BURUNDI :

Le Conseil de
sécurité décide de déplacer ses casques bleus du Burundi en RDC
cri / 2006-04-11
Le Conseil de sécurité des Nations unies a voté lundi le déploiement
temporaire d'une partie de la force de paix de l'ONU au Burundi vers la
République démocratique du Congo (RDC) pour renforcer la sécurité et la
supervision des prochaines élections congolaises.
Le conseil, adoptant à l'unanimité cette résolution, a approuvé le transfert
d'un bataillon d'infanterie, d'un hôpital de campagne et de 50 observateurs
militaires vers la mission de l'ONU en RDC, comme proposé la semaine
dernière par le secrétaire général de l'ONU Kofi Annan.
Dans une précédente lettre au conseil, M. Annan avait demandé un
redéploiement pour une période initiale s'étendant jusqu'à la fin de 2006.
Dans sa décision de ce lundi, le conseil a autorisé ce transfert jusqu'au
1er juillet, mais a également exprimé son intention de prolonger cette durée
en fonction des renouvellements des mandats des opérations au Congo et au
Burundi.
Dans sa lettre, M. Annan indiquait que le bataillon en question serait actif
dans la province troublée du Katanga, en RDC, où les combats entre l'armée
et les rebelles ont fait fuir plus de 150 00 personnes de leur foyer dans
les six derniers mois.
Les observateurs seront déployés dans l'ensemble de ce vaste pays d'Afrique
centrale, pour renforcer la surveillance des élections du 18 juin, que l'ONU
aide à organiser dans ce qui est la plus grande et la plus chère des
opérations électorales jamais entreprise par l'organisation mondiale.
RWANDA

Le Rwanda crée une commission chargée
d’établir le rôle de la France dans le génocide
Par Blanchard Alice / lundi10 avril 2006
Une commission chargée d’enquêter sur le rôle
controversé de la France dans le génocide rwandais de 1994 vient d’être mis
en place par le gouvernement rwandais.
C’est au cours d’un conseil de ministres tenu jeudi passé que cette
commission a été créée. Celle-ci est « chargée de rassembler les preuves de
l’implication de la France dans le génocide ».
Le président de cette commission est le procureur général rwandais Jean de
Dieu Mucyo. Les autres membres sont Jean Paul Kimonyo, chercheur et
analyste. José Kagabo, professeur, ainsi que Jean Damascène Bizimana,
docteur en droit. Y siègent également, le général Jérôme Ngendahimana,
Géraldine Bakashyaka et Alice Rugira.
En effet, le régime rwandais accuse la France d’avoir armé et soutenu les
auteurs du génocide avant les massacres. Il accuse aussi l’armée française
d’être impliquée dans la fuite des génocidaires dans le cadre de l’opération
turquoise qui était chargée par l’ONU de former une zone tampon humanitaire
dans le sud-ouest du Rwanda.
Ces accusations ont toujours été rejetées par La France et elle est le seul
pays parmi ceux accusés par le Rwanda à n’avoir pas présenté des excuses ni
demandé pardon aux rwandais.
D’après les Nations Unies, le génocide rwandais a fait environ 800 000 morts
parmi les minorités tutsie et les hutus modérés.
Rwanda: Sad Memories of the Rwanda
Genocide
Brenda Yufeh / April 11, 2006
Cameroon Tribune (Yaoundé)
Twelve years after the genocide, the international community over the
weekend reflected on the present situation in Rwanda.
At 12 noon on Friday April 7, the international community observed a minute
of silence for approximately 800,000 Rwandans who were slaughtered during
the 1994 genocide. The day was proclaimed by the United Nations and the
international community as an international day of reflection on the 1994
genecoide in Rwanda and recommitment to the fight against genocide
throughout the world.
At the United Nations Information Centre (CINU) in Yaounde, the Rwandan
community in Cameroon gathered to reflect on the genocide, their ordeals
since 1994 and what lies ahead. During the event which brought together
members of the civil society, the representative of the United Nations
Centre for Human Rights in the country, Mr Alphonse Ncira and pressmen,
members of the Rwandan community recalled their bitter experiences during
the genocide. Most of them said the United Nations peacekeeping mission in
Rwandan left them to their ordeal. The head of the Rwandan community in
Cameroon, Antoine Mirasano-Segih Amira said the genocide in Rwanda was a
delicate issue which touched all Rwandan families. "Until date, somewhere,
somehow, there is a Rwandan family with profound damages because of the
genocide", Amira said.
Several members of the Rwandan community took turns to recount their plight,
on every lip was the question; why the genocide? Many Rwandans said they do
not know what actually happened. "We still remain ignorant of what happened
and why, we want the United Nations and other international organisations to
help us understand what happened", Rwandans in Cameroon said. Léonie, a
Rwandan living in Cameroon said some people said it was planned but till
date many do not know why. Some even said what they saw is not what is being
testified. "Before the International community and the United Nations talk
about reconciliation and reconstructions in Rwanda, we will like to be
versed with the cause of the genocide", Léonie said. She added that an
illness cannot be cured without knowing its cause.
Some Rwandans in Cameroon said April 7 is not the day the genocide started.
They say it began on April 6 at 8 p.m. They question the creation of the
International Tribunal saying it is not the solution to the Rwanda genocide.
Despite all odds the Rwandan community in the country was urged to take the
10th anniversary as an occasion to reflect on the genocide and the process
of political and economic recovery of Rwanda over the past decade. The human
rights expert, Alphonse Ncira encouraged Rwandans to look forward, live as
one and in peace.
The Rwanda genocide began on April 7, 1994, a day after a plane carrying the
presidents of Rwanda and Burundi was shot down as it prepared to land in
Kigali, the Rwandan capital. Over the next 100 days, 800,000 Rwandans were
systematically slaughtered by their fellow countryman and women, most for no
other reason than because they belonged to a particular ethic group, mainly
against the Tutis ethic minority, but also some people of the Hutu majority
group who refused to join in the slaughter or belonged to opposition
parties.
La MONUC satisfaite de la mise en
détention d'Ignace Murwanashyaka par les autorités allemandes
cri / 2006-04-11
La MONUC a appris avec satisfaction la détention par les autorités
allemandes d'Ignace Murwanashyaka, président des Forces démocratiques pour
la libération du Rwanda (FDLR), bras politique des groupes armés ex-FAR et
Interahamwe, qui ont été impliqués dans le génocide au Rwanda de 1994 et,
depuis, dans les sévices et exactions contre les populations civiles dans le
Nord-Est de la RD Congo.
Ces groupes représentent une menace pour les populations civiles
congolaises, sur lesquelles ils commettent régulièrement des exactions, et
pour la paix et stabilité régionales.
Bien que plus de 13,000 combattants des ex-FAR, des Interahamwe et d'autres
groupes armés étrangers aient choisi volontairement d'être désarmés,
rapatriés et réintégrés dans leurs pays d'origine, dont le Rwanda, dans le
cadre du programme DDRRR de la MONUC, il subsiste encore sur le territoire
congolais près de 10,000 autres combattants étrangers, dont la plupart sont
des hutus rwandais et, dont la présence est un facteur certain d'instabilité
pour la région.
Les agissements des FDLR dans cette partie de la RD Congo ont valu la
désignation, par le comité de sanctions du Conseil de Sécurité établi dans
le cadre de la résolution 1533 (2004), de M. Ignace Murwanashyaka «Président
des FDLR (un des groupes armés et milices visés au paragraphe 20 de la
résolution 1493 (2003)», comme une des personnes qui «exerce une influence
sur les politiques de ce mouvement et assure le commandement et
l'encadrement de ses forces» et qui «a participé à un trafic d'armes en
violation de l'embargo sur les armes».
La MONUC a communiqué aux pays limitrophes, les informations dont elle
disposait quant à la présence de M. Ignace Murwanashyaka dans la région et
indiqué la possibilité de son transit par l'un de ces pays afin de regagner
l'Europe.
Il appartient désormais aux autorités allemandes de déterminer le sort qui
sera réservé à M. Ignace Murwanashyaka.
Cette détention survient peu de temps après le transfert, à la Cour pénale
internationale, de M. Thomas Lubanga, chef de l'Union des Patriotes
Congolais, nommé lui aussi dans cette résolution. Il s'agit là d'un signal
supplémentaire de la communauté internationale et des pays de la sous région
de la fin de l'impunité.
Un chef de la rebellion hutue
soupçonné de crimes refuse d'être extradé
XINHUA / mardi 11 avril
RWANDA
Le chef de la rébellion hutue rwandaise des Forces démocratiques de
libération du Rwanda (FDLR), Ignace Murwanashyaka, écroué en Allemagne,
refuse d'être extradé, a indiqué lundi un porte-parole du tribunal de grande
instance de Mannheim (ouest).
Le tribunal examinera mardi le recours déposé par ce chef hutu qui est
depuis le 1er novembre 2005 sous le coup de sanctions imposées par le
Conseil de sécurité de l'ONU, prévoyant notamment une interdiction de
voyager et un gel de ses avoirs. Une décision sera prise d'ici à 15 jours,
selon le porte-parole.
Une juge allemande l'avait placé sous écrou extraditionnel vendredi pour une
durée de trois mois. L'homme s'était présenté de lui-même dans un poste de
police de Mannheim.
Ignace Murwanashyaka, qui a fait des études à Cologne (ouest) et résidait en
Allemagne ces dernières années, était parti en septembre 2005 pour le
Nord-Kivu, dans l'est de la RDC. Récemment, il est parvenu à gagner
l'Ouganda, puis la Belgique, d'où il a regagné l'Allemagne.
Ce chef hutu est soupçonné de crimes commis en République démocratique du
Congo et pendant le génocide rwandais de 1994 qui a fait, selon l'ONU, près
de 800 000 morts essentiellement parmi la majorité tutsie.
RWANDA : Accuses Uganda of reneging on deal over diplomats
Daily Monitor / Andnetwork .com / April 11,
2006,
RWANDA yesterday denied expelling a Ugandan diplomat but instead accused
Kampala of reneging on a deal last July to recall its First Secretary in
Kigali, Mr Arthur Katsigazi.
For the last one-week, Uganda and Rwanda have been embroiled in a bitter
exchange of words following the arrest of Kigali’s First Secretary in
Kampala, Mr John Ngarambe, for alleged adultery.
Ngarambe was arrested a week ago in a room at Lake Victoria Windsor Hotel
with a married woman, Ms Joyce Ngaiza Rugunda, sparking a diplomatic row
between the two neighbours.
The New Vision Newspaper on Monday reported that Rwanda had expelled Mr
Katsigazi, prompting Kigali to respond.
“The Government of Rwanda wishes to state unequivocally that it has not
expelled Mr Arthur Katsigazi as reported in the Ugandan media,” the
statement from Rwanda’s Ministry of Foreign Affairs and Cooperation dated
April 10 read.
“However, to set the record straight, the Government of Rwanda wishes to
inform the people of Uganda and Rwanda that in July 2005, at the initiative
of the Government of Uganda, an agreement was reached between Uganda and
Rwanda according to which Rwanda would recall Mr Gerald Mbanda, a diplomat
in the Rwandan Embassy in Uganda and Uganda would recall Mr Arthur Katsigazi,
a diplomat in the Ugandan Embassy in Rwanda…” the statement sent to Daily
Monitor yesterday reads further.
In August 2005, Rwanda withdrew Mr Mbanda but Uganda did not recall
Katsigazi. “Unfortunately, for reasons best known to her, Uganda has up to
now not recalled Katsigazi. Its worth noting that Arthur Katsigazi has
continued to carry out his duties as a diplomat of Uganda in Rwanda,
unhindered,” the statement reads.
Rwanda further says that; “If Uganda has now decided to honour its
agreement…it should not be misconstrued to be an expulsion.” However,
yesterday the Ugandan Minister of State for Information, Dr James Nsaba
Buturo, explained why Kampala delayed to recall Katsigazi.
“We have decided to recall him now because the former ambassador (Adonia
Ayebale) was always on the move and if we withdrew him (Katsigazi) the
station would remain unmanned.”
He said Katsigazi was already in Kampala but the government had not found
his replacement in the Kigali Mission. Unofficially both countries have
accused each other of spying with the position of First Secretary always
under the spotlight.
Both countries plan to discuss the issue in a Tripartite Plus meeting in
Bujumbura, Burundi on April 28. The Joint Tripartite Plus Commission
comprises the DR Congo, Uganda, Rwanda and Burundi, with the African Union,
the United Nations and the European Union as observers, and the United
States as facilitator.
But arrangements like this have achieved little in bringing harmony between
Rwanda and Uganda since1999 when the armies of the two countries clashed
repeatedly during a joint invasion of the DR Congo.
Since then, diplomatic relations have suffered occasional strains almost
leading to a full-scale war in 2002. The two states have in the past accused
each other of aiding insurgents’ intent on toppling their governments.
ANGOLA
Difficile quête de la paix pour la province de Cabinda, riche
en pétrole
Agence France-Presse / Manuel MUANZA /
Le mardi 11 avril 2006
CABINDA (Angola)
La province angolaise de Cabinda ne connaît toujours pas la paix, quatre ans
après la fin de la guerre civile, et est en quête d'un compromis difficile
pour mettre fin aux troubles séparatistes qui agitent cette enclave riche en
pétrole.
Une proposition de paix du gouvernement suscite le scepticisme parmi la
population de Cabinda, dont la misère n'est guère allégée par les milliards
de dollars de la manne pétrolière qui alimente les caisses de Luanda.
Province enclavée entre le Congo et la République démocratique du Congo (RDC),
Cabinda n'a cessé d'être le théâtre de troubles séparatistes depuis son
annexion par l'Angola après l'indépendance de cette ancienne colonie
portugaise en 1975.
Le gouvernement du président José Eduardo dos Santos a proposé début février
d'entamer un dialogue. Puis le Premier ministre, Fernando da Piedade Dias
dos Santos, a annoncé fin mars que Cabinda pourrait bénéficier d'un statut
spécial.
Pour le père Jorge Kongo, l'une des personnalités locales les plus en vue,
le fait que Luanda propose un tel statut signifie que "le gouvernement a
pris conscience que Cabinda ne fait pas partie du territoire angolais".
"On parle d'un statut spécial, mais nous n'en connaissons pas le contenu",
a-t-il cependant déploré dans sa petite église d'un bidonville de Cabinda,
chef-lieu homonyme de la province.
"Nous n'avons pas été invités" au dialogue, a-t-il en outre déclaré à l'AFP.
Les responsables religieux ont rejoint des associations civiles et les
séparatistes du Front pour la libération de l'enclave de Cabinda (Flec) au
sein du Forum cabindais pour le dialogue (FCD), chargé de négocier avec
Luanda.
"Nous sommes ouverts à toutes les solutions. Tout est négociable", a
souligné Agostinho Chicaia, président de l'association civile Mpalabanda
(résistance, en langue ibinda), membre du Forum.
Mais "nous n'accepterons jamais que Luanda négocie avec les Cabindais en
échange de millions de dollars", a-t-il ajouté.
Bien qu'affaiblis depuis la destruction de leurs bases de Buco-Zau en 2002
par l'armée, les rebelles du Flec continuent de lancer des attaques
sporadiques contre les militaires.
Trois soldats ont été tués et quatre blessés samedi dernier dans le village
de Piadinge (nord-est) lors d'une embuscade menée par les séparatistes,
selon des sources humanitaires.
Mais cette fois, il n'y a pas eu de réaction immédiate de l'armée qui a
déployé quelque 15.000 hommes pour une population de seulement 300.000
habitants environ.
Pour les Cabindais, le pétrole est la source de leurs problèmes car sans la
richesse des gisements offshore, Luanda n'enverrait pas tous ces soldats.
"Le pétrole ne nous a apporté que misère et violations des droits de
l'Homme. Pour nous il n'existe pas", a dénoncé M. Chicaia.
Le pétrolier américain Chevron, qui produit quelque 430.000 barils par jour,
souligne que sa présence dans la région depuis 1954 date de bien avant les
troubles.
"Chevron est une entreprise. Nous ne nous impliquons pas dans la politique
locale. Nous avons un accord avec le gouvernement d'Angola et nous
respectons cet accord", a précisé le porte-parole de Chevron, Fernando Paiva,
en exprimant toutefois l'espoir que la paix revienne.
Un accord permettrait aux Cabindais de participer aux élections générales
prévues au plus tard en 2007, les premières depuis la fin en 2002 d'une
guerre civile de 27 ans.
"S'il n'y a pas d'accord de paix, nous n'irons pas voter", affirme Emilio
Mabiala, secrétaire général de l'Union nationale pour l'indépendance totale
de l'Angola (Unita), ancienne rébellion devenue le principal parti
d'opposition.
"Nous devons obtenir l'auto-détermination", ajoute-t-il.
Les plaies de la liberté
Angop / 11/04
Luanda - La visite officielle du Premier ministre portugais en Angola a été
un succès à tous les niveaux et a marqué le début d`une nouvelle ère des
relations entre notre pays et le Portugal.
José Sócrates et sa suite ont apporté un embrassade de solidarité et
d`amitié entre le peuple portugais et angolais. Le dialogue franc et ouvert
qui s`est établi entre les plus haut dirigeants de deux pays a permis
d`oublier les vieux spectres et s`est établi un climat de confiance.
Toutes les conditions sont créées pour approfondir une relation fraternelle,
propre des peuples qui ont le même genre de vie durant plusieurs siècles.
C`est pour cela, il est difficile de comprendre que plusieurs organes
d`informations portugaises proféraient des insultes contre les hauts
dirigeants angolais et toute sorte de mensonge sur notre régime et nos
institutions.
Les spectres du colonialisme expliquent ce comportement. Le racisme, dans
une première ligne, répond à cette campagne bizarre, mais, l`ignorance aussi
joue un rôle important dans cette authentique festival des mensonges et
calomnies.
Plusieurs leaders d`opinion portugais qui se sont distingués dans cette
campagne de calomnie contre l`Angola et ses gouvernants méconnaîssent
profondément notre pays, ou qu`ils ne le connaîssent qu`à peine à trevers
les informations fournies par des centraux d`intoxication.
Parmi eux, figurent les anciens touristes de Jamba qui faisaient partie de
la liste de paiements de Jonas Savimbi.
Y font également partie, des commerçants d`honneur, le directeur du "Journal
Public" qui, sans avoir foulé aucune fois le pays, publie, sous forme
d`écriture maladroite, des opinions fondées sur l`ignorance et la
provocation.
Apparemment, il y a des scribes qui ont toujours quelqu`un prêt à les payer.
Hier c`était Savimbi, aujourd`hui de qui s`agira-t-il?.
Mais publier des opinions sur quelque chose dont on ingore est une audace
inouie. Le Portugal méritait mieux que ces indigents mentaux qui publient
des messages égarés en échange de quelques pièces de monnaie.
N`importe quel insensé comprend que soulever une série d`insultes contre le
Président de la République d`Angola, contre nos gouvernants et hommes
d`affaire, n`est pas un acte d`amitié.
Aucun journaliste angolais, aucun comentateur, aucun leader d`opinion n`a
rappelé la délégation portugaise que le droit à l`emploi fait partie des
droits de l`homme.
Personne ne s`est rappelé d`invectiver les gouvernants portugais d`avoir
permis que des enfants sous la responsabilité de l`Etat portugais fussent
abusées sexuellement. Personne n`a dressé la liste des corrompus, qui selon
des magistrats portugais, poussent comme des champignons à l`ombre de
l`appareil de l`Etat et sont en train d`épuiser la richesse du Portugal.
Que pourrait-il arriver au Portugal si on l`aurait fait?
Nous nous rappelons parfaitement des réactions des organes d`informations
portugais lorsqu`un dirigeant angolais a donné son avis sur les membres de
la famille Soares.
Il n`ont pas voulu savoir si les déclarations étaient vraies ou fausses.
Directement elles ont été qualifiées d`insultes et gérées des ondes
d`indignation. La libération d`Angola des mains du colonialisme, a fait mal
à beaucoup de gens au Portugal. Fait encore du mal.
Mais, ces nostalogiques du colonialisme, ces rascistes insensés, doivent
s`habituer, une fois pour toutes, que les Angolais sont les maîtres de leur
destin. Et les partis politiques angolais et ses Institutions n`ont pas
besoin de voix des sots pour se faire entendre.
En Angola, il existe la liberté d`expression, personne n`a besoin de voix
des patrons que d`aucun ne connaît et d`où lui revient la légitimité
démocratique. La notre vient de la lutte, du combat héroique contre le
colonialisme et le fascisme.
Notre liberté a été construite dans les champs de bataille. Pour la
conquérir, nous sommes restés avec des bléssures, dont plusieurs encore
ouvertes. La visite du Premier ministre portugais en Angola a aidé à guérir
certaines d`entre elles.
Sera que c`est pour cette raison qu`il y a eu une pluie d`insultes et
calmonies contre le Président de la République d`Angola et nos gouvernant?
L`amitié entre nos peuples a plusieuers ennemis!
Clôture de la journée technico-scientifique
de la Cour des Comptes
Angop /
11/04
Luanda - La journée technico-scientifique sur le "Compte Général de l`Etat",
ouverte lundi, à Luanda, se termine ce mardi.
La journée qui a été ouverte par le Premier ministre, Fernando da Piedade
Dias dos Santos, s`inscrit dans le cadre du cinquième anniversaire de la
Cour des Comptes d`Angola qui se célèbre le 12 avril.
Des thèmes comme "La relation de la Cour des Comptes et les organes de
contrôle interne", "Le rôle du Ministère Public auprès de la Cour des
comptes","Les travaux publics VS Transparences" et "La fiscalisation
sucessive et responsabilité de l`Etat" seront également à l`ordre du jour de
la rencontre.
La rencontre regroupe les membres du Gouvernement et du Corps diplomatique,
représentants d`organisations internationales, universitaires et étudinats,
rappelle-t-on.
Des responsables de transports aériens
abordent les défis du secteur
Angop /
11/04
Luanda - Le Ministère des Transports réalise mardi, à Luanda, la première
Conférence Internationale sur les transports aériens et les défis de
l`avenir, a-t-on appris de source officielle.
Une note de presse parvenue à l`ANGOP indique que la rencontre, sous l`égide
de l`Institut National d`Aviation Civile (INAVIC), vise à analyser et à
débattre profondément les défis de l`avenir dans le secteur des transports
aériens dans le monde et, particuliérement, en Angola.
La rencontre d`un jour abordera, entre autres thèmes, "L`intégration du
transport aérien dans les stratégies et politiques des transports" ainsi que
"Les défis du transport aérien dans le monde globalisé.
Le forum est destiné aux responsables du Ministère des Transports, de l`INAVIC,
des compagnies aériennes et des aéroports.
L`ambassade angolaise à Cuba déplore le décès
du président émérite de la Cour suprême
Angop /
11/04
La Havana - L`ambassade angolaise à Cuba, a déploré mardi le décès du
président émérite de la Cour Suprême de justice, João Felizardo Muvimba,
survenu le 04 avril dernier à Luanda.
Dans une missive, l`ambassadeur José Condessa de Carvalho s`incline devant
la mémoire de l`éminent juriste et adresse à la Cour Suprême de Justice, à
l`Ordre des Avocats d`Angola et à la famille éprouvée, ses condoléances les
plus sincères.
Le diplomate salue également la qualité de l`illustre disparu, un
nationaliste qui a exercé avec Zèle et dévouement, toutes les tâches qui lui
ont été confiées, en contribuant au développement du système de justice
angolais.
Un séminaire sur le droits de l`homme à Cabinda
Angop /
11/04
Cabinda(Angola) - Un séminaire sur le suivi et la protection des droits de
l`homme se réalise du 11 au 12 avril, à Cabinda, chef-lieu de la province du
même nom, extrême de l`Angola, sous l`égide du Ministère public.
Selon une note de presse dudit Ministère, les participants à la rencontre
évalueront le niveau de collaboration entre la société civile et les
institutions publiques liées aux droits de l`homme, ainsi que les cas de
violence et d`abus enregistrés au niveau de la région.
L`Angola à la IXè Conférence Internationale
de la culture
Angop /
11/04
Luanda - Le Ministère angolais de la Culture participe du 10 au 15 avril,
dans la ville de Santiago, Cuba, à la IXè Conférence Internationale de la
Culture Africaine et Afro-américaine.
Selon une note de presse dudit Ministère, l`Angola y sera représenté par
deux spécialistes qui présenteront les propositions et l`expérience du pays
en la matière.
La rencontre vise à regrouper les spécialistes pour discuter des questions
africaines et leurs influences dans ce domaine.
Ce forum est organisé par le Centre Culturel Africain "Fernando Ortiz" et la
Direction provinciale de la Culture de Santiago.
Angola Hit By Cholera Outbreak
Hector Duarte Jr. / April 11, 2006
London, England (AHN) – Aid groups warn an outbreak of cholera is quickly
spreading throughout Angola after over 150 people in four provinces have
died since the outbreak was identified in February.
Medecins Sans Frontieres says it has treated 2,500 cases in the capital of
Luanda. Most deaths have been in other provinces lacking health facilities.
Cholera is primarily spread through contact with contaminated water or food.
Most homes in Luanda lack running water or proper drainage.
A total of 3,300 cases have been identified in the country.
MSF says almost 500 people had arrived in the past 48 hours at the three
cholera treatment centers the organization is running in Luanda.
It plans to open a fourth treatment center in the capital and is calling on
Angolan authorities to provide more resources to help contain the outbreak.
UGANDA

Plus de 30 ministres ougandais face à une pétition sur les élections
XINHUA / 2006-04-11
KAMPALA -- Plus de 30 ministres ougandais sont mis en cause dans une
pétition concernant leur élection, dans laquelle deux politiciens ont
soulevé auprès de la Cour constitutionnelle la question de leur nomination
et de leurs élections au parlement sans avoir au préalable démissionné de
leurs postes.
Le ministre de l'Information Nsaba Buturo, l'un des accusés, a indiqué mardi
par téléphone à l'Agence Xinhua qu'ils étaient prêts à faire face à la
pétition.
Cependant, il n'a pas donné de détails en la matière.
Les politiciens de l'opposition, Darlington Sakwa, militant du Congrès du
peuple de l'Ouganda, et Athanasius Rutaro, responsable du Forum pour le
changement démocratique, ont présenté la pétition à la Cour jeudi, affirmant
que la Commission électorale (CE) avait nominé illégalement 34 ministres
dans les élections parlementaires de 2006, allant à l'encontre de la
Constitution, selon laquelle tout fonctionnaire qui brigue un siège au
Parlement doit démissionner de son poste 90 jours avant sa nomination.
Ils ont également remis en question les 10 représentants de l'armée nominés
par le président Yoweri Museveni.
Parmi les accusés se trouvent le vice-président Gibert Bukenya, le ministre
de la Justice et des Affaires constitutionnelles Khiddu Makubuya, le chef
des Forces de défense du peuple de l'Ouganda Aronda Nyakairima et le
ministre des Affaires étrangères Sam Kuteesa.
Les ministres seront défendus collectivement par Peter Kabatsi et Oscar
Kambona, deux avocats associés de Kampala, alors que la CE, co-accusée, sera
représentée par l'Office du procureur général.
Les deux pétitionnaires prétendent que par leurs nominations respectives par
la CE et le président Museveni, les sièges au Parlement de toutes ces
personnes occupant un poste dans la fonction publique devraient être
invalidés par la Cour. Fin
Uganda : Government not persecuting Makerere Guild election winner
Gerald Businge / April 11, 2006
Kampala(AND) --Opposition students at Makerere University have dismissed
allegations by the embattled Guild President-elect, Gerald Karuhanga that
government is persecuting him.
The election of Karuhanga, who was sponsored by Uganda’s main opposition
group, Forum for Democratic Change has been challenged in the High Court of
Uganda and the university administration is planning to have a caretaker
administration.
The swearing in of Karuhanga, which was scheduled for this week, was halted
on the grounds that he had failed a university paper which according to the
Guild election rules, is not supposed to be nominated for the seat.
He now claims government persecution since he was sponsored by the
opposition and the fact that the University Chancellor, Prof. Apollo
Nsibambi is also a top government official. Prof. Nsibambi is also Uganda’s
Prime Minister.
Speaking in Kampala on Tuesday, the Chairperson of the G6 (group of 6 main
opposition political parties) at Makerere University, Mula Anthony said
Karuhanga is trying to seek for sympathy from university authorities and the
students.
Mula, who lost to Karuhanga in the Guild polls before seeking Court redress,
said that Karuhanga’s failure to fulfill the requirements for Guild
Presidency should not be attributed to the state, adding that government has
no hand in university election affairs.
But the Attorney General, Prof. Khiddu Makubuya on the request of the
University Chancellor advised the university administration not to go ahead
with the election of Karuhanga and his subsequent swearing in because of his
failure to meet the requirement.
The University election row now awaits a court verdict.
Kampala (AND)
UGANDA :
Asks Rwanda to withdraw diplomat as stand-off worsens
Daily Monitor / Andnetwork .com / April 11,
2006,
Uganda has asked Rwanda to withdraw its diplomat who was last week arrested
for alleged adultery, sparking a tense diplomatic standoff between the two
countries.
Sources in Rwanda told Daily Monitor yesterday that Uganda has asked Rwanda
to withdraw John Ngarambe even if it leads to recalling of Uganda's first
secretary in Kigali, Mr Arthur Katsigazi.
The informal request for the diplomat's recall was reportedly made during a
meeting between Uganda's Foreign Affairs Minister Sam Kutesa and his
counterpart Dr Charles Murigande.
When contacted yesterday, Dr Murigande confirmed that Kampala had hinted at
the recall. "They have hinted on the fact that they want Ngarambe to be
withdrawn but they have not done it officially," Murigande said yesterday in
a telephone interview from Kigali.
"This can only be done formally through a note verbale clearly showing the
reasons why you want a diplomat to be withdrawn," Murigande added.
Ngarambe, Kigali's first secretary to Kampala was arrested a week ago in a
room at Lake Victoria Windsor Hotel with a married woman, Mrs Joyce Ngaiza
Rugunda.
The intelligence community in Kampala accuses Ngarambe of spying but no
formal complaint has been made.
Kampala is reportedly unhappy that Kigali allowed Ngarambe, who went to
Kigali for three days after the incident, to return to his Kampala posting.
Uganda's foreign affairs ministers could not be reached for a comment
yesterday about Kampala's request for the withdrawal of Ngarambe.
Murigande told Daily Monitor by telephone last week that the manner in which
the diplomat was arrested by security personnel and "disgraced" epitomized
Uganda's hostile disposition towards its neighbour.
Rwanda protested the arrest strongly, describing Uganda's diplomatic
environment as "hostile". Rwanda, in its protest letter send to Uganda,
described the arrest as "totally unacceptable".
Rwanda claimed Ngarambe's diplomatic immunity was violated while Uganda
rejected demands for an apology saying the crime was committed in an
individual capacity. Rwanda has also said that Uganda's move to withdraw Mr
Katsigazi is long overdue.
"The Uganda officials are now withdrawing Mr Katsigazi, whose withdrawal is
long overdue because he was supposed to be withdrawn in August 2005 when
Rwanda was asked to withdraw [Gerald] Mbanda," said Rwanda's director for
information, Mr Joseph Bideri.
Mr Gerald Mbanda, formerly Rwanda's first secretary in Kampala, was
withdrawn in August 2005 in return for the recall of Uganda's Katsigazi, but
Kampala was reportedly reluctant to act. If Ngarambe is withdrawn and
Katsigazi is recalled, it will be the second time in as many years that
Rwanda and Uganda are forcing each other's diplomats out.
In October 2004, Jimmy Uwizeye, a former administrative attache to the
Rwandan Embassy in Kampala, was forced out of Uganda over espionage. In turn,
Rwanda expelled Joseph Birungi, Uganda's first secretary in Kigali.
Incidents like these have dampened relations between the two former allies
since they clashed in the DRCongo. Their forces clashed in the Congolese
city of Kisangani between 1998 and 2000.
The two have accused each other of aiding insurgents' intent on toppling
their governments.
Besigye lawyers slam witness in Uganda treason trial
Reuters / Tue Apr 11, 2006
KAMPALA -
Defence lawyers for Ugandan opposition leader Kizza Besigye attacked the
first witness in his treason trial on Monday, accusing her of lying under
oath.
Jennifer Aryemo, 34, had testified that after Besigye lost elections in 2001
he sent her to propose an alliance with notorious northern rebels from the
Lord's Resistance Army (LRA).
Besigye, who lost February 23 polls that extended President Yoweri
Museveni's 20-year rule, and 22 fellow suspects deny the charges.
"By your evidence you seek to damn 23 men to death," defence lawyer David
Mpanga told Aryemo, who was heavily disguised in a wig, glasses and a purple
and gold turban. She was also disguised at her first court appearance last
week.
"We would like you to take this seriously."
Mpanga said Aryemo could understand English perfectly, but was using an
interpreter to buy time to think up answers. He questioned why she told the
court she was a maize seller when her passport said she was a nurse.
"You are just a liar, and a bad liar, at that," he said.
Besigye's fans say the trial is politically motivated, and point to separate
rape charges against him that were quashed last month by a judge who called
them "crude and amateurish".
Last week, Aryemo had told the court Besigye sent her to tell the cult-like
LRA, whose commanders are wanted by the International Criminal Court in The
Hague, that they should unite and fight against Museveni's government.
Defence lawyers protested that between court sessions, she was rushed by
bodyguards to a minivan with dark tinted windows.
On Monday, Judge Vincent Kagaba dismissed a policewoman meant to stop Aryemo
talking to other people for neglect of duty.
"Leave now and don't come back," he told the policewoman.
In addition to conspiring with the LRA, prosecutors say Besigye raised a
rebel army that trained in neighbouring Rwanda before setting up camps in
the jungles of eastern Congo.
Besigye's arrest has worried Western governments who say it cast doubts on
Uganda's image as a democracy. Some cut aid.
UGANDA : Shelter for deportees from DRC
Relief Web / Andnetwork .com / April
11, 2006
THE Government has found a temporary settlement for over 700 ugandans
recently expelled from the Virunga National Park in eastern DR Congo.
Kasese acting
RDC Wilson Isingoma said on Thursday preparations to relocate the Ugandans,
mainly women and children, were in final stages.
He said the government and several NGOs would ensure that the relocation of
the people, who have camped at Nyakatonzi Agricultural Mechanised Farm in
Munkunyu sub-county, goes on smoothly.
Ugandan
army captures weapons from rebels in north
Xinhua via
COMTEX / Apr 11, 2006
KAMPALA --
The Uganda People's Defense Force (UPDF) has captured an assortment of arms
from rebels of the Lords Resistance Army (LRA) in the war-torn northern
region, an army spokesman said on Tuesday.
The northern army spokesman Chris Magezi told Xinhua by telephone that a
former LRA rebel led the UPDF troops on Sunday to Gulu district where the
rebels had buried the weapons.
He said the army recovered a 12.7 mm anti-air craft gun, SPG9 gun, dozens of
bombs of different types among others.
"This is a clear indication that the rebels have been weakened. Many of them
have resorted to burying their heavy guns and fleeing with assault riffles,"
said Magezi.
He described the situation in the northern region as being generally calm.
"The situation here is satisfyingly calm and our operations against remnants
of the LRA are going on well," he said.
He said the top LRA commanders, Joseph Kony and his deputy Vincent Otti are
still in the Democratic Republic of the Congo's ( DRC) Garamba National
Park.
Kony and Otti, according to Magezi, fled southern Sudan to eastern DRC after
a hot pursuit mounted on them by the UPDF.
The LRA rebels have been fighting the Ugandan government for the last 20
years that has left tens of thousands of people dead and over 1.4 million
others homeless.
Uganda: US$ 3m for global survey of how science helps farming
Gerald Businge / April 11, 2006
Kampala (AND) A global effort to assess how science can improve agriculture
has received a US$3 million boost thanks to a grant made by the World Bank
in Uganda recently.
The International Assessment of Agricultural Science and Technology for
Development will evaluate the relevance and effectiveness of different
agricultural technologies, from traditional irrigation techniques to
genetically modified crops.
"We need to make informed decisions now in order to meet the future needs of
growing populations and changing diets, and to improve the health and
wellbeing of poor people," said project director Robert Watson in a press
release.
"These decisions must also protect the environment and ensure broad-based
economic growth," added Watson.
The three-year project aims to give policymakers robust information on how
science can improve agriculture and contribute to sustainable development.
It will assess the impacts of new and existing technologies, highlight key
uncertainties and risks, and identify priorities for research and investment.
The project, which involves governments, researchers, businesses and civil
society groups from around the world, will produce global and regional
reports in much the same way as the recent Millennium Ecosystem Assessment —
which Watson co-chaired.
Its initial reports will be made public by the end of 2007.
The new grant from the World Bank's Global Environment Facility will be
supplemented with US$7.5 million from other donor agencies, including the UN
Food and Agriculture Organization (FAO).
Shivaji Pandey, chair of FAO working group on biotechnology, says more
political commitment is needed to make science and technology integral to
development strategies.
He said that developing countries should invest more in agricultural
research and technology development because of their high rates of return.
AND - Uganda
TANZANIE:

Centenaire post-mortem
pour Senghor
lemessager.net /
Vanessa Nana / Le 11-04-2006
Le Grand tam-tam nègre, Léopold
Sédar Senghor aurait eu 100 ans en cette année 2006. Malgré la robustesse
des mots utilisés dans ses poèmes et de ses prises de positions pour
l’évolution de l ‘Afrique, le premier président sénégalais était un homme.
Donc mortel. Il s’est endormi pour l’éternité, le 20 décembre 2001 à Verson,
au cœur de la Normandie où il passait une retraite bien méritée, après avoir
brillé de tout son éclat, au firmament des hommes de lettres.
Depuis le début de cette année, l’homme de lettres est à nouveau, sous les
feux de la rampe. Mais, in post-mortem. En reconnaissance du chemin qu’il a
tracé pour la postériorité, un vibrant hommage lui est rendu. En dehors de
l'Organisation internationale de la Francophonie (Oif) et son Secrétaire
général, Abdou Diouf, qui ont dédié l'année 2006 au poète Léopold Sédar
Senghor , le président de la République du Sénégal, Maître Abdoulaye Wade, a
pris la mesure de l'événement et signé un décret présidentiel, afin de
rendre toute l'importance qu'il sied à la personnalité de ce philosophe
engagé, disparu à quatre vingt quinze ans. Me Wade souhaite ardemment que ce
centenaire anniversaire soit célébré avec éclat. Les manifestations ont
débuté au Sénégal depuis le premier janvier 2006. Hommes et femmes de
lettres vont revisiter l’œuvre de Senghor tout au long de cette année
anniversaire. Joal, sa ville natale sera l’épicentre des manifestations
culturelles dans son pays.
De Dakar à Paris, d’Alexandrie à Genève ou de Bucarest à Verson (Normandie),
des centaines de manifestations sont organisées tout au long de l’année 2006
à travers l’espace francophone, pour célébrer le centenaire de la naissance
de Léopold Sédar Senghor. Spectacles, expositions, colloques, publications,
concours, projections…sont au menu de cet événement qui se veut de dimension
internationale.
La journée internationale de la Francophonie dont Senghor est l’un des pères
fondateurs, célébrée le 20 mars 2006, était pleinement dédiée à ce chantre
de la littérature africaine, de la négritude.
Abdou Diouf, compatriote du défunt président-poète, Secrétaire général de la
Francophonie pense que tout cela est dû à “ l’étonnante modernité de la
pensée de Senghor, de ses paroles, de ses écrits et de ses rimes ”. Une
action qui a permis à plusieurs pays qui ont la langue française en partage,
de “ s’enrichir de nos différences culturelles, pour converger vers
l’universel ”. Pour lui, Sédar Senghor “ est l’homme qui incarne le mieux la
francophonie ”, la consécration de la diversité culturelle, fruit d’un long
combat, si cher aux membres de l’organisation, dont il est le Secrétaire.
Un anniversaire, riche en couleurs
Etats et gouvernements membres de la Francophonie, institutions culturelles,
créateurs, intellectuels et artistes de tous horizons qui, en plus du
français, ont l’héritage de Senghor en partage, ont répondu à l’appel de l’Oif
en multipliant les initiatives pour enrichir le contenu et le programme de
cette Année Senghor.
Parmi les temps forts de cette célébration, il faut retenir le concert des
20 ans des sommets francophones à Bucarest le 20 mars 2006, la journée
internationale de la Francophonie, le colloque qui sera organisé le 9
octobre 2006 à la Bibliothèque nationale de France et l’exposition présentée
à l’Unesco en novembre 2006.
La Francophonie a en outre suscité la production d’œuvres de référence sur
Senghor à l’occasion de cette célébration dont l’ouvrage de Jean-Michel
Djian “ Léopold Sédar Senghor : genèse d’un imaginaire francophone ” aux
éditions Gallimard, le Dvd, “ Léopold Sédar Senghor, Cent ans de Négritude ”
produit en partenariat avec le magazine Espace francophone et en
collaboration avec l’Ina et TV5Monde est diffusé par l’Oif (voir encadré).
La société Frémeaux et associés, en collaboration avec Rfi, l’Ina et en
partenariat avec l’Oif a réalisé un disque compact reprenant des discours,
interventions et allocutions de Senghor mais également ses entretiens avec
le poète mauricien Edouard Maunick.
Enfin, l’Ina en partenariat avec l’Oif a produit un disque compact reprenant
des entretiens de Senghor avec Patrice Chalbeau de même que des poèmes dits
par l’auteur. D’autres œuvres ont tout aussi été mis sur le marché. Il
s’agit “ Léopold Sédar Senghor, le poète président du Sénégal ”, paru aux
éditions Cauris en janvier 2005. Cette œuvre réservée aux enfants et
illustrée par Christian Epanya, retrace la vie du grand homme qu’était
Senghor. “ C’est une belle introduction à Senghor et à son œuvre, afin que
les enfants comprennent en quoi ce président poète est un personnage si
important ”, pensent les auteurs. L’exposition itinérante intitulée “
Léopold Sédar Senghor ( 1906-2006), gueule du lion et sourire de sage ”,
accompagné d’un livret à vocation pédagogique, sera présentée dans les
centres de lecture et d’animation culturelle, les centres culturels… Cette
exposition réalisée avec la mission sénégalaise de célébration du centenaire
de la naissance du président Senghor permettra de faire découvrir les
valeurs et les convictions sur lesquelles ce griot a fondé son œuvre et son
action, tout en montrant leur exemplarité dans le monde dans lequel nous
vivons.
Plus de 60 pays du monde ( Maroc, Tanzanie, Vietnam…), ont organisé ou
organiseront parallèlement des activités pour commémorer cet événement. A
Hanoï, 250 portraits du poète ont été affichés sur les bus durant le mois de
mars. Au Maroc une exposition en l’honneur du défunt a eu lieu durant la
même période. La France quant à elle, participe à cette célébration et
relaye les initiatives les plus originales dans le cadre du festival
francophone en France. Ce festival se déroule de mars à octobre 2006, et a
pour vocation d’accompagner l’année Senghor et de promouvoir le dialogue des
cultures. A l’occasion, le troisième Festival Mondial des Arts Nègres dont
le premier s’est tenu à Dakar en 1966 est prévue pour juin prochain. Toute
cette activité intense autour de la commémoration des cent ans de Senghor,
vient confirmer les propos de Birago Diop dans Les Contes d’Ahmadou Koumba,
“ Les morts ne sont pas morts ”. Léopold Sédar Senghor n’est pas mort. Il
est dans ses œuvres, ses entretiens, la francophonie, l’Académie française
où il a fait enregistrer des néologismes qui reflètent la réalité des
langues en Afrique.
TANZANIA :
Confirms Burundian peace talks on
Relief Web / Andnetwork .com /
April 11, 2006
A delegation from Burundi's only remaining rebel group, the FNL, is in
Tanzania for talks with the government of the tiny central African state,
Tanzanian President Jakaya Kikwete said on Friday.
"(FNL leader) Agathon Rwasa and his group are ready, they have a delegation
ready to negotiate since they are the remaining large group not in
government in Burundi. We have been in touch with the government in
Bujumbura and they are assembling a delegation," Kikwete told a news
conference.
Kikwete said South Africa, the main mediator in Burundi's peace process,
would be joined by Tanzania and Uganda as chief negotiators for the talks in
Dar es Salaam. He would not say when the talks would start.
"We hope the talks can be concluded successfully quickly, the agenda for
Burundi now should be growth and development, not confrontation," Kikwete
said.
CONGO RDC
:

Gel des
discussions entre Ouganda et RDC sur les réparaions
xinhua / 2006-04-11
Les négociations entre l'Ouganda et la République démocratique du Congo (RDC)
sur des réparations pour la violation de l'intégrité territoriale de
Kinshasa sont gelées suite à des développements politiques dans les deux
pays voisins, a révélé lundi le ministre d'Etat ougandais aux Affaires
internationales Henry Okello Oryem.
Il a déclaré par téléphone à Xinhua que, suite aux processus électoraux dans
les deux pays, les négociations seraient ralenties.
"Lorsque la RDC était prête à négocier, nous étions en pleines élections
générales, mais maintenant que nos élections sont terminées, ils disent
qu'ils sont occupés par leurs propres élections générales", a dit M. Oryem.
"A l'heure actuelle notre personnel technique est en contact avec ses
homologues en RDC et des négociations sérieuses doivent reprendre après les
élections en RDC en juin prochain", a-t-il dit.
La RDC a accusé l'Ouganda en 1999, devant la plus haute instance judiciaire
de l'ONU qu'est la Cour internationale de justice (CIJ), d'avoir envahi son
territoire et pillé ses ressources lors de la guerre de 1998-2003.
Les troupes ougandaises sont entrées en RDC en 1998 pour combattre les
rebelles de la Force alliée démocratique. Le tribunal de l'ONU a estimé
juste la demande de la RDC de 6 à 10 milliards de dollars de réparations.
Dans son verdict en décembre 2005, la CIJ a jugé que l'intervention
ougandaise avait violé la souveraineté territoriale et conduit au meurtre et
à la torture de civils ainsi qu'à la destruction de civils lors de cette
guerre.
La CIJ a estimé que l'Ouganda était responsable des actes de pillage en RDC
pour ne pas s'être assuré que ses soldats respectent les ressources
naturelles du pays.
Si les deux parties ne parviennent pas à un accord sur le paiement des
réparations, c'est la cour qui en déterminera le montant.
Suite à ce jugement, le gouvernement ougandais avait opté pour la
négociation avec le gouvernement de Kinshasa.
KENYA :

Au
moins 13 morts dans l'accident d'un avion kenyan (officier de l'armée)
XINHUA / 2006-04-11
NAIROBI, 10 avril -- Au moins 13 personnes auraient trouvé la mort dans
l'accident d'un avion militaire tôt lundi dans la ville de Marsabit
(nord-est du Kenya), a indiqué un officier de l'armée du Kenya sous couvert
d'anonymat.
L'officier a confirmé que l'appareil transportait 17 personnes dont des
députés et d'importants hommes politiques qui devaient participer à une
réunion de sécurité à Marsabit, à environ 450 kilomètres de la capitale
kenyane, Nairobi.
"Nous avons peur que 13 personnes soient mortes dans l'accident qui s'est
produit peu après midi (09H00 GMT)", a-t-il précisé.
Le président kenyan Mwai Kibaki a affirmé avoir appris la nouvelle avec
consternation.
De son côté, le gouvernement a lancé une opération de secours et
d'évacuation et dépêché deux avions à cet effet, a fait savoir le chef
d'Etat cité dans un communiqué publié par le Service de presse de la
présidence.
L'avion militaire se serait écrasé sous de mauvaises conditions
météorologiques à la suite des pluies torrentielles. L'appareil a pris feu
après s'être heurté contre une colline près de l'entrepôt du Conseil
national des céréales à quelques kilomètres de la ville de Marsabit. Fin
Kenya: Tribute to Those Who Perished in Pursuit of Peace
The East African Standard (Nairobi) / April 11, 2006
Nairobi
In one fell swoop death yesterday morning robbed Kenya of six Members of
Parliament, several senior members of Government and the Provincial
Administration, Kenya Air Force crew and a Member of the East African
Legislative Assembly.
It is a terrible blow to the people of Kenya and Government because among
the departed were some of the country's distinguished and hardworking civil
servants, police officers, airmen and political and religious leaders.
Tragically, five of the departed MPs hailed from the troubled northern
region of Kenya and, ironically, were part of a team of 13 headed to
Marsabit to attend a meeting called to broker peace in the area.
It is a sad day for Kenya because these people who were brought together by
the search of peace in northern Kenya could have their lives cut short
suddenly before their mission could start in earnest or before Kenyans could
enjoy the fruits of their labour.
The absolute need for peace in Marsabit, and, indeed, the whole of northern
Kenya cannot be gainsaid. This is one part of the country where banditry,
cattle rustling and inter-ethnic or clan fighting combine to make life a
nightmare.
It is remarkable and gratifying that leaders from the region had agreed to
sit down and talk about peace and explore ways of ensuring that neighbouring
communities co-exist harmoniously now and in future.
And it is to the Government's credit that it decided to not only lead the
process of bringing the warring communities together to not only find peace
for the moment but also put in place mechanisms to ensure a peaceful future.
Why? Such has been the hostility between some communities in parts of
northern Kenya that when a meeting has called between two warring parties, a
third, possibly a neutral one, has been stationed between them to ensure
that peace prevails.
When last October 90 people were killed in fighting in Marsabit, leaders in
the area and neighbouring regions said that there had been signs that
hostilities would flare up and that the Government had been slow to act. And
it was also clear that local leaders had been sucked into the hostility and
taken sides, with each siding with his community and all were ready to
protect their communities from any sort of blame while pointing accusing
fingers at neighbours.
Yesterday's ill-fated mission would, however, appear to suggest that the
leaders had at last seen the futility of their negative actions and decided
to pursue peace. And it is this endeavour that they should be remembered
for. It is our hope that the people of northern Kenya who have lost their
elected parliamentary representatives in this tragic accident will, like
their departed leaders, have a change of heart and pursue peace with their
neighbours.
This would be a fitting tribute to their leaders and the best way to start
building a better region for themselves and their children. Perhaps their
MPs would have been elsewhere engaged in totally different endeavours were
it not for the hostilities between their constituents.
For its part, Government must see through the process it had started before
yesterday's plane crash.
Kenya: No Deadlines for Anglo Leasing, Says Ringera
The East African Standard (Nairobi) / Judy Ogutu And
Dorcas Nyambayi / April 11, 2006
Nairobi
Kenya Anti-Corruption Commission (Kacc) director, Justice Aaron Ringera, has
now declared that he will not take deadlines on investigations into the
Anglo-Leasing cases.
Kenya Anti-Corruption Commission director, Mr Aaron Ringera , and Science
and Technology PS, Prof Chrispus Kiamba, follow proceedings during the Kenya
Stakeholders Forum held at the Kenya School of Monetary Studies in Nairobi
on Monday. Pic by Maxwell Agwanda
Ringera revealed that Kacc was completing investigations of the alleged 20
corruption cases in the "Clay Dossier".
Speaking during the Kenya Stakeholders' Forum at the Kenya School of
Monetary Studies, Ringera said there were 75 people outside the country who
needed to be interviewed concerning the matters, and were crucial for
investigations to be completed.
The Kacc boss said he had already travelled to France twice for the same
purpose, but his trip bore no fruit as he came back empty-handed.
He added that he was planning to make yet another visit to France.
"I do not want to be given deadlines. I will not comply with them," he said.
Already, Ringera stated that he had interviewed former Ethics and Governance
PS, Mr John Githongo, taken statements from 205 people, and recorded a
further 150 statements.
"I am therefore not able to give a definite time within which the matter
will be completed. Critical aspects are not in the Government's complete
control," he said.
He added that the Kamami brothers, on who police had issued a Sh100,000
bounty, were not in the country. Another suspect, Anura Perera was in Cyprus,
he said.
Since Kenya has not signed any extradition treaty with Sri Lanka, there were
difficulties in having him extradited.
Eight of the cases Kacc is investigating were in the Clay dossier, while the
commission picked 10 more security-related contracts.
He lauded the British Government for assisting Kenya in the war against
corruption and appealed to other foreign states to follow suit.
Kenya: Shilling weakens against US dollar
The Standard / ANDnetwork .com / April 11,
2006
The shilling weakened marginally against the US dollar on Monday, which
dealers attributed to mild dollar demand from corporates.
In afternoon trade, banks posted the local unit at Sh71.10/30 against the
dollar compared with Friday’s close of Sh71.00/20.
"A pretty quite day. A bit of buying interest from the corporate side that
matched was matched off by supply," said Robert Aloo, a senior dealer at NIC
Bank.
Aloo observed that the market is likely to remain quite for the rest of the
week due to the long Easter weekend, arguing that players look set to return
to the market after the holiday.
The past month has seen the shilling appreciate steadily against the dollar
from the Sh73 level to the current Sh71 level against the greenback.
Dealers attributed the trend to reduced demand for dollars, which also
failed to pick up at the end of the month as anticipated.
Last week, the foreign exchange market witnessed sharp changes in the
movement of the shilling, which dealers attributed to a drop in demand for
dollars from corporates, which was outweighed by strong inflows.
The shilling opened the week at Sh71.70 before closing at Sh71.00/20 on
Friday.
As the month wears on, dealers expect the shilling to appreciate supported
by heavy inflows from key sectors coupled with normal demand for dollars.
"Looking forward I expect the shilling to remain strong at between
Sh71-Sh71.50 in the coming weeks," said Moses Kiboi, a dealer at NIC Bank,
adding that dollar inflows, especially from the agricultural and tourism
sector, are set to remain strong in the mid term.
The appreciation of the shilling is bad news to exporters who have for the
better part of the year complained of running into losses owing to the
strengthening of the shilling.
Players in the export business, led by the tea sector, have continuously
asked the Central Bank of Kenya (CBK) to intervene and weaken the exchange
rate to Sh76 level against the dollar.
CBK argues that the market forces should be left to determine the exchange
rate, insisting that it would only intervene when there is speculative
activity in the foreign exchange market.
AFRIQUE DU SUD :

Les
propos de Jacob Zuma sur le sida choquent et inquiètent
Agence France-Presse / Jérôme Cartillier
/ Le mardi 11 avril 2006
Johannesburg
Les propos choquants de Jacob Zuma sur le sida, lors de son procès pour
viol, ont surpris, de la part de celui qui a été vice-président de l'Afrique
du Sud pendant près de six ans, et inquiété, quant à leur impact potentiel
sur la population.
À la barre, Zuma, 63 ans accusé du viol d'une jeune femme séropositive et
militante de la lutte anti-sida, a multiplié les approximations et
contre-vérités sur le mode de transmission du virus, dans l'un des pays au
monde les plus durement frappé par la pandémie avec près de 6 millions de
personnes touchées.
Interrogé sur le risque auquel il s'exposait en ayant des relations
sexuelles non protégées avec une femme dont il connaissait la
séropositivité, Zuma a expliqué qu'il avait jugé le risque «minime».
Quelques jours plus tard, il affirmait, contre toute évidence scientifique,
qu'il avait pris une douche après avoir eu des rapports sexuels avec la
plaignante afin de «minimiser» le risque de transmission du VIH-sida.
Depuis, médecins, activistes et éditorialistes expriment surprise et
effarement face aux déclarations de celui qui fut, longtemps, considéré
comme le grand favori dans la course à la succession de Thabo Mbeki à la
tête de l'État en 2009.
«Quel message les jeunes, hommes et femmes, pour qui (Zuma) est toujours un
héros national et un mentor retiendront-ils de ce procès ? Que ce n'est pas
un problème de ne pas utiliser de préservatifs dans la mesure ou une douche
fait aussi bien l'affaire ?», s'interroge l'hebdomadaire Mail and Guardian.
Pour Mark Heywood, porte-parole de TAC (Treatment Action campaign,
organisation de lutte anti-sida), ces propos sont inquiétants car ils
émanent d'un «personnage public qui jouit d'une popularité certaine,
particulièrement auprès d'une couche de la population» moins éduquée et
informée.
Les déclarations de Zuma ont d'autant plus surpris que, lorsqu'il était
numéro deux d'un gouvernement connu pour ses atermoiements face à la
pandémie, il avait fait preuve de clarté et était resté à l'écart de toute
ambiguïté.
Il ne s'était jamais associé aux prises de positions du chef de l'État Thabo
Mbeki, qui, un temps, a mis en cause le lien entre VIH et sida, avant de se
murer dans un lourd silence sur le sujet.
La très controversée ministre de la Santé, Manto Tshabalala-Msimang, ne
cesse de son côté d'envoyer des messages ambigus sur le rôle exact de la
nutrition dans la lutte contre la pandémie, faisant inlassablement la
promotion d'un régime à base d'ail, de citron et d'huile d'olive.
Pour Kgosi Letlape, président de l'Association des médecins d'Afrique du Sud
(SAMA), les déclarations de Zuma à la barre démontrent surtout un besoin
urgent de revoir les programmes existants en termes de prévention.
«Ce qui m'inquiète le plus est qu'en dépit du degré de connaissance qu'il a
(de la pandémie), il n'a pas modifié son comportement», explique-t-il,
estimant que l'Afrique du Sud est face à «un énorme défi» dans ce domaine.
«Le problème est que nous avons des niveaux élevés de connaissance (des
modes de transmission de la pandémie) mais des niveaux faibles de
changements de comportement», souligne, en écho, Mark Heywood.
Cette semaine, Zuma, qui encourt 5 à 15 ans de prison s'il est reconnu
coupable, a laissé la place à ses avocats qui tentent de porter le débat
judiciaire sur un autre terrain: celui visant à attaquer la crédibilité de
la plaignante.
AFRIQUE
/ U A :
Pan
Afrique: Saturation des capacités de production pétrolière : rôle
grandissant pour l'Afrique sur la scène énergétique mondiale
La Tribune (Algiers) / Nicolas Sarkis / le 11
Avril 2006
En l'espace de 15 ans, de 1990 à 2005, la production pétrolière en Afrique
est passée de 6,5 à 9,3 millions de b/j (mbj), soit de 9,9% à 11,2% de la
production mondiale.
Dans un contexte énergétique mondial marqué par un accroissement rapide des
besoins de consommation, le ralentissement des découvertes, la saturation
des capacités de production pétrolière et des tensions sur les prix de
l'énergie, il est bien naturel que les regards se tournent vers de nouvelles
régions offrant de bonnes perspectives de développement de l'industrie des
hydrocarbures. Parmi ces régions figure, en tout premier lieu, le continent
africain qui dispose à cet égard de bon nombre d'atouts : vastes bassins
sédimentaires encore inexplorés ou peu explorés, un pétrole brut
généralement léger et à faible teneur en souffre, importants gisements de
gaz, situation géographique très favorable entre l'Europe et les Etats-Unis,
des régimes d'exploitation attrayants et un amont pétrolier et gazier
largement ouvert aux partenaires étrangers.
Les réalisations observées au cours des dernières années ont été dans
l'ensemble à la hauteur des attentes, au niveau notamment de la très forte
augmentation des réserves prouvées ainsi que de la production de pétrole et
de gaz naturel. En l'espace de 15 ans, de 1990 à 2005, la production
pétrolière en Afrique est passée de 6,5 à 9,3 millions de b/j (mbj), soit de
9,9 à 11,2% de la production mondiale. Dans les 15 prochaines années, de
2005 à 2020, une augmentation encore plus importante est prévue à quelque 14
mbj à l'horizon 2020, ou 12,4% du total mondial.
Le vif intérêt manifesté par les sociétés pétrolières internationales et les
projections disponibles posent aujourd'hui deux questions majeures à savoir
: Quelle sera dans l'avenir prévisible la part de l'Afrique sur la scène
énergétique mondiale ? Quel sera l'impact de l'industrie des hydrocarbures
sur l'économie du continent ?
La réponse à la première de ces deux questions est certainement plus facile
et moins risquée que la réponse à la seconde qui est encore plus importante
pour les pays africains.
L'intérêt croissant dont les ressources en hydrocarbures de l'Afrique font
l'objet est illustré par l'afflux des sociétés internationales, grandes ou
moins grandes, la multiplication des accords exploration-production et
l'accroissement rapide des investissements pétroliers et gaziers. En plus
des majors comme ExxonMobil, Chevron, Shell, Total ou BP qui sont
particulièrement bien placées pour exploiter, entre autres, les gisements en
eaux profondes du Nigeria et de l'Angola, de nombreuses autres sociétés ont
pris pied en Afrique. Parmi ces dernières figurent aussi bien des sociétés
nationales telles que Statoil (Norvège), le groupe Eni (Italie), Petronas
(Malaisie) ou Petrobras (Brésil) que de nombreuses sociétés indépendantes
comme Occidental, Anadarko, Woodside (Australie) ou Vanco. Non moins
remarquable est la poussée des sociétés originaires de pays émergents qui
ont d'énormes besoins en énergie, comme la Chine et l'Inde, et qui livrent
une concurrence aux sociétés occide ntales. Tout récemment, la Chine a
réussi à acquérir une participation de 45% dans le gisement nigérian Akpo
pour 2,3 milliards de dollars.
Au total, le nombre d'accords E&P en vigueur sur le continent africain a
plus que doublé au cours des dix dernières années en passant de 95 en 1995 à
218 en 2005. Les zones couvertes par ces accords sont situées
essentiellement en Afrique du Nord et en Afrique centrale où quelque 19 600
puits ont déjà été forés, et en Afrique occidentale où le nombre de puits
forés est estimé à 14 600. En Afrique de l'Est, par contre, l'intérêt
manifesté par les sociétés étrangères a été jusqu'ici moindre et le nombre
de forages reste très modeste avec des puits forés qui ne dépassaient pas
les 510 à la fin de 2005. Mais cette situation est en train de changer vu
que bon nombre de géologues estiment qu'avec les progrès technologiques en
matière d'exploration, la partie orientale de l'Afrique peut réserver de
très bonnes surprises, y compris dans les eaux profondes entre Madagascar et
le continent et au large du Mozambique où ExxonMobil a tout dernièrement
commencé un programme d'exploration.
Shell et Petrobras sont, pour leur part, actives en Tanzanie, tandis que le
Mozambique a conclu des accords E&P avec Petronas et la société
sud-africaine Sasol qui construit un gazoduc débouchant à Pretoria. Pour
l'ensemble du continent africain, l'intensification des activités
d'exploration/développement s'est traduite au cours des quatre dernières
années par une augmentation du nombre de puits forés, de 768 puits en 2002 à
856 en 2005, soit un taux annuel d'accroissement de 6,3 à 6,4% par an.
Bien que significatif, ce taux annuel reste toutefois inférieur à celui
constaté dans d'autres régions comme l'Amérique latine (+9,5% en 2004),
l'Europe occidentale (+9,3%), le Moyen-Orient (+6,7%), la Russie (+10,1%) et
une moyenne mondiale de +9,3%.
Les réserves pétrolières ont doublé en 15 ans
La montée en puissance du continent africain sur la scène énergétique
mondiale est également bien illustrée par la forte croissance aussi bien des
réserves prouvées que de la production et du ratio R/P. Estimée à 59,9
milliards de barils à la fin de 1990, soit 6% du total mondial, les réserves
pétrolières prouvées de l'Afrique ont quasiment doublé en passant à 112,2
milliards de barils au 1er janvier 2005 (87,3%), soit 9,4% d'un total
mondial qui n'a progressé que de 17,8% au cours de la même période.
Parallèlement à l'accroissement des réserves des pays anciennement
producteurs comme l'Algérie ou le Nigeria, les taux les plus élevés de
croissance des réserves prouvées ont tout naturellement été enregistrés dans
les pays relativement nouveaux venus sur le marché pétrolier comme l'Angola
où les réserves ont plus que quadruplé depuis 1991 en passant à 8,8
milliards de barils, le Congo et d'autres pays du golfe de Guinée.
Pan
Afrique: 10ème conférence de la CNUCED sur le financement du pétrole en
Afrique : l'argent du pétrole pour doper le développemen
La Tribune (Algiers) / Zhor Hadjam / le 11 Avril
2006
La 10ème conférence sur le négoce et le financement du pétrole et du gaz en
Afrique qui s'est tenue à Alger du 2 au 5 avril derniers a été consacré aux
moyens d'utiliser les revenus du pétrole pour doper le développement.
Plusieurs ministres de l'Energie et des représentants de nombreux pays ont
débattu de la meilleure manière de tirer profit de l'augmentation des prix
du pétrole pour le développement du continent -et des investissements accrus
dans les nouvelles productions de pétrole et de gaz- pour relancer les
économies africaines et réduire la pauvreté. Depuis sa première édition il y
a 10 ans, cette conférence est devenue l'événement le plus important en
Afrique pour ce qui concerne le secteur de l'énergie. Les principaux
décideurs du secteur privé, des gouvernements et les organisations
internationales travaillant sur le pétrole et le gaz se réunissent chaque
année dans un pays du continent africain pour examiner les relations
existantes entre le monde de la finance, l e secteur de production d'énergie
et le développement, et débattre des questions d'actualité.
Les participants à la conférence d'Alger se sont penchés sur la question de
l'utilisation des revenus, des ressources énergétiques du continent. Il est
à noter en effet que, selon la CNUCED, les revenus que les gouvernements ont
tirés des exportations du pétrole africain ont augmenté de 15 milliards de
dollars en 2004 par rapport à 2003, et que les chiffres 2005 sont encore
plus importants, conséquence de l'accroissement des prix du pétrole.
L'Algérie, en tant que pays hôte de la Conférence cette année et en tant que
premier exportateur de gaz naturel, présentera ses plans nationaux pour le
secteur des hydrocarbures et évoquera ses projets pour développer sur le
plan local le secteur de l'énergie.
Il est à relever que la CNUCED qui organise ce genre de rencontres apporte
son soutien aux pays africains et aux autres pays en développement dans le
domaine de l'énergie et du développement. Ses axes de travail recouvrent le
financement de l'énergie, les services liés au secteur pétrolier,
l'organisation de conférences annuelles sur le négoce et le financement du
pétrole et du gaz, telles cette conférence en Afrique, et la gestion du
risque lié au prix du pétrole
Personnels de santé: la grave inégalité Nord/Sud
sciences.nouvelobs.com / Mardi 11 avril 2006
Vacciner les
enfants, soigner les malades du sida, assister les femmes qui accouchent
pour réduire la mortalité maternelle et infantile : tout cela ne peut se
faire sans personnel médical. Dans 57 pays de la planète, dont 36 se
trouvent en Afrique subsaharienne, la pénurie de personnel médical empêche
d’assurer ces soins, affirme aujourd’hui un rapport de l’Organisation
mondiale de la santé (OMS). La Journée mondiale de la santé, célébrée le 7
avril, s’intéresse cette année à la crise du personnel soignant.
Dans ces 57 pays il manque 4 millions de médecins, infirmières, sages-femmes
et agents de santé. L’Afrique subsaharienne, qui représente 11% de la
population mondiale et 24% du fardeau planétaire des maladies, ne compte que
3% des agents de santé. Pour former les soignants manquants, ces pays
devront augmenter leur budget de la santé d’au moins 10 dollars (8,15 euros)
par personne et par an. Le rapport de l’OMS estime qu’il est possible
d’atteindre cet objectif en 20 ans.
Le taux de migration des médecins et infirmières des pays du Sud vers les
pays plus riches est très élevé. Certains pays, comme Cuba, la Chine ou les
Philippines, forment du personnel médical en le destinant à l’émigration,
souligne le rapport de l’OMS. En contrepartie les expatriés envoient de
l’argent à leur pays et reviennent parfois avec leur savoir faire. Cependant
beaucoup ne reviennent jamais dans leur pays, faute de pouvoir exercer leur
métier dans des conditions satisfaisantes.
Les efforts pour former et recruter des soignants doivent aussi être menés
dans les pays riches, afin de répondre aux besoins croissants dans le
domaine de la santé sans dépouiller les pays en développement de cette
précieuse main-d’œuvre.
Afrique Centrale: Jamais sans les peuples
Cameroon Tribune (Yaoundé) / Waffo Mongo / le
11 Avril 2006
La volonté politique est ferme. Les chefs d'Etat de la Communauté économique
de l'Afrique centrale (CEMAC) l'ont réaffirmée lors de leur récent sommet à
Bata en Guinée équatoriale : l'épanouissement des peuples de la sous-région
passera par l'intégration totale ou ne passera pas.
Il est dans l'intérêt mutuellement bénéfique de tous de converger dans cette
voie. L'Afrique de l'Ouest où on peut circuler de Lagos à Dakar par route et
sans visa et l'Afrique australe où le transport aérien Addis-Abeba,
Pretoria, Nairobi, Gaberone est très densifié ont une bonne longueur
d'avance sur l'Afrique centrale en matière d'intégration.
Comment trouver la formule décisive ? C'est la question fondamentale à
laquelle il faut plusieurs réponses appropriées. La rencontre historique d'Ambam
entre les ministres du Commerce du Gabon, de Guinée équatoriale et du
Cameroun participe de ces réponses. Tout comme les transafricaines
Cameroun-République centrafricaine, Cameroun-Guinée équatoriale et bientôt
Cameroun-Tchad. Et aussi la création des marchés intercommunautaires de
types Abang Minko ou Kyo-Ossi. Car au finish qui, mieux que les populations
et les peuples, sont les premiers bénéficiaires de l'intégration
sous-régionale ? Peut-on alors concevoir une véritable intégration en
Afrique centrale en excluant les premiers bénéficiaires ? Certainement pas.
Curieusement c'est au niveau de la base que les blocages les plus féroces
s'érigent : tracasseries administratives et policières, contrebandes
diverses, égoïsmes nationaux, xénophobie etc. Autant d'entraves qui
empêchent la libre circulation des personnes et des biens, but final d'une
intégration réussie que les politiques appellent de tous leurs voeux. Que
faire alors ? Trouver des mécanismes pour briser la glace des égocentrismes
nationaux, multiplier des rencontres fréquentes et périodiques entre les
peuples de la sous-région et surtout promouvoir une véritable citoyenneté
des peuples d'Afrique centrale en mettant en oeuvre les textes pertinents,
qui existent, en la matière. La nouvelle dynamique à l'intégration
sous-régionale que veut impulser le chef d'Etat équato-guinéen, président du
comité de pilotage créé à Bata va-t-elle dans ce sens ? Il faut l'espérer
fermement. A cet égard des signaux forts doivent être envoyés vers les
peuples de la sous-région. Peuples sans les quels il ne peut y avoir
d'intégration. D'ailleurs n'est-il pas temps de créer un véritable parlement
à l'échelle sous-régionale ?
Une réunion de redéfinition du rôle du PNUD en Afrique de l'Ouest et du
Centre
XINHUA / 11 avril 2006
TOGO
Les coordonnateurs et représentants- résidents du Programme des
Nations-Unies pour le développement ( PNUD) de l'Afrique de l'Ouest et du
Centre tiennent une réunion de redéfinition des stratégies du système et de
son rôle dans le développement socio-économique du continent, a constaté sur
place lundi à Lomé l'agence Xinhua.
La rencontre qui va durer une semaine permettra de circonscrire le rôle que
le PNUD, dans le cadre de l'ensemble du système des Nations Unies, pourrait
jouer pour aider à tirer partie de la bonne volonté internationale, à
renforcer les partenariats nationaux et à exploiter la solidarité régionale.
Elle s'est ouverte sur une note d'appel au renforcement du partenariat pour
la mise en oeuvre des programmes des Objectifs du Millénaire pour le
Développement (OMD) d'ici 2015 et pour les réformes réussies du système des
Nations-Unies.
Selon le directeur du bureau Afrique du PNUD, M. Houngbo Gilbert, pour que
le système des Nations-Unies puisse être un partenaire fructueux dans le
soutien aux efforts de l'Afrique, il est indispensable qu'une coalition soit
formée pour soutenir les priorités de ce continent en définissant des
objectifs communs entre les opportunités qui s'offrent.
Le Premier ministre togolais Edem Kodjo a souligné à cette occasion que le
gouvernement togolais s'est largement engagé à sortir le pays de la misère
et que des mesures ont été prises pour doper les actions et mécanismes qui
balisent la voie vers les Objectifs du millénaire pour le développement dans
un contexte de stabilité et d'équilibre macroéconomique.
"Notre volonté pourrait ne pas suffire à elle seule pour élever le peuple
togolais au stade souhaité du bien-être. Nous devons compter encore et pour
longtemps sur l'assistance financière et technique de la communauté
internationale", a indiqué le chef du gouvernement togolais.
NIGERIA-SOUDAN : Echec de l’UA dans la relance des pourparlers sur le
Darfour
IRIN / le 11 avril
ABUJA - Après deux jours de négociations, menées sous la médiation du chef
d’Etat congolais et Président en exercice de l’Union africaine, Sassou
Nguesso, les protagonistes de la crise du Darfour se sont séparés sans
qu’aucun progrès n’ait été réalisé pour mettre fin au conflit qui secoue la
région depuis plus de trois ans.
Le septième round des pourparlers engagés entre les autorités de Khartoum,
le Mouvement/Armée de libération du Soudan (SLM/A) et le Mouvement pour la
justice et l’égalité (JEM) se poursuivra à Abuja, la capitale nigériane,
bien qu’aucun résultat significatif n’ait été enregistré jusqu’à présent.
En 2004, les parties en conflit avaient signé un accord de cessez-le-feu qui
n’a pratiquement jamais été respecté. Le mois dernier, l’Union Africaine (UA)
a exigé des deux belligérants qu’ils concluent un accord global avant fin
avril sur les questions de la sécurité, du partage des pouvoirs et du
partage des richesses.
Dans un communiqué publié dimanche, M. Sassou Nguesso a loué les efforts des
représentants du SLM/A, du JEM et du vice- président soudanais, Ali Osman
Taha, qui, selon lui, illustrent « la volonté de toutes les parties en
conflit dans la crise du Darfour de trouver un accord ».
Les pourparlers « ont révélé l’ampleur, la complexité et la délicatesse des
questions en jeu et souligné la détermination de toutes les parties à
conclure les négociations le plus rapidement possible».
Le conflit du Darfour a éclaté en 2003 avec le mouvement insurrectionnel
lancé par le JEM et le SLA/M contre le gouvernement de Khartoum, composé
majoritairement d’Arabes, pour mettre fin à ce qu’ils considèrent comme
l’abandon et l’oppression des populations noires du Darfour, une région
semi-désertique aussi grande que la France. Le gouvernement soudanais a
répondu en apportant son soutien à une milice arabe connue sous le nom de
Janjawid.
Selon les estimations des agences humanitaires, plus de 180 000 personnes
ont été tuées et près de deux millions d’habitants ont été obligés de
quitter leurs maisons en raison des attaques systématiques des Janjawid. Et
vendredi dernier, Juan Mendez, le conseiller spécial du secrétaire général
des Nations unies pour la prévention des génocides, a déclaré à New York que
la situation au Darfour ne cesse de se dégrader.
[FIN]
Sassou Nguesso espère un accord global dans six mois au Darfour
PANAPRESS / mardi 11 avril
SOUDAN
n accord global impliquan t tous les protagonistes de la crise du Darfour
(Soudan) devrait intervenir dans les six mois à venir, eu égard aux "signaux
clairs" émis ces derniers temps par les parties concernées, a estimé le
président congolais Denis Sassou Nguesso.
Dans une interview accordée dimanche à Abuja à la PANA, le président en
exercice de l'Union africaine (UA), qui a fait le déplacement de la capitale
nigériane pour présider aux côtés du président Obasanjo une réunion sur la
crise au Darfour, a indiqué que "toutes les parties à ce conflit sont
désireuses d'aller à la paix".
Ont pris part à cette réunion les représentants du gouvernement soudanais
(au plus haut niveau), ceux des milices soutenues par Khartoum ainsi que les
représentants des principales rébellions qui luttent pour les droits des
peuples du Darfour, à savoir le Mouvement pour la libération du Soudan (MLS)
et le Mouvement pour la justice et l'égalité (MJE).
"Sur le Darfour, je crois qu'après plusieurs mois de négociations, nous
sommes arrivés au point où les parties donnent des signaux clairs et sont
désireux d'aller vers un accord global", a dit Sassou Nguesso, faisant ici
allusion à l'identification des points de divergence par toutes les parties
en conflit.
Ces points de divergences, qui sont actuellement examinés par la réunion
d'Abuja, sont le partage du pouvoir, le partage des richesses et les
questions de sécurité liées à la prise en charge des miliciens et leur
intégration dans l'armée.
M. Sassou Nguesso, qui s'est félicité de la présence du vice- président
soudanais et des principaux leaders des milices et mouvements du Darfour, a
estimé qu'un accord global pour mettre fin à la crise du Darfour ne saurait
tarder.
"Nous nous engageons là dans une phase qu'on pourrait dire décisive des
négociations, parce qu'au niveau africain, nous souhaitons que l'accord
intervienne très rapidement dans la perspective du transfert de la mission
du Darfour aux Nations unies", a-t-il dit.
Le président de l'UA a émis le souhait que cet accord global intervienne
pendant cette période de transition de six mois, "mais nous croyons que
l'accord va intervenir bien avant", a déclaré Denis Sassou Nguesso, qui a
regagné Brazzaville dimanche soir, laissant la réunion se poursuivre sous la
direction du président Obasanjo.
Le rôle de l'OTAN dans la crise au Darfour est sur la table, selon le
Washington Post
XINHUA / 2006-04-11
WASHINGTON, 10 avril -- La Maison Blanche a accepté l'idée d'envoyer
jusqu'à plusieurs centaines de conseillers de l'OTAN pour aider à protéger
des villageois de la région soudanaise du Darfour contre le conflit armé qui
fait rage dans la région, a rapporté lundi le Washington Post.
Cette décision pourrait inclure des troupes américaines et marquer une
extension significative de l'implication des Etats- Unis et de leurs alliés.
Leur rôle principal serait de renforcer les forces de paix de l'Union
africaine (UA) dans leurs efforts pour protéger les habitants
non-combattants des affrontements opposant les groupes rebelles et les
milices arabes soutenues par le gouvernement.
Jusqu'à présent, le rôle de l'OTAN s'est limité à transporter par voie
aérienne les forces de l'UA dans la région, et à fournir des spécialistes
militaires pour aider le contingent de maintien de la paix, a indiqué le
quotidien américain.
L'administration du président américain George W. Bush tenterait de répondre
aux défaillances des forces africaines sans susciter de ressentiment dans
une région très sensible à la présence de forces occidentales, a rapporté le
journal citant des responsables américains sans les nommer.
Les projets envisagés prévoieraient le déploiement de moins de 500
conseillers de l'OTAN, qui seraient assignés aux quartiers généraux de l'UA,
pour un soutien en matière de logistique, de communication, de renseignement
et de supervision, sans implication sur le terrain, selon ces responsables.
Cette mesure viserait à assurer l'interim jusqu'à l'envoi d'une force des
Nations unies plus importante et avec un mandat plus étendu. Les
négociations sur cet envoi sont en cours depuis des mois, mais restent
compliqués par l'opposition de Khartoum à toute intervention de l'ONU avant
la conclusion d'un accord de paix.
Le secrétaire général des Nations unies Kofi Annan a lancé formellement un
appel à l'OTAN en mars dernier, pour renforcer la capacité de la force
africaine en vue de contenir les groupes armés et d'assurer la sécurité des
civils.
L'UA a prolongé le 10 mars le mandat de sa force au Darfour, pour se donner
le temps de conclure une paix, mais elle a promis de laisser place à une
mission de paix de l'ONU à la fin de ce nouveau mandat, à compter du 30
septembre.
Le conflit au Darfour a fait au moins 180 000 morts et 2 millions de
déplacés depuis son éclatement en 2003. Fin
Vers une liste noire des gouvernements africains corrompus
PANAPRESS / mardi 11 avril
Le Parlement européen a approuvé un rapport préconisant l'établissement
d'une liste noire des régimes et des gouvernements les plus corrompus en
Afrique, dans le but de renforcer l'efficacité de la politique de
développement de l'Union européenne, a appris la PANA de source officielle.
Selon un communiqué publié, lundi à Bruxelles, le rapport approuvé par les
eurodéputés a été établi, suite à la publication d'une étude de l'Union
africaine (UA), estimant que la corruption représente 25% du Produit
intérieur brut (PIB) annuel de l'Afrique, soit 148 milliards de dollars, ce
qui a pour conséquence de bloquer le décollage économique du continent.
Le rapport souligne que tous les acteurs ont un rôle à jouer dans la lutte
contre la corruption, qu'il s'agisse des hommes politiques, des
fonctionnaires, de la Société civile, des médias ainsi que des sociétés
multinationales, de même que la Communauté internationale.
Aussi, le rapport invite les Etats membres de l'Union européenne à ratifier
la convention de l'Organisation pour la coopération et le développement
économique (OCDE) sur la corruption des agents publics, ainsi que celle de
l'ONU contre la corruption.
Le rapport approuvé par les eurodéputés demande à l'Union européenne
d'œuvrer pour l'instauration d'un système international de listes noires
afin d'éviter que les banques ne prêtent des sommes importantes d'argent aux
régimes ou à des ministres corrompus.
Quant aux Parlements nationaux, le rapport recommande qu'ils aient plus de
poids dans le contrôle des finances publiques, tout en soulignant le rôle
complémentaire de la Société civile qui doit établir "des réseaux de
surveillance", en exigeant du gouvernement un système de vérification des
bilans.
A cet égard, le rapport demande à la Commission européenne de soutenir ce
processus en affectant une partie de l'aide budgétaire octroyée par l'Union
européenne aux pays en développement à des circuits de contrôle
démocratique.
Selon le rapport, de plus en plus de fonds octroyés par l'Union européenne
arrivent directement dans les caisses des pays en développement, estimant
que la proportion est passée de 14% en 2001 à près de 30% en 2004.
Le rapport préconise aussi plus de transparence dans les programmes d'aide
budgétaire de l'Union européenne avec la publication d'informations
détaillées sur l'aide dépensée dans les pays destinataires.
Reconnaissant que "l'Afrique reste un exportateur net des capitaux vers les
pays européens", le rapport demande que les Etats membres de l'UE disposant
sur leurs territoires de centres financiers importants, de prendre des
mesures juridiques et administratives nécessaires pour garantir le
rapatriement dans les pays d'origine des fonds illégalement acquis.
UN /ONU :

Burkina
Faso: Affaires Thomas Sankara : Les choses bougent à l'ONU
L'Observateur Paalga (Ouagadougou)
/ Pauline Vigneron / le 11 Avril 2006
Le verdict du Comité des droits de l'homme de l'Organisation des Nations
unies (ONU) est tombé le 5 avril 2006 : recevabilité de la procédure du
collectif d'avocats de la veuve Mariam Sankara et de ses enfants, droit à la
famille de Thomas Sankara (premier président du Burkina Faso) de connaître
les