BURUNDI :

Le Burundi commémore la mort du président Cyprien Ntaryamira
Angop /
07/04/06
Bujumbura - Les Burundais ont commémoré jeudi dans un profond
recueillement, le douzième anniversaire de l`attentat qui a coûté la vie à
l`ancien président de la République Cyprien Ntaryamira.
L`actuel chef de l`Etat, Pierre Nkurunziza, a pris part notamment, à une
messe de requiem à la cathédrale Régina Mundi et à une cérémonie de dépôt de
fleurs sur la tombe du disparu, dans le centre de Bujumbura.
Cyprien Ntaryamira a été tué en même temps que son homologue rwandais de
l`époque, Juvénal Habyarimana, quand l`avion qui les ramenait d`un sommet
régional à Arusha (Tanzanie) sur la crise socio-politique au Burundi a été
abattu dans la soirée du 6 avril 1994 au dessus de Kigali, la capitale
rwandaise.
Douze ans après, les responsabilités dans l`attentat n`ont toujours pas été
clairement établies faute d`une enquête sérieuse.
On rappelle que le régime hutu de l`ancien président Habyarimana était aux
prises avec l`ex-rébellion tutsie du Front patriotique rwandais (FPR), qui
finira par prendre le pouvoir à Kigali au prix d`un génocide ayant fait plus
de 800.000 morts, selon les Nations unies.
Les investigations les plus contradictoires mettent en cause dans l`attentat
tantôt l`ex-rébellion du FPR, tantôt les extrémistes du régime qui étaient
opposés à la mise en application des accords de cessez-le-feu entre les
parties belligérantes.
Au Burundi, la même soif de vérité existe et on s`interroge toujours sur les
raisons qui ont poussé leur éphémère président à délaisser son avion
personnel, avec lequel il avait voyagé à l`aller, pour se retrouver dans
celui de son homologue rwandais sur le chemin du retour.
On se rappelle que Ntaryamira avait mis moins de trois mois au pouvoir quand
il a été assassiné. Il venait de prendre les commandes de l`Etat au
lendemain de l`assassinat, dans un putsch militaire, du premier président
démocratiquement élu, Melchior Ndadaye.
UN peacekeepers in Burundi to be
deployed for DRCongo elections
UN News / 07 apr. 06
BUJUMBURA, April 6, 2006 (AFP) - More than 800 UN peacekeepers winding down
their mission in Burundi will be redeployed to the Democratic Republic of
Congo (DRC) next month to assist with security as the DRC prepares for
elections, the United Nations Operation in Burundi (ONUB) said Thursday.
"A part of the ONUB contingent is going to be redeployed to the UN Mission
in the DRC as called for in UN Security Council resolution 1650 of December
2005," ONUB spokesman Ahmadou Ousmane told reporters.
"The redeployment is set for May," he said.
ONUB military spokesman Francis Musumbu told AFP that 720 Pakistani troops,
50 military observers and a Jordanian medical team would be involved in the
move from Burundi to the neighboring DRC.
The Pakistani batallion is to be deployed in DRC's central Katanga province
with the observers stationed in various other parts of the country, he said.
Thirty-two candidates, including current DRC President Joseph Kabila, have
been provisionally registered to run in the election, the date for which has
been repeatedly postponed.
A definitive date is expected to be announced on April 19.
ONUB is currently wrapping up its mission in Burundi where it was deployed
in 2004 to assist in the transition to a democratically elected government
after years of ethnically driven civil war.
Almost 1,400 of its more than 5,300 peacekeepers have already be removed and
the withdrawal is scheduled to be complete by the end of the year.
Annan wants Burundi peacekeepers redeployed to DR Congo
Thetidenews.com / Friday, Apr 7, 2006
United Nations Secretary-General, Kofi Annan has announced his intention to
redeploy peacekeepers from the organisation’s operation in Burundi (ONUB) to
its mission in the Democratic Republic of Congo (MONUC) to boost security
and monitor elections.
In a letter addressed to the President of the Security Council, which has
already authorised the redeployment but must decide on the specifics, Annan
said he would transfer one infantry battalion, a military hospital and up to
50 military observers for an initial period running through the end of this
year.
The military units, he said, would operate in troubled Katanga province of
the huge central African country, where UN agencies have reported that
fighting between the army and Mai Mai rebels has driven over 150,000 people
from their homes in the last six months.
Observers would be deployed throughout the country to increase observer
capacity for the June 18 poll, which the UN is helping to organise in the
largest and most expensive electoral operation the world body has ever
undertaken.
Pakistan and Jordan, the troop contributing countries, have indicated their
agreement in principle to the transfer.
In a December resolution extending ONUB’s mandate, the Council had
authorised redeployment of military and civilian police personnel between
the two missions as a step toward draw-down of the Burundi force after last
year’s successful elections as it emerge from its 12-year civil war.
RWANDA

Les douanes rwandaises à la loupe avant l'adhésion à la
CEEA
PANAPRESS / 7 avril 2006
RWANDA
Une cinquantaine de techniciens des douanes étrangers séjournent depuis
mercredi à Kigali pour aider le Rwanda à harmoniser ses services douaniers à
ceux des autres pays de la Communauté économique est-africaine (CEEA) en vue
de sa prochaine adhésion à cette organisation.
Lors de leur séjour de consultation qui doit durer une semaine, ces
techniciens en provenance du Kenya, de la Tanzanie et de l'Ouganda
discuteront avec le personnel douanier rwandais de nouveaux axes
professionnels de collaboration et d'échange d'information pour améliorer la
qualité de leur service offert à la clientèle.
Cette démarche intervient après la déclaration, faite le 24 mars dernier par
le président tanzanien Jakaya Kikwete, alors en visite au Rwanda, selon
laquelle cette adhésion longtemps réclamée par les autorités rwandaises sera
effective au mois de novembre prochain.
Outre le Rwanda, un autre pays francophone de la région, le Burundi, est
également en train de remplir des formalités requises en vue de sa future
adhésion.
Soutien inattendu aux révisionnistes,
qui ont défilé quand même
G.P./ La Libre Belgique 2006 /
07/04/2006
L'ex-colonel Luc Marchal présent à la manifestation. Le ministre Flahaut
condamne.
Bruxelles? Woluwe-Saint-Pierre? C'est finalement dans la commune du
bourgmestre Jacques Vandenhaute qu'une association de la diaspora rwandaise
en Belgique aux accents révisionnistes, le Cosar (Collectif du Six avril
1994 Rwanda), a manifesté jeudi à la veille de la commémoration du génocide
de 1994 au Rwanda (plus d'un million de morts parmi la minorité tutsie et
l'opposition hutue modérée).
On croyait pourtant que la commune de Woluwe-Saint- Pierre n'avait pas
autorisé la manifestation, elle fut tolérée. A Bruxelles, devant le palais
de Justice, où une manifestation du Mouvement pour le rétablissement de la
dignité humaine au Rwanda (MDHR), d'abord autorisée, avait été interdite,
quatre camionnettes de policiers et des agents en civil diplomates
dissuadaient au même moment de rares candidats manifestants à se rassembler.
Les autorités communales gagneraient en tout cas en crédibilité si elles
accordaient leurs positions.
C'est donc environ 150 personnes qui ont finalement défilé du square
Montgomery au site accueillant la stèle en mémoire des victimes du génocide.
Dans le calme, sans incident et sous la surveillance d'un important
dispositif policier, là aussi. Les manifestants se revendiquaient de la
Société civile rwandaise (Socirwa), du Centre de lutte contre l'impunité et
l'injustice au Rwanda (CLIIR) et de l'association «Tubeho Victime Rwanda»,
organisations dont on ignore à vrai dire la position par rapport au génocide
des Tustis mais qui avaient répondu à l'appel du Cosar, qui, comme le MDHR,
développe des thèses révisionnistes. Car si leur dénonciation des crimes de
l'actuel pouvoir rwandais et de l'ancienne rébellion à dominante tutsie du
Front patriotique rwandais est légitime, leur propension à nier ou ignorer
le génocide commis par les extrémistes hutus, dont certains se réclament
encore, est, outre une injure à l'Histoire, une nouvelle souffrance infligée
aux familles des victimes qui commémoreront ce vendredi par une marche aux
flambeaux, à partir de 19h de la place royale au palais de Justice de
Bruxelles, le génocide.
La manifestation de Woluwe-Saint-Pierre a en outre été marquée par la
démonstration de soutien que lui a apportée le colonel à la retraite Luc
Marchal, qui a dirigé le 2 éme bataillon commando de Flawinne dont dix
hommes ont été assassinés le 7 avril 1994 à Kigali. Dans un bref discours en
fin de cortège, l'ancien militaire belge a exprimé sa solidarité avec les
manifestants, qui, selon lui, n'ont aucune intention révisionniste. Cette
présence a été critiquée par le ministre belge de la Défense, André Flahaut,
qui a estimé, à l'agence Belga, que «les propos tenus sont choquants pour la
mémoire des dix para-commandos tués au Rwanda et pour leurs familles».
Michèle Dekandelaer, la veuve de l'un d'entre eux, Stéphane Lhoir, s'est dit
«choquée, même mortifiée», dans un entretien à l'agence Belga. Les assassins
rwandais des dix paras belges faisaient en effet partie de la machine
génocidaire.
COMMEMORATION - Au moins 800 000
personnes massacrées : Douzième anniversaire du génocide rwandais
lequotidien.sn / Vendredi 7 avril 2006
Les cérémonies de commémoration du génocide de 1994 ont débuté, hier soir au
Rwanda pour durer sept jours qui seront marqués par la mise en berne du
drapeau national et l’interdiction de toute manifestation de loisir sur
l’ensemble du pays.
Le génocide au Rwanda fut le génocide le plus rapide de l’histoire. Entre
avril et juillet 2004, au moins 800 000 tutsis et hutus modérés ont été
massacrés, en tout juste cent jours. Le gouvernement rwandais parle même
d’un million de morts. Il n’existe toutefois pas de chiffres officiels à ce
jour.
A partir du 7 avril 1994, le projet génocidaire est exécuté par des
extrémistes hutus, constitués aussitôt en gouvernement intérimaire. Ce
gouvernement est dirigé par l’ex-Premier ministre Jean Kambanda qui plaidera
coupable devant le Tribunal pénal international pour le Rwanda et sera
condamné en 1998 à la prison à vie pour crime de génocide. Le cerveau
présumé du génocide, selon le procureur du Tpir, serait le Colonel Théoneste
Bagosora, en cours de jugement en 2005. Ce génocide fut l’un des quatre
génocides du XXe siècle reconnus par les institutions internationales.
Il y a deux ans, à l’occasion des 10 ans du génocide, le président rwandais
Paul Kagame avait accusé la Communauté internationale d’avoir failli à sa
responsabilité en ne mettant pas fin aux massacres.
Par la suite, l’ancien président américain Bill Clinton et le secrétaire
général de l’Onu Kofi Annan ont tous deux demandé pardon pour ne pas être
intervenus pour empêcher les massacres. Quelque 2 500 casques bleus étaient
stationnés à Kigali lorsque le génocide a commencé. Mais ils ne se sont
guère interposés entre les Tutsis et les Hutus. Le 21 avril, alors que les
massacres faisaient rage, bien souvent à la machette, le Conseil de sécurité
de l’Onu a adopté une résolution réduisant sa force sur place à seulement
270 hommes.
Le programme officiel prévoit, entre autres activités, des conférences sur
le génocide et ses conséquences, animées par des historiens et chercheurs
rwandais et étrangers, ainsi que des projections de films et de
documentaires sur la tragédie.
Certaines associations de rescapés du génocide veulent saisir cette occasion
pour relancer le débat sur leurs indemnisations et celles des familles des
victimes. «Il faut que des survivants soient indemnisés et que les auteurs
du génocide soient sévèrement punis pour leurs actes», a déclaré François
Ngarambe, président d’Ibuka, l’une des principales organisations des
rescapés.
Rwanda: FDLR, UPDF officials to meet in
Kampala
Newtimes / Andnetwork .com / April 7, 2006
The leader of the Democratic Forces for the Liberation of Rwanda (FDRL)
Ignace Murwanashyaka has arrived in Kampala, Uganda from his base in the
eastern Democratic Republic of Congo (DRC) for a meeting with top Ugandan
military officials, intelligence sources have said.
Impeccable intelligence sources in Rwanda told The New Times on Thursday,
April 6, that Murwanashyaka who holds a Ugandan passport, last week started
his journey from Rubero through Masisi in Northern Kivu province in the DRC
before crossing to Uganda through the border post of Buramba on April 4.
The military intelligence source said the meeting is to take place sometime
between April 8 and 14.
The source said Murwanashyaka, whose travel to Kampala constitutes a
violation of last year’s travel ban slapped on him by the UN Security
Council, was escorted to the border by FLDR’s 1st Division Second in
Command, one Lieutenant Colonel Karume in the company of 60 rebels.
The source added that Murwanashyaka’s movements started from Rubero, through
Masisi, Kirama forest, Buramba in Binja collectivity and to Kihihi, Kanungu
in Uganda on the night of April 4.
Kihihi falls in the constituency of Uganda’s Defence Minister Amama Mbabazi.
Intelligence reports further indicate that upon arriving at Buramba,
Murwanashyaka was received by one, Pastor Hirwa, a Congolese who took him to
his residence in Kihihi where he spent the night.
An FDLR activist, Pastor Nshamihigo, who lives in Europe, is said to have
connected Murwanashyaka to Pastor Hirwa.
According to intelligence reports, Murwanashyaka left for Kampala from
Kihihi on April 5, where he arrived on the same day and was received by
senior Uganda People’s Defence Forces (UPDF) officials.
The source said the FDLR chief joined other rebel officials staying in
Kampala like Colonel Ntibiragaba alias Omar Ba and Major Mpiranyi alias
James Kakure. Mpiranyi was the commander of the Presidential Guard Battalion
during late Juvenal Habyarimana’s regime.
Mpiranyi and Ntibiragaba are both wanted by the UN-backed International
Criminal Tribunal for Rwanda (ICTR) in Arusha, Tanzania, to answer charges
related to the 1994 Rwanda Genocide.
Other FDLR officials the source cited include Major Wellars Nsengiyumva,
also known as Peter Kabasha and Hyacinth Rafiki. Rafiki uses the names of
John Muhire in his Ugandan passport while Nsengiyumva identifies himself as
Patrick Bahati, the name that is inscribed in his Ugandan passport.
However, the source was reluctant to mention the Ugandan military officials
that received Murwanashyaka upon his arrival in Kampala, and the scheduled
venue of the upcoming FDLR-UPDF meeting.
News of the meet comes at the time when the shaky Rwanda-Uganda relations
are being threatened by Saturday’s arrest and humiliation of Rwanda’s First
Secretary at the Kampala embassy, John Ngarambe, by Ugandan security
operatives.
Earlier this year, Rwandan intelligence officials said Murwanashyaka was
using Uganda as his base to coordinate rebel activities in the DRC.
When contacted however, President Paul Kagame’s Special Envoy to the Great
Lakes region, Ambassador Richard Sezibera, denied having knowledge of the
intelligence reports.
“I have not heard such information; I wouldn’t want to speculate,” he told
The New Times on Thursday.
It was not impossible to talk to UPDF Spokesman Major Felix Kulaigye, as his
phone was unaccesible by press time.
But Ugandan Ambassador to Rwanda Richard Tumusime Kabonero refuted the
allegations saying: “There is no way Ugandan military officials can meet
Rwanda’s rebels.”
Kabonero said if the information is true, Rwanda should seek redress through
the existing intelligence fusion centre based in Kisangani, DRC. “Have they
brought the issue to the attention of the centre members?” he asked of the
centre that is reportedly comprised of Rwandans, Ugandans, Congolese and
Americans.
Murwanashyaka is alleged to have masterminded FDLR’s rejection of its own
declaration on March 30, 2005 to drop an armed struggle against Kigali.
FDLR is a rebel group led mostly by Hutu extremists who are accused of
participating in the 1994 Genocide, which claimed an estimated one million
ethnic Tutsi and Hutu moderates.
The reports of a planned FDLR meeting in Kampala come as Rwandans are
commemorating the twelveth anniversary of the Genocide.
ANGOLA
Angola: L'expérience angolaise est vitale pour la paix en
Côte d'Ivoire, selon l'émissaire de Laurent Gbagbo
Angola Press Agency (Luanda) / le 7 Avril 2006
Luanda
L'envoyé spécial du président ivoirien, Kadet Bertin, a affirmé jeudi, à
Luanda, que la Côte d'Ivoire "doit nécessairement s'inspirer de l'expérience
angolaise pour construire la paix".
Le conseiller du chef de l'Etat ivoirien en matière de Défense et Sécurité,
qui a été reçu en audience par le Président angolais, José Eduardo dos
Santos, a déclaré que ses "fréquentes" visites en Angola ont pour but d'acquerir
de l'expérience auprès des autorités angolaises et leur informer de la
situation en Côte d'Ivoire. "Rien de plus natural que ça," a-t-il précisé.
Kadet Bertin, qui se confiait à la presse, à l'issue de l'audience, a
souligné que l'Angola avait été dévasté par une guerre pendant plusieurs
années, mais actuellement, grâce à ses dirigeants, notamment le Président
Dos Santos, "ce pays est en train de consolider sa paix".
L'émissaire de Laurent Gbabgo a qualifié de "calme" la l'actuelle situation
dans son pays, où les élections sont prévues pour cette année.
"La guerre est terminée, les conflits directs ont cessé et le pays se trouve
dans une phase de désarmement et, conséquemment de reconciliation, pour que
l'on parte aux élections", a-t-il dit, affirmant que le président Gbagbo
avait pu réunir sur une même table, tous les acteurs nationaux engagés dans
le conflit.
Quant à la présence des Forces Armées Angolaises en Côte d'Ivoire, Kadet
Bertin a indiqué qu'il s'agit des "rumeurs infondées". "Je peux vous assurer
qu'il n'y a rien de ce genre", a-t-il souligné.
Au cours de l'audience, l'envoyé spécial du président ivoirien a remis au
Chef de l'Etat angolais un message de son homologue de la Côte d'Ivoire,
dont la teneur n'a pas été révélée.
Le président du Parlement portugais en
visite en Angola
Angop / 07/04
Luanda - Le président de l`Assemblée Nationale portugaise, Jaime Gama,
séjourne depuis vendredi, à Luanda, pour participer, à partir de samedi, au
Vè Forum Parlementaire de Langue Portugaise.
Se confiant à la presse, à l`aéroport international "04 de Fevereiro", Jaime
Gama a dit qu`il croit au succès de cette réunion, organisée par l`Angola et
qu`il souhaite que la rencontre contribue au renforcement de la dimension
parlementaire de la lusophonie et à l`échange d`opinions sur les diverses
questions des secteurs régionaux lusophones.
Quant au thème sur le statut du citoyen lusophone, il a dit que son pays a
déjà donné sa contribution à ce sujet, notamment à travers la modification
de sa constitution, en vue de permettre qu`au Portugal, les résidants légaux
des pays de la CPLP jouissent de certains droits réservés aux citoyens
portugais.
Jaime Gama a également indiqué la possibilité de ces résidants de pouvoir
exercer, dans le pays européen, des droits économiques, sociaux et
politiques, à l`exception de ceux relatifs aux postes de président de la
République, de l`Assemblée Nationale, des tribunaux supérieurs, du premier
ministre, de membres des Forces armées et de la diplomatie.
Il a finalement qualifié d`excellentes les relations parlementaires entre
l`Angola et le Portugal dans le cadre politique et de la coopération
technique des respectifs services d`appui.
Angola: 490 cas de choléra enregistrés
dans le Kwanza-Norte
Angola Press Agency (Luanda) / le 7 Avril 2006
- Quatre cents quatre-vingt-dix cas de choléra, desquels 29 morts, ont été
enregistrés depuis le début de l'épidémie, du 20 mars jusqu'à ce jour, à
l'hôpital provincial de Kwanza-Norte, au nord du pays.
Dans une interview à l'Angop, le directeur général de l'hôpital, Caetano
Miguel, a déclaré que du mercredi au jeudi, trente-six malades sont entrés
dans cet hôpital, et six personnes ont trouvé la mort.
Pour Caetano Miguel, les cas de choléra tendent à augmenter, soulignant que
le 04 avril, 51 patients ont été reçus et mercredi 05 avril, 76 autres y ont
fait leur entrée dans cet établissement hospitalier.
Cette augmentation, a ajouté le directeur, est due aux constantes chutes
pluviométriques qui s'abattent sur la ville de N'dalatando et, selon lui,
l'éclosion de de cette maladie est due à l'absence de l'assainissement
élementaire de l'environnement.
L'hôpital províncial a deux salles d'adultes, chacune avec dix lits
improvisés, et un pavillon pédiatrique, pour recevoir des cas de choléra,
mais suite à l'afflux, les malades se partagent le même lit et d'autres sont
logés en masse, par terre.
Depuis le début du choléra, ont été notifiés 499 cas dans toute la province
de Kwanza-Norte, car plusieurs cas qui surviennent à la périphérie ne sont
pas connus des autorités sanitaires.
Le foyer de la maladie est localisé dans la municipalité de Cazengo, et de
ce nombre, 1.347 ont été des enfants, dont 60 sont morts.
UGANDA

Uganda:
Besigye rejects verdict
Monitor Uganda /
Andnetwork .com / April 7, 2006
Uganda supreme court justices has upheld President Yoweri Museveni's re-election
that cemented his 20-year rule but roundly concurred that the February 23
poll was not free and fair and was marred by irregularities.
This is the second time in five years Dr Kizza Besigye is losing an election
petition against Museveni's victory, the first being in 2001.
While delivering the court's verdict, Chief Justice Benjamin Odoki said that
four out of the seven justices who heard the petition had resolved that the
malpractices cited by the Forum for Democratic Change leader Dr Besigye did
not affect the outcome of the election in a substantial manner.
Justices Arthur Oder, William Tsekooko, Alfred Karokora, Joseph Mulenga,
George Kanyeihamba and Bart Katureebe heard the petition with Justice Odoki,
but they neither gave detailed reasons for their ruling nor disclosed which
judge ruled for or against the petition. He said the detailed reasons will
be given later.
“In the result, by majority decision we order that the petition be and is
hereby dismissed,” Odoki ruled at exactly 10:55am. “We make no order as to
the costs.”
President Museveni was declared winner of the February 23 election with 59%
of the vote against Besigye's 37%. Ssebaana received 1.58% of the vote,
while UPC's Miria Obote and independent Abed Bwanika scored below 1% each.
Besigye, however, rejected the results and sought legal redress.
But the Democratic Party's John Ssebaana Kizito, who agreed with Besigye
that the election was not free and fair, accepted the results announced by
the Electoral Commission "for the sake of peace and continuity." Abed
Bwanika too accepted the result.
All the Justices concurred that the Electoral Commission (EC) did not
conduct the poll in compliance with the Constitution, the Presidential
Elections Act and the Electoral Commission Act.
They also unanimously ruled the poll was not held in compliance with the
principles of the constitution and other relevant laws.
However, by the decision of four to three the judges ruled that the
non-compliance was not substantial as to affect the final outcome of the
poll.
They said they had found that EC had disenfranchised many voters by deleting
their names from the voters roll without giving hearing to those affected.
The electoral body criticised for failing to follow the laid down procedures
in the counting and tallying of the final results.
The court also held that “principles of a free and fair elections were
compromised in that the election was marred by bribery, intimidation,
violation of the secrecy of the vote and undermining of equal suffrage.”
The petitioner’s lawyers had during the hearing argued that the requirement
of substantial effect of malpractices as a basis for nullifying an election
was unconstitutional. The judges said they declined to refer this matter to
the Constitutional Court because it did not arise during the proceedings of
the petition and that there was a risk of failing to beat the 30 days
deadline within which the petition had to be disposed of.
“We find that Section 59 (6)(a) is not inconsistent with Article 104 (1) of
the Constitution,” Odoki said. Section 59 (6)(a) is the one that requires
the proof of substantial effect of malpractices complained of for the court
to overturn an election.
Five out of the seven judges ruled that Dr Besigye had failed to prove that
President Museveni personally or through agents committed illegal practices
or any other acts contrary to the electoral law. Besigye contended that
Museveni had committed electoral offences by using malicious, derisive,
derogatory, abusive and sectarian language and making false statements
against him and the other opposition politicians, and also bribed voters to
influence their choice.
Odoki said that court was constrained to make comment on certain issues that
affected the elections. “We are constrained to comment on a number of
matters which have given us concern: the continued involvement of security
forces in the conduct of the elections where they committed acts of
intimidation, violence and partisan harassment, the massive
disenfranchisement of voters by deleting their names from the voters
register without their knowledge or being heard.”
In 2001, Besigye who lost to Museveni challenged the results and petitioned
the Supreme Court. In a 3:2 verdict, the court upheld the results, saying
while there were massive irregularities, rigging and violence, they could
not have changed the outcome fundamentally.
Besigye’s lawyer Yusuf Nsibambi said the petitioner had clearly won,
following court’s ruling that he had proved three of the four issues.
The NRM vice chairman Haji Moses Kigongo applauded the court decision saying,
“It is good the matter has been resolved peacefully and the country has not
been destabilised. Let’s now move on with building the nation.”
Electoral Commission chairman Haji Badru Kiggundu said, “There is nothing to
comment.”
EC secretary Sam Rwakoojo said, “ I can’t comment until I read the judgement.
I don’t know what reasons they based their decisions on.”
Information minister Dr. James Nsaba Buturo said: “Of course I am happy. We
hope to even do better in the next election. This only proves that President
Museveni is the undisputed leader of this country.” He commended Besigye for
“bringing up this matter” and the courts for “resolving it in a peaceful
manner.”
“I wish to commend the petitioner (Besigye). The petitioner is a great man.
He has done his best and shall continue enjoying his rights as a citizen”.
Mike Ssebalu (Busiro MP) said, “I am very happy with the decision. The
petitioner was only looking for a scapegoat. The people spoke and you can’t
disenfranchise them using the court.”
West Nile politician Nusura Tiperu said, “I am very happy. It is the people
who have won. The EC could have made errors but it shouldn’t be visited on
the President. The reality on the ground is that Besigye himself rigged
massively in the north. His people intimidated us and the voters into voting
for Besigye”.
TANZANIE:

Il est vital que
la fédération politique d'Afrique de l'est se débarasse de la dépendance
envers l'extérieur (Museveni)
XINHUA / 2006-04-07
KAMPALA, avril -- Le président ougandais Yoweri Museveni a appelé à une mise
en oeuvre rapide de la fédération politique d'Afrique de l'est, soulignant
que cela est vital pour les intérêts des communautés de la région, a
rapporté vendredi le quotidien New Vision.
Le président Museveni a tenu ces propos au cours du 7e sommet de la
Communauté d'Afrique de l'est (CAE) à Arusha, en Tanzanie, selon le journal
officiel ougandais.
M. Museveni a affirmé que l'Afrique était balkanisée et vulnérable à
l'ingérence extérieure qui entrave son développement, prenant pour exemple
la crise de l'électricité en Afrique de l'est, qui, selon lui, n'aurait pas
lieu si les étrangers n'empêchaient pas l'Ouganda de construire plusieurs
barrages simultanément.
M. Museveni s'es félicité de l'engagement des ses homologues kenyan Mwal
Kibaki et Tanzanien Jakaya Kikwete à mettre en oeuvre rapidement la
fédération d'Afrique de l'est. Fin
La SADC prête à envoyer des troupes en
RDCongo pour la sécurisationde ses élections
XINHUA / 2006-04-07
KINSHASA, 6 avril (XINHUA) -- Le ministre namibien de la Défense, Charles
Namoloh, a exprimé jeudi les ambitions de la Communauté de développement de
l'Afrique australe (SADC) de disposer au moins d'un bataillon en
stationnement en RDCongo pour sécuriser les prochaines élections de ce
dernier.
A l'issue de l'audience que le chef de l'Etat congolais Joseph Kabila a
accordée à la Troïka de la défense de la SADC conduite par M. Namoloh à
Kinshasa, il a souhaité que cette troupe puisse intervenir en tout moment,
afin de garantir les premières élections démocratiques depuis 45 ans en
RDCongo.
M. Namoloh a noté que l'envoi des troupes de la SADC en RDCongo dépendrait
de la décision à prendre par les leaders du regroupement sous-régional.
Il a expliqué que cette visite de la Troïka de la SADC ( Namibie,Afrique du
Sud et Tanzanie) était dans le cadre de la réunion de suivi de l'engagement
pris par les chefs de l'Etat de la SADC lors de leur dernier sommet à
Maurice.
Elle permet d'examiner les voies et les moyens d'assister la partie
congolaise avant, pendant et après les élections, a ajouté M.Namoloh. Il a
affirmé que tous les Etats membres de la SADC étaient confiants que le
processus électoral en cours pourrait aboutir. Fin
Tanzania: Germany to fund construction
of EAC headquarters
Guardian / ANDnetwork .com / April 7, 2006,
.
German yesterday offered 20bn/- to the East African Community (EAC) for
capacity building and construction of the regional bloc’s headquarters.
In a press release by the German Embassy in Dar es Salaam, the German
government says the fund, 14.5 million euros, equivalent to 20.39bn/-, will
be disbursed between this year and 2008.
This follows negotiations on a three-year programme between the German
Ministry of Economic Co-operation and Development (GTZ) and a delegation of
the EAC headed by outgoing Secretary General, Amanya Mushega.
The negotiations took place in Bonn on March 22, 2006.
Out of the fund, 9.14bn/- is targeted for capacity building on regional
integration, and 11.25bn/- for the construction of the new EAC Headquarters.
Key components in the capacity building on regional integration include
strengthening the organisational development of the EAC secretariat,
enhancing the economic policy competence of the EAC Secretariat, supporting
both formal and informal regional business associations - East African
Business Council, Confederation of Informal Sector Organisations (CISO) -
aimed at incorporating private business interests into the EAC integration
process.
The German support was announced as EAC heads of state Yoweri Museveni of
Uganda, Mwai Kibaki of Kenya, and Jakaya Kikwete of Tanzania - were meeting
in Arusha for the seventh EAC Summit.
The summit was also attended by Burundian President, Pierre Nkurunziza and
Rwandan Prime Minister, Bernard Makuza, who represented President Paul
Kagame, as observers.
The heads of state reviewed progress report on fast-tracking the EAC
Federation and launched the Third EAC Development Strategy (2006-2010), the
EAC Partnership Fund and the regional bloc’s Anthem.
CONGO RDC
:

La date des
élections au Congo connue le 19 avril
7sur7.be / 07/04/06
Les Congolais et la communauté internationale devront attendre jusqu'au 19
avril pour connaître la date des premiers scrutins libres depuis
l'indépendance de la République démocratique du Congo (RDC).Ces deux
élections - le premier tour de la présidentielle et les législatives -
étaient prévues pour le 18 juin prochain. Mais elles seront retardées et se
dérouleront sans la participation du principal parti d'opposition, l'Union
pour la démocratie et le progrès social (UDPS) d'Etienne Tshisekedi.
Calendrier réaménagé
Lors d'un récent passage à
Bruxelles, le président de la Commission électorale indépendante (CEI),
l'abbé Apollinaire Malu Malu, avait annoncé le report de ces deux scrutins.
Mais sans fixer de nouvelle date. Il avait précisé que celle-ci serait
rendue publique le 4 avril, après la clôture des inscriptions, fixée au
dimanche 2 avril. Mais mardi, le rapporteur de la CEI, Dieudonné Mirimo
Mulongo, s'est contenté d'affirmer que le calendrier électoral "réaménagé"
sera rendu public le 19 avril, lorsque la Cour suprême de Justice (CSJ)
publiera les listes définitives des candidats pour les législatives.
"Retard prévisible"
Les dates des autres scrutins
prévus (provinciales, sénatoriales et locales) n'ont pas été fixées."Ce
(nouveau) retard était prévisible", a indiqué un diplomate occidental en
poste à Kinshasa. Il se demandait même pourquoi la date du 4 avril avait été
évoquée."La CEI doit entre-temps résoudre des problèmes techniques, comme la
conception et l'impression des bulletins de vote", a-t-il ajouté.
Quatre millions de morts
Ces premières élections libres
et démocratiques en plus de 40 ans en RDC, doivent mettre un terme à une
fragile transition politique initiée en 2003 après près de cinq ans de
guerre qui ont fait quelque quatre millions de morts et 3,5 millions de
déplacés.
Christian Aid partners
meet British parliamentarians in eastern DRC.
christianaid.org.uk
/ 07.04.06
As the Democratic Republic of Congo (DRC) prepares for its first democratic
elections in 45 years, a delegation of MPs from the UK is visiting the DRC
to see the situation for themselves.
Whilst in the eastern town of Bukavu, the MPs were able to speak to people
on the ground and see the truth for themselves reported Ntambala Muzindusi,
the director of the Centre for Integrated Development, one of Christian
Aid’s partners in eastern DRC.
The MPs also met with several of Christian Aid’s partners and local
organisations to discuss human rights issues and the political situation in
the region. It was also a chance for NGOs to express their views on the
issues which they believe the UK government should focus on at this time.
Both local NGOs and UK MPs agreed that security and the humanitarian
situation are closely linked and there can be no progress without peace and
this is a prerequisite for development.
Following the meeting Muzindusi said the MPs promised to raise the issues
that concern the NGOs with the British government. ’The main issue is
security. Security means people are safe to go to work but support is needed
to ensure that this is soon translated into lasting peace’ he added.
Although the civil war officially ended in 2003, the civilian population in
eastern DRC continues to be subjected to violence perpetrated by rebels,
bandits and soldiers.
Rape, torture, kidnapping, murder, looting, and forced displacement are
common. The UN reports that 45,000 women and girls were victims of sexual
violence in south Kivu Province in 2005.
Fighting has also destroyed roads, homes, schools, and hospitals. As a
result many people are prevented from accessing basic services.
The fighting also represents a serious threat to the current electoral
process. In addition, calls by some parties to boycott the elections are
raising fears that the results will not be accepted and this could lead to
increased violence.
The Centre for Integrated Development works in regions severely affected by
years of conflict. It supports farmer organisations to increase agricultural
production and access markets to enable them to provide for themselves and
earn a living. It is also promoting the knowledge of human rights among the
farmers thereby enabling them to defend their interests.
KENYA :

Le Kenya
forme un groupe de travail contre la grippe aviaire
Angop /
Vendredi, 7 avril 2006
Nairobi, 07/04 - Les autorités sanitaires et administratives de la province
de la Rift Valley au Kenya ont annoncé jeudi, la formation d`un groupe de
travail chargé de faire face à la menace de la grippe aviaire dans la
province.
La région serait la plus vulnérable suite à la mort, en début de semaine,
d`oiseaux sauvages dans certaines parties de cette vaste province limitrophe
avec la Tanzanie, l`Ethiopie et le Soudan.
Le responsable vétérinaire en charge de la Province de la Rift Valley,
Michael Cheruiyot, a déclaré que le groupe de travail doit tenir sa première
réunion vendredi à Nakuru, la capitale de la province.
"Le groupe de travail sensibilisera également la population sur la maladie
afin de lui permettre d`identifier les cas suspects de grippe aviaire à
travers un contrôle minutieux des points d`entrée pour les oiseaux
sauvages", a-t-il dit.
La vallée du grand Rift - qui s`étend de la Mer Rouge au Lac Malawi - est la
principale trajectoire des oiseaux migrateurs en provenance et en partance
pour certaines régions du monde où la grippe aviaire a été signalée.
D`après les autorités, l`inquiétude s`est emparé de certains, suite à la
découverte d`oiseaux morts dans la localité de Naivasha, à 85 km à l`ouest
de Nairobi.
La sécheresse fait baisser le niveau du Lac Victoria
XINHUA / 2006-04-07
DAR ES SALAAM, 6 avril - Une sécheresse prolongée a entraîné la baisse
du niveau d'eau du Lac Vitoria ces dernières années, selon un rapport
officiel de la Communauté de l'Afrique de l'Est (CAE).
Dans un rapport du Sommet annuel de la communauté, le président du Conseil
des ministres de la CAE attribue la baisse du niveau d'eau du plus grand lac
d'Afrique à une sécheresse prolongée.
Alors que la moyenne annuelle des précipitations est passée de 1400 mm en
2001 à 1200 mm l'an dernier, l'eau des fleuves qui arrive dans le lac a
diminué d'environ 22% depuis 2000.
John Koech du Kenya, qui préside actuellement le Conseil des ministres de la
CAE, a indiqué que le niveau d'eau du Lac Victoria diminuait depuis cinq ans
mais que le phénomène était plus marqué depuis 2004.
Selon les chiffres publiés par le Comité de coordination pour le bassin du
Lac Victoria, le niveau d'eau du lac est descendu de 1,64 m entre 1998 et
2004, pour atteindre son minimum depuis 1951.
Cette baisse de niveau a fortement compromis le système de distribution
d'eau pour un tiers de la population du Kenya, de la Tanzanie et de
l'Ouganda. Fin
Rains worsen food situation in drought-hit Kenya
AFP / Bogonko Bosire / 07 April
2006
Recent brief but heavy rains in drought-hit parts of Kenya threaten to
worsen the already fragile food situation, with flooding displacing
thousands, charity groups warned on Friday.
British charity Oxfam International and the Kenya Red Cross Society (KRCS)
said the rains will not end the drought and that an urgent boost in
humanitarian aid was still critical to avert disaster.
Floods from the rains have displaced more than 3 000 people in parts of
Northern Kenya and washed away access roads that relief groups depend on to
distribute much-needed humanitarian supplies.
"With the coming of the rains in certain areas some people will begin to
return to land where they usually graze their livestock -- but this does not
mean the end of the crisis," Oxfam said in a statement.
"Far from it: initially the rain will exacerbate an already fragile
situation," it said.
"In fact, in the short term they could make the situation worse by spreading
disease and blocking access for food aid."
The KRCS said the rains have displaced thousands of people across Kenya,
with the highest number being in north-central parts of the country, where
at least 3 500 people have been forced from their homes.
"As we are speaking now, we do not have access to at least 3 500 displaced
people in Isiolo, where heavy rains have also washed away key access roads,"
Farid AbdulKadir, the head of the society's disaster operations, told Agence
France-Presse.
"As we go along, we expect the rains to displace tens of thousands of people
across the country and worsen food shortages," he said.
Kenyan officials said, meanwhile, flooding had forced authorities to
evacuate tourists from guesthouses in the Samburu National Park, about 230km
north of Nairobi.
The warnings were issued as United Nations humanitarian relief coordinator
Jan Egeland was due to launch a $426-million appeal for the Horn of Africa,
where more than 15-million people are facing a food crisis.
A total of 15-million people in Kenya, Ethiopia, Eritrea, Somalia and
Djibouti are at risk of starving to death because of food shortages
triggered by the severe drought, according to the United Nations.
Eight million of those are in need of emergency assistance, it said in a
statement released ahead of Egeland's launch on Friday of the new appeal.
Red Cross officials say at least at least 50 people have died since December
of drought-related conditions in Kenya, home to 32-million people. In
addition, tens of thousands of livestock and wildlife have perished.
The World Food Programme says it is officially coordinating feeding
programmes for 3,5-million Kenyans, although last month President Mwai
Kibaki said that five million face food shortages across the East African
nation.
Bush offre 92 millions dollars pour Corne de l'Afrique
Belga / 7/4/2006
WASHINGTON 07/04 (BELGA/AG) = Le président américain George W. Bush a décidé
jeudi une aide de 92 millions de dollars pour lutter contre la famine qui
menace à nouveau la Corne de l'Afrique, a annoncé la Maison Blanche. Cette
somme s'ajoute aux 150 millions de dollars d'aide alimentaire et
non-alimentaire d'urgence déjà apportée par les Etats-Unis à la région
depuis octobre 2005, a-t-elle indiqué. La Maison Blanche a salué la décision
des gouvernements du Kenya, d'Ethiopie et de Djibouti de prêter leur
concours à l'acheminement de l'aide "pour empêcher une nouvelle famine
catastrophique dans la Corne de l'Afrique". Le président George W. Bush
"appelle d'autres pays donateurs à contribuer à cet effort", dit la Maison
Blanche. Les organisations internationales s'alarment du risque d'une
nouvelle famine qui pourrait rapidement tourner à la catastrophe humanitaire
dans la Corne de l'Afrique, en Somalie, en Ethiopie et au Kenya, s'il ne
pleut pas suffisamment dans les prochaines semaines.(KET)
AFRIQUE DU SUD :

Afrique du Sud : Recentrage sur des
marchés de niche
vitisphere.com / 07/04/2006
« L’Afrique du Sud risque de sortir du Top Ten des pays producteurs de vins
d’ici deux à cinq ans », prédit Su Birch, directrice de Wines of South
Africa, lors de la conférence Cape Wine 2006 au Cap. « Nous sommes
actuellement le neuvième pays producteur en volume, mais notre capacité
d’extension est limitée à 1600 000 ha. Nous allons bientôt être dépassés par
de nouveaux pays producteurs comme la Bulgarie et la Chine qui plantent
massivement. Nous devons nous focaliser sur des marchés de niche ».
L’Afrique du Sud a limité les possibilités d’extension de son vignoble pour
préserver l’équilibre de son écosystème et sauvegarder une flore indigène
unique au monde. Plus de 33 entreprises viticoles ont déjà approuvé cette
initiative pour la conservation de l’environnement.
AFRIQUE / U A :
La sécheresse tue des milliers de
personnes en Afrique de l'Est
Reuters / vendredi 7 avril 2006
Les Nations unies
tirent la sonnette d'alarme sur les effets de la sécheresse qui frappe
depuis plusieurs années l'Afrique de l'Est et tue, selon l'Onu, des milliers
de personnes par le biais de la malnutrition et des maladies associées.
"Les gens ne meurent encore en grand nombre en raison de la faim proprement
dite, ils meurent cependant en raison de la malnutrition et des maladies qui
en découlent", a souligné le sous-secrétaire général de l'Onu chargé des
Affaires humanitaires, Jan Egeland.
"Des enfants mal nourris meurent aujourd'hui en grand nombre, très
certainement par milliers, voire par centaines de milliers, dans toute la
Corne de l'Afrique", a-t-il ajouté lors d'une conférence de presse à
Nairobi.
Egeland prenait la parole à l'occasion du lancement dans la capitale du
Kenya d'un appel pour lever 426 millions de dollars de fonds d'urgence pour
les huit millions d'Africains de la sous-région en situation d'urgence.
"La communauté internationale réagirait plus facilement si, disons,
l'ensemble de la Scandinavie courait le risque de mourir de faim. Ou si tout
le nord de l'Irak risquait une famine. Je pense que le monde réagirait
massivement si le Kosovo et la Bosnie couraient à nouveau le risque de
mourir de faim", a-t-il ajouté.
Grippe aviaire: l'Afssa conseille la poursuite des mesures de sécurité
AFP / 07/04/2006
PARIS - L'Afssa,
l'agence scientifique qui conseille le gouvernement dans sa lutte contre la
grippe aviaire recommande "la poursuite et le renforcement de l'application
des mesures de bio-sécurité dans l'ensemble des élevages".
Même en l'absence de nouveau foyer depuis celui apparu dans un élevage de
dindes à Versailleux (Ain), fin février, l'Afssa souligne, dans un avis
publié vendredi, que "l'existence de foyers dans l'avifaune sauvage augmente
le risque de diffusion du virus influenza aviaire H5N1 hautement pathogène
(...) avec pour conséquence une augmentation du risque de contamination des
oiseaux domestiques, proportionnelle au nombre de foyers dans le milieu
naturel".
Mais, souligne l'Afssa, "grâce au respect strict des mesures sanitaires
réglementaires, le risque de contamination des oiseaux domestiques reste
cependant limité comme en atteste l'absence de survenue de nouveaux foyers
dans les élevages domestiques depuis celui apparu dans l'Ain".
Toutefois "compte-tenu de l'incertitude relative au devenir de ces foyers
d'influenza aviaire H5N1 hautement pathogène apparus en France dans
l'avifaune sauvage et de la difficulté d'appréciation de la contamination de
l'avifaune migratrice de retour d'Afrique", les experts de l'Afssa
recommandent "la poursuite et le renforcement de l'application des mesures
de bio-sécurité dans l'ensemble des élevages".
Parmi les mesures, l'Afssa prône "le maintien d'une surveillance étroite de
la mortalité d'oiseaux sauvages afin d'apprécier l'évolution globale de la
situation" et "la réalisation d'analyses épidémiologiques précises de la
situation locale permettant d'adapter les mesures en fonction de l'évolution
du risque".
Le groupe d'experts rappelle que pour la "transmission des virus influenza
aviaire H5N1 hautement pathogène (...) trois voies, non exclusives l'une de
l'autre, concourent à la dissémination du virus et donc à l'infection des
espèces réceptives et à l'apparition de la maladie chez les espèces
sensibles".
Tout d'abord "les transports et les échanges d'oiseaux domestiques vivants
réceptifs à l'influenza aviaire hautement pathogène, ainsi que les denrées
ou produits en dérivant quand ils sont issus d'animaux infectés ou malades.
Les contacts infectants pouvant être directs ou indirects".
Puis "les oiseaux sauvages d'espèces réceptives, qu'ils soient migrateurs ou
non" qui "représentent en particulier une source de contacts directs et
indirects vis-à-vis des oiseaux domestiques".
Enfin "tout support physique pouvant être contaminé par les excrétions ou
sécrétions issues d'oiseaux domestiques ou sauvages infectés, en particulier
dans le cadre de l'activité humaine au sein des élevages ou des zones
infectées".
Pour l'Afssa "il peut donc aussi bien s'agir de moyens de transport, de
contention (cages, véhicules), de litières, de déchets, d'équipements en
contact direct ou indirect avec les oiseaux ou de tout autre support
(chaussures, vêtements,...) spécifiquement associé à l'être humain. De la
même façon, mais de manière beaucoup plus rare, de nombreuses espèces
animales peuvent jouer le rôle de transporteurs passifs, en l'absence
d'infection active, si elles entrent en contact avec un environnement
infecté".
Journée mondiale de la Santé 2006 : pénurie du personnel de santé
saphirnews.com / Vendredi 07 Avril 2006
L'Organisation mondiale de la santé (OMS) célèbre ce vendredi, la Journée
mondiale de la santé, marquée par une pénurie du personnel de santé. Il
manque quatre millions de médecins, infirmières et autres agents de santé
pour répondre aux besoins mondiaux, dont 2,3 millions dans les pays en
développement, estime l'Organisation mondiale de la santé. Le rapport annuel
de l'OMS, publié à cette occasion, souligne "l'ampleur de cette crise de
recrutement dans les pays les plus pauvres" et préconise une "réponse
urgente, durable et coordonnée". Selon le rapport, 57 pays connaissent "une
grave pénurie de personnel de santé" qui les empêche de vacciner les
enfants, d'assurer les soins prénatals ou de traiter le sida, le paludisme
et la tuberculose. Parmi ces pays, 36 sont situés en Afrique subsaharienne.
La pénurie des agents de santé, d'une envergure mondiale, fait obstacle à la
prestation des soins dans de nombreuses parties du monde, a indiqué
l'Organisation mondiale de la Santé (OMS). Dans un communiqué publié
vendredi, le docteur Tim Evans, sous-directeur général de l'OMS, a déclaré
que la pénurie chronique d'agents de santé dans le monde était causée par le
fait que pendant des décennies, on avait trop peu investi dans leur
éducation, formation, rémunération, conditions de travail et encadrement. Un
manque sérieux de compétences clés, un nombre toujours plus grand de gens
qui changent de carrière ou qui prennent une retraite anticipée, et de
nombreuses migrations nationales et internationales aggrave cette crise, a
ajouté M. Evans.
Depuis 1950, l'OMS organise, le 7 avril de chaque année, la Journée mondiale
de la Santé afin d'attirer l'attention sur des questions sanitaires qu'elle
estime prioritaires.
UN /ONU :

L'ONU
inquiétéé par la situation de sécurité au Darfour
XINHUA / 2006-04-07
KHARTOUM, 6 avril - Les Nations unies ont exprimé jeudi ses inquiétudes au
sujet de la détérioration de la situation de sécurité dans la région du
Darfour, ouest du Soudan.
Quelque 150 000 personnes ont été forcées de quitter leur foyer au Darfour
ces deux derniers mois et des dizaines de villages ont été brûlés ces six
dernières semaines, a fait savoir à la presse le coordinateur humanitaire de
l'ONU au Soudan, Manuel Aranda da Silva.
Il a indiqué que des employés de l'ONU et d'autres organisations
internationales fasaient face à de grandes difficules à cause d'une
"mauvaise gestion" des autorités soudanaises.
M. Da Silva a vivement critiqué la décision du gouvernement soudanais
d'interdire au secrétaire général adjoint Jan Egeland de visiter lundi
dernier le Darfour, disant que les explications faites par le gouvernement
soudanaise pour défendre ses décisions étaient "illogiques et regrettables".
"Si le gouvernement (soudanais) ne peut pas assurer la sécurité de M.
Egeland, cela indique qu'il fait face à des difficultés dangereuses à
contrôler la sécurité au Darfour", a ajouté l'officiel de l'ONU.
Selon lui, le Soudan a également rejeté la demande de M. Egeland à se rendre
à Khartoum et de survoler le Darfour en route vers le Tchad.
Khartoum a revenu sur sa décision à la suite des protestations des Nations
unies et de l'Union européenne. Fin
Sécurisation des elections de 2006 : 4000 soldats de l’ONU en renfort
eburneanews.net / 07/04/2006
L’Opération des Nations unies en Côte d’Ivoire (Onuci) a tenu hier à son
quartier général de Sebroko, sa réunion hebdomadaire avec la presse.
Occasion pour Pierre Schori, représentant spécial du secrétaire général des
Nations Unies à Abidjan d’aborder les dispositions spéciales prises par la
communauté internationale. Pour sécuriser le processus électoral et le
programme désarmement, démobilisation et de réinsertion (DDR).
Le quartier général de l’Opération des Nations Unies en Côte d’Ivoire (Onuci)
basé à l’ex-hôtel Sebroko a abrité hier, sa conférence hebdomadaire.
L’occasion a été pour le patron de l’Institution onusienne en Côte d’Ivoire
d’échanger avec les journalistes sur l’évolution du processus de paix.
Pierre Schori a annoncé à la presse, son départ très prochain à New-York
pour remettre au secrétaire général de l’Onu, son 8e rapport sur la crise
ivoirienne. M. Pierre Schori a confié en substance. « Je remettrai sur la
table du conseil de sécurité le renfort en soldats que j’ai demandé
récemment ». Fort de 4000 hommes, cet effectif supplémentaire de l’Onuci
permettra, précise Pierre Schori de « sécuriser les processus DDR et
Electoral avant, pendant et après ces opérations ». En claire, ajoute le
représentant de Kofi Annan en Côte d’Ivoire « l’objectif est de bien suivre
ces différents processus. Je suis convaincu que ce renfort ne sera pas
refusé ». A en croire Pierre Schori, ce nombre impressionnant de soldats
onusiens en Côte d’Ivoire, permettra de « rassurer chaque ivoirien, où qu’il
se trouve à jouir de son droit de vote ». Toute chose qui donne des
assurances aux allogènes dans l’ouest montagneux à qui les autochtones
auraient proféré des menaces d’expulsion lorsque le moment des élections
approchera. Par ailleurs, un atelier sur « les dynamiques du processus
électoral » se tient depuis hier à Sébroko sur l’initiative de la Division
Electorale de l’Onuci. Prévu pour prendre fin cet après-midi, cet atelier
s’inscrit, selon le patron de l’Onuci dans le cadre du renforcement des
capacités des personnels de la division de l’assistance électorale. Pour le
représentant spécial de Kofi Annan, « cet atelier embrasse des objectifs
beaucoup plus larges ». Puisque, précise-t-il « il sera question de passer
en revue les dynamiques actuelles du processus. « les questions relatives à
l’identification, au financement du processus électoral, aux élections et à
la communication et au genre, feront l’objet de communications et d’échanges
animés par des experts nationaux et des personnes ressources à l’Onuci », a
indiqué Schori dans son allocution. Présent à cet atelier, le président de
la CEI (commission électorale indépendante) s’est félicité pour l’initiative
de la Division Electorale de l’Onuci. La présence de Robert Mambé Beugré à
ce séminaire n’est pas fortuit. Puisque, selon Pierre Schori « la CEI est la
pierre angulaire de la cohérence, de la propreté et de la transparence du
processus électoral ». Se prononçant sur la polémique sur la priorité entre
identification et désarmement, Pierre Schori a été claire. « L’opinion
publique nationale est actuellement focalisée sur des questions aussi
importantes que le désarmement et l’identification. Le paragraphe 12.b de la
résolution 1633 du 21 octobre 2005 du conseil de sécurité stipule que « la
mise en œuvre de toutes les questions en suspens…, hâterait l’établissement
des conditions nécessaires à la tenue d’élections libres, régulières,
ouvertes et transparentes». Et d’ajouter «par ailleurs, la même résolution
affirme en son paragraphe 15 que l’opération d’identification doit également
commencer sans retard».
L'Afrique de l'Ouest minée par le
chômage des jeunes --par Edith Lederer--
AP /
07.04.06

NATIONS UNIES - Les trois quarts des Africains de l'Ouest sont âgés de moins
de 30 ans et jusqu'à 80% se trouvent au chômage, surtout dans les pays en
guerre ou émergeant d'un conflit comme le Liberia et la Sierra Leone, a
déclaré vendredi l'envoyé spécial de l'ONU dans la région.
Or "le chômage alimente la violence et la violence alimente le chômage", a
souligné Ahmedou Ould-Abdallah lors d'une conférence de presse aux Nations
unies. Les nombreuses tentatives de clandestins de s'introduire dans les
enclaves espagnole de Melilla et Ceuta dans le nord du Maroc pour passer en
Europe illustrent la détérioration de la situation dans la région.
M. Ould-Abdallah, qui prépare actuellement une conférence sur le fort taux
de chômage en Afrique de l'Ouest, estime que les Etats sont de plus en plus
conscients "de l'importance de considérer le problème affligeant les jeunes
comme une menace à leur stabilité". Les gouvernements ne peuvent toutefois
être les seuls pourvoyeurs d'emploi, a-t-il rappelé, souhaitant que les
entrepreneurs locaux mettent eux aussi la main à la pâte, de même que les
investisseurs internationaux à leur suite.
La Chine et les Emirats Arabes Unis sont à l'heure actuelle les principaux
acteurs dans la région économique, selon M. Ould-Abdallah, les Etats-Unis et
l'Europe ayant perdu de leur influence ces cinq à dix dernières années.
Les 16 pays ouest-africains comptent 300 millions d'habitants dont la moitié
ont moins de 20 ans et les trois quarts moins de 30 ans. "Très souvent, le
chômage atteint les 80%, surtout dans les pays en guerre ou qui en sortent,
comme le Liberia et le Sierra Leone", dit-il.
Un rapport de l'ONU publié en décembre a souligné l'effet néfaste du chômage
en Afrique sur le développement et la pauvreté. Un autre rapport publié le
même mois et intitulé "Le Chômage chez les jeunes et les problèmes régionaux
de sécurité", prévoit que la population de l'Afrique de l'Ouest atteindra
430 millions d'habitants en 2020. Un tel scénario accentuerait la pression
sur les terres et les villes.
"De plus en plus de jeunes des régions rurales partent vers les villes, ce
qui crée un problème. Au lieu d'être vus comme facteur de développement et
d'espoir, les jeunes sont vus comme une menace", déplore Ahmedou
Ould-Abdallah.
Les difficultés rencontrées par les jeunes ne menacent pas seulement la paix
et la stabilité de l'Afrique de l'Ouest, prévient l'émissaire de l'ONU, mais
du monde entier puisque "tout le monde tente de gagner l'Europe (...) ou
l'Amérique".
Cri d'alarme de l'Onu sur la sécheresse en Afrique de l'Est
REUTERS / Andrew Cawthorne / 07.04.06
NAIROBI (Reuters) - Les Nations unies tirent la sonnette d'alarme sur les
effets de la sécheresse qui frappe depuis plusieurs années l'Afrique de
l'Est et tue, selon elles, des milliers de personnes par le biais de la
malnutrition et des maladies associées.
L'Onu a lancé à Nairobi un appel pour lever 426 millions de dollars de fonds
d'urgence pour les huit millions d'Africains de la sous-région en situation
d'urgence.
"Il n'existe aucun endroit sur Terre où les enjeux sont aussi grands qu'en
Afrique", a souligné dans la capitale kenyane le sous-secrétaire général de
l'Onu chargé des Affaires humanitaires, Jan Egeland.
"C'est ici que le plus de vies est en jeu".
Depuis la fin 2005, l'Afrique de l'Est connaît une sécheresse dont elle
mettra 15 ans à se remettre, selon Oxfam. Ce fléau a décimé les troupeaux et
provoqué la famine dans les populations.
Des précipitations ont finalement été signalées ces derniers jours dans
certaines régions. Mais les organisations humanitaires affirment qu'elles
sont trop faibles et trop tardives.
Egeland a estimé que le nombre de personnes ayant besoin d'une aide urgente
pourrait être de 15 millions.
"La communauté internationale réagirait plus facilement si, disons,
l'ensemble de la Scandinavie courait le risque de mourir de faim. Ou si tout
le nord de l'Irak risquait une famine. Je pense que le monde réagirait
massivement si le Kosovo et la Bosnie couraient à nouveau le risque de
mourir de faim", a-t-il ajouté.
"LA PLUIE VA AGGRAVER LA SITUATION"
"Les gens ne meurent encore en grand nombre en raison de la faim proprement
dite, ils meurent cependant en raison de la malnutrition et des maladies qui
en découlent",
"Des enfants mal nourris meurent aujourd'hui en grand nombre, très
certainement par milliers, voire par centaines de milliers, dans toute la
Corne de l'Afrique", a-t-il cependant ajouté.
Egeland a précisé que sur les 426 millions de dollars d'aide recherchés, 327
millions seraient consacrés à la seule Somalie.
"Si nous n'investissons pas en Somalie aujourd'hui, il y aura davantage de
conflits. Car une chose dont ne manquent pas les Somaliens, ce sont les
armes", a-t-il affirmé.
"Des gens affamés et en colère armés de Kalachnikovs à la recherche de
nourriture provoqueront davantage de conflits et l'échec des efforts pour
créer un Etat stable".
Egeland a estimé qu'il fallait investir dans la reconstitution des troupeaux
et le rétablissement de communautés pour briser le cycle de la sécheresse et
de la faim qui frappent désormais l'Afrique tous les deux ans, et non plus
tous les dix ans.
Dans un communiqué, Oxfam a affirmé vendredi que les récentes précipitations
sur la Corne de l'Afrique n'étaient pas nécessairement une bénédiction, car
elles rendaient les routes inutilisables et compliquaient la livraison de
l'aide.
"Dans un premier temps, la pluie va aggraver une situation déjà fragile", a
dit Andrew Featherstone, directeur régional d'Oxfam.
Selon lui, la plupart des animaux encore en vie sont tellement affaiblis
qu'ils n'ont même pas la force de se secouer pour faire tomber l'eau de
pluie s'accumulant sur leurs poils.
"Une importante partie des animaux fatigués et malnutris pourrait mourir à
cause des pluies et du changement de température", a-t-il précisé.
Le Kenya, la Somalie et l'Ethiopie sont les pays les plus durement touchés
par la sécheresse. Mais Djibouti, l'Erythrée, le Burundi, l'Ouganda et la
Tanzanie en subissent aussi les conséquences.
USA :

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