Kisangani, c'est d'abord la mobilisation de la société
civile pour réussir les élections et en même temps, j'ai quelques
inquiétudes sur le fond de grande pauvreté de beaucoup de gens ici et dans
toute la province Orientale. Au niveau politique, il peut y avoir des
manipulations, des tentatives d'utiliser la violence pour créer des bandes
qui appuieraient tel ou tel parti politique.
Je crois que face à ce type d'action, c'est très important que les
Congolaises et Congolais se mobilisent pour envoyer un message très clair à
tous ceux qui seraient tentés d'utiliser ce type de moyen de violence pour
leur dire: pas question, si vous faites cela, vous n'aurez personne avec
vous. Il faut être très vigilant en cette période.
Quel va être l'apport de l'Onu dans cette période électorale?
Je suis en train d'inspecter toutes nos forces déployées à l'est du
pays. Nous agissons sur plusieurs plans, d'une part, on continue de conduire
avec les forces armées de la Rdc un certain nombre d'opérations pour éviter
qu'il y ait des foyers graves d'insécurité. On continue aussi nos actions de
formation de la police, parce qu'il est clair que pour la sécurité en
profondeur, cela ne pourra être que les Congolais eux-mêmes qui
l'assureront. Car le pays est tellement vaste et notre force ne peut pas
avoir l'ambition d'être partout.
Nous agirons également sur le plan politique et civique parce que je crois
que la sécurité des élections et l'honnêteté des élections ce n'est pas
seulement la force de sécurité, c'est d'abord une mobilisation citoyenne.
Là, le rôle de la Monuc est très important pour faciliter la communication
pour que le plus grand nombre de Congolaises et de Congolais soient
pleinement avertis des enjeux électoraux. Je crois que les médias et la
Radio Okapi ont un rôle très important à jouer dans ce domaine, ils doivent
contribuer à avoir une campagne électorale qui porte sur des questions de
fond. Trop souvent les candidats ont tendance à s'accuser les uns les
autres, à se calomnier plutôt qu'à dire ce qu'ils vont faire.
Pourriez-vous indiquer des exemples pour de telles questions
fondamentales?
C'est très important d'avoir une campagne électorale qui permette de
discuter des questions qui intéressent vraiment les Congolaises et les
Congolais. Comment doit-on lutter contre des violences sexuelles, comment
peut-on mettre fin à l'impunité, comment est-ce que les enfants doivent
aller à l'école apprendre à lire et écrire, comment va-t-on avoir des
routes, des moyens de communication ? toutes ces questions apparemment
simples mais fondamentales, c'est cela qui doit être traité. Il faut aussi
traiter des questions de ressources de l'Etat pour assurer ses services.
C'est dire que la République Démocratique du Congo est un pays qui a de très
grandes ressources minières, forestières et autres, mais ces ressources ne
sont pas utilisées pour le bénéfice de la population.
Il faut que les investisseurs étrangers et ensuite les sociétés qui font des
investissements en Rdc, aient des comptes clairs, transparents et que sur
base de ces comptes transparents l'Etat prenne des taxes. Il faut aussi
éviter que les candidats soient associés à des sociétés qui ont des intérêts
économiques. Il ne faut pas de conflit d'intérêt parce qu'autrement ils ne
défendront pas l'intérêt de la population.
L'Union européenne enverra-t-elle une force d'appui pour contribuer à
renforcer la sécurité durant cette période électorale?
La décision n'est pas encore prise pour la force de l'Union
européenne. J'estime qu'il serait une bonne chose qu'il y ait cette force de
l'Union européenne en renfort. Pas toute une force mais disons des éléments
avancés de telle manière que s'il y a des imprévus, des incidents, il y aura
une réserve qui nous permettra de faire face à tout incident pour minimiser
le risque de violence.
J'ajouterais encore ce message fort et dissuasif, pour que tous ceux qui
seraient tentés de jouer les trouble-fêtes au moment des élections,
comprennent qu'ils jouent perdant. Pour les Européens, ce n'est pas facile
de mobiliser une force en ce moment, ils sont déjà engagés dans plusieurs
endroits. J'espère que, néanmoins, ils trouveront les ressources pour
mobiliser une telle force. Cela serait une force d'appoint très utile pour
la période dans laquelle nous entrons.
KENYA :

World Bank threatens to cut aid to Kenya
www.chinaview.cn
NAIROBI, March 13 (Xinhuanet) -- The World Bank has threatened to cut more
than 200 million U.S. dollars in aid to Kenya if the country does not speed
up economic reforms and stamp out rampant corruption, local media reported
Monday.
The bank's country director Collins Bruce said the funding had been slowed
to give the Kenyan government time to fasten economic reforms.
He said the conditions follow the emergence of new financial scandals
disclosed by exiled former anti-graft czar John Githongo.
"We have slowed the pace of submitting new funds to Kenya. That action came
following the revelations of corruption in the Githongo dossier and we are
working with the government to ensure there is inherent lending in other
areas as we engage in dialogue," Bruce told journalists on Sunday.
Bruce said the World Bank had revised its classification of Kenya to the "low
case" after the revelations made by Githongo on corruption scandals came to
light, occasioning the slow down in disbursement of funds.
"Low case" is a classification that the bank gives to countries that have
not met its expectations, but have not degenerated to unmanageable levels,
he said.
"Kenya has continued to enjoy a considerable amount of goodwill from the
international community. However, the country is going through a rough patch
now," he said.
"I think all of us want to ensure that the support provided goes to the
right hand for the projects for which it is intended. Kenyans want the
problem that is preventing us from going forward as we would like to be
fixed as fast as possible," he said.
The World Bank announcement came barely a week after the International
Monetary Fund announced it will delay further a decision on lending to Kenya
following fresh corruption allegations.
The east African nation government has been plagued by accusations of graft,
which have forced three key ministers to resign.
IMF delays Kenya aid decision
13/03/2006 / REUTER
Nairobi - The International Monetary Fund (IMF) will delay further a
decision on lending to Kenya following fresh corruption allegations, the
Financial Times reported on Friday.
President Mwai Kibaki's government has been plagued by accusations of graft
which have forced three of his key ministers to resign. They all deny
involvement in corruption.
"The meeting was called off after it became clear the fund's members would
not have approved the $72m loan following fresh corruption allegations," the
Financial Times quoted Jurgen Reitmaier, IMF country representative, as
saying on its website.
It did not specify the nature of the allegations, but the Kenya
anti-corruption agency said on Tuesday it had made recommendations to the
attorney general after probing graft allegations involving central bank
governor Andrew Mullei.
The IMF board was scheduled to meet at the end of December but the meeting
was postponed to February after Kibaki sacked his entire cabinet without
which the government was unable to sign contractual documents.
Kibaki dismissed his cabinet on November 23 after voters rejected a new
constitution he had backed.
"We hope now to resume discussions around the spring (April) meeting in
Washington. We also hope that the critical donor support will come together
by that time," Reitmaier told the Financial Times.
Neither the IMF's country director in Kenya nor the Kenyan finance ministry
was available to comment on the report.
The $72m would be the third and final tranche in a three year $327m loan.
The IMF and foreign missions have called for a tougher fight against graft
in Kenya, east Africa's biggest economy.
"The big one is the corruption issue. As far as the IMF and the World Bank
are concerned, they don't seem to see whether we are solving it or just
buying time," Jasper Okelo, an economist with the University of Nairobi told
Reuters.
"Time has come for us to manage our economy so we can depend on ourselves.
We should do things well enough so we can attract investors."
Kenya drought could bring famine
NAIROBI, Kenya, March 13 (UPI) -- A 2-year-long drought in
northern Kenya is threatening to engulf the region in famine.
About 3.5 million people are in immediate need of food aid to survive the
year. Aid agency Médecins Sans Frontières says 20 percent of children around
one area in the region are malnourished.
"There's nothing to eat," Bishara Muhammad, 40, told the Times of London as
she struggled to carry a half-filled water can with water. "The cows are
finished, the goats are finished. We have no work, nothing. Even the camels
are finished which means there can be little chance for us. Our only hope is
the road."
The road is used by her and others to trudge a long distance to get water
from a truck which makes occasional stops. While the women go in search of
water, the men drive whatever remains of livestock across the border to
Somalia in search of pasture, says the report.
The harsh land in the region is now dotted with termite mounds and leafless
acacias.
The World Food Program warns 11.5 million people across the Horn of Africa
are now at risk of starvation. So far the agency has been able to raise only
$50 million of the $225 million it needs to meet the demand.
ANGOLA :

Le ministre des Travaux Publics en Israél
Tel-Aviv, 13/03 -Angop - Le ministre angolais des Travaux
Publics, Higino Carneiro, est reçu lundi, à Jerusalem, par le ministre
israélien des Intrastructures nationales, Ronnie Bar-On, avec qui il a
abordé les questions ayant trait à la coopérations bilaterales, notamment,
sur la participation des entreprises israéliennes aux projets du secteur en
Angola.
Higino Carneiro, qui termine mardi sa visite de quatre jours à l`Etat hébreu
d`Israël, a déclaré à la presse que le Gouvernement angolais est engagé dans
des projets de reconstruction nationale dans divers domaines, et a besoin
d`appuis financiers extérieurs.
Le gouvernant angolais, qui s`est informé des expériences de ce pays en
matière des infrastructures et des travaux publics, a dit avoir attendre
prochainement des pas concrèts pour l`établissement d`un accord de
coopération bilatérale au niveau des Ministères angolais des Travaux Publics
et Israélien des Insfrastructures nationales.
Il a, en outre, manifesté l`intêrèt de voir élargir la coopération
institutionelle et qu`il attend de ce processus, un engagement des
entreprises israéliennes dans la réhabilitation et croissance de l`économie
angolaise.
A son tour, le ministre israelien, Ronnie Bar-On, a annoncé l`arrivée en
Angola, au courant de ce mois, d`une délégation d`hommes d`affaires de son
pays liés aux secteurs agricole, d`eaux et des télécommunications.
Au cours de sa visite en Israël, Higino carneiro, s`est entretenu avec
diverses institutions liées aux Travaux Publics, afin d`attirer les
investisseurs, spécialement dans le domaine de matériels de contruction.
Il s`est aussi entretenu avec des responsables des entreprises
agro-pastoraux, pour promouvoir des projets de construction de type "Aldeia
Nova" dans les provinces de Malanje, Bié, Bengo et Kwanza-Sul.
Angola to Set Up Election Commissions
Luanda, Mar 13 (Prensa Latina/mh/emw/rcg) National Election
Commission President Antonio Caetano de Sousa announced plans to set up the
provincial election commissions in Angola.
At the end of a national workshop on voters´ registration, Caetano de Sousa
said the measure will precede the work of finding sites all across the
nation to put up the polling stations.
He added that the CNE plans to install a computer network to link the
National and provincial commissions to facilitate the exchange of
information.
AFRIQUE DU SUD :

Kofi Annan entame sa visite officielle en Afrique du Sud
2006-03-13
http://fr.chinabroadcast.cn/181/2006/03/13/102@92814.htm
Le secrétaire général des Nations Unies, Kofi Annan, a entamé lundi au Cap
(sud- ouest), sa première visite officielle en Afrique du Sud depuis son
accession à la tête de l'ONU en 1997.
Le secrétaire général de l'ONU devrait passer trois jours en Afrique du Sud,
première étape d'une tournée dans quatre pays du continent.
Il devrait prononcer un discours devant le Parlement mardi et s'entretenir
avec le président Thabo Mbeki avant un dîner officiel organisé en son
honneur au Cap. Les deux hommes devraient s'entretenir de l'élargissement du
Conseil de sécurité de l'ONU à l'Asie et à l'Afrique. En outre, Kofi Annan
se rendra à Johannesburg où il sera reçu mercredi par l'ancien président
Nelson Mandela et visitera le township de Soweto.
Après son séjour en Afrique du Sud, M. Annan partira pour Madagascar, puis
au Congo. Kofi Annan terminera sa tournée africaine en République
démocratique du Congo (RDC).
South Africa confident of economic growth
www.chinaview.cn
JOHANNESBURG, March 13 (Xinhuanet) -- South African Deputy President
Phumzile Mlambo-Ngcuka said on Monday that South Africa will achieve an
annual economic growth rate of at least 6 percent between 2010 and 2014.
The deputy president said at the launch of the IMB Integrated Delivery
Center that a challenge to which the country would have to commit was to
ensure that growth was shared.
She said: "We have always maintained that South Africa's approach is not to
isolate its development agenda from its neighbors, and indeed the rest of
the continent."
"Through NEPAD, we always seek the bigger picture while we also tackle our
responsibility at home. We need the economies of scale nonetheless," she
added.
"Government has introduced the Accelerated and Shared Growth Initiative of
South Africa (ASGISA), last year, as an intervention that elaborates on the
specific initiatives needed in order to halve unemployment and poverty by
2014," she said.
"With ASGISA in full steam," she said, "we are confident that between 2010
and 2014 we will realize a growth rate of at least 6 percent of GDP. A
challenge which we all need to commit to is to ensure that growth is shared."
The deputy president said that collective efforts to bring about political
stability on the African continent had yielded results and democracy was
being entrenched
AFRIQUE
/ U A :
Conflit au Darfour : Une hypocrisie internationale
lundi 13 mars 2006.
L’intention exprimée par l’Union africaine de transférer sa force au Darfour
à l’ONU, faute de moyens financiers et logistiques, a mis à nu l’hypocrisie
des différents acteurs sur le terrain. Hypocrisie d’abord au niveau
précisément de l’institution panafricaine que dirige Alpha Omar Konaré.
Depuis l’élection de ce dernier, l’Union africaine avait démarré sur des
chapeaux de roue, rompant ainsi avec un certain laxisme qui avait
caractérisé le fonctionnement de la défunte OUA. On retiendra que Konaré fut
le premier à mettre la nouvelle institution face à ses responsabilités. Pour
ce faire, il avait élaboré un budget qui devait refléter les nouvelles
ambitions de l’Afrique de compter d’abord sur ses propres forces.
Malheureusement, Alpha Omar Konaré s’est heurté aux mêmes démons qui ont
creusé la tombe de l’OUA : les querelles de préséance au sein de la nouvelle
institution. L’on se souvient du rappel à l’ordre adressé à Konaré par non
seulement Obasanjo, président en exercice de l’UA, mais également par
presque l’ensemble des chefs d’Etats membres, lorsque ce dernier avait
essayé d’exercer ses prérogatives institutionnelles en voulant nommer un
représentant spécial de l’UA pour le Togo en crise. Ce désaveu public
n’était pas de nature à encourager M. Konaré à prendre de nouvelles
initiatives.
Aujourd’hui, l’Union africaine, toute honte bue, ne peut que jeter l’éponge
face à un problème qui est le sien avant d’être celui des autres : la
résolution de la crise du Darfour qui a fait, selon les estimations
internationales, près de 300 000 morts et plus de 2 millions de déplacés et
de réfugiés. Face à l’ampleur d’un tel désastre humanitaire, face à cette
plaie qui devait faire honte à l’Afrique, notre continent n’a trouvé mieux
que d’envisager de refiler dans 6 mois, la pieuvre à l’ONU. L’habitude étant
une seconde nature, l’Afrique renoue ainsi avec le réflexe de l’assistanat
et de la politique de la main tendue.
Comment tout un continent, dont les différents dirigeants se livrent souvent
à leur sport favori, la course aux armements pour se maintenir au pouvoir,
peut-il fonder son impuissance à faire face à une si grave crise qui ne fait
pas son honneur, sur l’argument du manque de moyens ? La réaction de
l’Europe face au drame de l’ex-Yougoslavie devait servir d’exemple à
l’Afrique. Pour la commission de l’Union africaine, le vin de la démission
étant tiré, pourquoi ne pas le boire jusqu’à la lie, surtout face à un drame
humainement insupportable et qui exige une réaction rapide ?
D’où sa proposition de confier le maintien de la paix au Darfour à l’ONU.
Une perspective que rejettent catégoriquement et énergiquement les autorités
de Khartoum. Suprême hypocrisie, pour se justifier, les dirigeants soudanais
ne s’embarrassent pas des exigences de la vérité historique pour douter de
la neutralité des Casques bleus. Pour Khartoum en effet, les Casques bleus,
bien que travaillant sous la bannière de l’ONU, sont formés de contingents
de pays qui ne seraient pas tous favorables au Soudan.
En réalité, derrière cet argument qui ne résiste pas aux expériences du
passé, se cache la mauvaise foi des autorités de Khartoum. En dépit des
reproches qu’on pourrait faire aux Casques bleus, parfois condamnés à la
défensive, on ne saurait douter de leur neutralité sur les différents
théâtres d’opérations. Maintes fois, les Casques bleus ont eu à payer le
plus lourd tribut de leur présence sur le terrain. A priori, les Casques
bleus n’expriment pas leurs états d’âme et ne sont pas les caisses de
résonnance idéologique de leurs pays d’origine.
L’attitude des autorités de Khartoum obéit plus à d’autres motivations qu’à
leur orgueil souverainiste. La défense de la souveraineté nationale,
derrière laquelle s’abritent beaucoup de régimes africains, a toujours été
un alibi pour pratiquer la malgouvernance. Cette notion de souveraineté
devient floue dès lors qu’on n’a même pas les attributs de sa souveraineté,
et quand on est obligé de faire des courbettes devant cette même communauté
internationale pour faire face à des arriérés de salaires ou pour faire
partie du programme PPTE.
En fait, l’on peut se demander si le régime soudanais est réellement
soucieux de voir ce drame résolu. On oublie souvent, par ignorance, mais
surtout par calculs politiques, que ce drame est surtout religieux et
ethnique, et met aux prises musulmans du Nord et chrétiens du Sud, Arabes et
Noirs. D’ailleurs, comme on le constate, depuis les accords intervenus entre
le Nord et le Sud, et qui ont abouti à la formation d’un gouvernement
d’union nationale, aucun résultat tangible n’est constaté en matière
d’amélioration du sort des Soudanais du Sud.
Les autorités de Khartoum semblent avoir transféré les problèmes du Sud au
Darfour. La rhétorique habituelle et cette fuite en avant qui consistent à
refuser la qualification de génocide au drame soudanais sont regrettables.
Manifestement, ce sont les milices Janjawid arabes, aidées par les autorités
de Khartoum, qui s’en prennent aux tribus noires.
Le camouflet essuyé par le présidant Omar El-Béchir, le prétendant
institutionnel à la présidence en exercice de l’UA (confiée à Denis Sassou
N’Guesso), était destiné à l’inviter à s’investir à fond dans la résolution
du dossier du Darfour afin d’accéder à cette charge en 2007.
Mais, il faut reconnaître que si les autorités soudanaises persistent dans
leur entêtement et continuent à défier tout le monde, c’est parce qu’elles
bénéficient de certaines complicités internationales. Tout récemment,
Condoleezza Rice, la secrétaire d’Etat américaine, a déclaré que la
situation au Darfour a désormais pris l’ampleur d’un génocide, et que plus
que de l’humanitaire, cette région avait besoin d’une intervention
militaire. Malheureusement, ce n’est pas l’avis d’autres pays occidentaux.
En fait, ce qui se passe dans ce pays est le reflet de la politique des pays
occidentaux sur fond de concurrence des firmes pétrolières, impatientes de
s’engager dans la bagarre des barils. Dans ces conditions, l’Occident peut
toujours se livrer à son jeu favori de l’éternel débat sur la définition du
génocide, de même qu’il l’a fait au Rwanda. Dans ce pays, plutôt que de
prévenir, on a préféré attendre que le mal devienne incurable. Dans ces
conditions, la paix n’est pas pour demain au Soudan, et El-Béchir peut miser
sur l’éternité de l’impunité pour mettre le Darfour à feu et à sang alors
que toutes les formes d’ingérences, qu’elles soient militaires ou
humanitaires, trouvent aujourd’hui, leur justification.
Jusqu’à quand le gouvernement soudanais va-t-il bénéficier de
l’irresponsabilité de ceux qui sponsorisent cette guerre qui, de toute
évidence, aura des répercussions dans toute la région ? Toujours est-il que
les dirigeants africains ne peuvent aujourd’hui prétexter aucun péché de
jeunesse pour transformer l’UA en une sorte de coquille vide. Konaré leur
avait montré la voie du salut. Il a été, hélas, désavoué.
La Pays
Résolution de la crise en Côte d'Ivoire : Annan et Mbeki vont
se concerter...
Fraternité Matin (Abidjan)/13 Mars 2006 /Bourahiman Ouattara/
Abidjan
Le secrétaire général des Nations unies, Kofi Annan effectue depuis ce lundi
13 mars 2006 une visite officielle de deux semaines sur le continent
africain. Il a atterri ce matin au Cap en Afrique du Sud, et devra se rendre
respectivement à Madagascar et en République Démocratique du Congo.
L'étape sud-africaine intéresse la diplomatie ivoirienne, eu égard à la
différence d'appréciation du règlement de la crise en Côte d'Ivoire entre
Tabo Mbeki et Kofi Annan.
Le président de l'Afrique du Sud a trois jours pour partager sa vision du
règlement des conflits en Afrique avec le secrétaire général de l'Onu. Thabo
Mbeki a plusieurs cordes à son arc : il est médiateur dans la crise
ivoirienne, très actif dans la pacification du Grand Lac y compris la crise
en RDC, réputés ami de Robert Mugabé, taxé de « rebelle » par des
Occidentaux, et jugé influent en Afrique centrale où le pouvoir Bozizé
accuse Ange-Félix Patassé, en exil au Togo, de vouloir déstabiliser la
Centrafrique en formant une rébellion dans le nord à la frontière avec le
Soudan.
Thabo Mbeki est également très proche de Eduardo Dos Santos, le président
angolais qui assure la première vice-présidence de l'Union africaine. Sur le
dossier Côte d'Ivoire, rappelons qu'une campagne de presse évoquait de
basses manoeuvres partisanes pour tenter de retirer la médiation à l'Afrique
du Sud au profit de l'Angola. En réaction, l'ambassadeur de l'Angola en Côte
d'Ivoire, Carlos Belli Belo avait réaffirmé le soutien de son pays aux
actions du président Mbeki en faveur du retour de la paix en terre
ivoirienne. Kofi Annan va-t-il remettre cette affaire sur le tapis ?
Mbeki et Annan n'ont pas toujours eu la même vision quand il s'agit du
problème ivoirien. Le premier se dresse systématiquement contre toute forme
de prise du pouvoir par la force des armes, et toute velléité de
recolonisation sur le continent. Le second s'est souvent montré hostile au
régime de Laurent Gbagbo, créant des frictions entre les deux personnalités.
Soulignons que la visite de Annan à Tabo Mbeki a lieu au moment où les
signaux encourageants annoncent le retour à la normale en Côte d'Ivoire.
C'est d'ailleurs la première visite officielle du secrétaire général de
l'Onu dans ce pays depuis son accession à la tête de l'institution mondiale
en 1997. Les deux hommes évoqueront d'autres sujets importants tels que les
conflits en Afrique et l'élargissement du cercle des membres permanents du
Conseil de sécurité. L'Afrique du Sud, le Nigeria et l'Egypte sont donnés
favoris pour remporter un siège permanent au Conseil.
UN /ONU :

UN Pleas for EU Support in Congo Elections Security
By Staff / March 9, 2006
(AXcess News) New York - The United Nations top peacekeeping official is
calling on the European Union (EU) to reinforce UN forces in providing
security in the Democratic Republic of the Congo (DRC) in order to hold
national elections in June as part of a peace plan after the most lethal
fighting in the world since World War II.
"We would like to see the EU taking a decision to have some kind of reserve
to back up our forces with advanced elements in the DRC,"
Under-Secretary-General Jean-Marie Guehenno said. The elections are billed
as the largest and most expensive the UN has ever helped to organize.
"We will certainly do our best efforts to have forces as mobile and
proactive as possible, but we are also making major efforts to train more
Congolese police," he added, calling on the international community to speed
up training a more professional Congolese army.
"At the end of the day, for such a huge effort as organizing elections in a
country as vast as the Congo, security is the key element that has to be
provided by the Congolese. Our forces will certainly be mobilized to help
and contribute to that general effort," Guehenno, currently on a 10-day
working visit to DRC, said.
He noted that the peace process would go through a critical period.
"Elections are times where there are winners and losers. And so it is going
to be a wonderful moment for Congo in the sense that for the first time in
45 years the Congolese will have the opportunity to really express their
collective will," he said.
"It is also going to be a very dangerous time because of the divisions that
any election creates. And the reason why I am coming to Congo is really to
see how this political process can be managed in the best possible way, how
the international community can support it, so that everything that has been
achieved so far will be further strengthened."
He stressed that the DRC today is a very different place from only a few
years ago, when fighting in the vast country, now mainly confined to the
eastern regions, was widespread. "As unsatisfactory as the situation still
is, it is certainly much, much better than it was three years ago," he said.
The elections are seen as cementing the DRC's transition from a six-year
civil war that cost 4 million lives through fighting and the attendant
humanitarian catastrophe.
Since 1999 the UN Mission in the DRC (MONUC), with nearly 17,000 military
personnel, has been helping to bring peace and stability to a country riven
not only by its internal factions but also by those of its neighbors.
Most recently UN peacekeepers, backed by armoured vehicles and helicopters,
supported DRC army troops in dislodging rebels from neighbouring Rwanda
occupying parts of South Kivu in the country's eastern region. MONUC troops
were also helping army operations against rebel militias further north in
the Ituri district.
USA :

CANADA :

EUROPE :

CHINE :

INDE :

BRAZIL:
