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Des
accords et au-dessus, des textes : une politique de puissance
POLITIQUE / négociations
@rib News,
04/12/02 - MG & JLO
Après
une première lecture des deux versions publiées de l’Accord, l’une sur le
site Gouvernemental et l’autre sur le site du CNDD-FDD / NKURUNZIZA, on
remarque des différences au niveau de la rédaction. Passant outre les fautes
de frappe et autres fautes de conjugaison et de ponctuation relevées sur les
deux versions, mais à des endroits différents, voici quelques uns des articles
où des différences de sens sont observées.
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Version
du texte publiée par le CNDD-FDD
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Version
du texte publiée par le Gouvernement
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ARTICLE
VI
1.1.
La fondation
d’un de droit basé sur l’unité nationale, la démocratie, le
pluralisme et le respect des droits de l’homme.
ANNEXE
1
1.
Première étape
1.1.
Première phase
1.1.6.
Les belligérants se dirigeront vers les zones de rassemblement avec
leurs armes sous la supervision de la Mission africaine ; les
combattants du CNDD-FDD seront cantonnés dans les zones de
Ruyigi, Rutana, Kibira, Cibitoke, Bubanza, Gitega, Muramvya et Makamba
2.
Deuxième étape
2.1.1.
Première phase
2.1.4.
La formation professionnelle des cadres.
ANNEXE
2
1.
Les parties conviennent de s’engager dans des négociations sur les
questions ci-après :
1.7
Les questions relatives au retour à la légitimités constitutionnelle,
ANNEXE
2
Témoins
S.E.Vice-President,
Facilitateur du processus de paix au Burundi.
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ARTICLE
VI
1.1.
La
formation d’un état
de droit basé sur l’unité nationale, la démocratie, le pluralisme
et le respect des droits de l’homme
ANNEXE
1
1.
Première étape
1.1.
Première phase
1.1.6.
Les belligérants se dirigeront vers les zones de rassemblement
avec leurs armes sous la supervision de la Mission Africaine ; les
combattants du CNDD-FDD seront cantonnés dans les zones qui
seront déterminés par la CMM.
2.
Deuxième étape
2.1.1.
Première phase
2.1.4.
La réforme professionnelle des cadres.
ANNEXE 2
1.
Les parties conviennent de s’engager dans des négociations sur les
questions ci-après :
1.7.
Les questions relatives au retour et à
la légitimité constitutionnelle
ANNEXE
2
Témoins
S.E.
Vice-Président Zuma, Facilitateur du
Processus de paix au Burundi
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Au-delà
des divergences constatées au sein de ce même ( ?) accord, il faudrait
aussi se poser la question de la compatibilité des dispositions prévues dans
cet accord séparé avec les accords précédents sur le cessez-le-feu, ceux
signés par NDAYIKENGURUKIYE et MUGABARABONA, le 7 novembre 2002.
Vingt-sept
mois après la conclusion de l’Accord d’Arusha, les contradictions internes,
contenues dans cet accord n’ont pas encore été levées, ni même les
nombreuses réserves émises. Rien ne permet de dire qu’il n’en n’ira pas
de même pour chacun des deux accords séparés de cessez-le feu. A fortiori,
comment lèvera-t-on les contradictions externes, c’est-à-dire entre ces différents
accords, qui ne manqueront pas de surgir. Évidemment, la bataille ne se déroule
pas tant au niveau « juridique », qu’au niveau « politique »,
voire « militaire ». En réalité, ce qui s’est passé c’est que
le leadership de la transition, le tandem UPRONA-FRODEBU au pouvoir, a géré
l’accord, a tranché les litiges, non pas en se basant sur la lettre d’un
accord, mais en fonction de ses seuls intérêts politiques. Sinon, comment
expliquer les innombrables violations dont l’application de l’Accord d’Arusha
a été entaché ? A bon entendeur, salut.
@AGNews
2002
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